SSP0000110

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0000110

Nom usuel SNDI
Commune(s) 94041 IVRY SUR SEINE
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000011001 19/12/2023

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000011001

Date de dernière mise à jour 19/12/2023
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
94.0057 (BASOL)
Environnement Le site se présente sous forme d'un rectangle de 20 m de large sur 200 m de long. Il se trouve dans une zone majoritairement industrielle au Nord, Sud et Est du site avec des voies ferrées au Nord-Est. En revanche, le secteur à l'Ouest du site est résidentiel. Les locaux sont actuellement inutilisés.

La sté Société des Oreillers et Couvertures des Grands Résaux de Chemin de Fer a exploité sur ce site, de 1968 à 1981, une activité de nettoyage à sec industriel à base de tetrachloroéthylène (perchloréthylène); le 15 mars 1981, la Société de Nettoyage et de Désinfection d’Ivry (SNDI) a repris l’exploitation de ces ateliers jusqu’en 1996, date de cessation d’activité de ces ateliers. La déclaration de cessation d'activité a été souscrite le 2/4/98.

Les diagnostics de pollution réalisés entre 1998 et 2001 ont mis en évidence une pollution des sols par des solvants chlorés : tétrachloréthylène et ses produits de dégradation trichloréthylène, cis-dichloréthylène et chlorure de vinyle.

Après avoir envisagé en 2000, une dépollution par des méthodes classiques, l’ancien exploitant a étudié une méthode novatrice de traitement par oxydation chimique in situ des solvants chlorés.

Le traitement des sols prévu consiste en une extraction et une filtration de l'air du sol de la zone non saturée (venting).
Observations: Identifiant: 94200.005
Description 1. Diagnostics réalisés et découverte de la pollution du site
Les diagnostics de pollution réalisés entre 1998 et 2001 dans le cadre de la cessation d'activité ont mis en évidence une pollution des sols et des eaux souterraines par des solvants chlorés : tétrachloroéthylène (PCE) et, dans une moindre mesure, ses produits de dégradation trichloroéthylène, cis-dichloréthylène et chlorure de vinyle.


2. Premiers travaux de dépollution (2006-2007)
Après avoir envisagé en 2000, une dépollution par des méthodes classiques, l’exploitant a étudié de mettre en œuvre une méthode novatrice de traitement par oxydation chimique in situ des solvants chlorés présents dans les eaux souterraines.

En application de l’arrêté préfectoral du 12/07/2004, la société SNDI a transmis en novembre 2004, une évaluation détaillée des risques (EDR) puis en août 2005, un plan de réhabilitation. Le traitement des sols et des eaux souterraines prévu a consisté en une extraction et une filtration de l'air du sol de la zone non saturée (venting) et une oxydation chimique des solvants chlorés par injection dans les eaux souterraines de permanganate de sodium. Le projet de réhabilitation du site a été encadré par l’arrêté du 28/04/2005.

Le traitement par venting des sols a fonctionné de janvier 2006 à février 2007, soit un total cumulé de 8 500 heures de fonctionnement. Durant cette période, la masse de composés volatils extraits du sol est estimée à 1 941 kg sur la base des concentrations mesurées dans les gaz.
Entre janvier 2006 et février 2007, le suivi des quantités de composés volatils en entrée de dispositif des sols montre une décroissance des concentrations l’atteinte de conditions asymptotiques témoignant de la limite d’efficacité de l’unité de traitement.
Concernant le traitement des eaux souterraines par oxydation chimique, entre février 2006 et octobre 2007, différentes phases d’injection de permanganate de sodium ont été réalisées. Le traitement aurait permis de traiter entre 1 800 kg et 4 000 kg de PCE. Au cours du traitement, le suivi trimestriel de la qualité des eaux souterraines a montré que, suite aux injections, les concentrations en solvants chlorés au droit des puits avaient diminué très fortement jusqu’à atteindre les limites de quantification du laboratoire. Puis, au fur et à mesure de la disparition du permanganate, ces concentrations ont plus ou moins remonté selon les ouvrages jusqu’à atteindre parfois les valeurs d’avant traitement. Ainsi, le traitement mis en œuvre s'est avéré insuffisant pour traiter les eaux souterraines.


3. Investigations complémentaires afin de poursuivre la remise en état du site
L’arrêté préfectoral complémentaire du 12/01/2009 imposait à la société SNDI de réaliser un plan de gestion et des investigations hors site permettant de délimiter l’extension de la pollution des eaux souterraines et des gaz de sols ainsi qu'une Interprétation de l'Etat des milieux (IEM).
Depuis 2009, l’exploitant a réalisé de nombreuses études pour recueillir les informations nécessaires à la poursuite de la remise en état du site. En particulier, des sources de pollution des sols sur site complémentaires à celles déjà identifiées ont été mises évidence pouvant expliquer les teneurs résiduelles encore mesurées.
Un plan de gestion, daté du 05/05/2011, a été proposé par l’exploitant. Ce document n’était pas suffisant pour valider les mesures de gestion et devait être complété par l’exploitant, notamment par un descriptif plus complet et plus précis des techniques de dépollution envisagées après une consultation d’entreprise (dimensionnement, durée de traitement, méthodes employées, solutions techniques complémentaires, etc). Le plan de gestion devait également être complété par la réalisation d’études complémentaires au droit du site Fréquence Plus (aujourd’hui dénommé Blue Link).
Les investigations réalisées hors site ont montré que la pollution sortait des limites du site notamment dans les eaux souterraines. L'IEM concluait toutefois à la compatibilité de l'état des milieux (sols, eaux souterraines) avec les usages constatés hors site.


4. Inspection du 25/07/2017
Il a été décidé conjointement entre l’inspection et l’exploitant de réaliser une visite sur place et de faire un bilan de l’état d’avancement de la procédure de dépollution.

Des solutions techniques complémentaires à celles proposées dans le plan de gestion de 2011 sont envisagées. L’exploitant a mené une consultation d’entreprises afin d’obtenir une proposition des différentes techniques de dépollution et puis d’en tester la faisabilité en réalisant des essais pilotes.

Dans son rapport du 25/04/2018, l’inspection des installations classées acte les actions envisagées par l’exploitant et confirme que les étapes suivantes doivent être réalisées :
- renouveler les prélèvements dans les ouvrages présents sur et hors site réaliser (gaz de sol et eaux souterraines) pour la mise à jour du plan de gestion et de la démarche d’interprétation de l’état des milieux (IEM) et, le cas échéant, de réaliser de nouvelles investigations.
- justifier que l’état des milieux à l’extérieur du site est compatible avec les usages constatés par la mise à jour de l'IEM.
- fournir un plan de gestion actualisé incluant le plan de conception des travaux et tenant compte notamment des résultats des essais pilote ou essai de traitabilité / faisabilité envisagés pour tester la faisabilité de plusieurs techniques de traitement. Les mesures de gestion de la pollution doivent, en priorité, permettre de supprimer les sources de pollution et, en particulier, les sources de pollution concentrées ou, à défaut, d’en maîtriser les impacts.

Ces demandes ont été prescrites par l’arrêté préfectoral portant réglementation complémentaire du 10/10/2018 (APC N°2018/3298).

Des essais pilotes, sur le terrain et en laboratoire, ont été réalisés entre les mois de juin et novembre 2018. Un nouvel essai est programmé entre mars et avril 2019. Ces essais ont pour but de définir les techniques les plus efficaces pour dépolluer et de dimensionner les futurs travaux de dépollution.

Le délai fixé pour la remise des études prévues aux conditions 1.3, 1.4 et 1.5 de l’arrêté préfectoral complémentaire du 10/10/2018 a été repoussé, à la demande de l'exploitant, étant donné que des essais pilotes complémentaires doivent être réalisés pour justifier de l’efficacité des solutions techniques envisagées pour les travaux de dépollution, et qu'un des ouvrages nécessaires au suivi de la qualité des eaux souterraines a été détruit et doit être reconstruit. Ces nouveaux délai ont été prescrits par l’arrêté préfectoral portant réglementation complémentaire du 26/04/2019 (APC N°2018/1289).

Après instruction par l’inspection des installations classées du nouveau plan de gestion qui sera envoyé ultérieurement par l’exploitant, les futurs travaux de dépollution seront encadrés par arrêté préfectoral.


5. Surveillance de la qualité des eaux souterraines

La surveillance de la qualité des eaux souterraines était auparavant réalisée dans le cadre de l’article 2.1 de l’arrêté préfectoral du 28/04/2005. Les modalités de la surveillance de la qualité des eaux souterraines ont été modifiées par l’arrêté préfectoral du 10/10/2018. Ce nouvel arrêté modifie notamment la fréquence de la surveillance (semestrielle) et a étendu la surveillance à l’ensemble des ouvrages sur et hors site.

Concernant la dernière campagne de suivi de septembre 2018, l’exploitant a anticipé l’arrêté préfectoral d’octobre 2018 et a étendu la surveillance à l’ensemble des ouvrages sur et hors site. Les concentrations en solvants chlorés mesurées dans les eaux souterraines restent globalement comprises dans la plage de variation observée depuis novembre 2008 et sont comparables à celles mesurées lors des campagnes précédentes.

Les principales teneurs en PCE et, dans une moindre mesure, ses produits de biodégradation, sont mesurées au droit de l’ancien atelier de nettoyage à sec (zone NAS), en particulier au niveau du piézomètre Pz4. Les concentrations mesurées dans la partie Sud-Ouest du bâtiment, au niveau des piézomètres Pz9 et Pz110, en amont hydraulique de la zone NAS, suggère l’existence de deux zones sources distinctes. Ces fortes concentrations suggèrent la présence de deux zones sources résiduelles, vraisemblablement contenue dans des lentilles d’argiles, à l’origine de relargage lent de produit pur. Ces zones alimentent les eaux souterraines et induit le panache résiduel observé actuellement.

Les piézomètres Pz111, Pz112, Pz113 et Pz114, situés hors site rue Paul Mazy et Pasteur, au plus proche des habitations riveraines du site, sont tous situés en amont hydraulique du site. La teneur la plus élevée mesurée en PCE en septembre 2018 est trouvée au point Pz111, dans la rue Paul Mazy immédiatement en face de l’entrée du site. En ce point la teneur en PCE était près de 40 fois inférieure au point Pz9 dans l’entrée du site. Cela confirme que le sens d’écoulement des eaux souterraines favorise la dispersion de la pollution vers le Sud-Est et que le panache de pollution ne se propage pas aux rues Paul Mazy et Pasteur.

Au Sud du site SNDI (sites Blue Link, EFS et Samu Social), les principales concentrations en PCE sont mises en évidence au droit des ouvrages Pz123 et Pz129, situés hors site, sur le parking de la société Blue Link à proximité immédiate de la zone NAS du site SNDI. De manière globale, des concentrations plus faibles sont observées en allant plus au Sud (en latéral et en aval hydraulique), ce qui confirme que le panache de solvants chlorés présente dans cette zone une extension limitée.

Concernant la parcelle occupée par la société DIF, au Sud du site SNDI, les concentrations en solvants chlorés sont du même ordre de grandeur entre l’amont (Pz112) et l’aval (Pz124) de la parcelle DIF et les teneurs sont relativement limitées.

Au Nord du site SNDI, sur la parcelle SFIC (anciennement Isopar), aucun impact significatif n’a été mis en évidence (Pz101, Pz102, Pz103, Pz104, PZ105 et Pz106).


6. Plan de gestion 2019

Par courrier du 03/10/19, l’exploitant a transmis un nouveau plan de gestion conformément aux dispositions de l’arrêté préfectoral du 10/10/18 (APC n°2018/3298) pour la mise en œuvre des opérations de dépollution du site, modifié par arrêté préfectoral complémentaire du 26/04/19 (APC n°2019/1289).

Les résultats des analyses réalisées lors des investigations complémentaires réalisées entre 2017 et 2019 ont permis d’identifier correctement que le principal composé détecté dans les différents milieux est le PCE, utilisé historiquement pour les activités de nettoyage à sec.
La localisation des nouveaux sondages réalisés a permis d’identifier, en complément du schéma conceptuel et grâce à l’analyse des données dont l’étude de répartition des masses de polluants, trois zones sources de pollution concentrées : l’ancienne zone de nettoyage à sec, la partie sud-ouest du bâtiment et la partie centrale du site. Dans les sols, les plus fortes concentrations en polluant sont situées entre 1 et 2 mètres de profondeur. Le seuil de coupure de 50 mg/kg dans les sols est bien déterminé.

L’exploitant conclut sur les mesures de gestion à mettre en œuvre :
• dépollution des sols par extraction des gaz du sol (venting) au droit des Zones NAS, Sud-Ouest et Centrale ;
• dépollution des eaux souterraines par sparging au droit des Zones NAS et Sud-Ouest ;
• mise en place d’un suivi environnemental pendant les travaux pour assurer la maîtrise des risques potentiellement générés par les travaux pour les riverains et pour l’environnement ;
• réalisation de prélèvements d’air ambiant, de gaz du sol et d’eau souterraine au droit du site, et sous réserve de l’accord des propriétaires, chez les riverains au voisinage du site.

Le plan de gestion n'inclut ni excavation des sols, ni traitement après pompage/suivi de rejet/réinjection, sauf en finition si cela s’avère nécessaire. Le bilan environnemental est ainsi bien meilleur que lorsqu’il faut traiter des terres hors site et utiliser de grandes quantités de charbon pour le traitement des eaux pompées.

Dans son rapport du 28/08/23, l'inspection estime que le plan de gestion devrait permettre une dépollution qui répond à la préservation des enjeux identifiés et à l’usage industriel du site.

Sous réserve d'une demande de procédure de tiers demandeur, envisagée par l'exploitant, les travaux de dépollution seront encadrés par arrêté préfectoral.


7. Allègement du suivi de nappe

Par courrier du 21/09/22, l’exploitant a demandé une modification du programme de surveillance de la qualité des eaux souterraines effectuée en application de l’arrêté préfectoral du 10/10/18 (APC n°2018/3298), au droit et au voisinage du site.

Les résultats d’analyse pour les composés rencontrés dans les eaux souterraines, le PCE, TCE et cis-DCE ainsi que le chlorure de vinyle présentent tous :
- les concentrations les plus élevées au droit de l’ancienne zone de nettoyage à Sec : Pz1 à Pz5 et Pz119 et dans la partie sud-ouest du site : Pz110 et Pz116 à Pz118 ;
- les concentrations les plus faibles sont situées en partie centrale (Pz10, Pz120 et Pz121 et au niveau de la cour extérieure : Pz6 et Pz11).

Compte tenu de la stabilité des résultats sur les campagnes menées entre 2008 et 2018, l’exploitant a souhaité modifier le réseau de surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines, en enlevant certains piézomètres du programme.

Dans son rapport du 17/05/23, l'inspection a retenu le retrait du programme de surveillance les piézomètres suivants : sur site Pz117, Pz120, Pz11, et hors site Pz101, Pz102, Pz106, Pz112, Pz114, Pz124, Pz122, Pz125 et Pz128.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Oxydation chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
-
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2018-09-01 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : Les concentrations sont du même ordre de grandeur que celles observées depuis le début du suivi.
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
IVRY SUR SEINE 0H 0030 94