SSP0008842

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0008842

Nom usuel CHIMEX
Commune(s) 95612 LE THILLAY
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000884201 24/03/2021

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000884201

Date de dernière mise à jour 24/03/2021
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
95.0015 (BASOL)
Environnement Le site CHIMEX se situe sur la commune du THILLAY en limite de l'agglomération dans une petite zone industrielle. Le site est limitrophe de pavillons et d'une école. Le terrain couvre une superficie de 3,4 ha. Un affluent de la rivière Croult longe le site (tracé canalisé).

L'activité industrielle du site remonte aux années 30, à cette époque était exercée la transformation de celluloïd. La société CHIMEX, filiale de l'OREAL, a repris le site en 1947. Elle y a fabriqué jusqu'en 2004 des produits entrant dans la composition de cosmétiques (tensio-actifs, colorants ...) ; depuis l'activité se limite aux activités de recherche et de mise au point de nouveaux produits (arrêt de la fabrication industrielle). Elle continue à exploiter à ce jour un laboratoire et un atelier pilote pour la mise au point et le développement de nouveaux procédés de fabrication (activité de chimie fine organique fine).
Description Fin 2004, CHIMEX a abandonné son activité de production proprement dite pour ne garder qu'une activité d'atelier pilote conduisant à une forte réduction des quantités de produits chimiques stockés et fabriqués sur le site (production annuelle de l'ordre de 3,5 tonnes contre plus de 500 tonnes en 2003).

Les eaux résiduaires font l'objet d'une collecte dans un réseau séparé. Le réseau d'eau pluviale peut être isolé pour partie. Un risque d'inondation peut affecter certaines zones du site car le réseau publique d'eaux pluviales du secteur est sous dimensionné (des travaux de remise à niveau sont prévus par le gestionnaire).

Deux captages sont localisés sur le site pour l'approvisionnement en eau industrielle de l'usine (fabrication d'eau déminéralisée) mais l'exploitant a arrêté l'usage du puits de forage n°2 en novembre 2007 (puits rebouché) pour n'utiliser que le réseau public d'eaux potables (sauf utilisation marginale de quelques centaines de mètres cubes par an).

Deux autres captages (nappes du Lutétien et de l'Ypresien) à usage d'eau potables localisés en amont hydraulique du site(respectivement à 100 m et 400 m)sont exploités par les collectivités locales pour la distribution d'eau potable. Ils utilisent les ressources de la nappe des calcaires grossiers. Cette nappe est partiellement protégée par un horizon argilo-calcaire de marnes et caillasses qui la sépare de la nappe superficielle alluvionnaire.

Une campagne de prélèvements de sol a mis en évidence en 1998 des indices de contamination par des organochlorés, des composés organiques aromatiques et du zinc à des teneurs proches des seuils de référence. Dans le cadre des investigations faisant suite à la phase de prédiagnostic, 15 sondages et 5 piézomètres ont été réalisés.
La nappe superficielle est touchée par une pollution organique au niveau des anciennes zones de stockage mais aucune contamination n'a été mise en évidence en aval du site (valeurs inférieures aux seuils de détection depuis 1998).

Une anomalie sur le chloroforme a été détectée en 1996 dans la nappe des calcaires grossiers au niveau du site. Le pompage de CHIMEX en eau industrielle dans cette nappe limite le transfert de ce polluant vers l'aval. Les analyses en chloroforme sont inférieures aux seuils d'usage sensible depuis juillet 2003(décroissance régulière confirmée en 2006 pour le chloroforme).

Les études réalisées dans le cadre de l'étude simplifiée des risques réalisée ne rendent pas nécessaires, pour le moment, des travaux de dépollution du sol ou de la nappe mais concluent qu'une phase de surveillance de la qualité des eaux souterraines est indispensable. Le coût global des études s'élève à 300kF. Des travaux complémentaires pour fiabiliser les réseaux et les rétentions se sont élevés à 4MF.
La société CHIMEX a fait l'objet d'un arrêté préfectoral le 10/02/99 qui prescrit les modalités de surveillance des eaux souterraines. Celle-ci est effectuée de manière trimestrielle sur les eaux des puits de forage et sur 4 piézomètres.

Suite à l'arrêt de la production industrielle du site et à la disparition programmée des pompages d'eaux à usage industriel en nappe, les modalités de surveillance des eaux souterraines ont été réactualisées en novembre 2006 par un arrêté préfectoral complémentaire du 23 avril 2007.

Cet arrêté préfectoral prévoit une auto-surveillance des eaux souterraines à partir de 4 piézomètres (un en amont hydraulique du site, deux au niveau des zones de pollution potentielles, et un en aval hydraulique du site), et d'un puits de forage du site.

Cette ré-actualisation a réduit la fréquence des analyses demandées à CHIMEX (base semestrielle au lieu de trimestrielle) et se limitent aux polluants dont la concentration est ponctuellement ou régulièrement détectée comme supérieure à leur seuil d'usage sensible. Par ailleurs, CHIMEX a produit une étude hydrogéologique (société ANTEA) montrant que l'arrêt total des pompages d'eaux industrielles en nappe n'aura pas d'influence sur les captages AEP voisins.

En 2009, les résultats d'analyse du puits de forage et des 4 piézomètres présents sur le site montrent une stabilité pour les différents paramètres suivis. Certains résultats montrent une teneur plus élevés en Manganèse qui sont liés à la nature du sol. En effet, l'étude hydrogéologique (société ANTEA - octobre 2004) indique que "les teneurs ne correspondent pas à l'introduction de Fer et de Manganèse dans le sous-sol, mais qu'elles résultent plutôt d'une modification de l'équilibre chimique de l'eau due à la présence de tourbe. Le Fer et le Manganèse sont très présents en milieu alluvionnaire tourbeux".

En 2014, la campagne d'analyses des eaux souterraines réalisée au premier semestre confirme les constats précédents : stabilité pour les différents paramètres suivis et certaines valeurs pour le Manganèse plus élevées pour les mêmes raisons que celles précédemment citées. Par ailleurs, le 1.1 dicholométhane présente une stabilité à la baisse.

Pour l'année 2015, les rapports d'analyses indiquent des valeurs stables pour les différents paramètres suivis et certaines valeurs pour le Manganèse plus élevées pour les mêmes raisons que celles précédemment citées. Cette même année, un arrêté préfectoral acte la modification de classement de l’établissement, ce dernier passant du régime d’autorisation à celui de déclaration.

Pour le premier semestre 2016, les rapports d'analyses montrent les mêmes résultats que pour l'année 2015 (valeurs stables pour les différents paramètres suivis et teneur en Manganèse parfois légèrement élevée), confirmant l’état de la qualité des eaux donné par les précédentes mesures. Une légère augmentation de la concentration en chlorobenzène des eaux prélevées a été observée suite aux mesures du second semestre 2016.

Pour l’année 2017, les rapports d’analyses confirment une augmentation des valeurs de concentrations en chlorobenzène dans les eaux prélevées dans l’un des piézomètres. Les valeurs des teneurs en Manganèse restent élevées mais elles semblent se stabiliser.

Pour l’année 2018, les rapports d’analyses confirment les tendances observées lors des deux années précédentes concernant les teneurs en Manganèse qui restent légèrement élevées. Néanmoins, les résultats des analyses de 2018 mettent en évidence une forte diminution des teneurs en chlorobenzène qui repassent largement en-dessous de la valeur de constat d’impact. La surveillance des eaux souterraines par l’exploitant se poursuit.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
COHV, solvants chlorés, fréons
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Gardiennage
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s) Non renseignée(s)