SSP0000196

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0000196

Nom usuel EUROCOATINGS
Commune(s) 41018 BLOIS
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000019601 16/08/2022

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000019601

Date de dernière mise à jour 16/08/2022
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
41.0059 (BASOL)
Environnement La première exploitation du site date de 1968 avec l’installation de la société SLVP (VIMO jusqu’en 1991), fabricant de peintures et vernis pour l’industrie et le bâtiment. En date du 15 janvier 2001, la société SLVP a cédé son fonds de commerce à la Société Eurocoatings S.A. Celle-ci a fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’autorisation en date du 10/08/1999 complété par un arrêté en date du 19/07/2000.
Situé sur les parcelles 44, 91, 92 et 133 de la section HN, ce site industriel ancien a utilisé dans son process des produits liquides polluants (solvants halogénés et non halogénés, hydrocarbures, effluents de traitements de surface…).
Le site est situé dans une zone à vocation majoritairement industrielle, au bord d'une voie ferrée, au nord du centre urbain de Blois. Aucun captage d'alimentation en eau potable n'est situé à proximité. Le contexte hydrogéologique local est composé d’un réseau complexe de nappes superficielles et souterraines. Un aquifère principal libre correspond à la Loire et ses alluvions. Le sens global d’écoulement des nappes suit la Loire, soit un sens nord-est → sud-ouest. La zone d’implantation du site est complexe, eu égard à un sens d’écoulement de la nappe qui s’avère différent de celui attendu mais aussi de la présence de karsts et de fissures dans les calcaires.

En 2000, lors du changement d’exploitant, une première étude a été réalisée par SOCOTEC. Ce diagnostic a conclut à deux sources de pollution par des solvants de type xylène en sous-sol. Ces sources de pollution se trouvaient sous des parties goudronnées qui ne pouvaient être excavées. L’inspection des installations classées a alors demandé la réalisation d’une étude simplifiée des risques.
Lors de son exploitation par la société Eurocoatings, 3 cuves enterrées de fuel et 7 cuves enterrées de solvants divers étaient en effet présentes sur site. Le site était notamment constitué de deux bâtiments : d’un bâtiment de production accueillant les process de fabrication et d’un bâtiment de stockage des matières premières et de produits finis.
Actuellement, il n'y a plus aucune activité industrielle sur le site, qui est entièrement clôturé.
Suite à la cessation d’activité de la société Eurocoatings, un diagnostic des sols a été réalisé par SOCOTEC en 2014. Seize sondages ont été réalisés jusqu’à une profondeur maximale de 2,8 mètres. Le rapport montre une contamination des sols par divers solvants et des hydrocarbures. Il est en effet observé la présence de xylène, de triméthylbenzène, d’éthylbenzène, de toluène et d’hydrocarbures totaux. D’autres substances ont été retrouvées dans certains échantillons à des teneurs relativement faibles telles que le tétrachloroéthylène, l’acétone et le dichlorométhane.

En conséquence, 59 tonnes de déchets ont été évacués et les 8 cuves enterrées ont été vidées et dégazées.

Le 22 février 2016, un rapport présentant les analyses des eaux souterraines a été remis à l’inspection des installations classées. Les analyses des eaux souterraines ont été effectuées sur 3 piézomètres (Pz1, Pz2 et Pz3) présents sur le site. Le Pz1 correspond au piézomètre de référence en amont de la nappe et les piézomètres Pz2 et Pz3 correspondent aux piézomètres de contrôle de la pollution induite par le site. Les résultats d’analyses sur Pz1 montrent des taux anormalement élevés en trichloroéthylène, tétrachloroéthylène, cis 1,2-dichloroéthylène, éthylbenzène, o-xylène, toluène et m+p-xylène. Le piézomètre Pz2 montre des taux anormalement élevés en tricholroéthylène et tétrachloroéthylène. La somme TCE+PCE dépasse le seuil de potabilité de 10 μg/L, fixé par l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007, pour les piézomètres Pz1 et Pz2. Concernant le piézomètre Pz3, les polluants retrouvés sont identiques aux piézomètres Pz1 et Pz2, mais les valeurs sont acceptables et nettement moins élevées. Ceci peut s’expliquer par la configuration particulière de ce piézomètre qui capte vraisemblablement une nappe superficielle de fracture de calcaire : la nappe principale en profondeur est donc, au niveau de ce piézomètre, diluée par la nappe de fracture supérieure, d’où un abattement des taux de pollution relevés.

Au vu des pollutions découvertes, un diagnostic complémentaire permettant de confirmer leurs étendues doit être réalisé et des travaux de dépollution des sols seront programmés dans les limites techno-économiques acceptables.

Pour pérenniser la mémoire des pollutions sur le site et pour interdire l’utilisation des eaux souterraines sur site, un porter à connaissance a été réalisé.
Description Le site est entièrement clôturé.
59 tonnes de déchets ont été évacués les 28/11/14, 05/12/14 et 15/12/14 et une copie des bordereaux de suivi de déchets a été adressée à l’inspection des installations classées.
Les 8 cuves enterrées ont été vidées et dégazées les 8, 9,10 et 11 décembre 2014 et les justificatifs ont été fournis à l’inspection des installations classées.

Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l’origine de pollution potentielle du sol et du sous-sol, une étude de sols a été réalisée en janvier 2014.
Les résultats de cette étude ont révélé plusieurs spots de pollution (concentrations anormalement élevées en triméthylbenzènes, tétrachloréthylène, toluène, éthylbenzène et en xylène dans les sols prélevés), notamment au niveau des sondages S1 et S4.

Au vu des pollutions découvertes, un diagnostic complémentaire permettant de confirmer leurs étendues doit être réalisé et des travaux de dépollution des sols seront programmés dans les limites techno-économiques acceptables.

Le site n'est pas soumis à surveillances des eaux souterraines en application de l’article 65 de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié.

Pour pérenniser la mémoire des pollutions sur le site et pour interdire l’utilisation des eaux souterraines sur site, un porter à connaissance a été réalisé.

Ce site devra faire l'objet d'un récolement par la DREAL lorsque les investigations et travaux complémentaires auront été réalisés.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Evacuation de produits ou de déchets
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Elimination en installation de stockage des déchets non dangereux (ISDND)
✓ Elimination en installation de stockage des déchets dangereux (ISDD)
Description
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
BLOIS HN 44
BLOIS HN 91
BLOIS HN 92
BLOIS HN 133

Obligation(s) règlementaire(s) liée(s) aux parcelles - SIS/SUP (1/1)

Identifiant de l'obligation règlementaire liée à la parcelle

SSP00001960101

Identifiant de l'information de l'administration liée à l'obligation réglementaire SSP000019601
Ancien identifiant SIS
41SIS00477
Type d'obligation réglementaire
Secteur d'Information sur les Sols (SIS) Servitude d'Utilité Publique (SUP)
X
Code INSEE Non renseigné
Date de dernière mise à jour 30/09/2020
Date de l'Arrêté Préfectoral Non renseignée
Nom(s) Usuel(s) Non renseigné
Description La première exploitation du site date de 1968 avec l’installation de la société SLVP (VIMO jusqu’en 1991), fabricant de peintures et vernis pour l’industrie et le bâtiment. En date du 15 janvier 2001, la société SLVP a cédé son fonds de commerce à la Société Eurocoatings S.A. Celle-ci a fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’autorisation en date du 10/08/1999 complété par un arrêté en date du 19/07/2000.
Situé sur les parcelles 44, 91, 92 et 133 de la section HN, ce site industriel ancien a utilisé dans son process des produits liquides polluants (solvants halogénés et non halogénés, hydrocarbures, effluents de traitements de surface…).
Le site est situé dans une zone à vocation majoritairement industrielle, au bord d'une voie ferrée, au nord du centre urbain de Blois. Aucun captage d'alimentation en eau potable n'est situé à proximité. Le contexte hydrogéologique local est composé d’un réseau complexe de nappes superficielles et souterraines. Un aquifère principal libre correspond à la Loire et ses alluvions. Le sens global d’écoulement des nappes suit la Loire, soit un sens nord-est → sud-ouest. La zone d’implantation du site est complexe, eu égard à un sens d’écoulement de la nappe qui s’avère différent de celui attendu mais aussi de la présence de karsts et de fissures dans les calcaires.

En 2000, lors du changement d’exploitant, une première étude a été réalisée par SOCOTEC. Ce diagnostic a conclut à deux sources de pollution par des solvants de type xylène en sous-sol. Ces sources de pollution se trouvaient sous des parties goudronnées qui ne pouvaient être excavées. L’inspection des installations classées a alors demandé la réalisation d’une étude simplifiée des risques.
Lors de son exploitation par la société Eurocoatings, 3 cuves enterrées de fuel et 7 cuves enterrées de solvants divers étaient en effet présentes sur site. Le site était notamment constitué de deux bâtiments : d’un bâtiment de production accueillant les process de fabrication et d’un bâtiment de stockage des matières premières et de produits finis.
Actuellement, il n'y a plus aucune activité industrielle sur le site, qui est entièrement clôturé.
Suite à la cessation d’activité de la société Eurocoatings, un diagnostic des sols a été réalisé par SOCOTEC en 2014. Seize sondages ont été réalisés jusqu’à une profondeur maximale de 2,8 mètres. Le rapport montre une contamination des sols par divers solvants et des hydrocarbures. Il est en effet observé la présence de xylène, de triméthylbenzène, d’éthylbenzène, de toluène et d’hydrocarbures totaux. D’autres substances ont été retrouvées dans certains échantillons à des teneurs relativement faibles telles que le tétrachloroéthylène, l’acétone et le dichlorométhane.

En conséquence, 59 tonnes de déchets ont été évacués et les 8 cuves enterrées ont été vidées et dégazées.

Le 22 février 2016, un rapport présentant les analyses des eaux souterraines a été remis à l’inspection des installations classées. Les analyses des eaux souterraines ont été effectuées sur 3 piézomètres (Pz1, Pz2 et Pz3) présents sur le site. Le Pz1 correspond au piézomètre de référence en amont de la nappe et les piézomètres Pz2 et Pz3 correspondent aux piézomètres de contrôle de la pollution induite par le site. Les résultats d’analyses sur Pz1 montrent des taux anormalement élevés en trichloroéthylène, tétrachloroéthylène, cis 1,2-dichloroéthylène, éthylbenzène, o-xylène, toluène et m+p-xylène. Le piézomètre Pz2 montre des taux anormalement élevés en tricholroéthylène et tétrachloroéthylène. La somme TCE+PCE dépasse le seuil de potabilité de 10 μg/L, fixé par l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007, pour les piézomètres Pz1 et Pz2. Concernant le piézomètre Pz3, les polluants retrouvés sont identiques aux piézomètres Pz1 et Pz2, mais les valeurs sont acceptables et nettement moins élevées. Ceci peut s’expliquer par la configuration particulière de ce piézomètre qui capte vraisemblablement une nappe superficielle de fracture de calcaire : la nappe principale en profondeur est donc, au niveau de ce piézomètre, diluée par la nappe de fracture supérieure, d’où un abattement des taux de pollution relevés.

Au vu des pollutions découvertes, un diagnostic complémentaire permettant de confirmer leurs étendues doit être réalisé et des travaux de dépollution des sols seront programmés dans les limites techno-économiques acceptables.

Pour pérenniser la mémoire des pollutions sur le site et pour interdire l’utilisation des eaux souterraines sur site, un porter à connaissance a été réalisé.
Carte(s) et plan(s)
Document diffusable Titre du document Type du document
Plan cadastral actuel
Photographie aérienne actuelle avec limite du SIS
Carte(s) et plan(s)
Emprise Classification
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de la classification
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
BLOIS HN 44
BLOIS HN 91
BLOIS HN 92
BLOIS HN 133