SSP0004696

Imprimer le descriptif

Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0004696

Nom usuel IRSN
Commune(s) 78650 LE VESINET
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000469601 25/03/2026

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000469601

Date de dernière mise à jour 25/03/2026
Statut de l'instruction Clôturée
Nom Usuel IRSN
Autre(s) identifiant(s) Non renseignés
Environnement Ce site a accueilli des laboratoires d'analyses de l'activité radiologique chauffés par une chaufferie consommant du fuel domestique stocké dans deux cuves.
A la suite d'un déversement accidentel de fuel survenu le 5 mars 2003, le site a fait l'objet de deux diagnostics de l'état des milieux suivis de travaux de dépollution pour un usage industriel entre 2003 et 2011. Ces investigations ont mis en évidence une pollution des sols en hydrocarbures à proximité de la chaufferie ainsi qu'une pollution de la Seine en hydrocarbures, HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes). Les travaux de dépollution menés ont consisté, de manière générale, en l'excavation des terres polluées. Des terres contaminées situées sous la chaufferie ont été laissées en place en 2003. Une géomembrane a donc été mise en place afin de protéger ces terres des infiltrations météoriques.
Lors de la cessation définitive d'activité de la chaufferie en 2011, les terres polluées ont été excavés, triés et envoyées en biocentre. Des analyses en fond et flancs de fouille ont montré l'absence d'hydrocarbures. Les fouilles ont ensuite été remblayées par des terres saines d'apport et des terres à faible concentration en hydrocarbures.
Une étude des risques pour la qualité des eaux distribuées, prescrite par arrêté préfectoral du 23 décembre 2005 et réactualisée en 2007, a conclu à l'absence de risques pour la qualité des eaux distribuées.
Une surveillance de la qualité de la nappe de la craie réalisées de façon trimestrielle entre 2003 et 2011 sur quatre piézomètres en aval de la zone polluée ont mis en évidence que la nappe n'a pas été impactée de manière significative. Entre octobre 2011 et janvier 2013, une surveillance renforcée de la qualité des eaux souterraines, menée pendant la phase de remontée de la nappe, a conclu à l'absence d'impact sur la nappe utilisée pour l'alimentation en eau potable. En juin 2013, l'inspection a acté l'arrêt de la surveillance de la qualité des eaux souterraines. Les piézomètres de surveillance ont été comblés en août 2013.
Actuellement, le terrain anciennement occupé par la chaufferie est en friche. Un projet d'écoquartier est en cours sur ce terrain.
Observations: Plusieurs rapports ont été fournis suite à l'accident en mars 2003 :
- un diagnostic de l'état des milieux en juin 2003
- travaux de dépollution en décembre 2003
- une étude des risques pour la qualité des eaux distribuées dans des conditions hydrauliques défavorables en 2006 et réactualisée en 2007
- plusieurs rapports de surveillance de la qualité de la nappe entre mars 2003 et mai 2011

Dans le cadre de la cessation d'activité de la chaufferie en 2011, les rapports suivants ont été fournis :
- un diagnostic de l'état des milieux en octobre 2010
- des travaux de dépollution en mai 2011
- surveillance de la qualité de la nappe suite à l'essai de remontée de nappe entre octobre 2011 et mai 2013
- rapport de fin de travaux en août 2013
Description Le 5 mars 2003, un déversement accidentel de fuel s'est produit lors du remplissage d'un des réservoirs alimentant la chaufferie de l'IRSN. Un volume de fuel indéterminé s'est dispersé dans les canalisations et les sols autour du point de déversement. Ce déversement accidentel a entraîné une pollution des sols à proximité de la chaufferie ainsi qu’une pollution de la Seine par la voie d'un collecteur d'eaux pluviales.

Par arrêté préfectoral du 11 mars 2003, des investigations et travaux d'urgence ont été imposés à l'IRSN. Un diagnostic de l'état des milieux a mis en évidence que les sols étaient pollués a minima jusqu'à 10 m de profondeur par des hydrocarbures, la concentration maximale mesurée étant de 6 900 mg/kg à 3 m de profondeur. Les analyses d'eau prélevée dans les quatre piézomètres en aval hydraulique de la zone polluée, au mois de mars, avril et juin 2003, ont mis en évidence des concentrations en hydrocarbures totaux, HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes) inférieures aux seuils de détection.

Cependant, il a été constatée un risque important de transfert de la pollution des sols en hydrocarbures vers la nappe de la Craie, exploitée pour l'alimentation en eau potable.

Des travaux de réhabilitation du site ont donc été imposés par arrêté préfectoral de prescriptions spéciales du 23 juillet 2003. Préalablement aux travaux d'excavation des terres polluées, les deux réservoirs de fuel domestique ont été déterrés et éliminés. Environ 900 m3 de terres polluées ont été excavées jusqu'à 5 mètres de profondeur au niveau des réservoirs et à proximité du mur sud-ouest de la chaufferie. Ces terres souillées ont ensuite été évacuées et éliminées en filière dédiée. Les terres polluées situées sous la chaufferie et au-delà de 5 mètres de profondeur ont été laissées en place. Une couche d'argile compactée d'un mètre d'épaisseur, surmontée d'une géomembrane ont été placées au-dessus de ces terres polluées de façon à les protéger de l'infiltration des eaux météoriques.

A l'issue des travaux, des analyses ont montré des concentrations en hydrocarbures totaux inférieures à 500 mg/kg de matières sèches sur les flancs de fouille, hormis au niveau des flancs de fouille situés en bordure de la chaufferie. En fond de fouille, trois points présentaient des concentrations d'hydrocarbures totaux supérieures à 500 mg/kg de matières sèches dont deux points situés dans la fouille latérale (côté ouest de la chaufferie).

Par arrêté préfectoral en date du 23 décembre 2005, la réalisation d'une étude des risques pour la qualité des eaux distribuées en cas de remontée de la nappe a été imposée à l'IRSN, de même que la réalisation d'études technico-économiques devant étudier l'excavation des terres souillées laissées en place, le traitement in-situ de ces terres et la mise en place d'une barrière hydraulique.

Les études ont été remises en avril 2006 et ont fait l'objet d'une analyse critique d'un tiers expert ainsi que de l'avis d'un hydrogéologue agréé. L'étude de risques a conclu à l'absence de risque pour la qualité des eaux distribuées. L'hydrogéologue agréé a donné son accord pour la reprise de l'exploitation des ouvrages de pompage des eaux destinées à l'alimentation humaine.

Conformément aux dispositions de l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2005, le forage le plus proche, situé à environ 39 m de la zone polluée, a fait l'objet de travaux, au cours des mois de février et mars 2006, permettant de dériver les eaux pompées vers le réseau communal des eaux pluviales, en cas de besoin.

L'étude des risques pour la qualité des eaux distribuées dans des conditions hydrauliques défavorables, a été actualisée en 2007, pour tenir compte du fait que certains forages alimentant l'usine de production d'eau potable de Louveciennes ne seraient plus opérationnels en cas de crue de la Seine et ne pourraient plus diluer les eaux pompées au niveau du captage le plus proche du site. Cette étude conclut a l'absence de risque pour la qualité des eaux distribuées.

Une surveillance de la qualité des eaux souterraines a été réalisée par l'exploitant de mars 2003 jusqu'au mois de mai 2011, soit 33 campagnes d'analyses, via le réseau de quatre piézomètres situés entre la zone polluée et les premiers captages d'eau potable. Depuis l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2005, la surveillance était assurée selon une fréquence trimestrielle. Ces analyses ont mis en évidence que la nappe n'a pas été impactée de manière significative. L'arrivée périodique de polluants (HCT, Composés Aromatiques Volatils (CAV), HAP) à des concentrations légèrement supérieures à la limite de quantification mais très inférieures aux valeurs limites de potabilité ont été détectées épisodiquement dans certains piézomètres, sans qu'il soit possible d'attribuer avec certitude l'origine de ces polluants à la pollution résiduelle du site.

Dans le cadre de la cessation définitive d'activité de la chaufferie, un nouveau diagnostic de l'état des sols au droit et aux abords de la chaufferie a été réalisé au mois d'août 2010 afin de préciser l'étendue de la pollution résiduelle au niveau de la chaufferie et de la zone dépolluée jusqu'à 5 m de profondeur. Cette étude a mis en évidence une pollution résiduelle des sols en hydrocarbures au niveau de la chaufferie et à l'ouest de celle-ci, en hydrocarbures aliphatiques volatils (C5-C10), en HAP et en CAV supérieures aux limites de quantification. Aucune anomalie en hydrocarbures n'a été détectée dans les échantillons prélevés dans la zone de battement de la nappe.

Des travaux de dépollution complémentaires ont été menés d’octobre 2010 à juillet 2011. Il a été procédé à la démolition du bâtiment de la chaufferie du local de raccordement sur le réseau électrique voisin, après désamiantage et évacuation des chaudières. Les travaux ont consisté également en l'excavation des terres dont 4 563 tonnes de terres polluées acheminées vers un biocentre. Des analyses en fond et flancs de fouille ont montré des teneurs résiduelles en hydrocarbures inférieures aux limites de quantification. Les fouilles ont été remblayées par des terres provenant du site et par des terres saines provenant de l'extérieur du site.

A l'issue des travaux, un essai de remontée de la nappe alluviale de la Seine a été réalisé du 17 octobre 2011 au 8 janvier 2013 afin de vérifier l'absence de relargage de polluants par les terres laissées en place et les terres utilisées pour le remblayage de la fouille. Pendant cette période, aucune arrivée de polluants n'a été constatée au niveau des piézomètres de surveillance implantés sur le site et au niveau du captage d'eau potable le plus proche.

Par lettre en date du 12 juin 2013, Monsieur le préfet des Yvelines a informé l'IRSN que la surveillance de la qualité de la nappe alluviale de la Seine pouvait être arrêtée. L'IRSN a justifié du comblement des piézomètres de surveillance le 8 août 2013.

En 2011, l'IRSN avait indiqué que ses activités de laboratoire et d'expertise perduraient sur la parcelle concernée et que l'usage du site resterait industriel. Actuellement, le terrain où était situé la chaufferie est en friche. Il a été rattaché à la parcelle AR104 où un projet d'écoquartier incluant ce terrain est en cours.

Sauf éléments nouveaux, ce site, en l'état actuel, n'appelle plus d'actions particulières de la part de l'inspection des installations classées.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
Benzène et dérivés / Somme de benzene, toluene, ethylbenzene, xylenes (BTEX)
HAP (Hydrocarbures aromatiques, polycycliques, pyrolytiques et dérivés)
Hydrocarbures et indices liés
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Gardiennage
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Excavation des sols
✓ Elimination en installation de stockage des déchets dangereux (ISDD)
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
LE VESINET 1 AR 104 78