SSP0008091

Imprimer le descriptif

Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0008091

Nom usuel KALHYGE I (ex-RLD Normandie, ex LABRUNYE)
Commune(s) 76212 DARNETAL
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000809101 24/09/2024

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000809101

Date de dernière mise à jour 24/09/2024
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel KALHYGE I
Autre(s) identifiant(s)
76.0049 (BASOL)
Environnement Le sol pollué se situe sous un bâtiment d'une entreprise en activité soumise à autorisation au titre des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement.
A proximité du site passent deux ruisseaux, l'Aubette et le Robec.
En amont hydraulique figurent trois captages AEP. Le contexte environnemental est sensible.

La société est spécialisée dans le nettoyage de linge et dispose d'un atelier de nettoyage à sec. C'est précisément sous la fosse de récupération des eaux de distillation de cet atelier que se situe la pollution.
Une infiltration de tétrachloréthylène et d'autres solvants halogénés en est la cause. Le sol et la nappe au droit de ce bâtiment sont donc pollués.
Description Le site, situé 67 rue Charles Benner à DARNETAL, est exploité depuis 1947 pour une activité de blanchisserie industrielle, par la société SA Labrunye services, dans un premier temps, et à partir de 1998 par la société RLD2, devenue Kalhyge à compter du 17 octobre 2017. L’actuel propriétaire de l’emprise du site occupé par Kalhyge est Mr Labrunye, ancien dirigeant de la société Labrunye.

La société Kalhyge relève du régime de l’enregistrement au titre de la rubrique 2340 de la nomenclature des installations classées. Elle bénéficie à ce titre, en dernier lieu, de l’arrêté préfectoral d’enregistrement du 29 octobre 2013.

L’exploitation de cet établissement a généré une pollution au tétrachloroéthylène, détectée à partir de 1996 par les pompages d’eaux souterraines réalisés par l’exploitant dans le cadre de l’exploitation de sa blanchisserie. Ce solvant a été substitué et les activités de nettoyage à sec ont été arrêtées depuis 2009.

Un pré-diagnostic et un diagnostic environnemental ont été réalisés à la demande de l'administration afin de caractériser cette pollution et de la localiser.
À l’issue de diagnostics environnementaux, le préfet a imposé, par arrêté complémentaire du 20 décembre 2002, des dispositions visant à éviter la propagation de la pollution au tétrachloroéthylène (PCE) à l’extérieur de l’établissement, notamment par la mise en place d’un confinement hydraulique.

Par arrêté préfectoral du 18 juillet 2000, une évaluation simplifiée des risques a été demandée.
L'évaluation simplifiée des risques a été transmise (après demande de compléments) le 26 avril 2002. Les analyses ont mis en évidence de très fortes odeurs en Tétrachloréthylène dans les sols au droit de la fosse de récupération des eaux de condensation et une teneur allant jusqu’à 4 700 mg/kg (VDSS = 2 mg/kg). Les analyses de nappe (puits et piézomètres mis en place) ont montré que les concentrations atteignaient les 10 000 mg/l dans la zone de la fuite, et 280 mg/l en aval hydraulique lorsque les pompages du site sont à l’arrêt (valeur limite eaux de boisson : 40 mg/l).

L’aval et l’amont hydraulique de la zone restent cependant complexes à définir avec précision en raison des pompages temporaires et de la présence de la nappe de la craie, de l’Aubette et du Robec.
Le site est en confinement grâce à deux forages de 25 m3/h, qui ne fonctionnent pas le week-end.
Suite à la détection de l’origine de la fuite, la source de pollution a été supprimée. En effet, les quatre anciennes machines ont été remplacées entre 1995 et 1997 par des machines fonctionnant sans autre apport d'eau que celui du linge soumis au traitement. Elles incorporent une double décantation séparation d'une part et une désodorisation sur charbon actif d'autre part.
Des campagnes supplémentaires de mesures de perchloréthylène ont été réalisées sur les eaux de forage et sur les piézomètres du site. Elles montrent notamment une régression de la pollution d'un facteur 2 à 10 suivant le forage. Cependant, les teneurs au niveau de ces forages avoisinent encore les 300 mg/l en moyenne sur 5 ans, ce qui signifie qu'il subsiste un relargage de la zone polluée. L'application de la méthodologie nationale place le site en classe 2 : à surveiller.

Ce confinement a été assuré par les puits de forage P1 et P2, utilisés également pour pomper l’eau nécessaire au process du site, mais n’a pas été maintenu dans le temps par RLD2. A la suite de la visite d’inspection du 8 avril 2015, le non-respect du confinement hydraulique tel que prescrit dans le cadre de l’arrêté préfectoral du 20 décembre 2002 a été constaté ; et un arrêté de surveillance des eaux souterraines en date du 29 septembre 2015, complété par un arrêté de mise en demeure ont été pris, afin de garantir que la pollution des eaux souterraines aux solvants chlorés ne sortent pas à l’extérieur de l’emprise du site. A noter que le confinement de ces sources de pollutions ne suffit pas, et qu’il incombe à l’exploitant de gérer cette pollution conformément à la méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués (traitement des sources concentrées notamment).

L'arrêté préfectoral du 29/09/2015 impose notamment la surveillance trimestrielle des eaux souterraines via six piézomètres afin de mesurer la concentration des paramètres tétrachloroéthylène, trichloroéthylène, 1,2-dichloroéthane, 1,1-dichloroéthylène, cis 1,2-dichloroéthylène, trans 1,2-dichloroéthylène, dichlorométhane, 1,2-dichloropropane, 1,3-dichloropropène, tétrachlorométhane, 1,1,1-trichloroéthane, chloroforme, chlorure de vinyle, hexachlorobutadiène, bromoforme.
La surveillance des eaux souterraines réalisée sur ce site montre que les teneurs en PCE mesurés dans le réseau de piézomètres du site sont globalement stables depuis février 2012. Selon La mise à jour de l’étude de confinement menée par AECOM en 2015-2016, ainsi que le renforcement du réseau piézomètrique, par l’ajout sur site d’un piezomètre en bordure ouest à l’amont, et hors site de 3 piezomètres à l'aval, ont permis à l’exploitant de modéliser de façon plus fiable le fonctionnement hydraulique de son site.

L'interprétation de l'état des milieux (IEM) remise en avril 2016, a mis en évidence :
- la présence de teneurs notables en perchloroéthylène (PCE) et, dans une moindre mesure, en ses produits de dégradation au droit des zones de l'ancien atelier NAS, l'ancien stockage de PCE et la canalisation (stationnement central), et dans une moindre mesure, l'atelier couture et l'ancienne zone de stockage des déchets de PCE;
- la présence des teneurs maximales constatée dans les sols, selon les sondages, majoritairement au sein des remblais saturés (sous nappe) ou en partie supérieure de la craie (entre 0,5 et 3,5 m de profondeur), sauf quelques exceptions ponctuelles, avec une atténuation globale des teneurs avec la profondeur au sein de la craie constatée pour la plupart des sondages;
- la présence de teneurs notables en PCE dans les eaux souterraines au droit et en aval des zones sources identifiées dans les sols;
- des teneurs maximales pour les autres COHV globalement corrélées avec les teneurs maximales mesurées en PCE;
- la présence de PCE au droit de tous les piézairs (4) avec des teneurs notables au droit de l'ouvrage PG4, localisé au droit de l'ancien stockage de PCE, et dans une moindre mesure au droit des ouvrages PG2 et PG3, situés respectivement en aval latéral hydraulique de l'ancien stockage et de l'ancien atelier NAS et à proximité de l'ancien stockage.
Cette IEM a conclu à l’absence d’impact en solvants chlorés hors site, notamment au regard des résultats mesurés dans les eaux souterraines sur les 3 piézomètres créés en aval hydraulique à l’extérieur du site. Dans le cadre de cette étude, 6 piézairs ont également été ajoutés en limite de site, 14 échantillons d’eaux superficielles dans le Robec et dans l’Aubette ont été analysés, et 6 mesures dans les sédiments ont été réalisées.

L'EQRS montre des niveaux de risques inférieurs aux valeurs de référence pour une exposition par inhalation des résidents situés en aval hydraulique immédiat et l'absence de risque potentiel associé aux usages de la ressource en eau souterraine en aval du site RLD de Darnétal, en lien avec les impacts historiquement générés par ce dernier sur la ressource en eau.

La compatibilité de l'état environnemental du site avec l'usage actuel a fait l'objet d'une Analyse des Risques Résiduels (ARR). Sur la base des mesures d'air intérieur réalisées postérieurement à la mise en œuvre d'actions correctives en décembre 2014, l'état environnemental du site est actuellement compatible avec l'usage actuel du site, suite à la mise en œuvre de mesures de gestion complémentaires.
L'exploitant s'est engagé à procéder à court terme à une réduction de la pollution en PCE des eaux souterraines en réalisant des travaux.

Les investigations complémentaires réalisées entre juin et août 2015 ont permis d’identifier 4 zones sources sols en tétrachloroéthylène :
- 2 principales, avec des concentrations importantes en PCE mesurées : sous l’ancien atelier de nettoyage à sec (NAS) – concentration maximale en PCE relevée de 3200 mg/kg , sous l’actuel parking central ou était l’ancienne cuve de stockage de PCE et sa canalisation enterrée - – concentration maximale en PCE relevée de 1700 mg/kg ,
- 2 secondaires, avec des concentrations moindres en PCE, qu’il convient toutefois de traiter : sous l’actuel atelier de couture,sous l’ancienne zone de stockage de déchets de PCE .
Les sources sols sous l’actuel parking et sous l’ancienne zone de stockage de déchets sont à proximité des bâtiments du site et accessibles (en extérieur) ; alors que les sources sous l’ancien atelier de nettoyage à sec et l’atelier de couture sont situées sous des bâtiments actuellement exploités.

Le plan de gestion en date du 29 juin 2016 a permis de dimensionner ces zones sources et d’étudier les différentes techniques de traitement envisageables. A l’issue de ce plan de gestion, Kalhyge proposait de procéder en 3 étapes :
- réaliser dans un premier temps les travaux de dépollution des sources extérieures aux bâtiments, à savoir la zone du parking central et de l’ancien stockage de déchets PCE. La technique retenue était l’excavation des terres chargées en PCE au-delà de 45 mg/kg, pour traitement hors site dans les filières dûment autorisées ;
- puis, observer l’évolution de la pollution par la surveillance des eaux souterraines afin de vérifier que ces zones sources, positionnées en amont des autres zones sources, étaient suffisamment traitées, et ne contribuaient plus au rechargement des sources présentes sous les 2 bâtiments et situées en aval hydraulique ;
- enfin, réaliser les travaux de dépollution des sources sous les bâtiments (atelier de couture et ancien atelier de nettoyage à sec) par traitement in situ.
Point sur les travaux de dépollution à venir
Une stratégie de raisonner en 3 étapes a été proposée : les travaux de dépollution seront d’abord menées sur les sources extérieures, ensuite, il y aura une période de surveillance des résultats obtenus, enfin les zones sources sous les bâtiments seront traitées.

Le porter à connaissance d'avril 2017 fait mention d'un projet en deux phases (date envisagée pour la première: 2ème semestre 2018), comprenant:
- une excavation de terres d'environ 1080 m3 (aire de stationnement);
- le rabattement des eaux souterraines pendant les travaux;
- le traitement des eaux de rabattement (envisagé: séparation/filtration sur charbon actif) pour réduire la charge en TCE et l'envoi des eaux traitées dans le milieu naturel (Aubette/Robec).
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
COHV, solvants chlorés, fréons
COHV, solvants chlorés, fréons / Trichloroéthylène
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
-
✓ Eaux souterraines
Description
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
DARNETAL AP 0311 76
DARNETAL AP 0312 76
DARNETAL AP 0444 76
DARNETAL AP 0445 76
DARNETAL AP 0447 76
DARNETAL AP 0473 76
DARNETAL AP 0474 76
DARNETAL AP 0475 76
DARNETAL AP 0507 76
DARNETAL AP 0508 76
DARNETAL AP 0529 76
DARNETAL AP 0533 76
DARNETAL AP 0588 76
DARNETAL AP 0589 76
DARNETAL AP 0590 76
DARNETAL AP 0591 76
DARNETAL AP 0592 76