| Identifiant de l'établissement |
SSP0009969 |
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| Nom usuel | Akzo Nobel | ||||||||
| Commune(s) |
33004 AMBES |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP000996901 |
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| Date de dernière mise à jour | 18/04/2016 | |||||||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | |||||||||||||||
| Nom Usuel | Non renseigné | |||||||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) |
33.0118 (BASOL)
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| Environnement | Usine de fabrication de produits chimiques, principalement destinés à l'industrie papetière, exploitée par la société EKA CHIMIE sur la commune d'Ambès (33).
L'établissement comporte trois unités de fabrication : - l'unité dite C92 produisant du chlorate de sodium par électrolyse à partir de chlorure de sodium (60.000 t/an), - l'unité dite SIZE fabricant des produits de collage à base de colophane et de dimère de cétène, - l'unité KENORES produisant des résines de polyamideamine-épichlorhydrine standard et des résines déchlorées, permettant l'augmentation de la résistance du papier mouillé (filtres, sachets de thé, etc.). L'exploitation de ces unités est réglementée au titre des installations classées par deux arrêtés préfectoraux : - du 06 novembre 1991 modifié le 23 décembre 1997 pour l’unité C92, - du 11 avril 2001 portant sur les unités SIZE et KENORES. EKA CHIMIE a été construite sur une partie des terrains de l'ancienne raffinerie ELF qui a cessé son activité en 1987 (voir fiche BASOL n° 33.0004) |
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| Description | 1 - DIAGNOSTIC
En 1998, l'apparition d'hydrocarbures dans les eaux superficielles dans le secteur de la société EKA CHIMIE montrent que les travaux sommaires réalisés à l'époque de la cessation d'activité de la raffinerie et de la remise en état des lieux, n'ont probablement pas été suffisants pour supprimer les sources de pollution. Par ailleurs, la migration de la pollution, son ampleur et son impact n'ont pas été étudiés. Depuis 2007, et l'approche nationale de gestion des sites et sols pollués, des outils méthodologiques permettent d'aider à la réalisation de ces évaluations et à mettre en place les mesures de gestion adaptées. Le phénomène observé en 1998 mérite d'être vérifié dans l'espace et le temps. Il constitue un fait nouveau qu'il convient d'appréhender selon la méthodologie ci-dessus. Si le phénomène perdure, il sera nécessaire de compléter les informations disponibles sur ce site par la réalisation d'un diagnostic approfondi. 2 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES Ce site est soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence à la rubrique 1131 (fabrication, emploi ou stockage de substances et préparations toxiques, dès lors que ces produits sont liquides ou solides) de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement. Les arrêtés préfectoraux du 23 décembre 1997 et du 11 avril 2001 prescrivent la surveillance périodique des eaux souterraines selon les modalités suivantes : - la mise en place de 3 piézomètres, - pour une fréquence semestrielle des campagnes d'analyses, - pour le paramètres épichlorydrine, - avec le relevé du niveau piézométrique de la nappe à chaque campagne. Les résultats de la surveillance des eaux souterraines sont donnés page 6 "Surveillance du site et restrictions d'usage". Jusqu'en 2011, les campagnes n'ont pas révélé d'anomalies, autres que la pollution historique en hydrocarbures. En mars 2011, trois nouveaux piézomètres (Pz4, Pz5 et Pz6) ont été réalisés à proximité immédiate des anciens piézomètres. Ces derniers présentaient un comblement chronique et ont été rebouchés. 3 - POLLUTION DE LA NAPPE PAR LE CHLORATE DE SODIUM Lors de la campagne de surveillance semestrielle des eaux souterraines de juin 2012, il a été constaté la présence anormale de chlorate de sodium au droit du piézomètres PZ3 situé à l'aval hydraulique. La concentration mesurée en chlorate de sodium était en effet d'environ 2000 mg/l. Cette information a été porté à la connaissance de l'Inspection des Installations Classées (IIC) par courrier de la société EKA CHIMIE en date du 5 juillet 2012. Elle était accompagnée d'un programme d'investigation couvrant la période de juillet à novembre 2012 pour : - déterminer la source à l'origine de la pollution observé dans la nappe : le piézomètre PZ3 étant situé à l'aval immédiat des zones des silos de chlorate de sodium d'une part, et de lavage des contenants (camions citerne, wagons citerne et wagons conteneurs) d'autre part, les dites zones ont été fortement suspectées d'emblée, - engager les travaux de réfection des zones dégradées, - mettre en œuvre un programme resserré de surveillance de la nappe. Le 23 août 2012 la société EKA CHIMIE informe l'IIC que la pollution par le chlorate de sodium observée dans la nappe provient d'un défaut d'étanchéité de la rétention de l'aire de lavage et notamment du caniveau de collecte des eaux de lavage des contenants vers le puisard de reprise enterré près de l'unité de production. L'étanchéité du dit puisard a par ailleurs été vérifiée. Le 27 août 2012 la société EKA CHIMIE attire l'attention de l'IIC sur la problématique liée à la présence historique d'hydrocarbures en fortes teneurs dans le sol et dans la nappe. La présence d'hydrocarbures dans la nappe influencera probablement le traitement à mettre en place pour traiter la pollution par le chlorate de sodium. Sur proposition de l'IIC du 30 août 2012, l'arrêté préfectoral du 5 septembre 2012, pris en urgence, prescrit immédiatement : - la suspension du lavage des contenants sur l'aire dégradée tant que cette dernière n'est pas réparée, - la surveillance renforcée progressive de la nappe, - la mise en place d'une solution alternative de lavage. - sous 3 mois : l'étude de caractérisation de l'extension de la pollution dans les sols et la nappe, - sous 4 mois : la remise du plan de gestion (choix des solutions de traitement). 3-1- DIAGNOSTIC Le diagnostic est remis le 11 janvier 2013. Il fait état de l'extension du panache en chlorate au Nord en direction de la Garonne. Le stock principal de chlorates se trouve sous la zone de lavage. La nappe des remblais, de hauteur limitée, n'est pas influencée par le marnage de la Garonne. Le flux débouchant en Garonne est estimé à quelques centaines de kg par mois, la concentration en Garonne a été évaluée à 1g/l environ. Compte tenu de la forte dilution, il n'est pas jugé pertinent d'effectuer des analyses en Garonne. La dégradation biologique est freinée par les conditions aérobies présentes au niveau de la nappe. La présence de chrome VI est détectée sur le piézomètre PzB, ce piézomètre est très proche de l'atelier de fabrication. Sur certains piézomètres (PzN, PzJ), les analyses ont montré la persistance d'une pollution historique (ancienne raffinerie) en hydrocarbures dissous (pas de flottants). Il existe deux sources principales : - la zone de lavage des wagons à proximité du poste de chargement (défaut d’étanchéité de l'aire de lavage au niveau des rails), - l'atelier de fabrication (probablement défaut d’étanchéité des caniveaux de collecte et des puisards dont la réfection a été entreprise en 2008 et 2009). 3-2- MISE EN SÉCURITÉ Les travaux de la zone de lavage ont été exécutés du 29 août 2012 à fin septembre 2012 démolition des bétons non adhérents, dégagement des aciers apparents, brossage, coffrage, traitements des fissures à la pâte époxy. Un revêtement d'étanchéité a été mis en place dans les caniveaux de la zone silos. L'aire de lavage n'est plus utilisée car l'installation fonctionne désormais uniquement avec des wagons dédiés ne nécessitant pas de rinçage. Les citernes non dédiées arrivent « propres » sur le site. Sinon, après contrôle, elles sont refusées. 3-3- PLAN DE GESTION La présence de plusieurs polluants rend le choix des techniques à appliquer plus difficile. Le traitement des chlorates, notamment dans un contexte où d'autres polluants sont présents, ne bénéficie pas d'un retour d'expérience important. La voie biologique serait néanmoins envisageable, sous la forme de tranchées ensemencées par des micro-organismes adaptés à ce type de substrat. Un couplage avec des techniques dédiées aux autres polluants (Chrome VI, hydrocarbures) est également envisageable. Compte tenu de ces éléments non appréhendés à la date de signature de l'arrêté préfectoral, un délai pour la remise des éléments est accordé à l'exploitant. En ce qui concerne la zone source, la réfection de la zone de lavage ne permet plus l'excavation des terres, car elle jouxte le poste de chargement voisin utilisé quotidiennement pour les wagons et les camions. Plusieurs solutions sont envisageables : lessivage de la zone, collecte et traitement des effluents, confinement en vue d'un traitement ultérieur, traitement de la nappe seule. Le plan de gestion proposé par ANTEA en avril 2013 comporte : - la réduction par voie biologique (injection de produits organiques) permettant de traiter les chlorates et réduire le chrome VI en chrome III (moins mobile). - la réduction chimique au besoin, - le confinement de la nappe dans un second temps et après une période d’observation. L'origine de la source Chrome VI dans l'atelier est à rechercher et à supprimer. A plus long terme, le traitement des hydrocarbures sur l'ensemble du site devra être également envisagé. Le démarrage du traitement biologique par un produit organique végétal ne pose pas de problème. En revanche la réduction chimique devra faire l'objet d'un suivi particulier, notamment pour ce qui concerne les produits de dégradation. Le bilan du pilote mis en œuvre a été fait par Antéa et ORTEC le 27/11/14, l’objectif de ce pilote étant de définir un dimensionnement adapté du traitement de la nappe des remblais à l’échelle du site. Lors des premiers mois du suivi, le pilote a confirmé les possibilités de biodégradation des chlorates. Toutefois, lors des derniers prélèvements, le monitoring semble mettre en évidence un changement des conditions de milieu (le milieu redevient aérobie) et un arrêt de la biodégradation des chlorates par réduction. Une des explications à l’arrêt potentiel observé serait lié à la présence de métabolites (chlorites, O2). Bien que le fournisseur ne croit pas à la consommation totale du produit injecté, une injection de produits supplémentaires sera évaluée. Par ailleurs, on a noté une légère reprise de la dégradation lors du dernier prélèvement réalisé en Août 2014. De ce fait et afin de confirmer ce dernier point, un nouveau prélèvement a été réalisé le 10/12/14. Le résultat des analyses devrait être connu durant la première semaine de janvier et une restitution du rapport final est programmée semaine 3. |
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| Polluant(s) identifié(s) |
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| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
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✓ Eaux souterraines
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
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✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
22/12/1997 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2012-06-15 : LA SITUATION SE DEGRADE
Commentaire : Apparition de chlorate de soude en juin 2012 en aval.
Informations complémentaires : Aucune trace d'épichlorhydrine n'a été observée lors des campagnes de 2001 et 2012.
La campagne de juin 2012, montre la présence anormale de chlorate de sodium (2000 mg/l) au droit d'un des trois piézomètres implantées sur le piézomètre PZ3 situé à l'aval hydraulique des installations de fabrication de chlorate de soude. Le nouveau prélèvement réalisé dans la foulée confirme ce résultat. La campagne d'octobre 2012 sur les 3 piézomètres prélevés (Pz4, Pz5 et Pz6) ne montrent aucune trace d'épichlorhydrue. Néanmoins, l'eau de la nappe bien qu'étant claire, présente des traces graisseuses et des odeurs d'hydrocarbures.
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| Carte(s) et plan(s) |
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| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) |
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