| Identifiant de l'établissement |
SSP0010315 |
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| Nom usuel | LAMBIOTTE | ||||||||
| Commune(s) |
58218 PREMERY |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP001031501 |
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| Date de dernière mise à jour | 26/11/2024 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nom Usuel | Usines LAMBIOTTE | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) | Non renseignés | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Environnement | Le site est implanté en limite sud de la ville de Prémery, à l’interface entre zones urbaine et rurale L’emprise de l’ex-société Usines Lambiotte couvre une superficie d’environ 17ha au sein de laquelle se trouve le site Lambiotte. • Contexte hydrogéologique : La Nièvre s’écoule en moyenne à 200m à l’ouest. Les eaux météoriques qui tombent sur l’emprise du site sont recueillies et acheminées à l’ancienne station de traitement des Usines LAMBIOTTE (aujourd’hui propriété de la société PREMESTER) où elles sont traitées avant rejet à la Nièvre respectant la compatibilité avec le milieu. Au droit du site, la nappe alluviale de la Nièvre s’écoule globalement vers l’ouest et est présente à une profondeur allant de 5 à 11 m. • Usages : Les usages du site sont les suivants : En 2024 aucune activité n’est présente sur site. Son usage reste défini comme industriel. Les usages proches du site sont les suivants : Le site des ex-usines LAMBIOTTE est entourée par les installations de la société PREMESTER (au nord-est), la station d’épuration de cette même société (à l’ouest), l’usine DERICHBOURG (au sud-ouest), des bâtiments appartenant à la communauté de communes « entre Nièvre et forêts » (au sud) et par une voie de chemin de fer, quelques installations appartenant à la société PREMESTER et des champs à l’est. Une habitation, à l’ouest, est présente juste de l’autre côté de la rue Auguste LAMBIOTTE. Les autres habitations les plus proches sont à environ 50 m au nord-ouest du site. Les captages AEP les plus proches du site sont les suivants : Un captage AEP de secours se trouve à environ 800m à l’ouest du site, sur la rive opposée (droite) de la Nièvre. Deux captages d’alimentation en eau potable (Villiers et Vauclan) sont situés respectivement à environ 450 m à l’ouest et 650 m au sud-ouest du site (hors périmètre Figure 1). L’eau puisée est d’origine karstique. Les périmètres de protection excluent le site des anciennes usines LAMBIOTTE. |
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| Description | • Activités du site : La société Usines LAMBIOTTE exploitait à Prémery un établissement industriel dont les activités principales étaient la fabrication de charbon de bois et l’extraction de composés chimiques, essentiellement par distillation, à partir des jus pyroligneux issus des fours de carbonisation du bois ; une activité de distillation à façon était aussi exercée sur ce site. La clôture de la liquidation judiciaire de cette entreprise a été prononcée par le Tribunal de commerce de Nevers en décembre 2003. Le terrain de ce site appartenait à cette entreprise. Le jugement du Tribunal de commerce de Nevers, concernant la liquidation de LAMBIOTTE, indique notamment que « la procédure de liquidation judiciaire n’a ni les moyens, ni la faculté de supporter le coût de la sécurisation ou de la remise en état du site, ou de la simple exécution des différents arrêtés de consignation qui ont pu être pris par le préfet de la Nièvre ». Une partie du site (activité distillation à façon et utilités du site) a été reprise en 2002 par la Société ECOPREM, aujourd’hui PREMESTER. Cette société a pris en charge le traitement des déchets et autres produits présents sur le terrain qu’elle a acheté. • Chronologie : ÉVACUATION DES DÉCHETS ---------------------- - Première phase La première phase a été menée, en urgence impérieuse, en 2004. L'élimination a été confiée à l'ADEME, par arrêté préfectoral du 18 décembre 2003. Elle a permis l’évacuation de 46 tonnes de déchets inflammables. - Phase d’identification Une étude de caractérisation des déchets résiduels était indispensable afin d’une part de définir les différentes catégories de déchets toxiques, d’autre part de les regrouper selon les modalités nécessaires à leur mise en sécurité vis-à-vis de la santé et de l’environnement, en attendant leur évacuation. Cet inventaire a été menée par l’ADEME en 2005. - Phases 2, 3 et 4 d’évacuation des déchets Sur la base de cet inventaire, et suite à l'accord du ministère du développement durable, le Préfet a chargé l'ADEME, par arrêté du 19 décembre 2005 et arrêté du 6 août 2007, de procéder à l'évacuation de l’ensemble déchets inventoriés. Les déchets considérés comme présentant un risque fort ont été évacués en 2006 et 2007. Au total, environ 4 tonnes de produits chimiques de laboratoires et 356,7 tonnes de déchets stockés à proximité de l’ancienne gare de Prémery ont été évacuées. En 2009, une troisième phase d’évacuation a été réalisée. Des produits de laboratoire radioactifs et la quasi-totalité des transformateurs également été évacués à cette occasion. Une quatrième phase a pu être menée entre 2011 et 2012, après quelques années de préparation en raison de la complexité de la prestation à mener. L’ensemble des déchets restant a pu être évacué à cette occasion, et a concerné environ 2000 tonnes de déchets dangereux soit 1650 m3. À ce tonnage, s’ajoute le charbon de bois abandonné sur site dont l’évacuation a été autorisée par la DREAL et qui présentait un risque d’incendie. Le coût total de ces opérations a été évalué à 2 069 000 €. DÉMOLITION DES BÂTIMENTS ---------------------- Suite à l'accord du ministère en charge du développement durable du 13 août 2010, le Préfet a chargé l'ADEME, par arrêté en date du 21 septembre 2010, de procéder à des travaux de démolition de bâtiments sur le site et de réaliser des études de mise en sécurité et de réhabilitation du site. Les travaux de démolition des bâtiments ont débuté le 1er juillet 2016 et se sont terminés en janvier 2018. Au global, le bilan des déchets éliminés s’élève à : - 375 tonnes de DIB et bois - 13 T de DIS - 120 T de terres polluées - 150 T de briques polluées - 150 tonnes de déchets amiantés Par ailleurs, 150 bennes de matériaux métalliques ont été valorisés. Les matériaux inertes ont été employés sur site pour la mise en forme des terrains et le comblement des cavités et galeries souterraines. Le montant définitif du chantier a été arrêté à 4 222 783,91 €TTC. • Pollution des sols : Les diagnostics de pollution réalisés sur le site ont permis d’identifier plusieurs zones de pollution dites « concentrées » dans les sols en lien avec les anciennes activités pratiquées sur le site, notamment des phénols et crésols, composés caractéristiques de la créosote qui était produite sur le site. Des pollutions en BTEX (dont le benzène) et hydrocarbures ont également été identifiées. Le Préfet a chargé l'ADEME, par arrêté en date du 3 décembre 2021, de réaliser les travaux nécessaires à l’excavation des sources de polluants concentrés encore présentent sur site. L’opération de travaux a été menée de mars 2024 à juin 2024. 4395 tonnes de terres souillées ont été excavées, avec 34% de ces matériaux évacués, le reste étant dépollué sur site avant utilisation pour remblais. Cette dernière opération vient a priori conclure les opérations de dépollution du site. • Pollution des eaux souterraines : GESTION DES EAUX DE RUISSELLEMENT --------------------------------- l'ADEME est chargée, depuis le 1er mai 2004, de la gestion de la collecte et du traitement des eaux de ruissellement sur site avant leur rejet au milieu après traitement. Le traitement des eaux de ruissellement après collecte est opéré au niveau de l’ancienne STEP de l’usine, notamment grâce à une lagune de décantation et un jeu de filtres à charbon actifs. Cette gestion à été reconduite de manière quadriennale, le dernier arrêté préfectoral du 17 mai 2024 proposant une surveillance jusqu’en juin 2028. Sur la période 2020 à 2024, aucun dépassement des valeurs définies dans l'arrêté préfectoral du 29 juin 2020 n'a été observé au droit des échantillons prélevés dans la lagune, à l'exception de quelques dépassements en phénols en 2021 et 2023. Lors de ces dépassements les rejets ont été arrêtés avant un retour rapide à la normale et une reprise des rejets respectant les seuils fixés par l’arrêté préfectoral. SUIVI DES EAUX SOUTERRAINES --------------------------- Suite à l'accord du ministère du développement durable, le Préfet a demandé à l'ADEME, par arrêté du 15 novembre 2004, d'intervenir pour : - réaliser un suivi des eaux de la Nièvre ; - réaliser une analyse des eaux souterraines avec un suivi piézométrique sur site, en installant les piézomètres nécessaires. Un premier rapport a été remis fin avril 2006. Il conclut notamment : - les contrôles effectués au niveau des deux piézomètres en amont des deux captages d'eau potable ont montré, pour l'un des deux piézomètres, la présence d'hydrocarbures (440 µg/l) à une concentration supérieure à la norme de potabilité. Cette information a été communiquée à l’ARS qui a contacté le gestionnaire du captage d'eau potable. Les analyses du contrôle sanitaire effectuées sur l'eau de distribution n'ont pas révélé de problème particulier pour ce paramètre. En ce qui concerne le deuxième piézomètre, la présence d'arsenic a été détectée (15 µg/l). Toutefois, son origine pourrait être liée au bruit de fond géochimique ; - les contrôles effectués en trois points de la Nièvre n'ont pas révélé, pour les polluants recherchés, des teneurs supérieures aux limites de détection. Suite à cela des contrôles semestriels ont été menées sur les eaux souterraines et les eaux de la Nièvre. Il en ressort que la qualité des eaux souterraines observées dans les piézomètres implantés en amont et en aval hydraulique éloigné du site est jugée correcte. En revanche, les eaux souterraines situées en aval immédiat du site sont impactées par certaines molécules organiques (benzène, hydrocarbures...). Les eaux de la Nièvre ne présentent pas de pollution particulière, la raison provenant très vraisemblablement d’un effet conjugué d’une dégradation naturelle de la pollution dans le sol et de la dilution de celle-ci. • Conclusion et suites : La période de surveillance 2024 à 2028 devra permettre de déterminer si la qualité des eaux de ruissellements collectés sur sites est suffisante pour un rejet direct au milieu, sur la base des seuils fixés dans l’arrêté préfectoral du 17 mai 2024, notamment vis-à-vis du retrait des sources de pollution concentrée en sous-sol lors de l’intervention de travaux menée en 2024. Des interventions complémentaires de dépollution des sols (retrait des sources concentrées) pourront être préconisés en cas de non-respect des seuils fixés dans l’arrêté préfectoral. Suites à ces travaux et aux données recueillies sur leur impact sur la pollution des eaux sur site, les conditions de rejets et les aménagements à réaliser ferons l’objet d'une étude technico-économique des options possibles visant à pérenniser leur gestion. |
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| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
17/12/2003 - 17/06/2024
✓ Eaux souterraines
✓ Sol - Sous-sol
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Evacuation de produits ou de déchets
✓ Reconditionnement de produits dangereux, Reconditionnement de déchets
Description
Opération de mise en sécurité du site, menée par l'ADEME dans le cadre des interventions d'office sur site à responsable défaillant cadré par l'avis du 17 mai 2023
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
29/02/2024 - 17/06/2024
✓ Eaux souterraines
✓ Sol - Sous-sol
✓ Méthode physique par évacuation de la pollution
✓ Elimination en installation de stockage des déchets dangereux (ISDD)
Description
Opération de dépollution du sol et sous-sol, menée par l'ADEME dans le cadre des interventions d'office sur site à responsable défaillant cadré par l'avis du 17 mai 2023
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
30/04/2004 - 29/06/2028
✓ Eaux souterraines
Description
Suivi piézométrique des eaux souterraines et des eaux de surface de la Nièvre.
Collecte et traitement des eaux de ruissellement.
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| Carte(s) et plan(s) |
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| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) |
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