SSP0008145

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0008145

Nom usuel REDA
Commune(s) 33281 MERIGNAC
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000814501 29/11/2019

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000814501

Date de dernière mise à jour 29/11/2019
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
33.0082 (BASOL)
Environnement Atelier de traitement de surface des pièces métalliques par le procédé de chromage dur exploité par la Société REDA et autorisé par arrêté préfectoral du 10 mars 1998.

L'usine est implantée dans la zone industrielle du Phare sur un terrain de superficie approximative de 10 000 m².

L'implantation des premières entreprises sur la zone remonte à 1970.

En 1972, c'est le groupe Duffour et Igon qui transfère ses unités de chromage dur de Bègles à Mérignac. L'établissement est dimensionné pour traiter de grosses pièces.

En 1977, le Groupe Duffour abandonne l'exploitation du site. La Société REDA recompose et réaménage les ateliers.

L'environnement proche du site est constitué de diverses entreprises.
Description 1 - DIAGNOSTICS
1 - 1 Diagnostic initial
Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l'origine de pollution du sol et du sous-sol,un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques ont été prescrits par l'arrêté préfectoral du 26/01/2000 échéance du 31/03/2000 pour l'étape A et 30/09/2000 pour l'étape B et l'évaluation simplifiée des risques.

Les études remises le 05/10/2000 ne révèlent pas d'impact des sols ni de la nappe. Le site est toutefois classé en 2 "à surveiller" pour l'usage du moment. Une surveillance de la qualité des eaux souterraines a alors été prescrite par arrêté préfectoral du 14 mars 2001.

1 - 2 Caractérisation de l'état des milieux et plan de gestion
En octobre 2012 et 2013 (périodes de basses eaux), un impact significatif en chrome total et chrome hexavalent (analysé depuis 2010) a été mis en évidence dans les eaux souterraines au droit du site, et en particulier en aval immédiat des installations REDA. Au vu de ces impacts, un arrêté préfectoral a été établi en date du 13 novembre 2013, afin de remédier à la pollution constatée. Suite à ce constat, l'exploitant a missionné BURGEAP pour réaliser une étude de caractérisation de l’état de contamination des milieux de son site et de son environnement, d’interpréter cet état et de proposer une solution de gestion adéquate dans les conditions de l’arrêté préfectoral du 13 novembre 2013.

Le rapport correspondant, daté du 05 octobre 2015 a été remis à l'Inspection. Les résultats ont mis en évidence les éléments suivants :
==> Pour le milieu "sols" :
- il est identifié trois zones présentant des anomalies en chrome total plus importantes en partie Nord-Ouest du site, une zone à proximité des bureaux et une autre à proximité de l’extension bétonnée ;
- les zones à proximité des bureaux et de l’extension bétonnée présentent des teneurs plus importantes que celles mesurées à proximité des piézomètres en aval du bâtiment.
- pour chacune des zones investiguées, les concentrations les plus importantes sont généralement rencontrées en profondeur, principalement dans la zone de battement de la nappe (1 à 2 m) ou au début de la zone saturée (2 à 3 m de profondeur) ;
- la détection de chrome VI reste principalement lié aux conditions d’oxydo-réduction du milieu ;
- la lixiviation du chrome est faible.
==> Pour le milieu "eaux souterraines" :
- les résultats des eaux souterraines confirment l’absence d’une pollution en provenance de l’amont hydraulique et la présence d’une anomalie en lien avec les activités exercées au droit du site ;
- les concentrations en aval hydraulique présentent un fort abattement des concentrations depuis les installations vers la limite aval du site.

Le schéma conceptuel réalisé à l’issue du diagnostic a considéré les voies d’expositions possibles mais limitées en raison du couvert végétal du site et de la faible fréquentation des zones impactées, uniquement liées aux travailleurs sur site à savoir : l’inhalation de poussières et l’ingestion de sols et poussières contenant des polluants. Une mesure des retombées de poussières avec analyse en métaux permettrait de confirmer que le couvert végétal est assez important pour limiter les envols de poussière et par conséquent le contact direct.

Dans le cadre des mesures de gestion, 4 solutions ont été étudiées : excavation des zones sources et élimination hors site, excavation des zones sources et stockage sur site, maitrise des voies de transfert avec confinement des zones sources et surveillance des eaux souterraines.
Compte tenu de l’absence d’enjeux hors site sur la nappe, d’une mobilité limitée du chrome contenu dans les sols, d’un fort abattement des concentrations en limite aval de site et de voies d’exposition possibles limitées sur site, la solution proposée est le maintien de la surveillance des eaux souterraines avec un renforcement du réseau de surveillance.

Par courrier du 03/11/2015, l'Inspection accuse réception du plan de gestion de la pollution identifié sur le site REDA. La solution proposée ne propose pas de traiter la source alors que la méthodologie nationale de gestion des sites pollués prévoit en premier lieu, de supprimer la ou les sources de pollution sur la base d'un bilan "coûts-avantages" décrivant les possibilités techniques et économiques correspondantes, et sinon en second lieu, de désactiver ou maîtriser les voies de transfert dans la même approche.

Par courrier du 1er décembre 2015, l'exploitant fait part de son impossibilité économique à traiter les sources de pollution en chrome. Par courrier daté du 10 décembre 2015, L'Inspection valide la solution de gestion proposée par le bureau d’études BURGEAP, à savoir la surveillance renforcée des eaux souterraines, mais sous réserve :
- d’absence de transfert de pollution hors site ;
- d’évolution de vos capacités financières à traiter la pollution;
- de maintien de votre établissement industriel sur site.
Si l’une de ces conditions évolue, le plan de gestion devra être revu.

Par courrier du 11/10/2018, l'Inspection informe l'exploitant que compte tenu des derniers résultats de la surveillance des eaux souterraines, la pollution au chrome et à l’aluminium des eaux souterraines ne semble plus être contenue sur le site mais impacte l’extérieur du site. En conséquence, l'Inspection demande à l'exploitant de proposer de nouvelles mesures de gestion de cette pollution et l’échéancier associé dans un délai de deux mois.


2 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
Ce site est soumis à l’application de l’article 65 b) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines parce qu'il présente un risque notable de pollution des eaux souterraines, de par ses activités actuelles et de par la sensibilité ou la vulnérabilité des eaux souterraines.

L'arrêté préfectoral du 14 mars 2001 prescrit la surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines sur 3 piézomètres sur les paramètres aluminium, chrome total et hydrocarbures totaux.

Les campagnes des 30 novembre 2005 et 23 janvier 2006 montrent une situation satisfaisante et stable par rapport aux dernières campagnes (mai 2005).

Depuis 2009, l’exploitant recherche également spécifiquement le chrome VI en lien avec ces activités.

Les campagnes de 2007 à 2009 montrent une situation stable avec toutefois la présence de chrome* entre 0,05 et 0,3 mg/l et d'aluminium** entre 0,2 et 3,7 mg/l (valeurs limites eaux potables * 0,05 mg/l, ** 0,2 mg/l).

La campagne du 31/03/2010 montre que les eaux souterraines en amont comme en aval sont de mauvaise qualité en raison d'un pH acide voisin de 4 et des teneurs élevées en Chrome (0,004 à 0,43 mg/l). Les teneurs en aluminium sont de 3 à 15 mg/l.

La campagne d'octobre 2010 montre:
=> une baisse des teneurs en chrome total (0,004 à 0,086 mg/l)
=> une constance des teneurs en aluminium (0,4 à 19 mg/l)

La campagne de juin 2011 montre :
=> une hausse de la teneur en chrome total au droit du PZ3 (0,54 mg/l)
=> une baisse des teneurs en aluminium (0,39 à 2,72 mg/l)

La campagne de novembre 2011 montre :
=> une constance des teneurs en chrome total au droit du PZ4 (0,016 à 0,349 mg/l)
=> une baisse des teneurs en aluminium (0,15 à 1,78 mg/l).

La campagne de mai 2012 montre :
=> une hausse de la teneur en chrome total au droit du PZ4 (0,654 mg/l)
=> une hausse des teneurs en aluminium (0,56 à 3,13 mg/l).

Par courrier du 04 septembre 2012, la société REDA précise à l'inspection des installations classées que :
=> le site ne met en œuvre aucun procédé ni matériau pouvant expliquer la présence d'aluminium dans les eaux souterraines,
=> du chrome est déjà détecté dans les eaux souterraines en amont du site.

En octobre 2012 et 2013 (périodes de basses eaux), un impact en chrome total et chrome hexavalent (entre 2 et 3 mg/l) a été mis en évidence dans les eaux souterraines au droit du site, et en particulier sur le piézomètre PZ4, situé en aval immédiat des installations REDA.

Les campagnes d'avril 2014, octobre 2014 et avril 2015 confirment les impacts en chrome total et chrome hexavalent en aval du site (PZ4). Ces campagnes mettent également en évidence des impacts en aluminium au droit du PZ2 (amont hydraulique) et PZ4 (aval hydraulique).

En octobre 2015, on observe une dégradation de la qualité des eaux souterraines sur les piézomètres en aval hydraulique. Les impacts sont particulièrement marqués au droit de PZ4 et PZ6 pour le chrome total, PZ6 et PZ7 pour le chrome hexavalent, et PZ4 pour l'aluminium.

Depuis octobre 2015, les résultats des campagnes montrent que d'une manière générale, la situation ne s'améliore pas réellement au droit du site. Le chrome total et le chrome hexavalent sont principalement présents dans les ouvrages en aval hydraulique immédiat du bâtiment, alors qu'on retrouve régulièrement des dépassements en amont hydraulique et en aval hydraulique pour l'aluminium, avec des teneurs néanmoins plus marquées au droit de PZ4.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
13/03/2001 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2018-04-03 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : non satisfaisant Cr et Al Informations complémentaires : En octobre 2012 et 2013 (périodes de basses eaux), un impact en chrome total et chrome hexavalent (entre 2 et 3 mg/l) a été mis en évidence dans les eaux souterraines au droit du site, et en particulier sur le piézomètre PZ4, situé en aval immédiat des installations REDA. En octobre 2015, on observe une dégradation de la qualité des eaux souterraines sur les piézomètres en aval hydraulique. Globalement, la situation ne s'est pas améliorée depuis. D'après les derniers résultats, la pollution au chrome et à l’aluminium des eaux souterraines ne semble plus être contenue sur le site mais impacte l’extérieur du site.
Carte(s) et plan(s)
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Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
MERIGNAC AL 341 33
MERIGNAC AL 340 33