SSP0007439

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0007439

Nom usuel CIRON SA
Commune(s) 33030 BARSAC
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000743901 08/04/2016

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000743901

Date de dernière mise à jour 08/04/2016
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
33.0042 (BASOL)
Environnement Usine de conditionnement, de stockage et de distribution de produits chimiques divers exploitée par la société CIRON SA sur la commune de Barsac (33). L’activité principale est le mélange et le conditionnement de produits chimiques à usage agricole ou industriel. L'usine est située à l'emplacement d'un ancien moulin à eau sur les bords du Ciron. Sa superficie est d'environ 2,5 ha. Le site est situé en zone inondable et soumis au PPRI de Barsac. Les installations sont autorisées par l'arrêté préfectoral du 16/06/1989.
Description 1 - DIAGNOSTIC
Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l'origine de pollution potentielle du sol et du sous-sol, l'arrêté préfectoral du 26/01/2000 prescrit le diagnostic initial et l'Évaluation Simplifiée des Risques (ESR) du site CIRON SA de Barsac. Les études, remises les 09/03/2000 et 26/06/2000, indiquent que les terrains naturels sont constitués de limons surmontant les calcaires plus ou moins altérés. La nappe se situe entre deux et quatre mètres de profondeur. Elle est en relation directe avec la rivière le Ciron. Les investigations de terrains montrent la présence dans les sols de traces d'hydrocarbures et de composés chlorés (chloroforme, 1,1 Dichloréthylène, et Tétrachlorure de carbone). On observe la présence d'azote ammoniacale et de Toluène (415µg/l) dans le PZ3 situé en aval latéral et des composés organochlorés en PZ1 (cis 1,2 Dichlotéhylène (355µg/l), Tétrachloréthylène (60µg/l) pour les plus importantes) et PZ2 (Dichlorométhane (60µg/l)), situés respectivement en aval latéral et aval hydraulique du site. Aucun corps d'imprégnation n'a été mis en évidence. Il n'est pas noté d'impact sur les eaux superficielles. L'ESR classe le site en 2 « à surveiller » pour les eaux souterraines et superficielles utilisées à d'autres usages que la consommation et pour l'usage industriel du moment.

Au vu des résultats de la surveillance des eaux souterraines de 2001 à 2010, des accidents intervenus sur le site par le passé et selon les indications fournies par AMDE dans son diagnostic environnemental du mois de Mai 2011, la DREAL envisage de prescrire le diagnostic approfondi du site afin de connaître l'impact sur l'environnement et définir les mesures de remédiation à mettre en place.

L'arrêté préfectoral du 02/03/2012 qui prescrit la dépollution du site (voir 3 - Travaux) prescrit également la fourniture du diagnostic approfondi du site avant le 2 mars 2013.
Le 13/05/2013 ,ce document n'a pas été transmis, seule la synthèse historique est réalisée.

2 - LES ACCIDENTS
1 - inondation du site en 1981 entrainement à l'extérieur du site de plusieurs milliers de fûts et bidons, ainsi que deux cuves de 30 m3 contenant de l'essence de térébenthine et du white spirit. Certains de ces contenants ont pu se vider dans la nature,

2 - juillet 2009 :perte d'environ 500 litres d'acide chlorhydrique lors d'un déchargement, ayant entraîné un blessé grave (personnel d'une entreprise extérieure),

3 - 8 février 2011, fuite sur une tuyauterie ayant entraîné la perte d'environ 14 m3 de toluène, acétone, méthanol ; cet accident est décrit ci-après.
L'exploitant déclare le 13/07/2011, à la DREAL, la perte de produits diluant qui se serait produite le 08/02/2011. La fuite d'une tuyauterie enterrée de dépotage de solvants de nettoyage (acétone, toluène et méthanol) est suspectée. La perte de produit est estimée à 14.000 litres qui se sont infiltrés dans le sol. Le diagnostic AMDE réalisée le 06/05/2011 révèle :
- l'impact significatif dans les sols de HCTX (max 12.000 mg/kg), BTEX (189.000 mg/kg de Toluène), et solvants polaires (max 600 mg/kg d'Acétone et 60 mg/kg de Propanol),
- la présence de 1,2 Dichloréthylène dans les sols correspondant au passif environnemental,
- le transfert vertical et l'impact dans les eaux souterraines par les HCTX (1,4mg/l), les BTEX (notamment Toluène, 10,3 mg/l), et les solvants polaires (notamment acétone (950 mg/l), dans la nappe en PZ4 foré pour la circonstance à l'aval de la zone d'infiltration,
- le risque de migration vers la rivière le Ciron. La source est notamment impactée par le Toluène (6,9 mg/l) et l'acétone (31 mg/l).

Ce diagnostic montre également que l'aval latéral en PZ1 est toujours impactée par la pollution historique des COHV, cis 1,2 Dichloréhylène (586 µg/l)

Le plan de gestion proposé par AMDE le 13/10/2011 consiste à mettre en place deux puits de pompage à l'aval hydraulique entre le point d'infiltration et le Ciron, de traiter les eaux et de les réinjecter dans la nappe à l'amont hydraulique (à proximité de PZ1).

Si la pollution des eaux de la nappe a été examinée, en revanche aucune indication n'est fournie en ce qui concerne les sols impactés. L'exploitant avait prévu, dans son courrier de Juillet 2011, de procéder à l’excavation des sols pollués. Cependant, le volume impacté par la pollution est de l'ordre de 7500 m3, AMDE préconise de pratiquer le venting.

3 - TRAVAUX
Lors de l'inspection du 13/10/2011, il est demandé à l'exploitant de mettre la barrière hydraulique en place ainsi que le traitement des sols impactés, sans attendre l'arrêté préfectoral qui va prescrire ces mesures. L'exploitant s'est engagé à mettre la barrière en place avant la fin de l'année 2011.

Sur proposition de la DREAL du 22/12/2011, l'arrêté préfectoral du 02/03/2012 prescrit la mise place de la barrière hydraulique, le traitement des eaux pompées, la réinjection à l'amont du site, le traitement des sols et la surveillance des eaux souterraines ainsi que celles du Ciron. Il prescrit également le remplacement des conduites enterrées et le diagnostic approfondi du site dans le délai de douze mois.

TRAITEMENT DE LA NAPPE :
L'unité de dépollution mise en œuvre par la Société AMDE a été mise en service le 19/01/2012. Le premier rapport de fonctionnement de l'unité de dépollution réalisée par la Société AMDE et qui couvre la période de Janvier à Avril 2012, remis le 15/05/2012, fait état de :
- La mise en place des puits de pompage et du puits de rejet s’est effectuée entre le 30/11/2011 et le 02/12/2011. La mise en route (phase d’essai) est effective depuis le 19/01/2012. Depuis la mise en route du système, plusieurs modifications ont été apportées : ajout séparateur de condensat, ajout d’un séparateur lamellaire, ajout d’une pompe d’écrémage pneumatique.
- Un suivi mensuel du traitement a été mis en place. Ce suivi cible la qualité des eaux souterraines au droit des trois puits de pompages (PP1 à PP3), de trois piézomètres (PZ2, PZ4 et PZ5) et du rejet. Aucune dégradation de la qualité des eaux superficielles du Ciron n’est mise en évidence par rapport à la perte de solvants.

Depuis la mise en route du système le 19/01/2012, environ 220 litres d’acétone, de toluène et de propanol ont été récupérés. Une phase libre a été identifiée dans le puits PP3. Un système d’écrémage pneumatique a été mis en place (la quantité de produit récupéré par cet écrémage sera prise en compte dans le prochain rapport). La technique mise ne place dans le plan de gestion est efficace. L'abattement des divers polluants significatif est significatif. Aucune dégradation de la qualité des eaux superficielles n'est mise en évidence à ce jour. Le traitement est à poursuivre.

TRAITEMENT DES SOLS NON SATURES :
L'étude du système de venting des sols dans la zone non saturée est remise le 22/05/2012. La DREAL donne son aval le 29/05/2012.
Lors de l'inspection du 13/05/2013, l'exploitant a remis l'inspectrice un document s'intitulant « Installation du système de traitement des gaz du sol dans la zone du point de fuite-11 juin au 9 octobre 2012 ». Ce document atteste de la réalisation le 11 juin 2012 de deux aiguilles de venting, le piézair étant récupéré pour l'une des deux aiguilles. L'installation a démarré le 9 octobre 2012.

Le suivi mensuel du traitement est réalisé afin de contrôler, par mesures in situ au PID, l’évolution des teneurs en COV dans les gaz du sol (aiguilles de venting A1 et A2) et l’efficacité de l’unité de traitement (rejet du filtre à charbon actif).
Jusqu’en octobre 2013, les teneurs en COV dans les gaz du sol ont légèrement baissé au niveau de l’aiguille A2 (proximité du point de fuite) pour atteindre 500 à 900 ppmV benzène. Entre novembre 2013 et février 2014, une remobilisation notable des COV a eu lieu. Depuis, les teneurs sont globalement en baisse malgré quelques remobilisations.
Au droit des aiguilles A1 et A2, les teneurs en COV sont globalement en baisse depuis le début du traitement.
Avec des taux d’abattement globalement supérieurs à 90 %, le système de traitement par filtration sur charbon actif présente une bonne performance de traitement.
Les résultats obtenus permettent ainsi d’envisager un arrêt du système de traitement par venting.

3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
L'arrêté préfectoral du 28/11/2001 prescrit la surveillance semestrielle des eaux souterraines dans trois piézomètres avec les paramètres suivants : Ammonium et Composés Organo halogénés volatils. Le niveau piézométrique est relevé à chaque campagne.

Résultat de la surveillance à la date du 20/04/2007 : non satisfaisant COHV dans un piézomètre. La situation reste stable.

Résultat de la surveillance, autre :
Les campagnes menées de 2001 à 2006 ont permis de souligner l’existence d’une relation nappe-rivière : En période de basses eaux, la nappe semble drainer les eaux de la rivière (écoulement vers le Nord). A l’inverse (hautes eaux), les eaux souterraines viennent alimenter la rivière du Ciron(écoulement vers le Nord-Est).

La campagne hautes eaux du 20/04/2007 montre des teneurs sont similaires à celles relevées lors des campagnes précédentes, avec la présence de COHV dans la nappe mais toutefois avec une tendance régulière à la baisse. Cela permet d’observer le maintien d’un impact en composés organo-halogénés volatils (COHV) au droit du piézomètre PZ1 situé en aval latéral. On notera que les teneurs en COHV au niveau du piézomètre PZ2 sont inférieures au seuil de détection. Les eaux en PZ3, qui restaient exemptes d’ammonium jusqu'à présent, font l'objet un marquage pour la première fois avec des valeurs (380 µg/l) supérieures à la limite de qualité pour les eaux destinées à la consommation humaine.
La campagne basses eaux de 2007 ne confirme pas la tendance et montre l'augmentation de la plupart des paramètres sur les trois piézomètres. L'augmentation de NH4 est particulièrement observée en PZ2 (12.000 µg/l).
Le 10/12/2007, la DRIRE demande l'interprétation et le positionnement de l'exploitant pour préciser la localisation et l'origine d'une potentielle source de pollution.

Les campagnes de 2008 à 2011 confirment cette situation stable et non satisfaisante. Le PZ1 est le plus impacté par les COHV. Le PZ2 aval est particulièrement impacté en ammonium.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
27/11/2001 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2007-04-20 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : non satisfaisant COHV dans un piézo Informations complémentaires : Les campagnes menées de 2001 à 2006 ont permis de souligner l’existence d’une relation nappe-rivière : En période de basses eaux, la nappe semble drainer les eaux de la rivière (écoulement vers le Nord). A l’inverse (hautes eaux), les eaux souterraines viennent alimenter la rivière du Ciron(écoulement vers le Nord-Est). La campagne hautes eaux du 20/04/2007 montre des teneurs sont similaires à celles relevées lors des campagnes précédentes, avec la présence de COHV dans la nappe mais toutefois avec une tendance régulière à la baisse. Cela permet d’observer le maintien d’un impact en composés organo-halogénés volatils (COHV) au droit du piézomètre PZ1 situé en aval latéral. On notera que les teneurs en COHV au niveau du piézomètre PZ2 sont inférieures au seuil de détection. Les eaux en PZ3, qui restaient exemptes d’ammonium jusqu'à présent, font l'objet un marquage pour la première fois avec des valeurs (380 µg/l) supérieures à la limite de qualité pour les eaux destinées à la consommation humaine. La campagne basses eaux de 2007 ne confirme pas la tendance et montre l'augmentation de la plupart des paramètres sur les trois piézomètres. L'augmentation de NH4 est particulièrement observée en PZ2 (12.000 µg/l). Le 10/12/2007, la DRIRE demande l'interprétation et le positionnement de l'exploitant pour préciser la localisation et l'origine d'une potentielle source de pollution. Les campagnes de 2008 à 2011 confirment cette situation stable et non satisfaisante. Le PZ1 est le plus impacté par les COHV. Le PZ2 aval est particulièrement impacté en ammonium.
Carte(s) et plan(s)
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Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s) Non renseignée(s)