| Identifiant de l'établissement |
SSP0010656 |
||||||||
| Nom usuel | Station service SHELL | ||||||||
| Commune(s) |
91471 ORSAY |
||||||||
| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
|
||||||||
| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
|
| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP001065601 |
||||||||||
| Date de dernière mise à jour | 17/11/2021 | ||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | ||||||||||
| Nom Usuel | Non renseigné | ||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) |
91.0097 (BASOL)
|
||||||||||
| Environnement | La société SHELL exploitait une station service au 29 rue Scocard à Orsay. Cet établissement a obtenu un récépissé de déclaration au nom de la société SHELL le 9 août 1968. Deux dépôts souterrains de 30 000 litres chacun étaient présents sur le site à cette époque.
Le site s'est développé par l'implantation d'une troisième cuve de 30000 litres qui a conduit à la délivrance d'un nouveau récépissé de déclaration le 23 septembre 1971 puis le 22 mars 1996. L'établissement d'Orsay était encadré dernièrement par un récépissé de déclaration du 5 octobre 2004 (pour des activités de stockage et distribution de carburants). Le site se situe entre la gare d'Orsay et la RN 118, dans une zone résidentielle, à 700 m au sud de l'Yvette. Le site est une friche à l'heure actuelle. |
||||||||||
| Description | L'inspection des installations classées s'est rendue sur le site en août 1998 suite à une plainte. Cette visite n'avait mis en évidence aucun écart. La société des pétroles SHELL a fait réaliser un diagnostic environnemental en août 2005 afin de caractériser une éventuelle pollution des sols et des eaux souterraines. Lors de ce diagnostic, 5 cuves ont été identifiées dont les 3 de 30 m3 susvisées plus une cuve d'huiles usagées et une de fioul. Huit sondages ont été réalisés et 19 échantillons de sols prélevés. Les paramètres hydrocarbures totaux et aromatiques polycycliques, benzène, toluène, éthylbenzène, xylène (= BTEX) et méthyl(tertio)butyléther ont été étudiés. Trois pièzomètres ont également été installés. Les résultats d'analyses ont mis en évidence sur deux échantillons la présence marquée d'hydrocarbures [concentration supérieure (13 000 et 38 000 mg/kg) à la valeur de définition source sol (= VDSS : 2500 mg/kg) à proximité de la cuve d'huiles usagées. Concernant les eaux souterraines, un ouvrage est marqué par la présence d'hydrocarbures et BTEX. Le bureau d'études recommandait l'excavation des terres souillées, la réépreuve des réservoirs ainsi que la mise en place de 3 nouveaux réservoirs. Un nouveau diagnostic a par conséquent été réalisé en octobre 2005 (rapport de décembre 2005) : 3 nouveaux échantillons de sol ont été prélevés et 3 piézomètres complémentaires installés. Ce diagnostic a permis de confirmer la contamination des eaux souterraines par des hydrocarbures de type essence. Lors de ce diagnostic, le bureau d'étdues a constaté la destruction d'un ouvrage de surveillance. La société SHELL a déclaré la cessation d'activité de son site le 22 août 2006 et a communiqué l'ensemble des justificatifs de dégazage, ferraillage des réservoirs. L'inspection des installations classées a proposé à monsieur le préfet dans un rapport du 27 septembre 2006 que la société SHELL procéde à l'excavation des terres polluées, au traitement de la nappe (avec fourniture d'un échéancier), et que la société démontre la compatibilité entre l'usage futur du site et la pollution résiduelle. Cette proposition a été reprise par le préfet dans un courrier du 28 novembre 2006. L'inspection des installations classées a été destinataire le 28 mars 2008 d'un courrier de la société SHELL adressé à la préfecture relatif à la cessation d'activité du site. La pollution identifiée dans la nappe migrant vers des tiers, la société SHELL doit toujours proposer des mesures visant à traiter cette pollution. Ces propositions seront reprises dans le cadre d'un arrêté préfectoral complémentaire. Une réunion technique s'est tenue avec la société SHELL et son bureau conseil sur le projet d'arrêté préfectoral relatif à la gestion de la pollution identifiée sur le site. L'exploitant a apporté des éléments d'informations sur la pollution identifiée à l'extérieur des limites de propriété du site (un plan de gestion actualisé a été communiqué le 5 juillet 2012). Le projet d'arrêté a été présenté en CODERST en septembre 2012 : l'arrêté encadre la gestion de la pollution dans les sols et les eaux souterraines la surveillance de la qualité des eaux, le traitement de la phase dissoute... L'exploitant a indiqué lors de la séance du CODERST que les travaux allaient débuter par la dépollution des eaux souterraines. La société a communiqué les 11 et 27 juillet 2016 le rapport de fin des travaux et les résultats de la dernière campagne de surveillance des milieux. Concernant les gaz du sol, les ouvrages en limite de propriété ne mettent pas en évidence la présence d'un impact. Concernant les eaux souterraines, la qualité des eaux s'améliore néanmoins un ouvrage hors site en aval hydraulique présente certains dépassements. Une attention particulière est portée sur le suivi de cet ouvrage. La dépollution in situ (eaux souterraines et gaz du sol) a été réalisée entre août 2013 et juillet 2014. Les objectifs de dépollution ont été atteints. Le retrait des installations s'est effectué entre décembre 2015 et janvier 2016. L'inspection des installations classées a examiné l'ensemble des rapports relatifs au bilan des travaux et des dernières campagnes de surveillance (gaz et eaux souterraines). La société a été sollicitée par courrier du 28 juillet 2016 sur les actions menées relatives à un spot de pollution identifié en dehors de la zone principale de traitement. Par ailleurs, l'inspection a validé le fait que la surveillance des eaux souterraines se réalise sur un nombre plus restreint d'ouvrages avec une obligation de disposer au minimum d'un point hors site (de même pour les gaz du sol). Lors d'un point sur site le 20 octobre 2016, il a été rappelé l'importance de disposer d'une campagne hors site sur les gaz du sol. La société a répondu aux remarques formulées dans le courrier de l'inspection ainsi que celles faites sur site dans un courrier daté du 26 octobre 2016. A l’issue des travaux de dépollution, une surveillance de la qualité des eaux souterraines et des gaz du sol a été réalisée pendant 2 ans à fréquence semestrielle. Les résultats de la dernière campagne ont été communiqués par messagerie électronique en date du 7 août 2017. Les résultats mettent en évidence au droit du site des concentrations en hydrocarbures totaux, BTEX et napthalène faibles à modérées et globalement stables vis-à-vis des campagnes précédentes. Le piézomètre en aval hors site PZ8 présente toujours des concentrations importantes (mais qui restent stables depuis septembre 2009) en hydrocarbures totaux et BTEX. Néanmoins le suivi des gaz du sol en limite nord-est du site et hors site met en évidence l’absence de composés tendant à démontrer qu’il n’y a pas de dégazage de composés volatils de la nappe vers les compartiments supérieurs. Au regard des derniers travaux réalisés sur le site, des résultats du suivi de la qualité des eaux souterraines et des gaz du sol et des prescriptions de l’arrêté préfectoral de 2012, un allégement de la surveillance peut être envisagé avec en prévision un arrêt programmé de celle-ci. Compte tenu de la disparition de certains ouvrages, l’allégement envisagé serait de stopper la surveillance sur les ouvrages autres que Pz8. Cet arrêt serait accompagné d’un comblement des ouvrages selon les règles de l’art en vigueur. La surveillance sur ce dernier ouvrage est à maintenir cependant pendant encore un an à compter de la date de signature de l’arrêté. Concernant la surveillance de la qualité des gaz, celle-ci peut être également stoppée au regard de l’absence de détection de composés. Néanmoins, le comblement de l’ouvrage GS7 ne doit intervenir qu’à l’issue de la surveillance de la qualité ds eaux souterraines (ceci permettant une analyse au cas où l’ouvrage Pz8 présenterait une augmentation notable des concentrations). Bien que les concentrations dans les eaux souterraines soient encore importantes sur l’ouvrage hors site implanté en aval hydraulique du site (PZ8), les résultats relatifs aux gaz du sol montrent qu’il n’y a pas de dégazage de la nappe. Il faut veiller cependant à ce que les eaux souterraines ne puissent être utilisées via des puits privés hors site : la mise en place de restrictions d’usages est donc nécessaire, de même que la conservation de la mémoire. Les services de la mairie se sont rapprochés de l’inspection le 27 septembre 2019 dans le cadre de l’élaboration d’un arrêté municipal visant à interdire l’utilisation des eaux souterraines dans un secteur autour du site. L’inspection a apporté des éléments de réponse par courriel en date du 3 octobre 2019. Par ailleurs, un secteur d’information sur les sols a été établi pour le site de cette ancienne station service (arrêté préfectoral du 03/06/19). Conformément aux échanges lors de la réunion du 26 novembre 2019 et du 12 décembre 2019, le réseau de surveillance de la qualité des eaux souterraines ne comprend actuellement que le piézomètre localisé en aval hydraulique du site, rue des Sources (Pz8). Le programme analytique mis en œuvre en mai 2020 a compris l’analyse des Hydrocarbures Totaux, coupes C6-C40, du Benzène, du Toluène, de l’Ethylbenzène, des Xylène (BTEX) et du Naphtalène. Les résultats d’analyse de la campagne de surveillance des eaux souterraines de septembre 2020 confirment la stabilité générale des teneurs en composés organiques dissous (HCT, BTEX et naphtalène) en aval hydraulique immédiat du site (Pz8). Les teneurs détectées restent notables mais se situent dans la gamme basse des concentrations mesurées depuis les travaux de réhabilitation menés au droit du site. Le benzène lors de la dernière campagne n'avait pas pu être déterminé sur Pz8. C'est pourquoi une nouvelle campagne avait été demandée : celle-ci a été réalisée en mars 2021 et met en évidence un teneur de l'ordre du seuil de potabilité. L'exploitant a sollicité par courrier du 23 mars 2021 l'arrêt de la surveillance et l'autorisation pour le comblement des ouvrages. Les terrains accueillent désormais un bassin d'infiltration. |
||||||||||
| Polluant(s) identifié(s) |
|
||||||||||
| Action(s) instruite(s) |
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Evacuation de produits ou de déchets
Description
site requalifié en bassin d'infiltration
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Confinement par couverture et étanchéification
✓ Piège hydraulique ou Confinement hydraulique
Description
Un volume d’eaux souterraines de 802,62 m³ a donc été pompé, traité puis rejeté au réseau communal. Les rapports de suivi de la qualité des eaux souterraines pendant le traitement in situ ont mis en évidence la diminution des concentrations en polluants au droit du site avec un taux d’abattement compris entre 65 et 99 % ; associée à une augmentation progressive des concentrations au droit de l’ouvrage PZ8 hors site situé en aval hydraulique. Les concentrations obtenues à l’issue du traitement (après vérification d’un éventuel effet rebond constaté en septembre 2014) sont toutes inférieures aux seuils de dépollution calculés.
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Excavation des sols
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Un volume d’eaux souterraines de 802,62 m³ a donc été pompé, traité puis rejeté au réseau communal. Les rapports de suivi de la qualité des eaux souterraines pendant le traitement in situ ont mis en évidence la diminution des concentrations en polluants au droit du site avec un taux d’abattement compris entre 65 et 99 % ; associée à une augmentation progressive des concentrations au droit de l’ouvrage PZ8 hors site situé en aval hydraulique. Les concentrations obtenues à l’issue du traitement (après vérification d’un éventuel effet rebond constaté en septembre 2014) sont toutes inférieures aux seuils de dépollution calculés.
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
diagnostic environnemental en août 2005
nouveau diagnostic réalisé en octobre 2005 (rapport de décembre 2005)
les 11 et 27 juillet 2016 : rapport de fin des travaux
analyses sur les eaux souterraines de septembre 2020 et mars 2021
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Diagnostic et Analyse
-
✓ Eaux souterraines
Description
analyses sur les eaux souterraines de septembre 2020 et mars 2021
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
-
✓ Eaux souterraines
Description
dernière campagne de mars 2021
|
||||||||||
| Carte(s) et plan(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||
| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
|
||||||||||
| Parcelle(s) concernée(s) |
|