SSP0000316

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0000316

Nom usuel Liants Routiers de la Vallée de la Loire
Commune(s) 37195 LA RICHE
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000031601 28/05/2020

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000031601

Date de dernière mise à jour 28/05/2020
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
37.0022 (BASOL)
Environnement La société ESSO a exploité une unité de fabrication et de stockage d’émulsions à base de bitume sur la commune de La Riche. Le récépissé du 20 janvier 1994 prend acte de la déclaration de changement d’exploitant au profit du GIE Liants Routiers de la Vallée de la Loire (GIE LRVL). Le 13 décembre 2001, le GIE LRVL a déclaré l’arrêt définitif de cette unité.
Dans le cadre de la cessation d’activité et du démantèlement du site, entre 2001 et 2003, il a été mis en évidence une contamination des sols par des hydrocarbures notamment en raison d’accidents et de conditions d’exploitation incompatibles avec les exigences environnementales actuelles.
Entre 2005 et 2008, des investigations ont été menées afin de préciser l’étendue de la pollution. Celles-ci ont conduit à implanter 11 piézomètres au droit du site, 5 à l’extérieur du site, et à réaliser 16 sondages et 3 tranchées. Ces investigations ont alors montré une pollution des sols localisée au niveau de l’ancien dépôt aérien de bitume et de l’ancienne zone de dépotage qui avait notamment été concernée par un déversement accidentel de bitume entre 1998 et 1999. Du fait de ces résultats, 380 m³ de terres polluées ont été excavées.
A l’issue de ces travaux de dépollution, il a été mis en évidence pour les sols un impact par les hydrocarbures au niveau de la partie Est du site. Pour les eaux souterraines, au droit du site aucun impact n’a été détecté sur la nappe profonde. En revanche, le piézomètre 4 à l’Est du site a révélé un impact par les hydrocarbures totaux (HCT) avec une concentration proche de la valeur limite de référence, un impact par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sauf benzène et par le naphtalène. Le piézomètre 8 au Sud-Est du site a révélé un impact par les HCT et le trichloréthylène et le tétrachloréthylène de concentrations respectives 2 300 µg/l et 41 000 µg/l, supérieures à la valeur seuil de 10 µg/l.
En 2005, une Étude Détaillée des Risques (EDR) a été réalisée. Au droit du site, celle-ci conclut que les seuils fixés par la circulaire du 10 décembre 1999, en vigueur au moment de la rédaction de l’étude, sont dépassés quels que soient les usages retenus. Le risque est lié à plus de 95% à l’inhalation de vapeurs issues du dégazage des sols et de la nappe, et à plus de 90% à la présence de tétrachloréthylène dans les eaux souterraines.
Afin d’assurer la surveillance de la qualité des eaux souterraines, des piézomètres supplémentaires ont été installés. Le piézomètre 8 au Sud-Est du site a révélé un impact par les hydrocarbures, supérieur à la valeur seuil de 1 000 µg/l, un impact en trichloréthylène, tétrachloréthylène et cis-1,2-dichloroéthylène (de concentrations respectives de 810 µg/l, de 8 600 µg/l et de 3 700µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l). Le Piézomètre 12 au Sud-Est du site a montré un impact par le cis-1,2-dichloroéthylène présent à une concentration de 21 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l. De plus, sur de nombreux ouvrages, il a été mis en évidence la présence d’hydrocarbures, de cuivre et d’arsenic. Pour la nappe profonde, on constate sur le piézomètre 9 au Sud-Est du site, l’apparition d’un impact en hydrocarbures, en cis-1,2-dichloroéthylène et chlorure de vinyle dont les concentrations dépassent les valeurs seuil de potabilité. Pour le piézomètre 25 au niveau de l’entreprise voisine, il est noté un impact en cis-1,2-dichloroéthylène dont la concentration dépasse aussi la valeur limite de 10 µg/l.
Des recherches complémentaires ont été effectuées à proximité des piézomètres 8 et 9, afin de découvrir une éventuelle source de pollution en substances chlorées. Les analyses ont uniquement montré des concentrations en COHV comprises entre 0,14 et 16 mg/kg de matière sèche (tétrachloréthylène et parfois cis-1,2- dichloroéthylène). Les horizons les plus impactés sont ceux correspondants à la zone saturée de la nappe superficielle et dans une moindre mesure au toit de la couche argileuse séparant la nappe superficielle de la nappe profonde. Aucune source sol de pollution n’a été recoupée lors de ces investigations.
L'Analyse des Risques Résiduels réalisée en 2009 a mis en évidence :
- Sur site, hors partie Est : les risques sont admissibles pour des aménagements de type industriel ou commercial pour des adultes et enfants fréquentant le site, ou des aménagements publics (faculté) pour des adultes et étudiants fréquentant le site ;
- Sur la partie Est : les risques sont admissibles uniquement pour un aménagement du type voiries et espaces verts (considérant une couverture de 30 cm de terre végétale). Sur cette bande Est, l’ARR préconise des dispositions constructives de nature à rendre les risques acceptables pour les mêmes types d’aménagements que ceux étudiés pour la bande Ouest.
Description Par arrêté préfectoral n° 17602 du 01/02/2005 il a été prescrit la réalisation d’une étude détaillée des risques et la définition de l’usage futur du site

1. INVESTIGATIONS MENEES ENTRE 2005 ET 2008

Les investigations ont conduit à l’implantation de 11 piézomètres au droit du site et de 5 piézomètres à l’extérieur du site, et la réalisation de 16 sondages et 3 tranchées.

Les polluants ont été localisés au niveau des zones correspondant à l’ancien dépôt aérien de bitume, sans rétention, et à l’ancienne zone de dépotage concernée par un déversement accidentel de bitume entre 1998 et 1999.

Du fait des résultats obtenus, 380 m3 de terres polluées ont été excavées et une partie a été incinérée, les autres ayant été régalées sur le site.

A l’issue de ces travaux de dépollution, on peut noter :

Pour les sols

Partie Est du Site : impact par les hydrocarbures de la fraction C10-C40 (concentration de l’ordre de 8 200 mg/kg)

Pour les eaux souterraines, au droit du site

- Aucun impact n’a été détecté sur la nappe profonde ;
- Piézomètre Pz4 à l’ Est du site : impact par les hydrocarbures totaux (HCT) (concentration de 1 000 µg/l donc proche de la valeur limite de référence) – impact par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sauf benzène – impact par le naphtalène (34 µg/l) ;
- Piézomètre Pz8 au Sud Est du site : impact par les HCT – impact par le trichloréthylène et le tetrachloréthylène (concentrations respectives de 2300 µg/l et 41 000 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l.
Pour les eaux souterraines, hors site

A l’exception des paramètres plomb, et uniquement pour le Pz12, en amont hydraulique ,les concentrations sont inférieures aux limites de potabilité.

2. ETUDE DETAILLEE DES RISQUES SANITAIRES REALISEE EN 2005

Dans le cadre de l’arrêté préfectoral n° 17602 du 01/02/2005, une étude détaillée des risques a été réalisée en 2005, sur les bases des constats de pollution explicités ci-dessus.

A droit du site, les seuils fixés par la circulaire du 10/12/1999, en vigueur au moment de la rédaction de l’étude, à savoir 1 pour les effets non cancérigènes et 1.10-5 pour ceux cancérigènes, sont dépassés quels que soient les usages retenus.

Le risque est lié à plus de 95% à l’inhalation de vapeurs issues du dégazage des sols et de la nappe, et à plus de 90% à la présence de tetrachloréthylène dans les eaux souterraines.


3 INVESTIGATIONS MENEES ENTRE 2005 ET 2008

Le réseau de surveillance de la qualité des eaux souterraines a été enrichi de 5 piézomètres tandis que 4 ouvrages ont été comblés car pouvant mettre en contact les nappes superficielle et profonde.

Le réseau est donc constitué de 15 piézomètres au droit du site

Evolution de la piézométrie

Le sens d’écoulement de la nappe superficielle varie entre le nord-est et le sud-est et celui de la nappe profonde varie ente l’est et le nord-est

Evolution des concentrations

Pour la nappe superficielle, on constate :
- piézomètre Pz8* au Sud Est du site : impact en hydrocarbures de la fraction C5-C10 (14 000 µg/l pour une valeur limite de 1000 µg/l) – impact en trichloréthylène, tetrachloréthylène et cis-1,2-dichloroéthylène (concentrations respectives de 810 µg/l, de 8 600 µg/l et de 3 700µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l) ;
- piézomètre Pz12 au Sud Est du site : impact par le cis-1,2-dichloroéthylène (concentration de 21 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l) ;
- globalement, sur de nombreux ouvrages, la présence d’hydrocarbures de la fraction C10-C40, de cuivre et d’arsenic.

Pour la nappe profonde, on constate :
- piézomètre Pz9* au Sud Est du site : l’apparition d’un impact en hydrocarbures (concentration de l’ordre de la valeur limite de référence), en cis-1,2-dichloroéthylène et chlorure de vinyle (concentrations respectives de 2000 µg/l et 150 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l et 0,5µg/l.) ;
- piézomètre Pz25 (entreprise voisine) : impact en cis-1,2-dichloroéthylène (concentration de 94 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l) ;

Recherche de l’origine de la pollution en COHV

Le bureau d'étude a effectué des analyses de sols à proximité des piézomètres 8* et 9*, de façon à découvrir une éventuelle source sol en substances chlorées.

Les analyses montrent uniquement des concentrations en COHV comprises entre 0,14 et 16 mg/kg de matière sèche (tetrachloréthylène et parfois cis-1,2- dichloroéthylène) ; les horizons les plus impactés sont ceux correspondants à la zone saturée de la nappe superficielle et dans une moindre mesure au toit de la couche argileuse séparant la nappe superficielle de la nappe profonde.

Aucune source sol de pollution n’a été recoupée lors de ces investigations.

Conclusion

Compte tenu des évolutions de la qualité des eaux souterraines, à savoir :
- pour la nappe superficielle, la diminution des teneurs en trichloréthylène et en tetrachloréthylène mais l’augmentation des teneurs de leurs produits de dégradation ;
- pour la nappe profonde, l’apparition d’un constat d’impact sur site et hors site,
les hypothèses retenues pour l’étude des risques sanitaires réalisée en 2005 ne sont plus valides.

De fait, par arrêté préfectoral complémentaire n°18702 du 18 décembre 2009 modifié par celui n°18702 bis du 1er mars 2010, il a été prescrit :
- la surveillance des eaux souterraines pour son site de La Riche,
- une analyse des risques résiduels pour la santé, basée sur les résultats obtenus lors de la dernière campagne de mesure de la qualité des eaux souterraines disponibles au moment de la réalisation de l’étude.

4. SURVEILLANCE DE LA QUALITE DES EAUX SOUTERRAINES (ANNEE 2009)

Nappe superficielle :

On relève :
- pour les métaux, les BTEX, les hydrocarbures totaux : il n’y a pas d’évolution significative, le piézomètre Pz8* restant très impacté par les hydrocarbures (concentration variant de 30 à 44 mg/l, concentration supérieure à la valeur limite de référence de 1 mg/l) ;
- pour les composés organiques volatils halogénés (COVH) :
- le piézomètre Pz8* reste fortement impacté par le trichloréthylène, le tetrachloréthylène, le cis-1,2-dichloroéthylène, le chlorure de vinyle (concentrations maximales respectives de 2 600 µg/l, de 17 000 µg/l, de 5 200µg/l et de 52µg/l supérieures aux valeurs limites de référence ). On note plus particulièrement une hausse des concentrations des produits de dégradation du trichloréthylène ;
- le piézomètre Pz12 présente également des concentrations résiduelles, notamment en cis-1,2-dichloroéthylène (concentration maximale de 22 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l).

Nappe profonde

On relève :
- pour les métaux, les BTEX, les hydrocarbures totaux : il n’y a pas d’évolution significative, le piézomètre Pz9* restant impacté par les hydrocarbures (concentration maximale de 2 200 µg/l, supérieure à la valeur limite de référence). On note également l'apparition d’une concentration en benzène de l’ordre de 2 µg/l, supérieure à la valeur limite de référence de 1 µg/l ;
- pour les composés organiques volatils halogénés (COVH) :
- le piézomètre Pz9* présente des concentrations stables en trichloréthylène et en tetrachloréthylène tandis que celles de leurs métabolites de dégradation sont en hausse (concentrations maximales de 2 700 µg/l pour le cis-1,2-dichloroéthylène et de 220 µg/l pour le chlorure de vinyle pour une valeur limite de référence, respectivement, de 10 µg/l et 0,5 µg/l) ;
- pour le piézomètre Pz25 (entreprise voisine), on observe également une stabilité des concentrations en trichloréthylène et en tetrachloréthylène et une hausse de celle en cis-1,2-dichloroéthylène (concentration maximale de 150 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l) ;

On retiendra donc une relative stabilité des concentrations en polluants mais l’augmentation des teneurs des produits de dégradation du trichloréthylène.

En outre, la partie Sud-Est du site reste fortement impactée par le tetrachloréthylène.

5. ANALYSE DES RISQUES RESIDUELS REALISEE EN 2009

L'analyse des risques résiduels met en évidence :
- Sur le site, hors partie Est : les risques sont admissibles quel que soit les scénarios étudiés (établis conformément au PLU actuellement en vigueur) ;
- Sur la partie Est : les risques sont admissibles uniquement pour un aménagement du type voiries et espaces verts (considérant une couverture de 30 cm de terre végétale). Les risques non cancérigènes (calcul des QD) sont portés essentiellement par les hydrocarbures de la fraction C8-C10 dans les sols, tandis que ceux cancérigènes (calcul des ERI) sont dus à 99% à la présence de tetrachloréthylène dans la nappe superficielle d’eaux souterraines.

De fait, afin de prévenir les usages des terrains qui ne seraient pas en cohérence avec la présence de solvants chlorées dans les eaux souterraines et d’hydrocarbures dans les sols et afin de pérenniser la mémoire de la pollution en place, et considérant que l’origine de la contamination n’a pu être déterminée lors des précédentes investigations, il a été demandé à la société ESSO SAF de :
- poursuivre la surveillance de la qualité des eaux souterraines au droit du site selon les modalités précisées dans l’arrêté préfectoral n°18702 du 18 décembre 2009 ;
- adresser un dossier de demande de servitudes d’utilité publique, dans les formes requises à l’article R. 515-27-II du Code de l’Environnement.

En 2010 : La surveillance du site a été renforcée par l'arrêté préfectoral n° 18702 bis du 01/03/2010.
Un dossier de servitudes d'utilités publiques a été déposé.

Suite à la requête de la société ESSO SAF au tribunal administratif d'Orléans, les arrêtés du 18 décembre 2009 et celui du 01/03/2010 relatifs notamment à la surveillance des eaux souterraines ont été annulés par jugement en date du 21 décembre 2010.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
Benzène et dérivés / Somme de benzene, toluene, ethylbenzene, xylenes (BTEX)
COHV, solvants chlorés, fréons
COHV, solvants chlorés, fréons / Trichloroéthylène
HAP (Hydrocarbures aromatiques, polycycliques, pyrolytiques et dérivés)
Hydrocarbures et indices liés
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Evacuation de produits ou de déchets
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Méthode thermique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
LA RICHE AR 442
LA RICHE AR 442

Obligation(s) règlementaire(s) liée(s) aux parcelles - SIS/SUP (1/2)

Identifiant de l'obligation règlementaire liée à la parcelle

SSP00003160101

Identifiant de l'information de l'administration liée à l'obligation réglementaire SSP000031601
Ancien identifiant SIS
37SIS00917
Type d'obligation réglementaire
Secteur d'Information sur les Sols (SIS) Servitude d'Utilité Publique (SUP)
X
Code INSEE Non renseigné
Date de dernière mise à jour 30/09/2020
Date de l'Arrêté Préfectoral Non renseignée
Nom(s) Usuel(s) Non renseigné
Description La société ESSO a exploité une unité de fabrication et de stockage d’émulsions à base de bitume sur la commune de La Riche. Le récépissé du 20 janvier 1994 prend acte de la déclaration de changement d’exploitant au profit du GIE Liants Routiers de la Vallée de la Loire (GIE LRVL). Le 13 décembre 2001, le GIE LRVL a déclaré l’arrêt définitif de cette unité.
Dans le cadre de la cessation d’activité et du démantèlement du site, entre 2001 et 2003, il a été mis en évidence une contamination des sols par des hydrocarbures notamment en raison d’accidents et de conditions d’exploitation incompatibles avec les exigences environnementales actuelles.
Entre 2005 et 2008, des investigations ont été menées afin de préciser l’étendue de la pollution. Celles-ci ont conduit à implanter 11 piézomètres au droit du site, 5 à l’extérieur du site, et à réaliser 16 sondages et 3 tranchées. Ces investigations ont alors montré une pollution des sols localisée au niveau de l’ancien dépôt aérien de bitume et de l’ancienne zone de dépotage qui avait notamment été concernée par un déversement accidentel de bitume entre 1998 et 1999. Du fait de ces résultats, 380 m³ de terres polluées ont été excavées.
A l’issue de ces travaux de dépollution, il a été mis en évidence pour les sols un impact par les hydrocarbures au niveau de la partie Est du site. Pour les eaux souterraines, au droit du site aucun impact n’a été détecté sur la nappe profonde. En revanche, le piézomètre 4 à l’Est du site a révélé un impact par les hydrocarbures totaux (HCT) avec une concentration proche de la valeur limite de référence, un impact par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sauf benzène et par le naphtalène. Le piézomètre 8 au Sud-Est du site a révélé un impact par les HCT et le trichloréthylène et le tétrachloréthylène de concentrations respectives 2 300 µg/l et 41 000 µg/l, supérieures à la valeur seuil de 10 µg/l.
En 2005, une Étude Détaillée des Risques (EDR) a été réalisée. Au droit du site, celle-ci conclut que les seuils fixés par la circulaire du 10 décembre 1999, en vigueur au moment de la rédaction de l’étude, sont dépassés quels que soient les usages retenus. Le risque est lié à plus de 95% à l’inhalation de vapeurs issues du dégazage des sols et de la nappe, et à plus de 90% à la présence de tétrachloréthylène dans les eaux souterraines.
Afin d’assurer la surveillance de la qualité des eaux souterraines, des piézomètres supplémentaires ont été installés. Le piézomètre 8 au Sud-Est du site a révélé un impact par les hydrocarbures, supérieur à la valeur seuil de 1 000 µg/l, un impact en trichloréthylène, tétrachloréthylène et cis-1,2-dichloroéthylène (de concentrations respectives de 810 µg/l, de 8 600 µg/l et de 3 700µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l). Le Piézomètre 12 au Sud-Est du site a montré un impact par le cis-1,2-dichloroéthylène présent à une concentration de 21 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l. De plus, sur de nombreux ouvrages, il a été mis en évidence la présence d’hydrocarbures, de cuivre et d’arsenic. Pour la nappe profonde, on constate sur le piézomètre 9 au Sud-Est du site, l’apparition d’un impact en hydrocarbures, en cis-1,2-dichloroéthylène et chlorure de vinyle dont les concentrations dépassent les valeurs seuil de potabilité. Pour le piézomètre 25 au niveau de l’entreprise voisine, il est noté un impact en cis-1,2-dichloroéthylène dont la concentration dépasse aussi la valeur limite de 10 µg/l.
Des recherches complémentaires ont été effectuées à proximité des piézomètres 8 et 9, afin de découvrir une éventuelle source de pollution en substances chlorées. Les analyses ont uniquement montré des concentrations en COHV comprises entre 0,14 et 16 mg/kg de matière sèche (tétrachloréthylène et parfois cis-1,2- dichloroéthylène). Les horizons les plus impactés sont ceux correspondants à la zone saturée de la nappe superficielle et dans une moindre mesure au toit de la couche argileuse séparant la nappe superficielle de la nappe profonde. Aucune source sol de pollution n’a été recoupée lors de ces investigations.
L'Analyse des Risques Résiduels réalisée en 2009 a mis en évidence :
- Sur site, hors partie Est : les risques sont admissibles pour des aménagements de type industriel ou commercial pour des adultes et enfants fréquentant le site, ou des aménagements publics (faculté) pour des adultes et étudiants fréquentant le site ;
- Sur la partie Est : les risques sont admissibles uniquement pour un aménagement du type voiries et espaces verts (considérant une couverture de 30 cm de terre végétale). Sur cette bande Est, l’ARR préconise des dispositions constructives de nature à rendre les risques acceptables pour les mêmes types d’aménagements que ceux étudiés pour la bande Ouest.
Carte(s) et plan(s)
Document diffusable Titre du document Type du document
Plan cadastral actuel du site
Photographie aérienne actuelle avec limite du SIS
Carte(s) et plan(s)
Emprise Classification
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de la classification
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
LA RICHE AR 442

Obligation(s) règlementaire(s) liée(s) aux parcelles - SIS/SUP (2/2)

Identifiant de l'obligation règlementaire liée à la parcelle

SSP00003160102

Identifiant de l'information de l'administration liée à l'obligation réglementaire SSP000031601
Ancien identifiant SIS
37SIS00917
Type d'obligation réglementaire
Secteur d'Information sur les Sols (SIS) Servitude d'Utilité Publique (SUP)
X
Code INSEE Non renseigné
Date de dernière mise à jour 30/09/2020
Date de l'Arrêté Préfectoral Non renseignée
Nom(s) Usuel(s) Non renseigné
Description La société ESSO a exploité une unité de fabrication et de stockage d’émulsions à base de bitume sur la commune de La Riche. Le récépissé du 20 janvier 1994 prend acte de la déclaration de changement d’exploitant au profit du GIE Liants Routiers de la Vallée de la Loire (GIE LRVL). Le 13 décembre 2001, le GIE LRVL a déclaré l’arrêt définitif de cette unité.
Dans le cadre de la cessation d’activité et du démantèlement du site, entre 2001 et 2003, il a été mis en évidence une contamination des sols par des hydrocarbures notamment en raison d’accidents et de conditions d’exploitation incompatibles avec les exigences environnementales actuelles.
Entre 2005 et 2008, des investigations ont été menées afin de préciser l’étendue de la pollution. Celles-ci ont conduit à implanter 11 piézomètres au droit du site, 5 à l’extérieur du site, et à réaliser 16 sondages et 3 tranchées. Ces investigations ont alors montré une pollution des sols localisée au niveau de l’ancien dépôt aérien de bitume et de l’ancienne zone de dépotage qui avait notamment été concernée par un déversement accidentel de bitume entre 1998 et 1999. Du fait de ces résultats, 380 m³ de terres polluées ont été excavées.
A l’issue de ces travaux de dépollution, il a été mis en évidence pour les sols un impact par les hydrocarbures au niveau de la partie Est du site. Pour les eaux souterraines, au droit du site aucun impact n’a été détecté sur la nappe profonde. En revanche, le piézomètre 4 à l’Est du site a révélé un impact par les hydrocarbures totaux (HCT) avec une concentration proche de la valeur limite de référence, un impact par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sauf benzène et par le naphtalène. Le piézomètre 8 au Sud-Est du site a révélé un impact par les HCT et le trichloréthylène et le tétrachloréthylène de concentrations respectives 2 300 µg/l et 41 000 µg/l, supérieures à la valeur seuil de 10 µg/l.
En 2005, une Étude Détaillée des Risques (EDR) a été réalisée. Au droit du site, celle-ci conclut que les seuils fixés par la circulaire du 10 décembre 1999, en vigueur au moment de la rédaction de l’étude, sont dépassés quels que soient les usages retenus. Le risque est lié à plus de 95% à l’inhalation de vapeurs issues du dégazage des sols et de la nappe, et à plus de 90% à la présence de tétrachloréthylène dans les eaux souterraines.
Afin d’assurer la surveillance de la qualité des eaux souterraines, des piézomètres supplémentaires ont été installés. Le piézomètre 8 au Sud-Est du site a révélé un impact par les hydrocarbures, supérieur à la valeur seuil de 1 000 µg/l, un impact en trichloréthylène, tétrachloréthylène et cis-1,2-dichloroéthylène (de concentrations respectives de 810 µg/l, de 8 600 µg/l et de 3 700µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l). Le Piézomètre 12 au Sud-Est du site a montré un impact par le cis-1,2-dichloroéthylène présent à une concentration de 21 µg/l pour une valeur limite de 10 µg/l. De plus, sur de nombreux ouvrages, il a été mis en évidence la présence d’hydrocarbures, de cuivre et d’arsenic. Pour la nappe profonde, on constate sur le piézomètre 9 au Sud-Est du site, l’apparition d’un impact en hydrocarbures, en cis-1,2-dichloroéthylène et chlorure de vinyle dont les concentrations dépassent les valeurs seuil de potabilité. Pour le piézomètre 25 au niveau de l’entreprise voisine, il est noté un impact en cis-1,2-dichloroéthylène dont la concentration dépasse aussi la valeur limite de 10 µg/l.
Des recherches complémentaires ont été effectuées à proximité des piézomètres 8 et 9, afin de découvrir une éventuelle source de pollution en substances chlorées. Les analyses ont uniquement montré des concentrations en COHV comprises entre 0,14 et 16 mg/kg de matière sèche (tétrachloréthylène et parfois cis-1,2- dichloroéthylène). Les horizons les plus impactés sont ceux correspondants à la zone saturée de la nappe superficielle et dans une moindre mesure au toit de la couche argileuse séparant la nappe superficielle de la nappe profonde. Aucune source sol de pollution n’a été recoupée lors de ces investigations.
L'Analyse des Risques Résiduels réalisée en 2009 a mis en évidence :
- Sur site, hors partie Est : les risques sont admissibles pour des aménagements de type industriel ou commercial pour des adultes et enfants fréquentant le site, ou des aménagements publics (faculté) pour des adultes et étudiants fréquentant le site ;
- Sur la partie Est : les risques sont admissibles uniquement pour un aménagement du type voiries et espaces verts (considérant une couverture de 30 cm de terre végétale). Sur cette bande Est, l’ARR préconise des dispositions constructives de nature à rendre les risques acceptables pour les mêmes types d’aménagements que ceux étudiés pour la bande Ouest.
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Classification
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de la classification
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
LA RICHE AR 442