SSP0004728

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0004728

Nom usuel ISOBOX
Commune(s) 78337 LIMETZ VILLEZ
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000472801 01/01/2015 31/12/2019 24/07/2025

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000472801

Date de dernière mise à jour 24/07/2025
Statut de l'instruction Clôturée
Nom Usuel ISOBOX
Autre(s) identifiant(s) Non renseignés
Environnement Le site étudié est localisé 24 rue de l’eau sur la commune de Limetz-Villez (78) et correspond aux parcelles cadastrales suivantes :
- Section AB : n° 21, 22, 24, 25, 27, 334, 360, 362, 363, 364, 374, 377 et 462 ;
- Section ZH : n° 49, 67 à 73, 246 et 247 ;
- Section ZI : n° 249 à 251, 301 à 304, 309, 367 et 4 01 à 403.
L’établissement court sur les plans cadastraux AB, ZH et ZI et présente une superficie totale de 3 ha environ.
Les abords immédiats du site sont les suivants :
- au nord : la rivière l’Epte puis des champs agricoles ;
- au sud et à l’est : une zone boisée puis des champs agricoles ainsi que des lotissements ;
- à l’ouest : la rue de l’eau puis une zone à dominante agricole.

La première nappe rencontrée au droit du site est la nappe des alluvions en relation hydraulique avec la nappe sous-jacente de la craie. Compte tenu de sa faible profondeur (1 à 2 mètres environ) et de l’absence de couche imperméable la surmontant, cette nappe est considérée comme vulnérable face à une éventuelle pollution du fait d’une activité polluante provenant du site.
Compte tenu de l’absence de captage d’eau potable en aval hydrogéologique du site, de la distance des captages industriels et des nappes captées, les eaux souterraines au droit du site peuvent être qualifiées de peu sensibles.

L’Epte constitue la bordure nord du site et est située en aval hydrogéologique présumé du site.
Compte tenu de sa contiguïté au site et des relations probables nappe / rivière, l’Epte est vulnérable face à une éventuelle pollution du fait d’une activité polluante provenant du site. Un usage récréatif ayant été identifié, elle est considérée comme sensible.

La zone naturelle du boisement alluvial à la confluence de l’Epte est située en aval hydrogéologique du site à moins de 2 km de celui-ci. L’Epte jouant le rôle de barrière hydraulique, les risques de dégradation de sa qualité du fait d’une éventuelle pollution en provenance du site sont considérés comme faibles. Il est donc considéré comme peu vulnérable vis-à-vis d’une pollution en provenance du site.
Compte tenu de l’absence de zone naturelle vulnérable en aval hydrogéologique, les zones naturelles peuvent être qualifiées de peu sensibles.
Description La société ISOBOX (Division KNAUF Industries) était autorisée à exploiter une installation de transformation de matières plastiques et élastomères (fabrication de pièces moulées en polystyrène) au 24 rue de l’Eau à Limetz-Villez (78 270) par arrêté préfectoral d’autorisation en date du 7 juin 1999. Par courrier du 28 février 2015, la société ISOBOX TECHNOLOGIES, sous couvert de la société KNAUF INDUSTRIES, a informé Monsieur le préfet des Yvelines de la cessation totale des activités au droit du site.

La société KNAUF INDUSTRIES a transmis en février 2016 un mémoire de cessation d’activité faisant état de :
- plusieurs poches de pollutions des sols par des hydrocarbures et Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) ;
- la présence de métaux (Cd, Pb) dans les sols de surface de la fosse d’entretien des camions et des anciennes cuves à gasoil enterrées ;
- la présence de remblais de fonderie, de tout venant, de grave ciment et de débris de plâtres sur une épaisseur d’environ 1,2 à 1,5 m d’épaisseur au droit du bâtiment principal ;
- la présence d’un ruisseau busé dans un collecteur et traversant le site du nord-est vers le sud-ouest ;
- l’absence d’impact dans les sédiments de l’Epte et dans les eaux souterraines au droit du site ;
- la nécessité de vérifier que les cuves ont bien toutes été inertées / dégazées.

L’exploitant a étudié plusieurs solutions de traitement des zones sources et proposait dans le mémoire de réhabilitation l’excavation des terres impactées et leurs évacuations en installation spécifique de stockage de déchets.

Un récépissé de notification de cessation d’activité a été délivré à l’exploitant le 24 novembre 2016.

L’exploitant a transmis en septembre 2019 le rapport de fin de travaux de dépollution comportant des investigations complémentaires réalisées entre 2015 et 2017 et le contrôle du respect des objectifs de dépollution indiquant que :
- tout le site a été dépollué à l’exception de deux points de la zone n°3 dite « zone » bleue qui contiennent encore des terres polluées restées en place en raison de l’inaccessibilité de ces deux points en bordure de l’Epte et sous le mur porteur de l’entrepôt ;
- les objectifs de dépollution ont été atteints pour les sept poches de pollution concentrée des sols mises en évidence lors des différents diagnostics ;
- les eaux souterraines présentent un impact ponctuel en hydrocarbures ;
- aucun impact sur les eaux superficielles n’a été mis en évidence permettant d’établir un lien entre l’impact identifié dans la nappe alluviale et la rivière ;
- aucun impact n’a été identifié dans les gaz de sol, y compris sous la dalle du vide sanitaire ;
- les résultats des analyses de sols réalisées aux niveaux des flancs et fonds de fouilles permettent de démontrer que le site est compatible avec un usage industriel.

Une inspection a été diligentée le 27/09/2019. L’Inspection des installations classées a constaté :
- que le traitement des sept zones de pollution a été réalisé par excavation des terres et élimination dans une installation extérieure dûment autorisée (dossier de fin de travaux), puis remblaiement par des matériaux sains après contrôles des sols en fonds et flancs de fouilles ;
- la présence de plusieurs piézomètres pour vérifier la qualité des eaux souterraines après travaux et également de réaliser une surveillance sur plusieurs années ;
- que plusieurs bâtiments du site ont été démolis pour permettre de traiter certaines zones polluées
- que les deux points non traités sur le site au niveau de la zone 3 (zone bleue) étaient inaccessibles sans toucher à l’intégrité des bâtiments et du site.

Compte tenu de ces éléments, l’Inspection des installations classées a proposé à Monsieur le Préfet des Yvelines de :
- prendre en compte les travaux réalisés par l’exploitant pour la dépollution des sols et pour rendre le site compatible avec un usage industriel ;
- rappeler à l’exploitant que le récépissé de cessation d’activité du 24 novembre 2016, ne vaut pas quitus de l’Administration.

L’Inspection des installations classées a par ailleurs proposé à Monsieur le Préfet des Yvelines, de demander à l’exploitant :
- de réaliser semestriellement (basses et hautes eaux) une surveillance des eaux souterraines pour une durée de deux ans et de transmettre annuellement les analyses commentées avec les actions qui pourront être nécessaires au vu des résultats ;
- de transmettre le bilan biennal de surveillance des eaux souterraines, commenté avec les actions complémentaires nécessaires et proposées.

Par courriel du 13 janvier 2022, l’exploitant a transmis le bilan biennal de surveillance des eaux souterraines sur le site ISOBOX à Limetz-Villez.

L’exploitant précise que :
- lors des campagnes réalisées entre 2019 et 2021, certains paramètres (notamment BTEX) n’ont jamais été détectés. Les concentrations mesurées étaient inférieures aux valeurs de quantification du laboratoire ;
- la présence ponctuelle d’hydrocarbures C5-C10 au droit de PZ8 en avril 2020 (241 μg/l) montre un probable « rebond » après la dépollution de cette zone ;
- la surveillance monte également la présence très ponctuelle d’hydrocarbures C10-C40 en mars 2021 (224 μg/l), teneur restant toutefois très inférieure à la limite de qualité des eaux brutes destinées à la production d'eaux destinées à la consommation humaine (1 000 μg/l) ;
- la comparaison des résultats obtenus lors des campagnes successives (entre 2019 et 2021) de surveillance des eaux souterraines a permis de relever les principales tendances suivantes :
• la disparition complète de l’impact en hydrocarbures C10-C40 mis en évidence au droit de l’ouvrage PZ8 lors des investigations complémentaires de 2017, mais l’apparition au droit de PZ7 (aval hydraulique direct de PZ6) d’une faible teneur en hydrocarbures C10-C40 (224 μg/l) en mars 2021 et de traces de HAP en septembre 2021 ;
• une nette tendance à la baisse des teneurs en hydrocarbures C5-C10 observée sur l’ensemble des ouvrages, avec néanmoins une augmentation ponctuelle au droit de l’ouvrage PZ8, en aval de la salle des compresseurs, en avril 2020 (241 μg/l) (possible impact de la pollution restée en place et techniquement impossible à retirer sans faire tomber une partie du bâtiment) ;
• des teneurs ponctuelles en HAP, mais avec des teneurs restant toutefois faibles ou du même ordre de grandeur que les valeurs de comparaison à l’exception d’une teneur légèrement supérieure à la valeur de référence (1 μg/l) pour l’ouvrage PZ2 (amont hydraulique du site) en septembre 2019 (1,68 μg/l), valeur non imputable au site et à l’intérieur de l’intervalle d’incertitude ;
• Des concentrations en COHV toutes inférieures aux valeurs de référence à l’exception de teneurs ponctuelles en chlorure de vinyle au droit de PZ2 en avril 2020 (0,99 μg/l) et mars 2021 (0,58 μg/) supérieures aux valeurs de références. A noter que ce piézomètre PZ2 est en amont hydraulique du site.

En conclusion, l’exploitant considère que les analyses des eaux souterraines permettent de :
- confirmer le sens d’écoulement de la nappe superficielle globalement en direction du sud, soit une alimentation de la nappe alluviale par la rivière le Bras de l’Epte, à l’inverse de ce qui est normalement observé avec les nappes d’accompagnement ;
- constater la quasi-disparition de tous les impacts sur la qualité des eaux souterraines, indiquant la bonne exécution des travaux de dépollution, à l’exception du point restant sous l’ancienne salle des compresseurs, mais qui n’a qu’un impact très limité sur la qualité des eaux souterraines.

Les travaux de dépollution sur le site de Limetz-Villez réalisés par l’exploitant ISOBOX en 2019, montrent un effet bénéfique et une nette tendance à la baisse sur les paramètres surveillés.
Les travaux réalisés et les résultats obtenus sur les analyses des eaux souterraines permettent de conclure que le site ne présente pas de risque sanitaire pour un usage industriel.

Compte tenu de ces éléments, l’Inspection des installations classées a proposé à Monsieur le Préfet des Yvelines, de prendre acte du bilan biennal de surveillance des eaux souterraines transmis par l’exploitant ISOBOX et d’autoriser l’arrêt de la surveillance des eaux souterraines sur le site de Limetz-Villez.

Le site est donc compatible avec un usage industriel.
Sauf élément nouveau, ce site n’appelle plus d’action de l’Inspection des installations classées.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
HAP (Hydrocarbures aromatiques, polycycliques, pyrolytiques et dérivés)
Hydrocarbures et indices liés
Metaux et métalloïdes / Cadmium
Metaux et métalloïdes / Plomb
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
31/08/2019 -
Description
Des travaux de remise en état ont été réalisés sur le site en 2019 : les 7 zones polluées ont été excavées et remblayées par des terres saines. Complément au mémoire de cessation d'activité en septembre 2019
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Etude historique, documentaire et mémorielle
31/03/2015 -
Description
Étude historique et documentaire en avril 2015
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
30/06/2015 -
✓ Sol - Sous-sol
Description
Diagnostic environnemental du milieu souterrain en juillet 2015
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
30/09/2015 -
Description
Investigations complémentaires sur les sols et plan de gestion en octobre 2015
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
30/09/2016 -
Description
Investigations complémentaires avant travaux, mise à jour de l'analyse des risques résiduels et plan de gestion en octobre 2016
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
31/12/2017 -
Description
Investigations complémentaires en janvier 2018
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s) Non renseignée(s)