| Identifiant de l'établissement |
SSP0008132 |
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| Nom usuel | ARKEMA Mont | ||||||||
| Commune(s) |
64396 MONT |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP000813201 |
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| Date de dernière mise à jour | 20/10/2016 | ||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | ||||||||||
| Nom Usuel | Non renseigné | ||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) |
64.0029 (BASOL)
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| Environnement | Usine de fabrication de matières plastiques utilisées dans des biens de consommation tels que les chaussures de sport, le matériel hi-fi, les tuyaux, les colliers de serrage, la cosmétique, l'emballage, les matériaux multicouches exploitée par la société ARKEMA sur la commune de Mont (64).
Le site de Mont est aussi un centre de développement de procédés dans le domaine des polymères et comprend une unité pilote de fabrication de nanotubes de carbone. Le site a été créé en 1963 pour la synthèse de polymères par la valorisation des produits chimiques de l'usine de Lacq, et s'y est consacré, en s'adaptant aux marchés et techniques. L'usine est implantée au Sud-Ouest de la commune de Mont et à 2 km de l'usine de Lacq. Le Gave de Pau coule à 900 m environ. Le site s'étend sur 38 hectares. |
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| Description | 1 - DIAGNOSTIC
En 1990, on découvre la pollution de la nappe par le Tétrachlorure de carbone (CCl4). Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l'origine de pollution du sol et du sous-sol,l'arrêté du 23 décembre 1998 prescrit le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques (ESR) du site. L'ESR remise le 16/02/2000 classe le site en "2" à surveiller pour le milieu non AEP souterrain et pour les usages du moment. Face aux nombreuses incertitudes pesant sur la notation, le 10 juin 2004, la DRIRE demande à l'exploitant de reprendre son étude. L'actualisation remise le 31 mai 2005 classe le site en 1, nécessitant des investigations complémentaires pour lever l'incertitude quant à l'amplitude des sources de pollution, de vérifier les substances en cause et la présence d'autres sources potentielles. Le diagnostic des sols, réalisé lors du démantèlement des unités pilote en 2006 par la société ATI Services, montre 2 points de pollution sur surfaces très limitées : - une pollution surfacique localisée en hydrocarbures (huiles) au niveau des compresseurs de l'unité P2/P3, - une pollution localisée par les phénols en S1 - l'absence d'impact de ces polluants sur la nappe. Ces points ont été pris en compte et jugés comme ne présentant pas d'impact notable dans le mémoire de cessation d'activité (ATI Services, 2006) des unités Pilote 2, 3 et 9. Les résultats de surveillance de la nappe du 13/09/2007 montrent une situation non satisfaisante et durable. Depuis 1990, date de la découverte de la pollution de la nappe par le CCl4, malgré les diagnostics et les travaux de dépollution réalisés (voir point 2), on observe un impact, certes cyclique, mais durable sur la nappe et hors site. Sur son initiative, l'exploitant a fait réaliser en 2009 et 2010 le diagnostic complémentaire de la partie du site impactée par les solvants chlorés en vue de la caractérisation et de la délimitation spatiale des sources et la délimitation du pompage. Les sources sont composées pour l’essentiel de tétrachlorométhane, de chloroforme, de cyclododécane, de cyclohexane et de toluène : - dans les sols, on trouve jusqu’à 2 310mg/kg de tétrachlorométhane et 56 mg/kg de chloroforme, - dans les eaux sur site, on trouve jusqu’à 130 000 µg/l de tétrachlorométhane, 23 000 µg/l de chloroforme, 27 000 µg/l de toluène, - ainsi que de faibles teneurs en autres BTEX et autres chloroéthylènes suivant les piézomètres et les zones. Si la présence d'une phase libre, c'est à dire une phase organique « pure » à l'interface alluvions – substratum, a bien été détectée par le passé, les investigations menées par Burgeap en 2010 se sont révélées non concluantes sur ce point et aucune phase de ce type n'a pu être séparée ou identifiée. L'étude BURGEAP a confirmé le sens d'écoulement de la nappe globalement orienté vers le sud-ouest sous le site, mais a découvert un écoulement vers l’ouest hors site, probablement dû à l'influence locale de la craste. Les recherches effectuées aux alentours du site ont permis de découvrir une craste ancienne créée par l'homme, qui draine la nappe à l‘ouest du site et qui oriente le sens d'écoulement en direction du ruisseau l'Henx. Les premières analyses ponctuelles des eaux superficielles de la craste révèlent des teneurs élevées en tétrachlorométhane (660 µg/l) et en chloroforme (430 µg/l), ainsi que des traces de perchloréthylène. Fin 2010, une campagne de mesures de la contamination a été réalisée le long de la craste, ainsi qu’une vérification de terrain sur ses éventuelles utilisations. Les résultats sont attendus. Les investigations réalisées par Burgeap ont montré qu'il n'y a aucun usage associé à cette craste, qui se jette dans la Geule. Seuls des drains agricoles y débouchent. Les mesures atteignent un maximum de 188 µg/l de tétrachlorométhane et de 117 µg/l de chloroforme. Respectivement 9 et 7 µg/l sont encore mesurés dans la Geüle, 10 µg/l de benzène sont également mesurés dans la Geüle alors que ce polluant n’est pas mesuré dans la craste. Les sources de pollution sols sur le site sont actives avec la présence de phase organique à des étages divers du milieu sol/nappe, mais essentiellement dans la frange saturée et le substratum. L'étude sommaire des différentes solutions de rémédiation a conduit ARKEMA à retenir, à priori, la technique de biostimulation portée par VALGO. Pour confirmer la caractérisation des milieux hors site et identifier le risque sanitaire éventuel, un inventaire exhaustif des puits situés dans la zone probable du panache de pollution a été réalisé, ainsi qu'une campagne de prélèvements et d'analyses sur ces puits et sur les eaux superficielles de la craste et du ruisseau la Geüle. Les résultats obtenus en 2011 indiquent qu'il n'y a pas d’usage d'eau potable lié aux puits de particuliers. Les usages les plus sensibles recensés sont l'arrosage des cultures maraîchères et l'arrosage ou l'abreuvage des animaux (Burgeap, 2011). Aucun des ouvrages recensés et analysés n'a montré de présence des contaminants recherchés à des concentrations supérieures aux seuils de détection (1 μg/l pour le CCl4), à l'exception d'un puits (château de Lesperda, 23,6 μg/l de CCl4) qui n'est à ce jour pas utilisé par son propriétaire. Les prélèvements dans les eaux superficielles ont révélé la présence de CCl4 (entre 77,2 et 1140 μg/l) et de chloroforme (entre 65 et 578 μg/l) dans les eaux de la craste, et des concentrations de ces deux substances inférieures à 8 μg/l dans la Geüle. Le 11/03/2011, la DREAL demande à l'exploitant de transmettre le diagnostic BURGEAP de 2009, complété par les éléments de plan de gestion ci-dessus ainsi que le dossier indiquant les moyens mis en oeuvre (technique, essais, planning, etc.) et définissant les résultats attendus du pilote in situ de biostimulation sur la partie sud de l'usine (zone des bassins de stockage Sud). Cette analyse coûts-avantages (Arcadis, 21/02/2012) conclut que la technique de biostimulation expérimentée par Valgo et décrite offre le meilleur rapport coûts/avantages. 2 - TRAVAUX En 1995, 3 principales sources contaminées sont mises en évidence : les bourbiers Nord et Sud, utilisés de 1970 à 1988 en contact avec le sol, et la zone proche de l'ancienne unité photochimie polluée par les réseaux fuyards. Le bourbier Nord a été supprimé en 1987. Le bourbier Sud, étanché en 1988, a été supprimé en 1991. Les boues ont été évacuées mais les terrains n'ont pas été dépollués à la source. Des bâtiments ont ensuite été construits sur ces terrains. En 1996, l'exploitant met en place un premier puits de pompage permettant le rabattement de la nappe. L'eau pompée est traitée par strippage. Les composés chlorés, en majorité du CCl4, sont détruits dans le réacteur HCl de l'usine. Deux autres puits de pompage de même nature ont ensuite été créés en 1998 et 1999 et environ 4,9 t de CCl4 ont été extraits par pompage entre 1996 et 2001. Ce système de rabattement est toujours opérationnel avec un débit pompé de 3 m3/h, représentant un volume de 10 à 20 m3par jour (puits 18, 19 et Valérie). Du fait des caractéristiques hydrodynamiques de la nappe, les puits s'assèchent et le pompage doit être effectué par séquences. Un essai pilote de traitement des écoulements souterrains issus des bassins de stockage Sud a été mené par la société Valgo en 2011. La technique retenue (biostimulation) consiste à injecter dans le sol un mélange de fer 0-valent micronisé et de fibres végétales, dans le but de supprimer l'oxygène du sol pour en abaisser le potentiel rédox et favoriser la dégradation des COHV par les bactéries anaérobies. Ces résultats ont été jugés suffisamment intéressants (de l'ordre de 99% après 119 jours sur les piézomètres d'observation à proximité immédiate du site) pour étendre la portée du pilote à l'échelle de l'ensemble de la zone des bassins de stockage Sud. L'arrêté préfectoral du 19 mars 2013 prescrit l'objectif de stopper le panache de pollution hors du site industriel. Pour ce faire, un pilote industriel sera mis en place sur l'une des 3 sources identifiées sur le site. Au vu des résultats qui seront remis dans les 9 mois, la technique sera étendue à l'ensemble du site. Sinon, une barrière hydraulique devra être mise en place. 3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES SURVEILLANCE GLOBALE DU SITE Depuis 1990, l'exploitant a procédé à des prélèvements de suivi de cette pollution par la mise en place d'un réseau de piézomètres dont le nombre passera de 5 en 1991 à 37 en 2005, dont 5 puits de dépollution. Ce site est par ailleurs soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence aux rubriques 1111 (fabrication, emploi ou stockage de produits toxiques ou très toxiques) et 1174 (fabrication de composés organohalogénés, de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement). Une surveillance périodique de la nappe est prescrite par l'arrêté d'autorisation du 23/01/1991, modifiée par l'arrêté préfectoral du 23/05/2001 : 3 piézomètres et mesure trimestrielle du pH, de la DCO et du Tétrachlorure de Carbone et du chloroforme. Le suivi de la qualité des eaux depuis 1991 montre des résultats irréguliers et non satisfaisants dans le temps avec des valeurs comprises dans les fourchettes suivantes : - CCl4 : entre 0,5 mg/l (seuil de détection) et 22 mg/l (une valeur à 35 mg/l 2002, résultats inférieurs à 3 mg/l depuis 2004) - CHCl3 : entre 0,5 mg/l (seuil de détection) et 5 mg/l - DCO : entre 15 mg/l (seuil de détection) et 137 mg/l La campagne du 10/07/2007 montre que la situation est stable et non satisfaisante pour le Chloroforme (CCl3), le Tétraclorure de carbone (CCl4) et la DCO. L'exploitant utilise une méthode d'analyse dont le seuil de quantification ( 500 µg/l) est supérieur aux valeurs de références des eaux de consommation, CCl3 :100 µg/l, CCl4 : 2 µg/l. Pour la période 2005 - 2007, 50 % des résultats d'analyses, au delà du seuil de quantification, sont de 300 à 2450 fois supérieurs à ces valeurs de référence. Les 7 campagnes réalisés de 2008 à 2009 montrent que l'aval est affecté de façon variable mais pérenne en PZ11 par le CCL4 (de 0,5 à 5,2 mg/l)et le Chloroforme (de 0,5 à 3 mg/l). Les campagnes de 2010 à 2012 présentent des valeurs parfois supérieures aux seuils de détection, jusqu'à 3,17 mg/l pour le chloroforme et 10 mg/l pour le Tétrachlorure de Carbone. SURVEILLANCE DES ANDAINS : La surveillance spécifique complémentaire est assurée trimestriellement au droit des andains de fabrication du compost du lactame (arrêté préfectoral du 12 août 2002) au moyen de 2 piézomètres amont et de 2 piézomètres aval. Le niveau piézométrique est relevé et les paramètres suivis sont le pH et la DCO. La surveillance de la nappe à l'aval du compostage montre un impact par pollution organique.Depuis 2007, on a pu relever sur les paramètres suivants : - CCl4 : entre 0,5 mg/l (seuil de détection) et 149 mg/l à l'amont / 25 mg/l à l'aval - CHCl3 : entre 0,5 mg/l (seuil de détection) et 15 mg/l à l'amont / 9,5 mg/l à l'aval - DCO : entre 15 mg/l (seuil de détection) et 340 mg/l à l'amont / 95 mg/l à l'aval - Toluène : entre 15 mg/l (seuil de détection) et 7,9 mg/l à l'amont / 2,1 mg/l à l'aval Les concentrations maximales pour les trois substances analysées ont été relevées en 2012. 4 - RESTRICTIONS D'USAGES Sur proposition de la DREAL et sur recommandation du Préfet, l'arrêté municipal du 02 mars 2012 rappelle à la population concernée ou pouvant l'être par le panache de pollution de la nappe, hors du site ARKEMA, qu'il convient de ne pas utiliser les eaux souterraines ni les eaux de surface à des fins alimentaires et sanitaires, ou pour l'arrosage et le lavage des fruits et légumes cultivés. |
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| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||
| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Gardiennage
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
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✓ Eaux souterraines
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
✓ Piège hydraulique ou Confinement hydraulique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
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✓ Eaux superficielles - Sédiments
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
22/05/2001 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2009-11-12 : LA SITUATION RESTE STABLE
Commentaire : Non satisfaisant CCl3 et CCl4
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| Carte(s) et plan(s) |
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| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) |
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