SSP0009042

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0009042

Nom usuel PCAS (Produits Chimiques Auxiliaires et de Synthèse)
Commune(s) 38053 BOURGOIN JALLIEU
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000904201 22/07/2014

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000904201

Date de dernière mise à jour 22/07/2014
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
38.0066 (BASOL)
Environnement Ce site est implanté sur la commune de Bourgoin-Jallieu à environ 50 km au sud-est de Lyon.

La société PCAS, fondée en 1962, a repris la Manufacture de Produits Chimiques du DAUPHIN il y a une vingtaine d'années sur une dizaine d'hectares ; elle conçoit et fabrique des spécialités chimiques : synthèse de molécules organiques ou formulations pour diverses industries.

Les opérations de fabrication sont réalisées de façon discontinue dans 4 ateliers.

L'établissement emploie environ 75 personnes, et est implanté sur un terrain d'une superficie totale de 11,5 ha dont 6 ha constituent l'établissement industriel.
Description En application de la circulaire ministérielle du 3 avril 1996 relative à la réalisation de diagnostics initiaux et de l’évaluation simplifiée des risques sur les sites industriels en activité, la Préfecture de l’Isère a demandé à la société PCAS de Bourgoin-Jallieu, par arrêté préfectoral n° 98-8366 du 1er décembre 1998, de réaliser une étude simplifiée des risques (ESR).

Suite à l’instruction de l’ESR, il a été prescrit, par arrêté préfectoral n°2005-14646 du 6 décembre 2005, la mise en place d’une surveillance des eaux souterraines et la réalisation d’un diagnostic approfondi et si nécessaire une étude détaillée des risques.

Le bureau d’études BURGEAP a été missionné pour réaliser le diagnostic approfondi et l’étude détaillée des risques.

Le diagnostic approfondi a été transmis à l’inspection par courrier daté du 10 octobre 2006.

L’étude détaillée des risques a été remise à l’inspection le 5 février 2007.


10 sondages complémentaires ont été réalisés sur site dans le cadre du diagnostic approfondi jusqu’à une profondeur maximum de 3 m.

Les paramètres analysés dans les sols dans le cadre du diagnostic approfondi ont été les métaux.
Une campagne d’analyse des sols en 2001 avait analysé les paramètres métaux, hydrocarbures totaux, composés organiques halogénés volatils (COHV), hydrocarbures légers, les alcools et cétones.

Les résultats indiquent :
- un impact en métaux lourds au droit de la zone des bâtiments,
- un impact en métaux lourds et hydrocarbures légers dans la zone des boues de zinc,
- un impact en métaux, hydrocarbures, alcools et cétones, COHV et hydrocarbures légers dans la zone fosse à résidus,
- des impacts en métaux en dehors du site notamment dans la zone nord (influence incinérateurs ?).

Quatre piézomètres, un puits privé et le canal eaux de process font l’objet d’analyses trimestrielles depuis 2006. Les paramètres analysés dans les eaux souterraines ont été notamment les métaux, hydrocarbures totaux, composés organiques halogénés volatils (COHV), benzène, toluène, éthylbenzène et xylène (BTEX), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Les résultats indiquent un impact en chlorures, azote et fer notamment au droit du PZ4 (amont). Aucun impact n’est constaté dans le puits privé et le canal eaux de process.

Les risques sanitaires étaient inacceptables pour les effets cancérigènes du fait de l’inhalation de vapeurs de benzène au droit de l'ancienne fosse à résidus. Il convient de préciser que ce risque a été calculé sur une durée de 40 ans à hauteur de 265 j/an et 1/2 h par jour (calcul sécuritaire). La présence de personnel au droit de cette zone reste exceptionnelle.
Les risques pour les riverains sont acceptables.


Dans ses conclusions, le bureau d’études préconisait :

- pour les sols : l’excavation de la zone fosse à résidus afin de limiter les risques pour les travailleurs du site et supprimer une source de pollution susceptible d’impacter le milieu naturel ;

- pour les eaux souterraines : la mise en place d’un piézomètre supplémentaire à l’aval hydraulique de la zone fosse à résidus ainsi que la mise en place d’un suivi de la qualité des exhaures des puits de pompage.

Par conséquent, l'inspection a proposé :
- l’amélioration du suivi de la qualité des eaux souterraines ;
- la réalisation de travaux de dépollution de la zone fosse à résidus après transmission d’une étude technique comparative précisant le procédé et les filières envisagés ;
- de compléter le diagnostic et l’étude détaillée des risques suivant les éléments repris à l’article 4 du projet d’arrêté préfectoral.

Ces éléments ont été prescrits après avis des membres du CODERST par arrêté préfectoral n°2007-08665 du 28 septembre 2007.


La campagne d’analyse des eaux souterraines de décembre 2007 incluant un nouveau piézomètre a noté la présence d’hydrocarbures totaux et de dichlorométhane. Le bureau d’étude n'a pas noté d’impact significatif des activités du site sur la qualité de la nappe. Il est noté des traces d’hydrocarbures dans le piézomètre en aval de la fosse à résidus. Ce résultat va dans le sens d’une absence d’impact significatif des déchets enterrés identifiés au droit de cette fosse sur la qualité de la nappe sous-jacente.

La campagne de surveillance de la qualité des eaux souterraines réalisée en mars 2008 sur le site PCAS de Bourgoin-Jallieu ne met pas en évidence d’évolution significative des concentrations en polluants. Les deux points suivants sont toutefois à signaler suite à la dernière campagne de décembre 2007 :
- les traces d’hydrocarbures totaux détectées en décembre 2007 au droit des Pz2, Pz5, Pz6, au niveau du canal et du puits privé ne sont pas retrouvées en mars 2008 ;
- le dichlorométhane détecté sur la quasi-totalité des points de suivi en décembre 2007 n’est plus retrouvé en mars 2008.
On ne note pas, en l’état, d’impact significatif des activités du site sur la qualité de la nappe.


L’étude technico-économique pour le traitement de la zone fosse à résidus a été transmise par courrier daté du 29 avril 2008. La zone est estimée à 1000 m3 soit 2000 t. Trois filières ont été envisagées :

- traitement en filière hors site consistant en mise en décharge de classe 1 ou 2. Il est prévu la mise en place de moyens de prévention pour éviter les dégagements de composés volatils et pour limiter l’impact dans les eaux souterraines. Cette solution est estimée à 700 000€.

- traitement sur site consistant en un traitement biologique et une stabilisation chimique. Cette solution est estimée à 620 000€.

- traitement « in situ par confinement » consistant à la mise en place d’une couverture étanche et de parois étanches périphériques à 5 m de profondeur par rapport au sol. Cette solution est estimée à 370 000€.

Selon l’analyse bilan coût-avantages, la société PCAS s'est orientée vers cette dernière solution.

Suivant la circulaire du 8 février 2007, les risques induits par la fosse à résidus nécessitaient des mesures simples et de bons sens.

Un incident est survenu le 18 novembre 2010 entraînant le déversement de 1400 kg de trivertal au niveau du bâtiment T. Le produit a imprégné le sous-sol de l'atelier.
Les terres souillées (quelques m3) ont été excavées et présentaient de faibles teneurs en trivertal. Elles ont été entreposées sur le site de l'ancienne fosse à résidus.
Les analyses des eaux souterraines réalisées au niveau du piézomètre Pz2 ont mis en exergue l'absence de trivertal.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
Autres éléments minéraux / Chlorures
Hydrocarbures et indices liés
Metaux et métalloïdes / Arsenic
Metaux et métalloïdes / Baryum
Metaux et métalloïdes / Cadmium
Metaux et métalloïdes / Chrome
Metaux et métalloïdes / Cobalt
Metaux et métalloïdes / Cuivre
Metaux et métalloïdes / Fer
Metaux et métalloïdes / Mercure
Metaux et métalloïdes / Nickel
Metaux et métalloïdes / Plomb
Metaux et métalloïdes / Zinc
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Gardiennage
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Confinement par couverture et étanchéification
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
-
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2011-09-30 : LA SITUATION RESTE STABLE Informations complémentaires : Résultats de l'année 2010-2011 : présence de chlorures avec teneurs parfois supérieures à la valeur limite de référence (250 mg/L). Présence de fer avec des valeurs supérieures au seuil de référence des eaux destinées à la consommation humaine (0,2 mg/L). Présence de traces de COHV. Tendances : concentrations en chlorures stables. Baisse des concentrations en fer. Stabilisation des concentrations en azote kjeldahl. Baisse des concentrations en COHV. // Résultats de l'année 2011-2012 : Quatre campagnes de prélèvements ont été effectuées entre octobre 2011 et juillet 2012, sur les ouvrages du site (5 piézomètres, 1 puits et le canal). Un puits voisin en aval du site a également été prélevé. Les analyses réalisées ont révélé : une concentration en chlorures supérieure au seuil au droit de PZ4 (360 mg/L en avril 2012), des concentrations en fer supérieures au seuil (390 µg/L pour PZ2 et entre 260 et 370 µg/L pour PZ4, des concentrations en toluène dans le canal (4200 µg/L en avril 2012 et 700 µg/L en juillet 2012). On note une augmentation des teneurs en COHV, alors que la tendance était à la baisse. L’augmentation maximale est observée sur PZ4, le piézomètre amont, avec une concentration de 9 µg/L, au lieu de 1 µg/L habituellement. Compte-tenu de la position des différents ouvrages et de la vitesse de circulation de la nappe, il est vraisemblable que ce suivi mette en évidence une contamination en COH d’origine extérieure au site, qui se diffuse à travers le site.
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
BOURGOIN JALLIEU AX 228 38
BOURGOIN JALLIEU AY 119 38
BOURGOIN JALLIEU AY 120 38
BOURGOIN JALLIEU AY 121 38
BOURGOIN JALLIEU AY 127 38