SSP0009954

Imprimer le descriptif

Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0009954

Nom usuel BRENNTAG RHONE ALPES
Commune(s) 69271 CHASSIEU
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP000995401 18/03/2015

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP000995401

Date de dernière mise à jour 18/03/2015
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
69.0207 (BASOL)
Environnement Le site a été créé en 1955 sous le nom des Établissements Pignard.

Le Groupe Brenntag est né de la fusion de plusieurs sociétés régionales.

La société Brenntag est distributeur de produits chimiques.

Son activité a été autorisée par l'arrêté préfectoral du 6/05/1988, actualisé le 08/04/2010.
Pendant la période de 1976 à 1986, le dépotage des solvants (pétroliers et chlorés) était réalisé depuis des aires non imperméabilisées.

Le site occupe une superficie de 4 hectares sur la zone industrielle de Chassieu, dans le département du Rhône.
Il se situe à plus de 5 km du cours d’eau le plus proche, le canal de Jonage, qui s’écoule en direction de l’ouest.

Une nappe d’eau souterraine s’écoule au droit du site en direction du nord.
Plus à l’aval, sa direction s’infléchit en direction du nord-ouest.
Son niveau statique se situe à approximativement 18 m de profondeur.

L’existence de captages d’alimentation en eau potable dans le secteur et pour l’aquifère concerné est avéré.

La nappe est aussi exploitée pour un usage industriel par Brenntag.

De nombreux puits ont été recensés à proximité du site et le captage AEP de Chassieu est situé à moins d’un kilomètre du site, dont le forage du journal « Le Progrès » (à l’Est immédiat du site).
On note aussi l’existence de puits privés (jardins familiaux), de puits d’irrigation (Golf).

En 2013, le BRGM a réalisé une étude permettant de déterminer le lien entre les pressions industrielles et les impacts identifiés sur les masses d’eau souterraines. De cette étude, il est ressorti que la masse d’eau « Couloir de l’Est lyonnais (Meyzieu, Décines, Mions) et alluvions de l’Ozon » est impactée en solvants chlorés. Le site de BRENNTAG a été identifié comme l’un des contributeurs à cette pollution. Il convenait dès lors, de s’assurer que celle-ci était bien confinée sur le site ou en voie de remédiation. Dans cet objectif, la DREAL a adressé le 6 juin 2014 une lettre à l’exploitant lui demandant de réévaluer le dispositif de dépollution en place.

Le site est toujours en activité aujourd’hui.
Description L’ Évaluation Simplifiée des Risques (ESR), réalisée en décembre 1999, conclut que le site est « banalisable » de classe 3. Cette étude a depuis été remises en cause par les résultats d’analyses obtenus sur les piézomètres au droit du site.
La Société BRENNTAG réalise depuis l’année 2004, au travers de deux piézomètres PZ1 et PZ2 implantés en aval hydraulique de son site de Chassieu, une surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines dans le cadre de l’arrêté préfectoral du 14 janvier 2004.


En 2004, l’exploitant constate une pollution de la nappe en solvants chlorés, suite à la mise en place de ces piézomètres par les paramètres suivants : Hydrocarbures Totaux (HCT), BTEX (benzène, toluène, éthyl-benzène, xylène), Composés Organiques Halogénés Volatils (COHV), Solvants polaires (étant ou ayant été stockés sur le site).

Les résultats d’analyse obtenus lors des deux premières campagnes (mai et septembre 2004) mettent en évidence une pollution des eaux souterraines sur les COHV : Chlorure de vinyle (jusqu'à 34 µg/l) ; Cis-1,2 dichloroéthylène (à 3 100 µg/l) ; Trichloroéthylène (à 1 000 µg/l) ; Tetrachloroéthylène (590 µg/l).

- L’arrêté préfectoral du 25 juillet 2005 impose à la société BRENNTAG, la recherche des sources de pollution (réalisation d’un diagnostic approfondi), des mesures de sauvegarde (confinement et traitement de la pollution), le traitement des sources ponctuelles de pollution identifiées et si nécessaire, la réalisation d’une Évaluation Détaillée des Risques (EDR) devant définir les autres mesures de dépollution qui resteraient à réaliser.

- Suite à la réalisation d’un diagnostic approfondi (Burgeap), il est confirmé que la pollution constatée provient du site. Une ancienne cuve fuyarde serait une des sources possibles compte tenu des taux observés dans les sols près du piézomètre Pz6. Une canalisation fuyarde en béton, commune à l’acheminement d’eaux usées issues des activités « chimies minérales » et organique, canalisation en direction de la station de traitement, serait une seconde source de pollution en particulier à proximité de Pz4.

- L’arrêté préfectoral du 3 juillet 2006 impose des prescriptions complémentaires relatives à la surveillance des eaux souterraines (les hydrocarbures totaux, les BTEX et les solvants polaires étant rarement détectés, et ceci à de très faibles concentrations, leur fréquence d'analyse est devenue semestrielle).

- Une barrière hydraulique (pompage aval) est mise en place en novembre 2006, assortie d’un filtre à charbon actif ; réinjection à l’amont hydrogéologique du site, des eaux de la nappe pompée à l’aval puis filtrées sur charbon actif ; mise en place d’un « drain » d’infiltration à l’amont.
Le système de confinement hydraulique, exploité par Soleo environnement, comprend :
des puits de pompage (7 actifs, 1 abandonné),
un local technique avec manomètres et débitmètres,
un point de prélèvement pour contrôle analytique de l’eau situé après la convergence des circuits d’eau provenant des puits,
une cuve contenant un filtre à charbon actif, environ 7 tonnes de charbon, élimination et recharge du charbon, environ 1 fois par an,
un point de prélèvement pour contrôle situé après la cuve de filtration, avec un suivi mensuel sur les COHV,
un rejet des eaux par écoulement gravitaire dans une tranchée drainante.

- Un arrêté municipal du 3 mars 2008 interdit, pour les détenteurs de forages industriels ou puits privés, l'usage d'eau de la nappe à des fins sanitaires dans un périmètre défini.

La connaissance de la pollution ayant notablement évoluée depuis les analyses de 2004 et l'exploitant ayant mis en œuvre les dispositifs de traitement de la pollution, l'arrêté préfectoral complémentaire du 22 juillet 2008 impose une fréquence trimestrielle pour les analyses de COHV.
Les hydrocarbures totaux, les BTEX et les solvants polaires ne font désormais plus l'objet d'analyses.

- Le rapport d’optimisation de la barrière hydraulique du 16 avril 2009 fait le constat du pompage insuffisant entre 2006 et 2009 pour contenir l’ensemble de la pollution (abandon du Pz12 colmaté ; réalisation de deux nouveaux puits de pompage à l’est (Pz14 et Pz15) et optimisation des pompages avec un débit de 30m3/h).

- L’exploitant informe l’inspection, le 25 novembre 2009, d’une forte augmentation en solvants chlorés dans le Pz1 en septembre 2009 : en Pz1 (aval), apparition du dichlorométhane en quantité très importante (243 000 µg/l), hausse très importante, de deux ordres de grandeur, des concentrations en TCE (trichloroéthylène) et en PCE (tétrachloroéthylène), et augmentation d’un ordre de grandeur en cis-1,2-DCE (DCE :dichloroéthylène) dans le Pz2.

- L'arrêté préfectoral du 8 avril 2010 réactualise l'autorisation d'exploiter de la société BRENNTAG et la surveillance de la qualité des eaux souterraines.
Il est imposé la réalisation d'analyse trimestrielle portant sur les COHV sur un minimum de 5 ouvrages (un à l'amont hydraulique du site, 2 à l'aval sur le site et deux à l'aval hors site).

- 3/02/2011 : incendie sur les cuves minérales : 13 cuves fortement affectées sur 28 cuves au total. Seules 4 cuves encore en service le 17/07/2014.

- Depuis 2011, il n’y a plus de cuve de solvants chlorés au niveau de l’aire de dépotage à proximité de Pz4.

- En 2013, l’exploitant dépose en préfecture un projet de réaménagement partiel du site, notamment pour reconstruire la partie des installations détruites par l’incendie du 3 février 2011. Ce projet requiert un arrêté complémentaire qui devrait être proposé prochainement.

- L’inspection du 17/07/2014 avait pour objet d’examiner les sources potentielles de pollution de l’établissement, notamment depuis l’incident de 2009 (infiltration de solvant chlorés). Des actions correctives ont été demandées à l’exploitant. Un récapitulatif du fonctionnement de la barrière a été transmis lors de l’inspection (cf. document joint).
Polluant(s) identifié(s)
Polluant identifié
COHV, solvants chlorés, fréons
COHV, solvants chlorés, fréons / Trichloroéthylène
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Confinement par couverture et étanchéification
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
-
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2014-06-30 : LA SITUATION S'AMELIORE Commentaire : L’exploitant surveille les concentrations en solvants chlorés sur 2 piézomètres avals : Pz1 et Pz2, et sur un piézomètre amont Pz3. Deux piézomètres hors site situés à l’aval correspondant aux piézomètres amonts et avals du bassin Django du Grand Lyon sont également contrôlés (historiquement : piézomètres SC13 et SC5). Ces piézomètres à l'aval du site et hors sites ne montrent pas de contamination. Toutefois, il faut souligner qu’ils sont situés à 500 m et à 800 m à l’aval hydraulique du site, ils sont donc assez éloignés, d'où des incertitudes sur leur représentativité du fait des effets de dilution et des incertitudes sur le cheminement précis des eaux souterraines. Nous ne disposons d'aucune mesure à l'aval hydrogéologique proche du site. Évolution des teneurs en solvants chlorés totaux en Pz1 depuis l’incident : 266 202 µg/l en septembre 2009 et 45 603 µg/l en décembre 2009 ; niveau, certes en baisse, est encore nettement supérieur à ce qu’il était avant l’incident, soit environ 500 µg/l au printemps 2009. Novembre-décembre 2010 : hausse des concentrations en cis-1,2-DCE dans le Pz1 (un à deux ordres de grandeur). Sur toute la période de suivi, le piézomètre amont Pz3 ne montre pas de contamination en COHV (Composés Organiques Halogénés Volatils) dépassant le bruit de fond. Résultat de la surveillance à la date du 31/10/2012 : Depuis le mois de mai 2004, 53 campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines ont été réalisés. Les analyses effectuées ont montré des pollutions : Perpétuelle en: - Chloroforme (maximum atteint en mars 2012 à 2 470 µg/l, 213 µg/l en octobre 2012) ; - Trichloroéthylène (max à 23 300 µg/l en septembre 2011, 1 150 µg/l en octobre 2012) ; - Tétrachloroéthylène (max à 31 700 µg/l en 12/2009, 10 700 µg/l en octobre 2012) ; - Cis-1,2-dichloroéthylène (max à 6 110 µg/l en octobre 2012) ; - 1,1,1-tricholoéthène (max à 230 µg/l en 04/2006, 17 µg/l en octobre 2012). Occasionnelles en : - Tétrachlorure de carbone (maximum atteint en avril 2006 à 3,7 µg/l) ; - 1,1-dichloroethylène (max à 10,8 µg/l en septembre 2011) ; - Benzène (max à 1,85 µg/l en juin 2011). LA SITUATION RESTE STABLE Depuis le début du traitement, le piézomètre aval Pz2 montre une décroissance constante en COHV Les piézomètres Pz6 et Pz4 ont été analysés à 3 périodes en somme TCE + PCE. Ils montrent également une décroissance : Pz6 avec 1627 µg/l en 2005, 180 µg/l en mars 2013, 136 µg/l en juin 2014. Pz4avec 3000 µg/l en 2005, 118 µg/l en mars 2013, 121µg/l en juin 2014.
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
CHASSIEU CB 70 69
CHASSIEU CB 72 69
CHASSIEU CB 68 69