SSP0010612

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0010612

Nom usuel Abengoa Bioenergy France
Commune(s) 64396 MONT
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001061201 03/03/2015

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001061201

Date de dernière mise à jour 03/03/2015
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
64.0084 (BASOL)
Environnement La société Abengoa Bioenergy France exploite une unité de production de bioéthanol au sein du lotissement Induslacq sur les communes de MONT-ARANCE-GOUZE-LENDRESSE et d'ABIDOS.

Les installations sont autorisées par l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2006.
Description 1 - CONTEXTE

1.1 Anciennes zones de stockage du soufre et de stockage, chargement et déchargement des hydrocarbures liquides de TEPF

Les installations de la société Abengoa Bioenergy France sont implantées sur des parcelles libérées par TOTAL E&P France qui ont accueilli, respectivement à l'ouest et à l'est, une activité :
-> de stockage de soufre par raffinage du gaz de Lacq,
-> de stockage, chargement et déchargement d'hydrocarbures liquides.

Ces secteurs présentaient d'une part, une pollution acide et d'autre part, une pollution aux hydrocarbures et au benzène.

Préalablement à la libération de ces parcelles par TOTAL E&P France, des travaux de dépollution des sols ont donc été diligentés de novembre 2005 à avril 2006.

Ces travaux se résument comme suit :
-> enlèvement de la totalité du soufre et de l'interface soufre/sol (couvrant une surface d'environ 80000 m²),
-> traitement des sols acides par un mélange intime avec de la chaux vive sur une profondeur de 80 cm,
-> apport d'un remblai d'une épaisseur de 75 cm,
-> excavation des terres polluées par les hydrocarbures avec l'objectif de 5000 mg/kg (deux anciens bourbiers représentant respectivement 3500 m² et 650 m² et différentes zones situées au niveau de l'ancien poste des expéditions).

Des études de risque sanitaire ont été menées pour les bâtiments cédés ainsi que pour 3 zones limitrophes où les terres n'ont pas pu être extraites. Ces études ont montré que le risque est acceptable pour les secteurs étudiés.

L'inpection des installations classées a, le 18/07/2006, dressé procès verbal de récolement concluant à la réalisation satisfaisante des travaux de réhabilitation effectué par TOTAL E&P.

Il convient de noter qu'il a été demandé à Abengoa Bionénergy France de prendre en compte, pour les fondations de ses installations, le risque lié à l'acidité des sols et de la nappe (bétons résistants aux sulfates).

1.2 Anciennes zones sphères Butane/Propane et fondoir à soufre de TEPF

Dans le cadre de l'acquisition de deux nouvelles parcelles au nord d'Abengoa Bioenergy France, l'arrêté préfectoral du 12/06/2007 a prescrit à la société TOTAL E&P la dépollution des sols en 2 temps avec des objectifs de dépollution pour les hydrocarbures totaux (2500 mg/kg) et le benzène (0,3 mg/kg).

Les travaux se sont déroulés de fin juillet à mi oct. 2007 et de janvier à mai 2009.

En août 2007, 8 830 tonnes de terres sont extraites, dont la majorité a été transférée au biocentre BIOENERGIE 91 Echarcon. 360 tonnes de terres polluées par du Styrène sont évacuées en incinération à la SIAP (33) Bassens.

Les pollutions non traitées, au droit des installations exploitées par Abengoa Bioenergy France (bacs de stockage de liquides inflammables, ancien bâtiment des expéditions, zone de chargement wagons, clôture sud des bacs de liquides inflammables au niveau de laquelle est présent un réseau complexe de canalisations enterrées) et par ARKEMA (zone des unités DMSO), devront être traitées lors du démantèlement des dites installations.

Un procès-verbal de récolement rédigé en ce sens a été dressé par l'inspection des installations classées le 09/04/2010.


2- SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

Ce site est soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence aux rubriques 1432 et 1434.2 de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement.

L'arrêté préfectoral du 24 juillet 2006 prescrit la surveillance semestrielle des eaux souterraines par 7 piézomètres dans lesquels on mesure les paramètres pH, HCTX, HAP, COV, éthanol.

Résultats de la campagne du 04/09/2008: Les résultats observés sur la teneur en HAP sur les piézomètres suivants sont plus significatifs que lors de précédente campagne :
- N22A (HAP = 340 µg/l avec 194 µg/l de phénantrène)
- P22B (HAP = 2032 µg/l avec 1075 µg/l de fluorène)
- Q21D (HAP = 567 µg/l avec 236 µg/l de naptalène)

Seule une campagne de mesure a été réalisée au titre de l'année 2009 (le 23 juillet). Cette dernière met en évidence :
-> un pH variant de 2,8 (H9 - ex M19) à 6,7 (K10F - ex Q21D),
-> une teneur en HCT variant de < 0,5 mg/l (H7 - ex L16) à 9,2 mg/l (K7A - ex Q16),
-> une teneur en HAP variant de 0,38 µg/l (H7 - ex L16) à 18,43 µg/l (J9 - ex Q19A),
-> une teneur en COT variant de 4 mg/l (H7 - ex L16) à 45,6 mg/l (K10F - ex Q21D)
-> la présence d'éthanol sur un seul point de prélèvement (0,19 mg/l sur le J9 - ex Q19A).

Les principaux résultats des deux campagnes de mesures réalisées en 2010 (le 1er mars et le 03 août) peuvent se résumer comme suit :
-> une teneur en ethanol inférieure au seuil de quantification sur tout les prélèvements,
-> un pH variant de 1,85 (I10) à 7,2 (K10F),
-> une teneur en HCT variant de < 0,5 mg/l (H7) à 9,8 mg/l (K10F), les teneurs mesurées en HCT étant systématiquement plus élevées en période de basses eaux,
-> une teneur en HAP variant de 0,647 µg/l (H7) à 111,76 µg/l (K10F),
-> une teneur en COT variant de 3,8 mg/l (H7) à 35,6 mg/l (K10F).

Les bilans d'analyse de sols en 2010 et 2011 montrent des résidus de pollution aux hydrocarbures sur 3 des 8 points analysés, dans des zones non susceptibles d'avoir été contaminées par les activités d'Abengoa. La campagne 2012 n'a plus détecté de polluants.

En ce qui concerne les eaux souterraines, les piézomètres situés en amont du site et au droit des anciennes piles à soufre montrent encore des pH très acides (entre 2 et 4), des HAP à des concentrations comprises entre 1 et 20 µg/l. Il n'y a aucune évolution récente et notable sur ces paramètres, et l'éthanol reste en dessous des seuils de quantification.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
23/07/2006 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2008-09-04 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : NON SATISFAISANT HAP
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s) Non renseignée(s)