| Identifiant de l'établissement |
SSP0008146 |
||||||||
| Nom usuel | LYONNET | ||||||||
| Commune(s) |
33448 SAINT MEDARD D'EYRANS |
||||||||
| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
|
||||||||
| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
|
| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP000814601 |
||||||||||||||||||||||||
| Date de dernière mise à jour | 29/11/2019 | ||||||||||||||||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | ||||||||||||||||||||||||
| Nom Usuel | Non renseigné | ||||||||||||||||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) |
33.0084 (BASOL)
|
||||||||||||||||||||||||
| Environnement | Ancien site de créosotage du bois. La Sté Anonyme des Ets Armand Beaumartin acquière l'usine de St Médard d'Eyrans en 1913 pour la fabrication :
- de poteaux en bois et leur imprégnation d'une solution aqueuse de sulfate de cuivre : procédé du Docteur Boucherie - de traverses de chemin de fer et leur imprégnation avec de la créosole, à l'aide d'autoclaves par vide et pression. Le démantèlement des installations Boucherie et la modernisation de la fabrication des poteaux par la mise en place d'un autoclave pour injecter la solution de sulfate de cuivre a lieu en 1950. En 1980, la Sté Xylochimie installe sur le site un autoclave, pour le traitement du bois, utilisant une solution aqueuse contenant des sels métalliques de cuivre, chrome et arsenic. La cessation des activités de traitement du bois à la créosote a lieu dans les années 88-89. Un incendie des installations de fabrication de piquets faisant ni victime ni pollution se produit en août 1989. L'établissement qui relève de la Directive Seveso est réglementé par les prescriptions de l'arrêté préfectoral du 22 novembre 1994. En 1998, la sté sollicite une demande d'autorisation de fonctionnement, à titre expérimental, d'une installation de recyclage de bois traités. Cette installation n'a jamais été mise en service. Par la suite, la société THERMYA est autorisée à exploiter cette installation à titre expérimental pendant une durée de 6 mois par l'arrêté préfectoral du 13 mai 2005. En 2005, la réduction du volume de bain de traitement des bois à 418 litres fait relever désormais cet établissement du régime de la déclaration. L’activité principale de l’établissement situé à St MEDARD D’EYRANS est le traitement du bois par imprégnation sous pression (autoclave). Le site se compose : - d’un bâtiment principal de 300 m² qui abrite l’installation de traitement par autoclave ainsi que les matériels annexes tels que les pompes, le compresseur, les cuves de stockage d’eau et de solution biocide (tanalith E) ; un bureau administratif ; un local technique et des sanitaires ; - d’un bâtiment ouvert de 450 m² servant de stockage pour le bois traité. |
||||||||||||||||||||||||
| Description | 1 - DIAGNOSTIC
Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l'origine d'une pollution potentielle du sol et du sous-sol, le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques (ESR) sont prescrits par l'arrêté préfectoral du 05/11/1998 L'ESR remise en décembre 1999 classe le site en 2 "à surveiller" pour l'état et l'usage du moment. L'étude de sol met en évidence, dans les eaux ou les sols, la présence d'Arsenic, de Chrome et de Cuivre à des concentrations supérieures aux valeurs de constat d'impact. L'origine est l'absence d'étanchéité de la rétention en béton de l'atelier de traitement des bois. Les travaux de changement de cuvette de rétention sont réalisés en 2000. L'étude de sol complémentaire de la zone de créosotage, remise en juin 2002, met en évidence la présence de créosote dans les sols et dans la nappe. L'ESR complétée maintient toutefois le classement en 2 des sites à surveiller, du fait notamment du maintien de l'usage industriel du site et de l'absence d'usage recensé de la nappe hors du site. Aucun impact n'est observé sur les eaux superficielles des ruisseaux "Le Milan" et "Le Cordon d'Or". 2 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES Ce site était soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence à la rubrique 2415 de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement(traitement du bois) La surveillance semestrielle de la nappe est prescrite par l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2004 par 5 piézomètres et l'analyse des paramètres Arsenic, Cuivre, Chrome total, Chrome hexavalent et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La campagne du 16 décembre 2004 montre la présence de chrome total à des valeurs supérieures à la valeur de constat d'impact (VCI) pour un usage non sensible (eaux brutes destinées à la consommation humaine), à proximité immédiate de la zone de traitement des bois. La nappe est contaminée par les hydrocarbures aromatiques polycycliques, marqueurs de la créosote, à l'emplacement de l'ancienne zone de traitement. La campagne du 7 décembre 2005 montre une baisse globale des concentrations mais des teneurs supérieures aux valeurs de référence des eaux brutes pour la consommation humaine sont relevées pour le chrome en PZ6 et les HAP en PZC. La campagne effectuée le 08 mars 2011, a permis de noter : - une forte odeur caractéristique de naphtalène à l’aplomb de PZ1 ; - la présence de métaux lourds (Arsenic, Cuivre, Chrome total et Chrome VI) à des teneurs supérieures aux valeurs seuils réglementaires de potabilités; - l’absence de pollution significative par les Phénols ; - la présence d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques totaux à une teneur supérieure au seuil de détection analytique au droit de l’ouvrage PZC. La campagne effectuée le 22 septembre 2011, a permis de noter : - l’absence de contamination en métaux lourds (As, Cu, Cr, CrVI) pour l’ouvrage PZ3 ; - l’absence de contamination par les phénols et les HAP au droit de l’ouvrage PZA ; - l’absence d’eau dans les ouvrages PZ4 et PZC ne permettant pas la réalisation d’analyses. La campagne du 30 mai 2012 montre que les teneurs en arsenic, chrome total, chrome VI et cuivre sont, lorsqu'elles sont détectées, inférieures aux valeurs limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine. En revanche, une teneur en HAP (notamment en benzo(a)pyrène) supérieure à cette référence dans le PZC. Un développement racinaire est également à noter au droit du PZ6. La campagne du 22 octobre 2012 montre que : => les teneurs en chrome total, chrome VI et cuivre sont, lorsqu'elles sont détectées, inférieures aux valeurs limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine, => le comblement d'un ouvrage (PZ4) par des racines, => un impact des eaux souterraines par des composés organiques (phénol et HAP) au droit des piézomètres PZA et PZC. Un bilan de la surveillance et un complément de diagnostic sont à envisager, et ce dans l'optique de supprimer les sources potentielles de pollution ou la maîtrise de leur transfert. La campagne effectuée le 29 avril 2013, a permis de noter : - l’absence de contamination en métaux lourds (Cu, Cr et CrVI) pour les ouvrages PZ3, PZ4 et PZ6 ; - la présence d’une contamination par les HAP au droit de PZA; - la régression de la contamination par les composés organiques (Indice Phénol et HAP) au droit de PZC. Lors de la campagne de décembre 2013, la qualité géochimique des eaux souterraines s’écoulant au droit de la zone est satisfaisante sur l'ensemble des paramètres recherchés, hormis un léger dépassement en As au niveau de l’ouvrage Pz6 (12 ug/l pour une valeur seuil de 10 ug/l). Les campagnes de 2014 à 2016 comprenaient l’analyse de l’ensemble des paramètres sur l’ensemble des ouvrages. La société LYONNET a souhaité revenir en 2017 aux demandes de l’arrêté préfectoral initial de décembre 2004, soit uniquement l’analyse des métaux sur les ouvrages PZ3, PZ4 et PZ6, et l’indice phénol ainsi que les HAP sur les ouvrages PZA et PZC. Lors de la campagne d'avril 2018, une dégradation de la qualité des eaux souterraines est notée, notamment au niveau des ouvrages PZC et PZA, où des impacts en HAP sont de nouveau mesurés. Une amélioration est néanmoins observée vis-à-vis de la précédente campagne. Un impact en arsenic a également été identifié au droit de l’ouvrage PZ6. La présence de ces fluctuations et les dépassements ponctuels au cours du temps nécessitent le maintien d’un contrôle régulier des eaux souterraines. |
||||||||||||||||||||||||
| Polluant(s) identifié(s) |
|
||||||||||||||||||||||||
| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
20/12/1999 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2018-04-26 : LA SITUATION S'AMELIORE
Commentaire : Non satisfaisant mais une amélioration est
observée vis-à-vis de la précédente campagne.
- un impact en arsenic a été identifié au droit de l’ouvrage PZ6 ;
- une contamination significative en HAP est observée sur les ouvrages PZA et PZC.
Informations complémentaires : Situation après la campagne d'avril 2018:
- PZC : Le suivi effectué mettait en évidence une amélioration de la qualité géochimique des eaux souterraines depuis avril 2013 jusqu’à mai 2016 pour les HAP. En revanche, depuis la campagne de mai 2016, des HAP sont à nouveau détectés et dépassent les seuils fixés. Les teneurs observées lors de la campagne d'avril 2018 sont même nettement supérieures aux seuils de comparaison, mais inférieures aux teneurs mesurées lors de la dernière campagne.
- PZA : Lors de la campagne de mai 2016, les concentrations mesurées mettaient en évidence une diminution de la teneur en arsenic, en indice phénol et en HAP. Les teneurs en HAP mesurées lors de la précédente campagne indiquaient de forts dépassements. Ceux-ci sont encore observés en avril 2018, bien qu’une diminution de la teneur en HAP est observable par rapport à la campagne précédente.
- PZ4 : La présence anomalique de l’indice phénol a été mise en évidence en 2014, où la teneur dépassait systématiquement le seuil fixé. Les cinq dernières campagnes réalisées, où ce paramètre a été recherché, étaient conformes avec la valeur seuil retenue. Trois dépassements ponctuels du seuil de comparaison en arsenic ont également été identifiés sur ce piézomètre entre mai 2012 et avril 2017. Lors de la campagne d'avril 2018, cet ouvrage ne présentait pas de dépassements.
- PZ3 : Des teneurs en chrome (total et hexavalent) et en cuivre sont enregistrées, sans pour autant dépasser les valeurs seuils fixées (à l’exception de la teneur en chrome total détectée en mai 2016).
- PZ6 : Des teneurs en arsenic et en chrome total sont ponctuellement supérieures aux valeurs de comparaison fixées. Lors de la présente campagne, seul l’arsenic dépasse la valeur de comparaison fixée.
|
||||||||||||||||||||||||
| Carte(s) et plan(s) |
|
||||||||||||||||||||||||
| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
|
||||||||||||||||||||||||
| Parcelle(s) concernée(s) |
|