| Identifiant de l'établissement |
SSP0010570 |
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| Nom usuel | Ile Balzac | ||||||||
| Commune(s) |
37261 TOURS |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP001057001 |
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| Date de dernière mise à jour | 06/11/2013 | ||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | ||||||||||
| Nom Usuel | Non renseigné | ||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) |
37.0018 (BASOL)
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| Environnement | Le site est localisé sur la partie Est de l’île Balzac sur le Cher sur la commune de Tours. Il s’agit d’un parc avec des espaces arborés, des pelouses et des sentiers.
La Société d’Equipement de Touraine (SET) et la Communauté d’Agglomération Tour(s)Plus projetaient l’aménagement d’une rivière artificielle de contournement et de pratique d’eaux vives sur l’île Balzac. Des décaissements étant nécessaires, la société EIFFAGE TP a procédé à des sondages en mars 2009 qui ont mis en évidence la présence de remblais. Consécutivement, le bureau d’études GINGER Environnement et Infrastructures a été missionné par la SET pour mener un diagnostic de pollution des sols au droit des futurs chenaux de la rivière artificielle. Lors des différentes campagnes d’investigations, à l’exception des zones de remblais, il a été mis en évidence la présence : - d’un horizon de terre végétale en surface ; - de sols argileux, limoneux, sablo-graveleux, marno calcaire en profondeur. Dans le secteur d’étude, la première nappe rencontrée est celle des alluvions du Cher qui peut être drainée par le Cher (basses eaux) ou rechargée par celui-ci (hautes eaux) ; toutefois, les aménagements de l’île peuvent modifier localement le sens d’écoulement des eaux souterraines. En outre, on relève la présence de deux barrages à proximité immédiate du Cher (le petit et le grand barrage de Rochepinard). Par ailleurs, l’île Balzac est située en zone à aléa fort au titre du Plan de Prévention du Risque Inondation. L’amplitude entre les débits d’étiage et de crue est importante. Pour ce qui est des usages de la ressource en eau, indépendamment des activités de loisirs et de pêche, on note la présence du captage d’alimentation en eau potable (AEP) de la ville de Joué-Lès-Tours, en aval du site. La zone contaminée reste toutefois située en dehors du périmètre de protection rapproché du captage. |
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| Description | INVESTIGATIONS MENEES SUR LES SOLS
Il a été procédé à la réalisation de 29 sondages entre 3,3 m à 4,7 m de profondeur au droit des futurs chenaux de la rivière de contournement. Des prélèvements de terres ont été effectués en vue d’analyses. Un horizon de remblais bleu-noirâtre a été rencontré à des profondeurs variables (de 0,7 m à 2,40 m) et sur des épaisseurs différentes (de 0,7 m à 3,25 m), accompagnés d’une forte odeur de décomposition. Les matériaux rencontrés sont du bois, des plastiques, des briques, du béton, des ferrailles, des ardoises et, ponctuellement,de la peinture. Le bureau d’études GINGER estime entre 19 000 et 22 000 m3 le volume des terres contaminées dont 12 000 à 15 000 m3 concernés par le projet de la rivière de contournement du Cher. Des arrivées d’eaux ont été observées au droit de certains sondages confortant l’hypothèse d’un comblement d’un ancien bras du Cher qui coupait autrefois l’île Balzac. D’un point de vue qualitatif, les remblais présentent une hétérogénéité en terme de polluants (anomalies en métaux lourds tels que le zinc, le plomb et le cuivre, contamination en Hydrocarbures Totaux (HCT), en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) et en PolyChloroBiphényles (PCB)), de concentrations et de répartition spatiale (tant en profondeur qu’en épaisseur). Ceci implique notamment un traitement des terres excavées différent suivant les secteurs concernés. Le bureau d’études a chiffré le coût des opérations d’excavation et de stockage entre 500 k€ et 900 k€, en fonction des différentes solutions techniques. Les préconisations suivantes ont été faites: - les déchets sont maintenus en permanence par un minimum de 30 cm de terre végétale ou tout autre dispositif d’efficacité équivalente ; Sont interdits : - l’exécution de travaux de terrassement ou d’affouillement, à l’exception des travaux de maintenance et de rénovation des réseaux existants ; - l’exécution de forage non nécessaire au suivi de la pollution ; - la construction de bâtiments afin de pouvoir, éventuellement, réintervenir en cas de nécessité sur les zones remblayées avec des déchets ; - le camping ou le caravaning, - la culture des sols ou l’élevage d’animaux. En outre, sur ces parcelles, toute nouvelle plantation d’espèces végétales ou racines susceptibles d’altérer le confinement des déchets est interdite. De plus, la destruction des ouvrages de confinement (couverture, talus, etc.) et des ouvrages de surveillance du site (piézomètres) est interdite. INVESTIGATIONS MENEES SUR LES EAUX SOUTERRAINES Par arrêté préfectoral du 4 mars 2010, il a été prescrit la surveillance trimestrielle des eaux souterraines ainsi qu'une analyse au niveau de la prise d’eau superficielle de Saint-Sauveur pour l’adduction d’eau potable de Joué-Lès-Tours 4 fois par an. Par le biais de 9 piézomètres, la qualité des eaux souterraines a été appréciée. On relève un sens d’écoulement des eaux souterraines divergent suivant les saisons et les manœuvres des barrages situés sur le Cher. Les résultats des différentes campagnes d’investigation attestent d’une contamination d’origine anthropique (présence d'hydrocarbures, de HAP, de BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène, Xylènes), de métaux lourds et de PCB) et de la nécessité d’un traitement physique et chimique poussé, d’opérations d'affinage et de désinfection en cas de prélèvement et d’utilisation de l’eau à des fins de consommation humaine (dispositif actuellement opérationnel au point de captage AEP situé en aval de l’île Balzac) . Si les concentrations sont globalement du même ordre de grandeur d’une campagne sur l’autre, celles-ci sont réparties différemment au droit des ouvrages. Par ailleurs, on ne constate pas de dépassements des valeurs de référence fixées par l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007, relatif aux limites et références de la qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine, ni d’incidence sur le captage AEP. Afin de protéger le captage d'alimentation en eau potable, un bilan quadriennal relatif à la surveillance des eaux souterraines a été prescrit. Suite aux travaux d'aménagement du site, certains ouvrages ont été détruits puis remplacés en décembre 2011. Le rapport relatif à la campagne de surveillance de la qualité des eaux souterraines de décembre 2011 indique: - un sens d'écoulement des eaux du sud vers le nord, - des teneurs en polluants inférieures aux valeurs de référence fixées par l'arrêté du 11 janvier 2007 susmentionné, à l'exception de l'arsenic sur la quasi-totalité des ouvrages et des PCB au droit du piézomètre Pz1bis. En complément du suivi réglementaire, Tour(s)plus a demandé la réalisation d'un prélèvement pour analyses des eaux du Cher en aval hydraulique du massif de déchets (sur le bras Nord du Cher) afin de s'assurer de l'absence d'impact sur ce milieu. Les résultats montrent une absence d'impact sur ces eaux. Sur la base de ces constats, l'exploitant souhaite faire évoluer les modalités de surveillance de la qualité de la nappe comme suit : - fréquence semestrielle et non plus trimestrielle, - 6 points de surveillance, - un suivi des teneurs en HCT, métaux lourds et PCB. INVESTIGATIONS MENEES SUR LES SEDIMENTS Afin de contrôler la qualité des eaux superficielles à proximité du site, des prélèvements de sédiments ont été effectués : la présence de remblais de déchets n’a pas d’incidence particulière sur les sédiments du Cher. INVESTIGATIONS MENEES SUR L’AIR DES SOLS En novembre 2009, des prélèvements d’air ont été effectués ainsi que des prélèvements dans des sacs Tedlar à l’interface air/sol. Le but étant de définir les éventuels risques pour un promeneur cheminant sur le site. L’air prélevé à l’interface air/sol ayant une composition identique à celle de l’air naturel, il n’y a pas de constat d’impact en biogaz. A l’issue des différentes campagnes d’investigations, il s’avère que les remblais de déchets présentent une hétérogénéité telle que les coûts de traitement des terres contaminées sont extrêmement élevés. En conséquence, la Communauté d’Agglomération Tour(s)Plus a fait valoir la modification du projet d’aménagement de la rivière de contournement et le maintien des déchets à leur emplacement actuel (confinement). |
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| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||
| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Confinement par couverture et étanchéification
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Confinement par couverture et étanchéification
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
30/06/2009 -
✓ Eaux souterraines
Description
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| Carte(s) et plan(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||
| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) |
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