SSP0003377

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0003377

Nom usuel Langlois (SOLVADIS)
Commune(s) 49267 SAINT BARTHELEMY D'ANJOU
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000337701 29/12/2017

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000337701

Date de dernière mise à jour 29/12/2017
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
49.0036 (BASOL)
Environnement Le site est situé dans la zone industrielle de Saint Barthélemy d’Anjou. Les «Établissements LANGLOIS » ont fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’autorisation en date du 27 novembre 1969 pour l’installation et l’exploitation d’entrepôts de produits chimiques et pharmaceutiques ainsi que de deux arrêtés complémentaires en date du 3 février 1970 relatif à un stockage d’ammoniac anhydre en tubes et du 17 juin 1976.
Cette société était spécialisée dans le négoce de produits chimiques et, l’installation principale était située à proximité de Rennes. Le site de Saint Barthélémy d’Anjou constituait un dépôt relais pour la livraison de la clientèle.
Sur le site de Saint Barthélémy d’Anjou, les installations autorisées comprenaient :
– un dépôt de chlorate de soude,
– un dépôt aérien de liquides inflammables conditionnés en fûts,
– un dépôt de liquides inflammables en réservoirs enterrés.
Les liquides inflammables initialement stockés sur le site étaient des essences C et F, de l’alcool de l’acétone, du White Spirit, de la méthyléthylcétone, du xylène, du toluène et du pétrole désaromatisé. Au fil des ans ces produits ont été complétés par des composés halogénés (trichloréthane, chlorure de méthylène) ainsi que par des acides et bases. Les acides et bases étaient stockés en cuves aériennes et en fûts.
Observations: Ces Établissements LANGLOIS ont notifié leur cessation d’activité à la préfecture par courrier du 9 décembre 1997 en annexant un pré-diagnostic ainsi qu’une évaluation simplifiée des risques. Le pré-diagnostic a mis en évidence une acidification localisée des sols, de fortes odeurs de solvants en imprégnation des terrains ainsi qu’une pollution des eaux souterraines par divers composés -acides, organo-halogènes…). Les deux rapports concluent à la nécessité d’effectuer un diagnostic approfondi afin de connaître l’étendue de la pollution et de préciser la source et les différents polluants en présence. Celui-ci a été demandé par arrêté préfectoral en date du 29 avril 1998.
Des diagnostics, réalisés en 2004 (12 sondages) et en 2006 (6 sondages sols et 3 piézomètres), font état de pollution dans les sols et les eaux souterraines. Ils ont mis en évidence, dans le sol, des impacts en COHV (composés organiques halogénés volatils, solvants chlorés (principalement du tétrachloroéthylène et du trichloroéthylène) et en BTEX et, dans la nappe d’eaux souterraines, des impacts en solvants chlorés et en BTEX .
De nouvelles investigations dans les sols et eaux souterraines ont eu lieu en 2010 et 2012 (6 + 5 sondages + 2 piézomètres). Il en ressort :
- la présence d’impacts en COHV (principalement du m+p-xylène), BTEX (principalement du tétrachloroéthylène) dans le sol ;
- la présence de BTEX, notamment en COHV, d’alcènes et d’alcanes chlorés dans la nappe ;
Par ailleurs, la présence de six cuves enterrées a été confirmée au nord-ouest du site par des mesures Géoradar.
Sur la base des investigations réalisées, des travaux de dépollution ont été réalisés entre novembre 2013 et juillet 2014 au cours desquels de nouveaux sondages et piézomètres ont été effectués :
- les six cuves enterrées ont été enlevées ;
- les deux « zones sources » ont été excavées (emplacement des anciennes cuves aériennes de stockage à l’ouest du site et emplacement des anciennes cuves enterrées en limite ouest du site). Le volume de terres excavées était de 1800m³. Ces terres ont été traitées in situ par broyage, aspiration des gaz qui ont été mélangés à de la chaux et filtrés sur charbon actif ;
- une barrière réductrice (injection de fer zéro valent) a été mise à l'entrée pour éviter la migration de la pollution vers l’extérieur du site ;
- 18 forages ont été réalisés pour effectuer des injections dans la nappe d’eaux souterraines pour traiter :
-> par biodégradation anaérobie les pollutions au droit du site et en aval de celui-ci (au droit du site LIGERIM situé en face).
-> en limite de site par injection de fer zéro valent (« barrière réductrice ») afin d’éviter la migration des eaux impactées hors site.

Suite aux travaux d’excavation des terres, une mesure des teneurs résiduelles a été effectuée en bordures de fouilles (fonds de fouilles en zone saturée) :
– sur la zone 1 : les teneurs en COHV et en BTEX sont inférieures à l’objectif de réhabilitation de 5mg/Kg de MS à l’exception du flanc sud de fouille (6,40mg/Kg pour les BTEX et 81,4mg/Kg en COHV) et du flanc est de fouille (399mg/Kg en COHV) ;
– sur la zone 2 : les teneurs en COHV et en BTEX sont inférieures à l’objectif de réhabilitation de 5mg/Kg de MS à l’exception du flanc nord de fouille (280mg/Kg pour les BTEX) et du flanc ouest de fouille (260mg/Kg en COHV et 9,86mg/kg en BTEX en ouest 1 et 32mg/Kg en COHV en ouest 2) ;
– en limite nord de voirie (dénommée zone 3 nord) : 12,29mg/Kg en COHV.

Les travaux d’excavation n’ont pas pu se poursuivre au-delà pour les flancs ayant des teneurs résiduelles plus élevées que l’objectif de réhabilitation pour des raisons de contraintes techniques (stabilité du bâtiment, voirie et canalisation gaz).
Le remblaiement des zones a été effectué avec les terres excavées après traitement (avec des taux d’abattement compris entre 90 à 99%).

Les eaux souterraines sont actuellement en cours de traitement.
Description Un premier diagnostic de pollution a été effectué sur le site des établissements Langlois dans le cadre de la vente du site. Dix sondages ont été réalisés le 25/08/1997, dont 5 à proximité des cuves enterrées et 5 autres au droit des cuves et des zones de stockage de surface, ainsi que la pose de 2 piézomètres aux sondages T3 et T5 (voir plan cartographique partie B). Le pré-diagnostic a mis en évidence une acidification localisée des sols, de fortes odeurs de solvants en imprégnation des terrains ainsi qu’une pollution des eaux souterraines par plusieurs composés (acides, hydrocarbures, composés organochlorés, chlorures, etc.) dans des teneurs qui excèdent nettement les valeurs guides d’intervention (Composés Organo-Halogénés Volatils (COHV) = 2000 mg/L).
Une Évaluation Simplifiée des Risques a été effectuée le 31 octobre 1997 et conclut que le site est à surveiller avec une mise en place d’un dispositif de surveillance.

Ces 2 rapports concluent en la nécessité d’effectuer un diagnostic approfondi afin de connaître l’étendue de la pollution et de préciser la source et les différents polluants en présence. Celui-ci a été demandé par arrêté préfectoral en date du 29 avril 1998.

L’exploitant a procédé à une information en date du 14 avril 1998, en indiquant que les installations de distribution n’existaient plus, que les cuves de corrosifs ont été vidées et démontées, et les cuves enterrées dégazées et neutralisées avec remplissage de sable.

Le site a été vendu en 1998, le nouveau propriétaire a pris en charge le suivi de la dépollution du site et un bureau d'études a été mandaté à cet effet.
Des diagnostics, réalisés en 2004 (12 sondages) et en 2006 (6 sondages sols et 3 piézomètres), font état de pollution dans les sols et les eaux souterraines qui ont mis en évidence des impacts en solvants chlorés, en COHV (composés organiques volatils) et en BTEX (principalement du tétrachloroéthylène et du trichloroéthylène) dans le sol et des impacts en solvants chlorés et en BTEX dans la nappe d’eau souterraine.


Une surveillance trimestrielle a été effectuée sur la qualité des eaux souterraines de 1999 à 2003, puis bi-annuelle de 2004 à 2005. La comparaison entre les différents suivis permet de mettre en évidence un axe d’écoulement dirigés vers le nord-est et de confirmer que le panache de pollution des eaux souterraines par des hydrocarbures totaux, des BTEX et des COHV (trichloroéthane, dichloroéthane, chlorure de vinyle, TCE/PCE, dichlorométhane, trichlorométhane) est présent au droit des piézomètres T3, T11 et T24 et ne s’étend pas au secteur des piézomètres T14, T15 et T16. La plupart des composés présentent des concentrations en légère diminution sans qu’il y ait cependant de changement de grandeur. La forte pollution des eaux souterraines est donc confirmée par les différentes campagnes d’analyses de 1997 à 2005.

En date du 2 mars 2015, l’audit approfondi réalisé en 1998 a été remis au repreneur du site. A cet effet, plusieurs dossiers (diagnostics et études) relatifs à la réalisation d’un schéma conceptuel (4 juillet 2012 - voir plan cartographique partie B), d’un plan de gestion ( 4juillet 2012) ainsi que d’une proposition de dépollution des sols (en juillet 2013) ont été réalisés par un bureau d’étude mandaté par le propriétaire.
Les nouvelles investigations dans les sols et eaux souterraines ont eu lieu en 2010 et 2012 (6 +5 sondages + 2 piézomètres). Il en ressort :
- la présence d’impacts en COHV (principalement du m+p-xylène), BTEX (principalement du tétrachloroéthylène) dans le sol ;
- la présence de BTEX, notamment en COHV, d’alcènes et d’alcanes chlorés dans la nappe ;
Par ailleurs, la présence de six cuves enterrées a été confirmée au nord-ouest du site par des mesures Géoradar.

Il est conclu sur la base des investigations réalisées que des travaux de dépollution sont nécessaires pour protéger les enjeux identifiés (qualité de l’air dans les locaux professionnels et les usages éventuels de la nappe d’eau souterraine).
Sur la base des investigations réalisées, des travaux de dépollution ont été réalisés entre novembre 2013 et juillet 2014 au cours desquelles de nouveaux sondages (16) et piézomètres (4) ont été effectués :
- les six cuves enterrées ont été enlevées en décembre 2013 ;
- les deux « zones sources » ont été excavées (emplacement des anciennes cuves aériennes de stockage à l’ouest du site et emplacement des anciennes cuves enterrées en limite ouest du site). Le volume réel de terres excavées était de 1800m³. Ces terres ont été traitées in situ au courant du premier semestre 2014 par broyage, aspiration des gaz qui ont été mélangés à de la chaux et filtrés sur charbon actif ;
- un traitement de la nappe d’eau souterraine par injection de substance favorisant la dégradation des substances polluantes et une injection en aval du site pour réaliser une réduction complète évitant la création de sous-produits dangereux.

- mise en place d'une barrière réductrice par injection de fer zéro valent afin d'éviter la migration hors site des polluants;
- 18 forages ont été réalisés pour effectuer des injections dans la nappe d’eau souterraine pour traiter les pollutions (traitement par biodégradation anaérobie), dont 8 chez un terrain voisin où une pollution de la nappe a été détectée. Les injections se feront sur un rythme allant à 3 fois par an sur une période de 4 ans.

Des échantillons ont par la suite été prélevés sur les flancs de fouilles pour analyses (fonds de fouilles en zone saturée), ainsi qu’une analyse des terres excavées avant et après traitement.
Concernant les échantillons de sol prélevés en flancs de fouilles :
- la zone de fouille 1 présente des teneurs pour les COHV égales à 87,4 mg/kg MS au sud de la cette zone et égales à 399 mg/kg MS à l’est, et pour les BTEX des teneurs égales à 6,40 mg/kg MS au sud de cette zone ;
- la zone de fouille 2 présente des teneurs en BTEX des flancs nord et ouest de cette zone respectivement égales à 280 et jusqu’à 260 mg/kg MS, et pour les COHV des teneurs égales à 9,86 mg/kg MS pour la partie Ouest de cette zone;
- la zone de fouille 3 présente des teneurs en COHV égales à 12,29 mg/kg MS pour la partie Nord de cette zone.

Concernant les échantillons de terre prélevés avant et après traitement :
- une baisse de teneurs en COHV et BTEX a été constatée après traitement avec des taux d’abattement compris entre 90 % et 99 %.
- l’obtention des teneurs en COHV et BTEX inférieures à l’objectif de réhabilitation fixé à 5 mg/kg MS.
Le remblaiement des zones a été effectué avec les terres excavées après traitement.

Le traitement des eaux souterraines est actuellement en cours. Au bout de trente trois mois de traitement, des abattements sont observés en COGV totaux et en BTEX. En certains ouvrages, les objectifs de réhabilitation sont atteints (avec asymptote). Il , néanmoins , des teneurs élevées en COHV au droit du site et au droit du site voisin. Le traitement est poursuivi à ce stade.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
Benzène et dérivés / Somme de benzene, toluene, ethylbenzene, xylenes (BTEX)
COHV, solvants chlorés, fréons
COHV, solvants chlorés, fréons / Trichloroéthylène
Hydrocarbures et indices liés
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Evacuation de produits ou de déchets
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
✓ Excavation des sols
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
24/08/1997 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2005-06-09 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : La plupart des composés présentent des concentrations en légère diminution sans qu’il y ait cependant de changement de grandeur. Informations complémentaires : Le suivi du traitement (par biodégradation anaérobie et barrière filtrante) des eaux souterraines est en cours de réalisation.
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
SAINT BARTHELEMY D'ANJOU 1 AP 310 49

Obligation(s) règlementaire(s) liée(s) aux parcelles - SIS/SUP (1/1)

Identifiant de l'obligation règlementaire liée à la parcelle

SSP00033770101

Identifiant de l'information de l'administration liée à l'obligation réglementaire SSP000337701
Ancien identifiant SIS
49SIS05555
Type d'obligation réglementaire
Secteur d'Information sur les Sols (SIS) Servitude d'Utilité Publique (SUP)
X
Code INSEE Non renseigné
Date de dernière mise à jour 30/09/2020
Date de l'Arrêté Préfectoral Non renseignée
Nom(s) Usuel(s) Non renseigné
Description Le site est situé dans la zone industrielle de Saint Barthélemy d’Anjou. Les «Établissements LANGLOIS » ont fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’autorisation en date du 27 novembre 1969 pour l’installation et l’exploitation d’entrepôts de produits chimiques et pharmaceutiques ainsi que de deux arrêtés complémentaires en date du 3 février 1970 relatif à un stockage d’ammoniac anhydre en tubes et du 17 juin 1976.
Cette société était spécialisée dans le négoce de produits chimiques et, l’installation principale était située à proximité de Rennes. Le site de Saint Barthélémy d’Anjou constituait un dépôt relais pour la livraison de la clientèle.
Sur le site de Saint Barthélémy d’Anjou, les installations autorisées comprenaient :
– un dépôt de chlorate de soude,
– un dépôt aérien de liquides inflammables conditionnés en fûts,
– un dépôt de liquides inflammables en réservoirs enterrés.
Les liquides inflammables initialement stockés sur le site étaient des essences C et F, de l’alcool de l’acétone, du White Spirit, de la méthyléthylcétone, du xylène, du toluène et du pétrole désaromatisé. Au fil des ans ces produits ont été complétés par des composés halogénés (trichloréthane, chlorure de méthylène) ainsi que par des acides et bases. Les acides et bases étaient stockés en cuves aériennes et en fûts.
Observations: Ces Établissements LANGLOIS ont notifié leur cessation d’activité à la préfecture par courrier du 9 décembre 1997 en annexant un pré-diagnostic ainsi qu’une évaluation simplifiée des risques. Le pré-diagnostic a mis en évidence une acidification localisée des sols, de fortes odeurs de solvants en imprégnation des terrains ainsi qu’une pollution des eaux souterraines par divers composés -acides, organo-halogènes…). Les deux rapports concluent à la nécessité d’effectuer un diagnostic approfondi afin de connaître l’étendue de la pollution et de préciser la source et les différents polluants en présence. Celui-ci a été demandé par arrêté préfectoral en date du 29 avril 1998.
Des diagnostics, réalisés en 2004 (12 sondages) et en 2006 (6 sondages sols et 3 piézomètres), font état de pollution dans les sols et les eaux souterraines. Ils ont mis en évidence, dans le sol, des impacts en COHV (composés organiques halogénés volatils, solvants chlorés (principalement du tétrachloroéthylène et du trichloroéthylène) et en BTEX et, dans la nappe d’eaux souterraines, des impacts en solvants chlorés et en BTEX .
De nouvelles investigations dans les sols et eaux souterraines ont eu lieu en 2010 et 2012 (6 + 5 sondages + 2 piézomètres). Il en ressort :
- la présence d’impacts en COHV (principalement du m+p-xylène), BTEX (principalement du tétrachloroéthylène) dans le sol ;
- la présence de BTEX, notamment en COHV, d’alcènes et d’alcanes chlorés dans la nappe ;
Par ailleurs, la présence de six cuves enterrées a été confirmée au nord-ouest du site par des mesures Géoradar.
Sur la base des investigations réalisées, des travaux de dépollution ont été réalisés entre novembre 2013 et juillet 2014 au cours desquels de nouveaux sondages et piézomètres ont été effectués :
- les six cuves enterrées ont été enlevées ;
- les deux « zones sources » ont été excavées (emplacement des anciennes cuves aériennes de stockage à l’ouest du site et emplacement des anciennes cuves enterrées en limite ouest du site). Le volume de terres excavées était de 1800m³. Ces terres ont été traitées in situ par broyage, aspiration des gaz qui ont été mélangés à de la chaux et filtrés sur charbon actif ;
- une barrière réductrice (injection de fer zéro valent) a été mise à l'entrée pour éviter la migration de la pollution vers l’extérieur du site ;
- 18 forages ont été réalisés pour effectuer des injections dans la nappe d’eaux souterraines pour traiter :
-> par biodégradation anaérobie les pollutions au droit du site et en aval de celui-ci (au droit du site LIGERIM situé en face).
-> en limite de site par injection de fer zéro valent (« barrière réductrice ») afin d’éviter la migration des eaux impactées hors site.

Suite aux travaux d’excavation des terres, une mesure des teneurs résiduelles a été effectuée en bordures de fouilles (fonds de fouilles en zone saturée) :
– sur la zone 1 : les teneurs en COHV et en BTEX sont inférieures à l’objectif de réhabilitation de 5mg/Kg de MS à l’exception du flanc sud de fouille (6,40mg/Kg pour les BTEX et 81,4mg/Kg en COHV) et du flanc est de fouille (399mg/Kg en COHV) ;
– sur la zone 2 : les teneurs en COHV et en BTEX sont inférieures à l’objectif de réhabilitation de 5mg/Kg de MS à l’exception du flanc nord de fouille (280mg/Kg pour les BTEX) et du flanc ouest de fouille (260mg/Kg en COHV et 9,86mg/kg en BTEX en ouest 1 et 32mg/Kg en COHV en ouest 2) ;
– en limite nord de voirie (dénommée zone 3 nord) : 12,29mg/Kg en COHV.

Les travaux d’excavation n’ont pas pu se poursuivre au-delà pour les flancs ayant des teneurs résiduelles plus élevées que l’objectif de réhabilitation pour des raisons de contraintes techniques (stabilité du bâtiment, voirie et canalisation gaz).
Le remblaiement des zones a été effectué avec les terres excavées après traitement (avec des taux d’abattement compris entre 90 à 99%).

Les eaux souterraines sont actuellement en cours de traitement.
Carte(s) et plan(s)
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Carte(s) et plan(s)
Emprise Classification
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de la classification
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
SAINT BARTHELEMY D'ANJOU 1 AP 310 49