| Identifiant de l'établissement |
SSP0008523 |
||||||||
| Nom usuel | ALSTOM GRID (anciennement AREVA T&D) | ||||||||
| Commune(s) |
69266 VILLEURBANNE |
||||||||
| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
|
||||||||
| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
|
| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP000852301 |
||||||||||
| Date de dernière mise à jour | 11/03/2014 | ||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | ||||||||||
| Nom Usuel | Non renseigné | ||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) |
69.0056 (BASOL)
|
||||||||||
| Environnement | Le site est localisé au 130 rue Léon Blum, en bordure est de la commune de Villeurbanne, à l'est de Lyon.
Les premières activités sur ce site datent de 1916, les terrains utilisés étaient alors constitués de jardins et champs agricoles. Depuis cette date, l'usine s'est progressivement développée en s'étendant d'ouest en est (1950), puis vers le nord (1966) pour atteindre la rue Léon Blum. Après avoir été appelée ACED, Delle - Alsthom, Alsthom, GEC – ALSTHOM, depuis juin 1998 l'usine fait partie du groupe ALSTOM qui est propriétaire du terrain. Ensuite, il s'agit d'AREVA T&D qui reprend le site. Aujourd'hui, le site s'appelle ALSTOM GRID. Le site ALSTOM de Villeurbanne abrite depuis 1925 la même activité : la fabrication d'appareillage électrique. Les activités ont été autorisées par l'arrêté préfectoral du 17 février 1992. Le site se situe dans la zone d'activité industrielle à proximité d'un habitat dense. Au cours du temps, divers incidents ou accidents ont eu lieu et ont pu éventuellement polluer le sol ou les eaux (fuites sur des cuves de stockage de fuel, débordement d'une cuve de transfert, obturation d'une canalisation d'évacuation des eaux usées, deux incendies). De plus, il n'est pas à exclure que d'éventuels déversements de produits liquides auraient pu polluer à la fois le sol et les eaux souterraines notamment par le biais de puits perdus utilisés pour le rejet d'eaux pluviales. Contexte hydrogéologique : Le site se trouve sur les alluvions fluvio-glaciaires au débouché du couloir dit de Décines - Chassieu. Les eaux souterraines à cet endroit sont dites vulnérables en raison de l'absence de couverture d'une part, et de la forte perméabilité des alluvions sablo caillouteuses d'autre part. L'écoulement de la nappe dans ce secteur est globalement orienté de l'est/sud-est vers l'ouest/nord-ouest. La nappe fluvioglaciaire se trouve à 16 mètres environ de profondeur au niveau du site étudié. Localement, le puits de l'usine, qui intercepte les deux aquifères, exerce vraisemblablement une influence notable sur les écoulements, sans que cela n'ait cependant été étudié ni renseigné. Une deuxième nappe est présente à une plus grande profondeur (nappe de la molasse miocène) et s'écoule dans un milieu sableux peu perméable. |
||||||||||
| Description | Le 30 juin 2006, lors de travaux de forage en vue de la réalisation de nouveaux puits de pompage et de réinjection des eaux souterraines utilisées pour le refroidissement des installations, une pollution de la nappe a été découverte . Le chantier de forage a été immédiatement interrompu. En application de l'arrêté préfectoral d'urgence du 26 octobre 2006, un traitement de la nappe par pompage écrémage aux alentours de la zone incriminée a été mis en œuvre. Ayant atteint ses limites techniques, ce traitement a été arrêté en septembre 2007 en accord avec l'inspection des installations classées. Il a permis la récupération de 82 litres d'hydrocarbures et le traitement de 1 kg d'hydrocarbures dissous.
L'arrêté d'urgence a en outre imposé une surveillance des eaux souterraines. Les investigations menées ont permis de délimiter une zone contaminée à l'intérieur du site. Elles ont consisté en l'installation de piézomètres et la réalisation de sondages des sols à des fins d'analyses. En vue d'évaluer l'impact hors site de la contamination, l'arrêté préfectoral du 24 février 2009 a prescrit à l'exploitant la réalisation d'une synthèse environnementale du site, décrivant l'état des lieux et d'une une interprétation de l'état des milieux. Ces documents ont été adressés à l'inspection des installations classées le 28 septembre 2009. L'interprétation de l'état des milieux est basée sur les données recueillies : lors de l'enquête de voisinage réalisée en mai 2009 et visant à identifier les usages de l'eau hors site éventuellement existant ; à partir de l'ensemble des données analytiques disponibles au droit des ouvrages piézométriques situés en aval hydraulique du site. L'enquête de proximité a recensé neuf puits privés en aval hydraulique du site dans un rayon de 0,5 km. La configuration du milieu d'exposition est une maison construite de plain pied. La source de pollution considérée à l'extérieur du site est l'eau souterraine. A défaut de disposer de données à l'extérieur du site, l'étude a retenu les valeurs mesurées en aval hydraulique. L'exhaustivité des sondages et les mesures de niveau piézométrique associées permettant de se forger une idée précise du sens d'écoulement. Compte tenu du bruit de fond en trichloroéthylène et tétrachloroéthylène (quelques dizaines de µg/l) supérieur à la valeur réglementaire eau potable (10 µg/l) dans la zone d'étude, l'eau est donc impropre à la consommation. Ce bruit de fond n'étant pas lié à l'activité de l'exploitant, les voies d'exposition associées à une consommation d'eau telles que l'ingestion de l'eau lors de l'arrosage de fruits et légumes, l'ingestion d'eau puisée et le contact cutané avec les eaux n'ont pas été prises en compte. Evaluation des risques : Les concentrations retenues correspondent aux concentrations maximales mesurées pour chaque paramètre entre janvier 2008 et avril 2009 au droit des piézomètres aval PZ13, PZ5, PZ11, PZ19, PZ2, PZ6 et PZ10. Les données antérieures à 2008 n'ont pas été jugées représentatives de la qualité actuelle des eaux de la nappe. En effet, les travaux de dépollution évoqués supra ont eu une incidence sur la qualité de la nappe. Niveaux de risques sanitaires : Le scénario retenu est l'inhalation de vapeurs issues du dégazage de la nappe vers l'air ambiant intérieur d'une maison. Pour une meilleure interprétation des résultats, les risques associés au bruit de fond en composés organiques halogénés volatils sont calculés séparément du risque généré par l'établissement, hormis pour le chlorure de vinyle dont la présence peut être associée à l'impact en tétrachloroéthylène constaté dans les eaux du site. Les résultats de la caractérisation des risques sanitaires montrent que l'état des milieux est compatible avec les usages existants et constatés (risque acceptable d'un point de vue sanitaire). Lors de l'enquête de voisinage, des usages de l'eau des puits privés en aval hydraulique immédiat du site ont été identifiés (arrosage du potager et du jardin, consommation humaine, remplissage de piscine). Or le bruit de fond local en trichloroéthylène et en tétrachloroéthylène rend l'eau non potable à la consommation. En l'état actuel, les eaux souterraines au droit du site exploité par la société AREVA T&D ne présentent pas de risque sanitaire pour l'usage résidentiel hors site par inhalation des polluants issus de la volatilisation des composés de la nappe. Compte tenu de la présence d'hydrocarbures résiduels piégés dans les sables de la zone de battement de la nappe, un relargage dans les eaux du site de ces sources de pollution secondaire aux hydrocarbures adsorbés dans les sols ne peut être exclu. La fréquence mensuelle de surveillance et l'exhaustivité du nombre de sondages prescrits par l'article 2 de l'arrêté préfectoral du 24 février 2009 se justifiaient en vue d'obtenir une connaissance affinée du milieu, nécessaire à l'élaboration de l'interprétation de l'état des milieux. Cet objectif étant atteint, la surveillance est passée à une fréquence trimestrielle. Le réseau de surveillance actuellement défini par l'arrêté du 24 février 2010 comporte au moins un piézomètre en amont et au moins trois piézomètres en aval. Les deux puits implantés au droit de la zone polluée sont quant à eux maintenus (voir plus de détails sur les surveillance des eaux souterraines en partie F). La dépollution est poursuivie par la mise en place d'un écrémeur passif oléophile qui permet de récupérer du flottant. |
||||||||||
| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||
| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Gardiennage
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Piège hydraulique ou Confinement hydraulique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Interprétation de l''état des milieux (IEM)
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
05/11/2006 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2012-12-18 : LA SITUATION RESTE STABLE
Commentaire : La dernière campagne réalisée est celle du 18 décembre 2012 (rapport trimestriel d'Arcadis n°15 – 4è trimestre 2012). Pour information, compte-tenu de la présence d'irisations, l'ouvrage P2 n'a pas été prélevé.
Les résultats analytiques mettent en évidence :
* des traces de xylènes au droit de P5 (> seuil) ;
* des teneurs en CV inférieures au seuil (0,5 µg/L), excepté au droit de P5 (2,4 µg/L) ;
* des teneurs en TCE comprises entre 0,6 et 2,1 µg/L (< seuil)
* des teneurs en PCE comprises entre 4,4 et 16 µg/L. Le seuil réglementaire (pour le PCE et la somme TCE+PCE qui est de 10 µg/L) est ainsi dépassé au droit de P5, PZ18 et PZ11 (maximum de 18,1 µg/L au droit de PZ11) ;
* une teneur en HCT (C5-C40) au droit de P5 (970 µg/L) proche de la limite (1000 µg/L).
Informations complémentaires : Dans le cadre de l'arrêté préfectoral du 24 février 2009, le suivi de la qualité des eaux souterraines est réalisé. Ce suivi, initialement mensuel, est devenu trimestriel suite à l'arrêté préfectoral complémentaire du 8 avril 2010. De même, le nombre de piézomètres faisant l'objet du suivi a été modifié, passant de 8 à 6 ouvrages, et le programme analytique a été allégé. La recherche porte aujourd'hui sur le tétrachloroéthylène (PCE), le trichloroéthylène (TCE), les hydrocarbures totaux (HCT), le chlorure de vinyle (CV) et les BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylènes).
Les piézomètres suivis sont : PZ18 en amont hydraulique, les puits P5 et P2 implantés au droit de la zone polluée, et les PZ5, PZ6 et PZ11 en aval hydraulique. Le sens d'écoulement des eaux souterraines est globalement orienté de l'est/sud-est vers l'ouest/nord-ouest. Le gradient hydraulique est faible, de l'ordre de 1,6 ‰.
Synthèse :
Benzène : depuis avril 2009, les concentrations en benzène pour l'ensemble des piézomètres, excepté pour P2, PZ6 et PZ11, sont stables et inférieures aux limites de quantification du laboratoire. Les ouvrages P2, PZ6 et PZ11 présentent, quant à eux, des fluctuations sur ce paramètre.
CV : l'évolution de la teneur en CV au droit de P5 et de PZ6 met globalement en évidence une diminution des concentrations depuis le début du suivi (décembre 2006). Toutefois, les teneurs observées depuis le début de l'année 2009 sont régulièrement supérieures à la valeur seuil de 0,5 µg/L
TCE : les concentrations en TCE sont globalement stables depuis octobre 2007, excepté en P2et restent inférieures à la valeur de référence de 10 µg/L.
PCE : les concentrations en PCE sont régulièrement supérieures à la valeur de référence de 10 µg/L au droit des ouvrages P5, PZ11 et PZ18. Les piézomètres PZ5 et PZ6 présentent des teneurs variables mais généralement inférieures à la valeur seuil.
HCT : l'ouvrage P5 présente ponctuellement des teneurs en HCT supérieures à la valeur seuil de 1000 µg/L. Cependant, les concentrations les plus élevées sont observées au droit de P2 avec des pics importants (84 000 µg/L en octobre 2009).
Au droit de P2, du flottant avait été détecté lors des campagnes de novembre 2009, de janvier, mars, juin, septembre et novembre 2010, de mars, juillet, septembre et décembre 2011, de mars, juin et septembre 2012. Un écrémeur passif oléophile a été mis en place dans cet ouvrage le 31 août 2011. Il a permis de collecter jusqu'au 10 octobre 2011, 3,75 litres de flottant et donc de réduire l'épaisseur (de 8 cm à un film). Cet écrémeur a ensuite été transféré dans un autre ouvrage (P0), puis remis au droit de P2 le 30 juillet 2012.
L'analyse de l'évolution de la piézométrie et des épaisseurs de flottant au droit de P2 depuis novembre 2006 permet de supposer qu'il existe une zone impactée « piégée » autour de 166,1 m NGF, qui expliquerait le relargage de flottant lorsque le niveau statique de la nappe atteint cette zone.
Les ouvrages PZ8 et P3 ont également été équipés d'écrémeurs passifs oléophiles le 20 décembre 2011. Les ouvrages PZ7 et P7 ont été équipés le 31 août 2011 d'écrémeurs jetables. Entre le 6 juillet 2011 et le 18 décembre 2012, 18,45 litres de flottant ont été écrémés, dont 6,14 litres au droit de P2, 3,2 litres au droit de P3 et 5,17 litres au droit de P0.
|
||||||||||
| Carte(s) et plan(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||
| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
|
||||||||||
| Parcelle(s) concernée(s) |
|
| Identifiant de l'obligation règlementaire liée à la parcelle |
SSP00085230101 |
||||||
| Identifiant de l'information de l'administration liée à l'obligation réglementaire | SSP000852301 | ||||||
| Ancien identifiant SIS | Non renseigné/span> | ||||||
| Type d'obligation réglementaire |
|
||||||
| Code INSEE | Non renseigné | ||||||
| Date de dernière mise à jour | 06/11/2024 | ||||||
| Date de l'Arrêté Préfectoral | 22/12/2021 | ||||||
| Nom(s) Usuel(s) | GRID SOLUTIONS SAS ex ALSTOM GRID SAS | ||||||
| Description | terrain pollué par l'exploitation d'une ICPE | ||||||
| Carte(s) et plan(s) |
|
||||||
| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Classification
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de la classification
|