| Identifiant de l'établissement |
SSP0007753 |
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| Nom usuel | SPBA | ||||||||
| Commune(s) |
33004 AMBES |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP000775301 |
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| Date de dernière mise à jour | 30/03/2016 | |||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | |||||||||
| Nom Usuel | Non renseigné | |||||||||
| Autre(s) identifiant(s) |
33.0006 (BASOL)
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| Environnement | Dépôt pétrolier exploité par la société Terminal Pétrolier de Bordeaux, puis par la Société Pétrolière du Bec d'Ambès (SPBA) à l'emplacement de l'ancienne raffinerie ESSO dite "Raffinerie de Bordeaux", sur la presqu'ile d'Ambès en rive droite de la Garonne, sur la commune d'Ambès (33).
La raffinerie a fonctionné de 1957 à 1983 date de son arrêt définitif et de sa reconversion en dépôt d'hydrocarbures liquides (autorisation du 20/06/1985). Le dépôt pétrolier est autorisé par l'arrêté préfectoral du 20/02/1992. Sa capacité est de 300 000 m3 de liquides inflammables répartis dans une quarantaine de bacs. Sa superficie est de 77 hectares mais actuellement, la zone en activité s'étend sur 54 hectares. Le site s'intègre dans un secteur industriel éloigné des zones d'habitations. En limite Est, il est bordé par des zones marécageuses plus ou moins boisées. |
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| Description | 1- DIAGNOSTIC
Lors de la cessation d'activité de la raffinerie, l'arrêté du 07/06/1990, prescrit à la société ESSO, le diagnostic des sols et de la nappe, la résorption des zones éventuellement polluées et la surveillance des eaux souterraines. L'exploitation du dépôt d'hydrocarbures TPB depuis 1985 ayant pu être à l'origine de pollution des sols, le Préfet prescrit, par arrêté du 16/02/1999 le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques (ESR) du site. L'étude, remise en novembre 1999, identifie quatre zones polluées par des hydrocarbures volatils et autres. L'ESR classe le site en 2 "à surveiller" pour le milieu "eaux souterraines" et pour l'état et l'usage du moment. Les investigations complémentaires menées de Mars à Mai 2001 sur les polluants, les vecteurs de transfert et les cibles confirme le classement 2 "à surveiller". L'arrêté du 27/12/2002 prescrit le bouchage des forages profonds, la mise en sécurité des zones polluées, le diagnostic du décanteur-deshuileur et la surveillance des eaux souterraines : huit piézomètres dans la nappe des remblais, cinq piézomètres dans la nappe sous-flandrienne et les deux forages profonds en exploitation. Campagne annuelle de prélèvements et d'analyses HCTX, HAP, COHV et BTEX. 2- TRAVAUX Le diagnostic du bassin décanteur des hydrocarbures réalisé en Septembre 2003 laisse apparaître la présence de surnageant sur la nappe. Le traitement de la nappe et des terres polluées sont prescrits par l'arrêté du 17/05/2005. 2.1 - POLLUTION AUTOUR DU DECANTEUR : Depuis 2006, la résorption de la source de pollution ne semble pas effective au regard des résultats des analyses et de la présence de surnageant. Il n’y a pas eu d’analyse des sols récente qui montre une atténuation de la pollution. Un plan de gestion de dépollution des sols doit être mis en place pour examiner les conditions de résorption des sources de pollution. Les terres polluées non excavées de la zone Nord-Est du décanteur ont été laissées en place. La quantification de leur niveau de pollution n’est pas faite. L'inspection du 24/09/2009 fait apparaître que les travaux de curage du décanteur entamés en 2008 (4 000 tonnes ont été enlevées. Il ne reste que 10 % de boues à forte siccité à enlever. Il est prévu de terminer les travaux en Octobre 2009.). Le rapport ANTEA d'Avril 2009 montre que le panache de pollution de la nappe s'est réduit mais migre vers le bassin. Le panache situé au nord semble être plus réduit en surface. En revanche, la forme du panache situé au sud semble se déplacer vers le bassin. Les résultats des analyses des eaux souterraines révèlent une présence d’hydrocarbures totaux. Ils conduisent à s’interroger sur la présence de la source de pollution et sur une mauvaise récupération du surnageant pour le Pc29 (6,8 mg/l). Les sols pollués sont en place. Une partie a servi pour de remblais afin de réaliser les rampes d'accès dans le fond du décanteur. Ces terres ont ensuite été mélangées aux boues et traitées en centre de traitement extérieur. A l'issue de cette inspection, il a été demandé à l'exploitant de : - justifier l'efficacité des dispositifs de dépollution de la nappe, - justifier l'étanchéité des parois du bassin de décantation, - définir l'étendue de la zone polluée, - dresser le bilan des sols pollués excavés et des boues extraites du bassin, - mettre en œuvre les moyens de réduction de la pollution des sols, - présenter le diagnostic de l'état du bassin et des suites à donner, Lors de l'inspection approfondie du 15/03/2012, l'exploitant a indiqué de quelle manière l'ouvrage à guillotine de la Jalle A ainsi que la Jalle L ont été suivis et quelles mesures ont été prises. Une surveillance des Jalles a été réalisée pendant les opérations d'excavation des sols pollués. Des contrôles des sols et des eaux ont été effectués en dernier lieu en Août 2011. Les eaux sont impactées par les hydrocarbures lourds peu volatils (1,9 mg/l). Des traces d'hydrocarbures aromatiques sont observées sur la jalle I avec des concentrations inférieures à 1 µg/l. Les sols restent largement impactés. Sept prélèvements présentent des concentrations comprises entre 500 et 2500 mg/kg, six échantillons donnent des concentrations comprises entre 2500 et 5000 mg/kg et quatre sont supérieurs à 5000 mg/kg. La présence d'hydrocarbures aromatiques a été observée sur une douzaine de prélèvements. Les relargages d'hydrocarbures dans les Jallles n'ont pas été observés. L'exploitant justifie que les meilleures technologies n'ont pas pu être mises en œuvre pour dépolluer les sols in situ et étudie le moyen d'enlever les parties les plus souillées restantes qui sont sous les canalisations sans toucher aux parties pouvant mettre en cause les sécurités de fonctionnement. Le traitement in situ s'étant révélé inefficace, des techniques d'enlèvement par aspiration ont été mises en œuvre. Des banquettes de sécurité ont été conservées autours des massifs supportant les canalisations. Les travaux sont bien avancés et devraient être terminés au cours du mois d'Avril 2012. 2.2 - ACCIDENT DE 2007 : Le 12/01/2007 vers 08h00, la déchirure du fond d'un bac de stockage (bac n° 1602) contenant 12 000 m3 de pétrole brut entraîne un déversement de produit dans les cuvettes de rétention avec débordement à l'extérieur de l'établissement. Le débordement résulte d'une sur-verse par effet de vague au-dessus des merlons en terre constituant l'enveloppe de la cuvette de rétention. La quantité ayant débordé de la cuvette de rétention est évaluée approximativement à 2 000 m3. Elle est restée pour l'essentiel confinée sur le site et dans les caniveaux. Les merlons en terre ont résisté à l'effet de vague. Toutefois, une part du pétrole s'est répandue sur la route longeant le dépôt et dans la Garonne par un regard d'eau pluviale installé sur le domaine public en communication avec le fleuve. La quantité déversée en Garonne est très approximativement évaluée à 50 m3. Cet accident a engendré la pollution de la nappe superficielle, de la Garonne et des berges ainsi que des Jalles voisines du dépôt. L'arrêté préfectoral d'urgence du 13/01/2007 prescrit les investigations nécessaires et suspend l'activité des réservoirs susceptibles d'être impactés par l'accident (choc vague, noyade d'organes de sécurité, risque de défaillance similaire des autres bacs). Suite à l'accident de Janvier 2007, des tranchées de drainage sont installées autour du dépôt. Les terres sont stockées dans l'attente de leur traitement. Les produits flottants ont été récupérés dans les Jalles. Les berges ont été nettoyées. Ces travaux d'urgence n'ont toutefois pas résorber la pollution des terrains sur et hors du site. Un premier plan de gestion est présenté en Juillet 2007, non satisfaisant et non validé par la DRIRE. Le plan de gestion présenté le 12/11/2008 permet de proposer un arrêté de travaux et de surveillance à l'exploitant le 27/03/2009. L'arrêté du 09/08/2010 prescrit les travaux suivants : - la mise en place d'une tranchée de drainage pour supprimer le transfert de pollution vers les Jalles, - l'excavation totale et le traitement des terres polluées du CD10 et la réfection totale de la chaussée, - l'excavation et le traitement des sols sur le site dont la concentration en HCTX dépasse 2500 mg/kg, - la surveillance trimestrielles des nappes et des eaux se surface dans les jalles, - la surveillance quadriennal des sols pour s'assurer de l'efficacité de l'atténuation naturelle. Le 26/06/2011, le constat est le suivant : Les travaux de d'excavation des terrains pollués sont réalisés en grande partie, sauf sous les canalisations. Les excavations sont à poursuivre à l'extérieur du site. Le rabattement de nappe dans les tranchées à montré son efficacité par l'absence de transfert à l'aval. Trois zones de traitement spécifique des terres ont été aménagées. Pour la nappe : - tranchée de drainage et quatre tranchées perpendiculaires en place, - absence de flottant après assèchement des tranchées, - concentrations en HCTX et Benzène respectivement inférieures à 1 mg/l et 5µg/l, - absence de transfert dans la nappe à l'aval, - poursuite des pompages. Pour les sols : - délimitation fine des zones impactées en cours (103 sondages, 175 analyses), - volumes estimés inférieurs aux volumes prévus par le plan de gestion, - volumes excavées : 4430 m3 pour les terres <10000 mg/kg et 2235 m3 pour les terres les plus chargées, - volume laissé en place à cause des infrastructures : 2000 à 2200 m3. - aménagement de trois aires de traitement des terres excavées, - travaux d'excavation de la RD10 en cours en Juillet 2011. Bilan le 15/03/2012 : 90% des volumes excavés seront traités sur site, 400 à 450 m3 saturés en HCTX seront traités dans une installation prévue à cet effet. Les ensemencements des terres sont prévus en Avril et Mai 2012 pour accélérer le traitement biologique. Les travaux de traitement de la RD10 sont achevés depuis le mois de Juillet 2011 : 718 m3 de terres ont été déplacés sur l'installation de SPBA pour réaliser leur traitement biologique. Les excavations ont été remblayées par des matériaux sains. Bilan au 3ème trimestre 2011: Les comptes rendus de l'avancement des travaux ont été régulièrement adressés. Le volume total de terres à traiter est d'environ 9296 m3 dont 42 % ont une teneur en hydrocarbures totaux supérieure à 10000 mg/kg. Les excavations des sols pollués sont terminées et leur traitement biologique est en cours. A la date de l'inspection du 15/03/2012, l'exploitant estimait qu'un volume de terre de 2300 m3 pouvait être considéré comme acceptable au regard des résultats d'analyse des concentrations qui restent inférieures à 2500 mg/kg. Cependant, au regard de l'inspection des installations classées, pour considérer que le traitement soit terminé il convient de vérifier, selon les prescriptions de l'arrêté préfectoral du 09/08/2009, que le rendement épuratoire des techniques mises en œuvre est supérieur à 90% et que les performances techniques optimales attendues sont atteintes. Les valeurs des concentrations obtenues ont été fournies. En revanche elles ne peuvent pas être comparées aux concentrations mesurées au début du traitement. L'absence de justification du rendement épuratoire et de l'atteinte des performances optimales ne permet pas de se prononcer sur l'arrêt du traitement biologique. Il a été demandé à l'exploitant d'adresser les éléments justifiant la fin du traitement biologique pour chaque lot de terre traitée. Le remblayage des parties excavées avec les matériaux traités ne pourra être lancé que lorsque le traitement biologique sera arrivé à un stade où les valeurs des concentrations mesurées dans des échantillons représentatifs deviennent proches d'une asymptote. Bilan au 31/12/2015 : L'inspection considère, au vu des justificatifs fournis le 22/12/2015 par l'exploitant, que les opérations de traitement des sols et des eaux ont été réalisés conformément à l'arrêté de travaux du 09/08/2010 susvisé. - le relevé topographique reste à fournir, - le protocole de prélèvement en vue de la réalisation du diagnostic global du site reste à proposer, L'exploitant propose d'optimiser et de rationaliser le programme de surveillance des eaux souterraines prescrit par l'arrêté du 20/01/2012. 4- SURVEILLANCE Ce site est soumis à l’application de l’article 65-a. de l’arrêté ministériel du 02/02/1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence aux rubriques 1432 et 1434 (stockage et distribution d'hydrocarbures liquides) de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement. L'arrêté du 27/12/2002 prescrit la surveillance des eaux souterraines selon les modalités suivantes : - huit piézomètres dans la nappe des remblais, - cinq piézomètres dans la nappe sous-flandrienne, - les deux forages profonds en exploitation, - campagne annuelle de prélèvements et d'analyses HCTX, HAP, COHV et BTEX. La campagne de Mars 2003 montre des teneurs à l'état de traces inférieures aux seuils de détection ou inférieures aux valeurs de référence. Les analyses de 2004 mettent en évidence la présence de deux zones de contamination par des hydrocarbures qui, toutefois, ne nécessitent pas d'actions de dépollution des sols. En revanche, la présence de phase organique dans certains piézomètres conduit à envisager le pompage du produit afin de réduire le risque de dispersion (arrêté du 17/05/2005). L'arrêté du 17/05/2005 prescrit la surveillance annuelle des eaux souterraines par neuf piézomètres dans la zone saturée des remblais et trois piézomètre dans la nappe sous-flandrienne dans lesquels on mesure les paramètres HCTX, HAP, COHV et BTEX. Les analyses de 2005 et de 2006 ne montrent pas d'évolution notable des teneurs en substances analysées ; les concentrations sont majoritairement inférieures aux valeurs de références pour les eaux de consommation destinées à la ressource. Les campagnes de Juin et Juillet 2008 mettent en évidence une phase flottante sur la nappe ainsi qu'une pollution dissoute pouvant atteindre 80 000 µg/l. Le rapport d’ANTEA du mois de Décembre 2009 ne préconise pas de solution pour réduire la pollution autour du Pc29. Les analyses n’ayant pas été réalisées sur le périmètre immédiat des zones polluées, rien ne permet de conclure à la réduction de la pollution ni a la réduction de l’étendue du panache pollué. Surveillance piézométrique : - les PZ 124 et 125 ont été détruits par les travaux, - LE PZ 106 par le Benzo(a)pyrène et des traces d'hydrocarbures. L'arrêté du 201/01/2012 prescrit la surveillance |
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| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) | |||||||||
| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
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✓ Evacuation de produits ou de déchets
✓ Reconditionnement de produits dangereux, Reconditionnement de déchets
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
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✓ Eaux souterraines
✓ Piège hydraulique ou Confinement hydraulique
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de conception des travaux (PCT)
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de conception des travaux (PCT)
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
06/06/1990 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2011-08-12 : LA SITUATION RESTE STABLE
Commentaire : non satidfaisant HCTX
Informations complémentaires : Les deux derniers rapport de surveillance des eaux superficielles et des sols au niveau des Jalles a été adressé par l'exploitant à l'IIC, par courriel du 7 juin 2013 . Aucune anomalie n'est détectée sur les eaux. En ce qui concerne les sédiments, les teneurs en HCT Totaux varient entre 32 et 5920 mg/kg, elles sont supérieures pour 10 échantillons au seuil d'acceptation pour les décharges de déchets inertes (500 mg/kg). Pas de détection de BTEX.Les HAP sont < 50 mg/kg.
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| Carte(s) et plan(s) |
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| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) | Non renseignée(s) |