| Identifiant de l'établissement |
SSP0010007 |
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| Nom usuel | DRT | ||||||||
| Commune(s) |
40075 CASTETS |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP001000701 |
| Date de dernière mise à jour | 22/04/2014 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Nom Usuel | Non renseigné |
| Autre(s) identifiant(s) |
40.0049 (BASOL)
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| Environnement | Usine de chimie fine spécialisée dans la fabrication de produits dérivés d'essence de térébenthine destinés à la parfumerie, exploitée par la Société Dérivés Résiniques et Terpéniques (DRT) à Castets (40).
Les installations sont réglementées par l'arrêté préfectoral d'autorisation du 11 mai 2010. |
| Description | 1 - DIAGNOSTIC
En juillet 2002, on constate la pollution de la nappe par du toluène, de la méthyl-éthyl²²-cétone (MEC) et de la méthyl-3-pentène-3-one (ME3P) au niveau de l'unité 3 de la plate forme industrielle de Castets. Cette pollution est due à des fuites sur le réseau enterré d'évacuation des effluents, utilisé avant 2003. Le diagnostic et l'évaluation simplifiée des risques (ESR) réalisés en octobre 2003 et remis le 17/02/2005, après les premiers travaux de dépollution, concluent au maintien de la surveillance périodique de la nappe. Les arrêtés préfectoraux des 27/11/2002 et 05/08/2003 prescrivent le diagnostic de pollution et l'ESR sur les autres Unités 1 et 2 du site de Castets. Les études remises les 20/11/2003 et 31/03/2004 classent ces unités en 3 "site banalisable" pour l'usage du moment. En septembre 2005, les analyses de la nappe montrent une dégradation de la qualité au droit des forages de surveillance P116 et P117 situés à l'aval hydraulique du site par l'apparition de Toluène, de méthyl-éthyl-cétone (MEC) et de la méthyl-3-pentène-3-one (Me3P) et de Dihydromyrcenol (DHM), molécules utilisées sur l’unité 2. Le diagnostic de sols révèlent qu'il s'agit d'une pollution ancienne, antérieure à 1995, provenant de l'ancienne tuyauterie véhiculant depuis l'Unité 2 des eaux résiduaires vers le stockage avant traitement. Cette tuyauterie a été remplacée en acier inoxydable en 1995. Mais il s'agit aussi d'une pollution chronique récente, entre 1995 et 2005, due à un défaut d'étanchéité du joint de connexion du deshuileur et du réseau d'eaux résiduaires. 2 - TRAVAUX La pollution détectée en 2002 au droit de l'unité 3 est confinée et traitée du 10/11/2003 au 03/06/2004 par pompage de la nappe, traitement sur charbon actif, décantation et réinjection de l'eau traitée dans la nappe. Le rapport final des travaux de dépollution est remis le 17/02/2005. Suite à la pollution découverte en septembre 2005 sur l'unité 2, un dispositif de dépollution par pompage, écrémage et traitement de l'eau sur charbon actif est à nouveau mis en place et fonctionne à ce jour (12/12/12). Le rejet s'effectue dans le bassin d'infiltration des eaux pluviales. La quantité de produits récupérés sur la phase dissoute est de 7945 kg en février 2008. En septembre 2008, la présence de phase mobile en 3 points aval et l'augmentation des concentrations dans la nappe indiquent qu'il reste encore un stock important de phase huile dans le le milieu souterrain. La difficulté du traitement est due à la nature bi-phasique des polluants dans la zone non saturée. Les fluctuations de la nappe entraînent la remobilisation des polluants. A l'aval hydraulique, les principaux polluants sont le Toluène et le DHM (Dhydromyrcénol). Les objectifs de dépollution ont été fixés à 0,7 mg/l pour le Toluène et 0,75 mg/l pour le DHM en limite aval du site. Des essais de traitement par voie biologique sur les piézomètres P116 et P117 ont démarré le 17 septembre 2007. Le 29/09/2008, les différents scénarios de dégradation biologique par ajout d'oxygène, permettent de choisir de mettre en place une rangée supplémentaire d'injection d'oxygène en amont de l'unité 2 et à l'aval de l'unité 3, en poursuivant le rabattement de la nappe par pompage et le traitement des eaux sur charbon actif en mars 2009. Un nouveau dispositif de de venting/sparging est mis en place en octobre 2009 près de l'unité 3 pour accélérer le traitement des espèces volatiles (MEC). Le coût de la dépollution avoisine les 200 K€/an depuis 2005. La fin des travaux de dépollution est prévue pour fin 2010. La campagne de suivi de la nappe du 20/04/2010 montre que : - le dispositif de venting/sparging en aval de l'U3 est efficace (teneurs MEC en baisse en P102 et P0), - le dispositif peut être déplacé à l'aval de l'U2 où les teneurs en polluants restent stables (étude en cours), - les débits de rabattement de la nappe (P201 à P205) sont légèrement contrariés par la présence de slimes bactériens sur le crépinage et les tuyauteries d'eaux (forte activité bactérienne, - le filtre charbon actif possède une bonne capacité de rétention et que sa durée de vie est allongée du fait de la biodégradation naturelle en amont hydraulique, - les forages aval en limite de propriété (P128 à P130) sont exempts de polluants. En octobre 2010, on constate que contrairement à ce qui était envisagé, la dépollution ne serait pas achevée à la fin de l'année 2010. En effet, on constate un déficit d'oxygène en aval des unités 2 et 3 suite à la remontée des polluants dans la nappe (variation saisonnière des niveaux piézométriques). Dans le même temps, on note l'arrivée progressive et constante du panache de pollution de l'Unité 2 vers l'unité 3 (Dihydromyrcénol, Toluène,..), la migration ponctuelle d'une partie de ce panache vers la zone nord du site (P123) et une prolifération bactérienne importante au niveau des 5 puits de rabattement (P201 à P205) ainsi que du filtre à charbon. Les actions correctrices sont les suivantes : - mise en place d'un nouveau système de venting/sparging en aval de l'Unité 2, - bio-remédiation naturelle ré-activée par le dopage d'oxygène dans la nappe (doublage pompe), - mise en service d'un nouveau puits de rabattement en P123 (2 m3/h) afin de créer un nouveau cône de rabattement dans cette zone suite à l'apparition de polluants (migration partielle du panache Unité 2 vers le nord), - nettoyages des installations de pompage, lavages en contre-courant du filtre. Les forages complémentaires qui ont été réalisés à cette occasion ont représenté un surcoût de 82 000 €, plus 40 000 € d'équipements. Le 02 octobre 2012, l'exploitant confirme que le dispositif de venting/sparging est toujours en place et la barrière hydraulique reste efficace. La teneur en DCO pour les piézomètres les plus impactés, PZ121 notamment, passe de 2800 mg/l en février 2012 à 700 mg/l en juillet 2012. On observe effectivement une amélioration de la situation. Le cycle de vie des filtres à charbon actif est désormais d'environ 12 mois au lieu de 6 mois ce qui confirme la diminution du volume des polluants présents dans les eaux souterraines. Les coûts d'exploitation du dispositif de dépollution installé ont été de 170 000 € en 2010 et de 120 000 € en 2011. Le budget prévu pour 2013 est du même ordre de grandeur. Ces coûts ne tiennent pas compte des coûts supplémentaires liés aux investissements, aux utilités et aux frais de structure (personnel HSE, laboratoire, maintenance,..). 3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES Ce site est soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence à la rubrique 1432 de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement. La surveillance des eaux souterraines prescrite par l'AP du 11/05/2010 est réalisée à partir de 15 piézomètres répartis sur le site. Les prélèvements et analyses à effectuer sont les suivants : - relevés du niveau piézométrique de la nappe, - prélèvements hebdomadaires, bi-mensuels, mensuels et annuels selon les polluants, - paramètres : substances citées à l'annexe de l'AM du 10/07/90 et utilisées sur le site, - récapitulatif trimestriel transmis à la DRIRE. Ce programme de surveillance sera révisé à l'issue de la dépollution. Voir résultats page 6. En octobre 2012, afin d’accélérer la dépollution, l'exploitant appuyé par son consultant, engage une démarche pour optimiser le système. Celui-ci repose sur la pertinence du dispositif piézométrique de surveillance et la fréquence du monitoring associé. De ce fait, un nouveau piézomètre en aval de l'unité 3 a été créé, d'autres le seront pour la nouvelle unité et à différents endroits du site. En revanche, d'autres, existants, ne sont plus pertinents en l'état. Au 02/10/2012, dans le cadre du suivi en interne, DRT suit environ 35 piézomètres avec des fréquences adaptées pour les différents paramètres. Le suivi de ce dispositif évolutif se poursuivra jusqu'à l'atteinte d'un niveau de dépollution satisfaisante. Ce suivi va au-delà des exigences de l'arrêté préfectoral du 11 mai 2010 – art 9.2.4.3 qui impose une surveillance au travers de 15 PZ. Il existe un décalage entre les prescriptions de l'article 9.2.4.3. et le monitoring qui a nécessairement évolué parallèlement à l'évolution de la situation. Il est envisagé également de faire évoluer le reporting fait mensuellement à l'inspection de la façon suivante : - Utilisation de 4 puits de contrôle répartis par rapport au sens d'écoulement de la nappe, dont un en amont : - P amont, - P 100 usine, aval U2/U3, - P128 aval usine après barrière hydraulique, - P3 aval usine après lagune d'infiltration EPL. L'arrêté du 07/06/2013 autorisant la nouvelle unité 4, élargit ce dispositif de contrôle. Les paramètres de suivi sont alignés sur ceux de la surveillance des eaux pluviales avec des fréquences mensuelles (pH, DCO, DBO5, HCTX), trimestrielles (Azote global, Phosphore total, Indices phénols) et annuelles (Mn, Fe, Al, F-, Substances particulières (1),Toxicité (2)) avec un calage annuel par un organisme agréé. (1): recherche des substances utilisées sur le site et présentes dans la liste annexée à l'Arrêté Ministériel du 10 juillet 1990 modifié, relatif à l'interdiction de rejet de certaines substances dans les eaux souterraines. (2): mesure d'un paramètre global représentatif de la toxicité des produits présents sur la vie aquatique et choisi par l'exploitant. Le Toluène est conservée comme traceur. La corrélation avec la mesure des hydrocarbures totaux doit être établie. |
| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) |
| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
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✓ Eaux souterraines
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
✓ Piège hydraulique ou Confinement hydraulique
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
07/02/2002 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du : 2009-10-04
Résultat de la surveillance eaux souterraines : 1
satisfaisant
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| Carte(s) et plan(s) | Non renseigné(s) |
| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) | Non renseignée(s) |