SSP0007484

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0007484

Nom usuel DEPÔTS PETROLIERS PORT LA NOUVELLE
Commune(s) 11266 PORT LA NOUVELLE
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000748401 02/11/2021

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000748401

Date de dernière mise à jour 02/11/2021
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel DPPLN
Autre(s) identifiant(s)
11.0005 (BASOL)
Environnement Stockage d’hydrocarbures comprenant 26 réservoirs pour une capacité globale de 135 000 m3 d’hydrocarbures de catégories B et C

Situé en limite sud ouest de Port La Nouvelle (4500 habitants). Stades, écoles, habitat dense en bordure du site. L’urbanisation s’est rapprochée du site implanté en 1928. Les pipelines reliant la darse pétrolière au dépôt passent sous des zones urbaines.

Proximité de la voie ferrée Narbonne-Perpignan et de la gare de triage
Description Pollution du sol par des écoulements successifs d'hydrocarbures :
- attentat de 1958, avec écoulement de fioul lourd consécutivement à un incendie ;
- fuite survenue à une canalisation souterraine d'essence au niveau des postes de chargement (en 1994) ;
- fuite sur une canalisation souterraine de gazole, dans la traversée d'un merlon de cuvette de rétention (1999)
Les hydrocarbures relachés se sont propagés à l'intérieur et à l'extérieur du dépôt. Les zones ainsi contaminées par chacun des 3 épisodes de pollution, se chevauchent partiellement.
Les zones contaminées touchent des zones habitées, une classe d'école, un stade, des voies de circulation.
La classe d'école et le stade ne sont plus utilisés depuis la découverte de la pollution.
L'existence d'une contamination du sous-sol a été mise en évidence suite à une demande d'étude émise par l'inspecteur des installations classées auprès de l'exploitant en 1995. L'étude a été transmise en février 1996 et complétée périodiquement jusqu'à présent.
Quatre arrêtés préfectoraux, dont deux de mise en demeure, pris en 1998 sur proposition de l'inspecteur des installations classées, ont imposé à l'exploitant :
- la mise en sécurité et le suivi du site ;
- une évaluation détaillée des risques ;
- le traitement du site.
En février 1999, un procès-verbal a été dressé suite à la fuite de gazole constatée à cette date.
Une première série de travaux d'urgence ont débuté en février 1999 et se sont poursuivis jusqu'en 2001(pompage et venting dans la zone de l'école et du stade).
L'étude détaillée des risques a été remise par l'exploitant le 27/1/2000.
Une analyse critique de cette EDR par un tiers-expert, a été imposée sur proposition de l'inspecteur des installations classées, par arrêté préfectoral du 8/1/2001.
Les conclusions de l'analyse critique ont été présentés en juin 2001. Ces conclusions ont conduit l'exploitant à corriger son évaluation détaillée des risques.
Sur ces bases, l'exploitant (expertise ANTEA) a mis au point un programme précis d'actions (travaux et surveillance) pour maintenir le risque dans des limites acceptables.
Ces mesures ont fait l'objet, sur proposition de l'inspection des installations classées, de l'arrêté préfectoral du 30 aout 2001.
cet arrêté prescrit:
1) le complément de l’EDR à l'issue des opérations de traitement par
- la vérification de l'absence de risques inacceptables pour les ressources en eau, sur les écosystèmes et les biens matérirels
- la vérification de l'absence de HAP, de MTBE, et de plomb trétraéthyle sous le dépôt et dans son voisinage
-la mise à jour des calculs des risques en fonction des nouvelles investigation.
2) des travaux de dépollution au droit du poste de chargement
3) des travaux d'installation d'une barrière de surveillance

Par lettre du 16 février 2004, le Préfet de l'Aude a pris acte de l'achèvement des travaux de dépollutions de la zone Gazole (fuite sur canalisation constatée en 1999):plus de flottant, stabilisation des concentrations en polluants à des valeurs faibles.
Toutefois, le dispositif constitué par la tranché drainante nord-est, avec ses piézomètres de contrôles et puits de pompage a été maintenu opérationnel (surveillance et activation en tant que de besoin);la dépollution de la zone poste de chargement a été engagée.

Par lettre du 19 mai 2005, le Préfet de l'Aude a pris acte des projets de travaux de dépollution des eaux souterraines au droit du poste de chargement. Le projet présenté par l'exploitant le 20 janvier 2005 correspond aux prescriptions de l’arrêté préfectoral du 30 août 2001, qui prévoit:
- la réalisation d’une tranchée drainante proche du poste de chargement,
- la réalisation de 3 puits de pompage, dont 2 positionnés sur la tranchée drainante,
- des pompages d’essais afin d’ajuster le dispositif à la zone à traiter,
- des pompages de dépollution, constitués d’un dispositif de rabattement et d’un dispositif d’écrémage,
- les opérations de suivi et de contrôle.
Ces travaux ont pour objectif d’obtenir une hauteur résiduelle de flottants mobilisables dans le sous sol inférieure à 5 centimètres.

Le gradient hydraulique naturel déterminé grâce aux campagnes piézométriques mises en œuvre sur le site étant extrêmement faible (souvent inférieur à 1/1000), un renforcement du gradient hydraulique a été mis en oeuvre afin d'augmenter les vitesses d'écoulement vers la tranchée de collecte et donc d'améliorer l'efficacité du dispositif de dépollution. Cette amplification du gradient hydraulique a été réalisée de la façon suivante :

- abaissement du niveau piézométrique par pompage dans les puits collecteurs de la tranchée drainante en aval de la zone à dépolluer (avec écrémage des hydrocarbures flottants),
- rehausse du niveau piézométrique en amont de la zone à dépolluer par injection des eaux d'exhaure, après traitement.
Un dispositif de traitement physico-chimique mobile sera installé sur le site pour traiter les eaux d'exhaure provenant des forages de dépollution.

Le Préfet de l'Aude demande à l'exploitant par le même courrier d’observer les précautions et remarques suivantes:
1. En préalable aux travaux de dépollution:
1.1 Toutes les précautions sont prises pour éviter la migration de polluants réinjectés dans la nappe au delà des puits de pompage.
En particulier les doutes sur la constitution du ou des aquifères et sur la circulation des eaux réinjectées sont levés par des mesures de la qualité des eaux souterraines en plusieurs profondeurs avant et après injections d’eaux.
1.2 La teneur en BTEX et HAP des eaux souterraines avant et après traitement doit être connue.
2. Les travaux sont réalisés dans les conditions présentées par le dossier A35914/B daté de décembre 2004 réalisé par la société ANTEA.

Le matériel de travaux de dépollution est en place fin 2005; les travaux de pompage , traitement et réinjection démarrent début 2006 et cessent le 20 juillet 2006.
les eaux souterraines pompées et traitées ont été stockées et analysées avant réinjection; l'INERIS a rendu un avis (rapport du 17 mai 2006) concluant à la compatibilité des eaux traitées avec leur réinjection.
les mesures piezométriques rendues par l'exploitant après l'arrêt du pompage indiquent une épaisseur de flottant résiduelle comprise entre 0 et 0,5 cm.

A l'issue des 6 mois de dépollution, le pompage, l'écrémage sur la tranchée drainante ont permis de récupérer 800 litres de produits flottants, ainsi que d'exhaurer et traiter 4565 m3 d'eau avec une teneur en hydrocarbures totaux compatible avec le seuil fixé à 1 ppm.

Afin de vérifier l'efficacité dans le temps des taux de dépollution, des campagnes mensuelles de contrôle de l'épaisseur du flottant ont été réalisées durant 8 mois entre août 2006 et avril 2007 sur les ouvrages du dispositif de dépollution. Sur cette période l'épaisseur du flottant n'a jamais dépassé 2 cm, tendant à démontrer l'éfficacité de la dépollution opérée.

En 2010, DPPLN a renforcé la barrière hydraulique installée en 2005, par une nouvelle barrière hydraulique active composée de 11 puits de fixation , de 5 piézomètres de contrôle et de 2 puits de renforcement piézométrique. Ce dispositif a été installé pour détecter et intercepter toute pollution par épandage qui pourrait survenir au niveau des zones de stockage.

L'exploitant a notifié sa cessation définitive d'activité le 14 août 2020. La mise en sécurité et le démantèlement du parc sont terminés. Un mémoire de réhabilitation est en cours.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s) Non renseignée(s)
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
Port-la-Nouvelle 1 AH 0484 11
Port-la-Nouvelle 1 AH 0483 11
Port-la-Nouvelle 1 BC 0062 11