SSP0009330

Imprimer le descriptif

Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0009330

Nom usuel CHU GRENOBLE site HOPITAL SUD
Commune(s) 38151 ECHIROLLES
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000933001 03/07/2017

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000933001

Date de dernière mise à jour 03/07/2017
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
38.0083 (BASOL)
Environnement Le site occupe une surface d’environ 160 000 m² sur la commune d’Echirolles, en Isère.

Il se situe à approximativement 3,3 km à l’est de la rivière du Drac et à 4,6 km au sud de l’Isère.

La nappe d’accompagnement du Drac s’écoule au droit du site en direction du nord. Son niveau statique évolue aux alentours de 4,3 m de profondeur, soit 220,7 m NGF. La nappe est captive au droit du site, protégé par une couche de remblais argileux.


Le site était réservé à usage agricole jusqu’au 04/07/1967, date d’implantation d’une gravière. Celle- ci a été exploité jusqu’au 08/07/1968. Les photos aériennes effectuées en octobre de la même année montrent la présence d’une zone de déchets de couleur blanchâtre à proximité de la gravière abandonnée.

En 1969, la gravière a été remblayé et les photos aériennes n’indiquent plus la présence des dépôts.

La construction de l’unité psychiatrique du Centre Hospitalier Universitaire a débuté le 13/03/1972.


Le site est depuis occupé par les bâtiments du CHU.
Description En 2000, un projet d’implantation d’une blanchisserie sur la partie nord du site a vu le jour. Lors des études géotechniques, la société GEOPLUS a découvert dans un sondage de reconnaissance une substance en couche compacte et épaisse, de couleur blanche, à forte odeur de solvant.

Un prélèvement a alors été effectué est a été envoyé au laboratoire SGS Crépin en date du 28/11/2000.

Les analyses ont montré que la couche blanche était composée à 30 % de chaux, 1 % d’eaux et 69 % de substances polluantes dont :
- La Triacetin ;
- Des Phtalates ;
- D’autres composés de types Polychlorobiphényls (PCB), Hydrocarbures aromatique Polycyclique (HAP), Composés Organiques Halogénés Volatils (COHV) et Chlorobenzène.


Un diagnostic de pollution des sols a été mené en avril 2001 par GEOPLUS. 20 sondages ont alors été réalisées et un piézomètre a été implanté sur le site. Les échantillons ont ensuite été analysés afin de déterminer les teneurs des polluants identifiés.

Les résultats ont montrés des teneurs de :
- 197 mg/kg de Chlorobenzène ;
- 50,2 mg/kg de PCB.

GEOPLUS a conclu son rapport par le fait qu’une dépollution du site était indispensable compte tenu des teneurs observées et de leur grand solubilité. La nappe phréatique n’était toutefois pas impactée lors de cette étude.


Un diagnostic global des sols a été mené en juillet 2001 sur l’ensemble du site afin d’estimer l’étendue de la pollution sous le site. 19 sondages ont alors été effectués.

Les analyses des échantillons du nord du site ont montrés des teneurs atteignant :
- 13 077 mg/kg de Chlorobenzène ;
- 1 050 mg/kg de PCB (arochlore).

Cette étude a conclu que la zone contaminée était contenue au nord du site, à l’est de la zone correspondant à la réserve foncière et du secteur cuisine. Cet emplacement correspond à la zone où des anciens dépôts blanchâtre sont observables sur les photos aériennes d’octobre 1968. Le volume des terres à traiter à été estimé à environ 15 000 m3.


L’Inspection des Installations Classées a rédigé un arrêté préfectoral, signé le 28/02/2002, visant à imposer la réalisation:
- D’une étude historique complète ;
- D’un diagnostic approfondi des sols ;
- D’une Évaluation détaillée des Risques (EDR) ;
- D’un suivi trimestriel de la qualité des eaux souterraines au droit du site.


Les différentes investigations prescrites par cet arrêté ont fait l’objet d’un rapport commun rédigé par le bureau d’étude URS en date du mois d’août 2002. Une étude géophysique a été réalisé afin de délimiter précisément la bordure de l’ancienne gravière. 23 échantillons et 5 puis de contrôles ont également été réalisés.

Les résultats des analyses ont mis en avant une contamination des sols en :
COHV :
- Tétrachloroéthylène (ou PCE à des teneurs atteignant 114 mg/kg) ;
- Trichloroéthylène (ou TCE à 5 mg/kg) ;
- Chlorure de vinyle (0,41 mg/kg).
- Chlorobenzène (930 mg/kg) et ses dérivés (dont 1,2,4 Trichlorobenzène avec des teneurs de 6 110 mg/kg) ;
- PCB (799,8 mg/kg) ;
- HAP (principalement le naphtalène observé à597 mg/kg) ;
- Pesticides (HCH totaux à 2 931 mg/kg) ;
- Arsenic (38,9 mg/kg).


Les eaux souterraines sont également contaminés en COHV avec des teneurs en PCE de l’ordre de 80 µg/l, TCE à 12,4 µg/l et Tétrachlorométhane à 43,9 µg/l.
La contamination des eaux s’observe à la fois en amont et en aval hydraulique.

Suite à ces analyses, l’EDR à conclu que :
- Compte tenu de la faible volatilité des polluants rencontrés, le projet de construction d’une nouvelle cuisine et d’un bâtiment de gériatrie ne posait pas de risque significatifs pour la santé des employés et des patients ;
- L’ancienne gravière peut être laissée en état sans poser des risques significatifs pour la santé des employés et des patients dans la mesure où la durée de leurs expositions au site était inférieurs à 7h (valeurs retenu pour le cas des patients enfants). Ce risque peut être encore atténué par la construction d’un parking au dessus de la zone concernée.

L’EDR a également recommandée :
- La mise en place d’une surveillance de la qualité des eaux souterraines ;
- Un traitement des eaux de la nappe ou l’arrêt de son utilisation par la blanchisserie. Cette dernière serait alors alimentée par le réseau d’eau potable.
- La restriction de l’accès à la zone contaminée ou le renforcement de l’étanchéité du revêtement bitumineux du parking (dans le cas de sa construction) ;
- La prise de servitudes afin d’exclure toute possibilité de travaux d’excavation sur la zone polluée.


Par un courrier daté du 11/07/2002, l’Inspection des Installations Classées a demandé :
- La réalisation d’analyses complémentaires lors des travaux d’excavations du projet de la nouvelle cuisine ;
- La mise en place de la surveillance des eaux souterraines ;
- Des compléments d’informations sur les plans des futurs bâtiments.


Les compléments d’informations ont été rajoutés dans le rapport final de l’EDR rédigé au mois d’octobre 2002.


La première campagne de suivi de la qualité de la nappe s’est tenu au mois de mars 2008. Les eaux de 5 piézomètres ont été analysés et ont montrés une contamination toujours présente en :
- PCE (46 µg/l) ;
- Tétrachlorométhane (13 µg/l) ;
- Antimoine (8 µg/l) ;
- Nickel (32,4 µg/l) ;
- Plomb (23,6 µg/l).

Le CHU a demandé par le biais d’un courrier accompagnant le rapport de cette campagne, un allégement des mesures prescrites par l’arrêté du 28/02/2002.

Étant donné qu’il s’agissait là des premiers et seuls résultats de mesures de surveillance obtenus par l’Inspection, cette demande a été jugée prématurée.


Des sanctions administratives ont été prises à l’encontre du CHU par le biais de l’arrêté du 05/02/2009 afin d’imposer la surveillance des eaux prescrite.


Les analyses ont repris le 25/03/2009. À ce jour, les rapports de 13 campagnes ont été adressés à l’Inspection des Installations Classées.

Des teneurs importantes en COHV sont toujours détectées. Des pesticides sont également régulièrement observés avec des concentrations dépassant les valeurs fixés par l'arrêté du 17/12/2008.

Les concentrations observées restent globalement constantes, lors de la dernière campagne renseignée, les concentrations en PCE était de 45 µg/l, celle en Tétrachlorométhane de 9.78 µg/l et les TCE atteignait 5.2 µg/l.
Les concentrations en métaux dans les eaux sont elles inférieures à leurs valeurs seuils mais une contamination en pesticides chlorées est apparu lors de la dernière campagne.

Les teneurs observées pour les polluants suivis ne présentent pas de variation significative entre l'amont et l'aval du site.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
COHV, solvants chlorés, fréons
HAP (Hydrocarbures aromatiques, polycycliques, pyrolytiques et dérivés)
Metaux et métalloïdes / Arsenic
Metaux et métalloïdes / Nickel
Metaux et métalloïdes / Plomb
PCB (arochlors), PCT, Dioxines, Furanes (PCDD, PCDF)
Phytosanitaires
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
29/02/2008 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2011-12-31 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : À ce jour, les rapports de 13 campagnes ont été adressés à l’Inspection des Installations Classées. Des teneurs importantes en COHV sont toujours détectées. Des pesticides sont également régulièrement observés avec des concentrations dépassant les valeurs fixés par l'arrêté du 17/12/2008. Les concentrations observées restent globalement constantes, et ne présentent pas de variation significative entre l'amont et l'aval du site. Lors de la dernière campagne renseignée, les concentrations en PCE était de 45 µg/l, celle en Tétrachlorométhane de 9.78 µg/l et les TCE atteignait 5.2 µg/l. Les concentrations en métaux dans les eaux sont elles inférieures à leurs valeurs seuils mais une contamination en pesticides chlorées est apparu lors de la dernière campagne.
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
ECHIROLLES AX 189 38