SSP0009705

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0009705

Nom usuel Givaudan Roure
Commune(s) 95018 ARGENTEUIL
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000970501 24/03/2021

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000970501

Date de dernière mise à jour 24/03/2021
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
95.0041 (BASOL)
Environnement L'établissement GIVAUDAN-ROURE est situé dans la zone industrielle de la Gare à Argenteuil. L’activité de la société consiste à concevoir, fabriquer et contrôler des compositions parfumantes pour la parfumerie, les cosmétiques et la savonnerie.

Les activités de synthèse des produits de base ont fait l’objet de la cessation d’activité en 1995. Aujourd’hui l’activité industrielle du site d’ARGENTEUIL consiste à faire le mélange à froid des essences permettant d’obtenir les composants de base de la parfumerie. Le secteur usine occupe à peu près trois hectares.

Le site comporte également le siège social de la société française ainsi que les activités de conception des nouveaux parfums, activité stratégique pour la profession.

Les anciennes installations de synthèse étaient situées en partie Est et côté Seine. L'établissement est entouré au Sud et à l'Ouest par d'autres activités industrielles. Il est bordé côté Nord par un réseau ferroviaire.

L'historique de la société remonte à 1902. Le premier arrêté préfectoral d'autorisation du 12 octobre 1903 a été délivré à Monsieur Justin Dupont. Les activités ont toujours consisté en la fabrication de matières premières pour la parfumerie, la savonnerie et les cosmétiques. De nombreux arrêtés préfectoraux d'autorisation ont été établis entre le 3 juillet 1931 et le 14 août 1989 autorisant principalement :

- Des dépôts de liquides particulièrement inflammables et inflammables de 1ère, 2ème et 3ème catégorie ;
- L'emploi à chaud de liquides inflammables.

Les dénominations successives de la société ont été :

- Jusqu'en 1989 : ROURE-BERTRAND-DUPONT
- De 1989 à 1991 : ROURE
- Depuis 1991 : GIVAUDAN-ROURE
- Depuis 2001 : GIVAUDAN
Description Les différentes analyses d’eau et de sols effectuées sur le site ont mis en évidence les points suivants :
- la nappe d’accompagnement de la Seine sous-jacente au site est polluée par les B.T.E.X. en aval hydraulique du site et par le Tétrachloroéthylène en amont hydraulique du site.
- la pollution de la nappe par les B.T.E.X. semble directement le résultat de l’activité passée du site, ce qui ne semble pas être le cas pour le Tétrachloroéthylène.
- des travaux de dépollution ont été réalisés en juillet et décembre 1998. Ils ont consisté en l'excavation des terres souillées par les BTEX autour des anciennes cuves : environ 575 tonnes des terres ont été évacuées en Centre d'Enfouissement Technique de Classe I.

Les études et travaux engagées de 1995 a 1998 ont été estimé par GIVAUDAN a environ 600 000 Euros. Par ailleurs, depuis 1998, il poursuit, à un rythme semestriel, la surveillance des eaux de son site grace à un réseau de 8 piézomètres.

Les résultats de la campagne de surveillance d'octobre 2007 ayant mis en évidence des teneurs plus importantes par rapport à celles observées en 2006 en aval du site pour ce qui concerne le toluène et le xylène et les teneurs mesurées en 2008 ayant également montré une augmentation importante des concentrations de xylène en aval du site, l'inspection des installations classées a proposé à Monsieur le Préfet d'imposer par arrêté préfectoral du 4 février 2009 à l'exploitant la réalisation d'une étude permettant d'évaluer les risques sanitaires éventuellement engendrés par cette augmentation des concentrations et de rechercher son origine.

L'étude a été remise par GIVAUDAN le 2 septembre 2009. Elle a notamment consisté en la réalisation de prélèvements et d'analyse d'air dans les bâtiments et en un calcul des risques sanitaires. Cette démarche permet de conclure à l'absence de risque sanitaire lié à la pollution de la nappe telle que mesurée en 2008. L'exploitant n'a cependant pas pu fournir d'explication quant à l'origine de l'augmentation des concentrations en xylène dans la nappe, ce produit n'étant plus utilisé sur le site depuis de nombreuses années (bien avant 1995). Il poursuit la surveillance de la nappe et s'est engagé à réaliser des mesures de la qualité de l'air en cas de dépassement d'un seuil d'alerte.

Les résultats des campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines de 2012 (mai et novembre) confirment l’état dégradé de la nappe d’eau souterraine, sans qu’une évolution défavorable ne soit véritablement relevée : les teneurs en composés organiques volatiles restant du même ordre de grandeur d’une campagne à l’autre.

La présence de composés aromatiques volatiles (benzène) au droit du Po8, apparue pour la première fois en avril 2011 et confirmée en mai 2012, n'est pas renouvelée en novembre 2012. Cette situation accrédite la thèse d’une migration limitée dans le temps de ce composé de Pz3, localisé à l’amont immédiat de Po8, sur lequel de tels composés ont été relevé dans les mêmes proportions de mars 2007 à juin 2009. Ce paramètre, qui a également été relevé au droit du Pz2 lors de la campagne de mai 2012, alors que cela n’était plus le cas depuis septembre 2008, n'a pas été retrouvé en novembre 2012. Pour Pz2, cette singularité de la campagne de mai 2012, non confirmée lors de la campagne de novembre 2012, semble le fait d'une anomalie ponctuelle qui peut aussi être dû à une erreur d'analyse. Ce point fera l'objet d'une attention particulière lors des prochaines campagnes de surveillance des eaux souterraines.
Les résultats des campagnes de surveillance depuis 2013 n'ont pas été transmis à l'inspection des installations classées : une relance a donc été effectué en juillet 2016 pour la transmission de ses résultats et afin de poursuivre le suivi.

Le dernier rapport en date d’avril 2016 indiquait :
- En partie est du secteur usine, en avril 2016, les teneurs en BTEX totaux sont inférieures à 1 μg/l excepté
au droit de PO5 (12 μg/l). Au droit de PO5, la concentration en benzène mesurée dépasse la
valeur de référence propre à ce piézomètre. Aussi, au droit de PO5, il s'agit de la 7ème campagne consécutive pour laquelle un dépassement des valeurs de référence du benzène est mesurée. Depuis avril
2015, la concentration en benzène diminue passant de 30 μg/l à moins de 6 μg/l.
Conformément aux préconisations de l'IEM de 2009, à la suite de 2 dépassements consécutifs en benzène
au droit de PO5, des campagnes de mesures d'air ambiant ont été réalisées en avril 2014 et en
avril 2015. Les concentrations mesurées dans l'air ambiant étaient conformes aux valeurs de référence
fixées pour ce milieu.
Les teneurs d'avril 2016 en BTEX et plus particulièrement en benzène révèlent un dépassement des
valeurs de référence pour la 7ème fois consécutive.
- En partie est, les HCT, la DCO et l'indice phénol également analysés ne révèlent pas de concentrations
significatives, ni de dépassement des valeurs de référence.
- En partie ouest du secteur usine, en avril 2016, un impact par les solvants chlorés est observé avec les
concentrations les plus fortes mesurées sur les piézomètres situés de part et d'autre de la rue Devisme
(PzA, PzB, PzC, Pz10 et Pz12). Lors des précédentes campagnes, les concentrations les plus fortes ont également été mesurées sur ces ouvrages. Au droit de ces piézomètres, depuis 2012, les concentrations
en COHV fluctuent notamment au droit de PzB, Pz10 et Pz12. La concentration la plus élevée
en COHV totaux a été mesurée à près de 1,5 mg/l au droit de Pz10 en novembre 2014. Le piézomètre
PZ10 présente systématiquement les concentrations les plus élevées. La présente campagne révèle
une concentration en COHV sur ce point de 0,7 mg/l, soit 2 fois plus faible et du même ordre de grandeur
que celle mesurée au début de la surveillance en 2012.

Considérant la direction des écoulements, les teneurs en COHV totaux et la répartition des COHV dans
les piézomètres, plusieurs sources de pollution, provenant de l'amont et donc externes au site de GF,
seraient à l'origine de ces concentrations :
- une pollution par le PCE où une biodégradation du PCE en TCE puis en cis-1,2-DCE est initiée avec
la présence également de 1,1,1-TCA dont le panache est observé au droit de PzC puis de PzA et
enfin de PzB,
- une autre source de pollution par le PCE influençant significativement Pz12 et Pz10 et modérément
à significativement PzB selon les campagnes de surveillance. La source de pollution serait probablement
située en amont de Pz12 et en latéral hydraulique et amont de PzB,
- enfin, une pollution par le PCE où une biodégradation du PCE en TCE puis en cis-1,2-DCE est
légèrement initiée, observée au droit de Pz1 et dont les niveaux de concentrations diminuent par
dilution et/ou dégradation en aval au droit de Pz11 puis Pz9, confirmant l'absence d'impact sur les
eaux souterraines par les COHV des activités de la salle des mélanges.
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
COHV, solvants chlorés, fréons
Hydrocarbures et indices liés
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Elimination en installation de stockage des déchets dangereux (ISDD)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s) Non renseignée(s)