SSP0009418

Imprimer le descriptif

Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0009418

Nom usuel MONNAIE DE PARIS
Commune(s) 33318 PESSAC
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000941801 31/12/2014

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000941801

Date de dernière mise à jour 31/12/2014
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
33.0110 (BASOL)
Environnement L'établissement des Monnaies et Médailles de Pessac (33) assure la fabrication de pièces métalliques de monnaie et plus particulièrement, depuis août 1998 des 1,2,5 cents d'euro en acier cuivré. Les activités de "métallurgie lourde" ne sont plus assurées sur le site : l'arrêt des activités de fonderie, transformation des métaux par laminage, a été acté par lettre du 16 septembre 1998.
La fabrication des flans monétaires s'effectue par découpe à partir de bobines d'acier. Les flans subissent ensuite des traitements de surface et des opérations de matriçage.
Les métaux travaillés sont des alliages de cuivre, d'aluminium et de nickel.
La production de l'établissement est de l'ordre de 13 000 t/an de produits finis soit environ 3 milliards de pièces (dont 2.5 milliards d'euro).
Description 1 - DIAGNOSTIC
Ce site ayant pu être à l'origine de pollutions éventuelles du sol et de la nappe, l'arrêté préfectoral du 25 avril 2001 prescrit le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques du site.

Ces études entrent également dans le cadre de l'action prioritaire engagée par la DRIRE en 2000 dans le secteur du traitement de surfaces.

Le diagnostic montre un impact par des hydrocarbures totaux sur deux sondages S2 et S3, à proximité d'une cuve enterrée de fuel, de 560 à 4000 mg/kg. Un impact par le Cuivre (8 et 230 mg/kg), l'Aluminium (de 6300 à 34000 mg/kg) et le Chrome total (690 mg/kg) est observé sur deux autre sondages le long de la canalisation de refoulement des effluents de brillantage.
Un impact par les hydrocarbures (0,15 mg/l) et le Benzène (2,3 µg/l) est observé dans le PZ2 mis en place près du sondage S2.
L'évaluation simplifiée des risques classe toutefois le site en catégorie 2 "à surveiller" pour le milieu eaux souterraines non AEP et l'usage du moment.

Le 22/03/2012, l'inspection demande à l'exploitant de faire mener par un organisme compétent, la mise à jour du diagnostic initial de 2001 dans l'approche de gestion des sites et sols pollués de la circulaire du 08/02/2007. Le choix des solutions de traitement des sources sols laissées en place devra être défini à cette occasion.
En 2012, à la demande de l’inspection des installations classées, un nouveau diagnostic révélait la présence d’une contamination résiduelle en hydrocarbures totaux (3 600 mg/kg) de 1,50 m à 4 m de profondeur, avec une prédominance de fractions volatils à semi-volatils.
En 2013, un diagnostic complémentaire confirmait ces résultats sur une surface de 200 m2, et en outre, la contamination de la nappe superficielle (2,2 mg/l).

Sur la base d'un plan de gestion, il était décidé alors de traiter la zone polluée par bioventing/biosparging (méthode in situ) selon la technique retenue à l'issue du bilan coût/avantages. A noter que cette zone faisait l’objet d'une construction d’un bâtiment de stockage (aujourd’hui créé).

2 - TRAVAUX
Le test d'étanchéité d'une tuyauterie de brillantage a été réalisé le 19 août 2002 et a confirmé son étanchéité.

La cuve enterrée de fuel de 2 m3 qui était une source potentielle d'hydrocarbures a été enlevée le 13 septembre 2002.

Les travaux de traitement par bioventing/biosparging se sont déroulés de septembre 2013 à octobre 2014, avec pour but d’abattre les fractions légères dans l’air du sol et les eaux souterraines.

Après 13 mois de traitement, il est constaté un abattement de l’ordre de 83 % des fractions légères, et l’obtention de résultats satisfaisants en HCT dans les eaux souterraines sur Pz7 < 30 µg/l et Pz8 : 43 µg/l, soit inférieurs à l’objectif de qualité « eau potabilisable» de 1 mg/l.

Au regard de ces résultats, il était décidé l'arrêt du traitement et la poursuite de la surveillance des eaux souterraines.

3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
La surveillance des eaux souterraines a été prescrite par l'arrêté du 13 juin 2002 : 3 piézomètres, 2 campagnes annuelles, paramètres pH, conductivité, température, hydrocarbures totaux, HAP, BTEX, Cuivre et Chrome.

La campagne d’analyses des eaux souterraines du 27 avril 2005 montre que la situation est satisfaisante et reste stable par rapport aux dernières campagnes.
La campagne du 22 septembre 2006 met en évidence des traces de HAP dans le piézomètre PZ4 dépassant la valeur de constat d'impact pour un usage sensible.
La campagne du 16 avril 2007 montre l'absence de traces de HAP dans PZ4 (aval) mais montre quelques traces de HAP sur PZ1 (amont) et de chrome sur PZ4, pour lesquels des explications seront demandés à l'exploitant.

La campagne du 23/02/2010 montre, en période de hautes eaux :
- une légère baisse du Cuivre, <20 µg/l,
- une teneur en 4 HAP de 0,258 µg/l en PZ1 (valeur limite 0,1 µg/l).

On constate que la qualité de l'eau a tendance à se stabiliser depuis 2008 avec un pic de HAP, dû probablement à un évènement extérieur. La qualité est dans l'ensemble bonne. En revanche les eaux souterraines à l'amont présentent un impact.

En 2014 à l'issue des travaux de dépollution,les eaux souterraines ne présentent pas d'anomalie. La surveillance se poursuit 2 fois/an.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
Hydrocarbures et indices liés
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
12/06/2002 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2007-09-10 : LA SITUATION SE DEGRADE Commentaire : Baisse globale des HTC et HAP, présence CrT Informations complémentaires : PZI (amont), PZ4 et PZ5 (aval). 10/09/07 : Baisse globale des HTC et HAP inférieur au seuil de détection, présence CrT > 50 microg/l (valeur guide eau potable)
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s) Non renseignée(s)