SSP0010736

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0010736

Nom usuel UNIVAR
Commune(s) 33056 BLANQUEFORT
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001073601 25/02/2016

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001073601

Date de dernière mise à jour 25/02/2016
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
33.0311 (BASOL)
Environnement L'établissement UNIVAR de Blanquefort (33) est classé seveso seuil bas pour le stockage de produits chimiques variés, essentiellement inflammables ou corrosifs dangereux pour l'environnement (très toxiques et toxiques). L'activité du site est le stockage, le conditionnement et l'expédition de produits inflammables, toxiques, oxydants, acides ou basiques. Le stockage s'effectue soit en vrac, à partir desquels un conditionnement en récipients de plus petite capacité est effectué, soit directement en récipients de volume divers, depuis le petit contenant jusqu'au conteneur d'un mètre cube. Ces installations sont autorisées par l’arrêté préfectoral du 18/12/1995, complété par un récépissé de déclaration du 15/03/1999.
Description 1- HISTORIQUE
1.1 - Incendie du stockage acide/base
Dans la nuit du 30/11/2009 au 01/12/2009, les installations de stockage d’acides et de bases du site, regroupées sous l’appellation de « minérales » par l’exploitant, sont le siège d'un incendie. Les produits contenus se sont écoulés dans les volumes de rétention prévus à cet effet, représentant un volume total d'environ 180 tonnes. Les eaux d'extinction ont été en grande partie retenues dans les rétentions, en mélange avec les produits. Toutefois, une partie de ces eaux d'extinction est sortie du site, via la rue, pour rejoindre un fossé et, par débordement, a atteint les berges (et sans doute, en faible quantité, les eaux) de la gravière voisine.

Les gendarmes spécialisés en environnement ont réalisé des mesures, notamment de PH, et ne semblaient pas craindre de pollution particulière. Les investigations menées montrent que l'incendie de 2009 n'est pas la seule cause de la pollution observée dans la nappe puisque des fuites avaient été observées dans la zone de rétention des cuves aériennes en 2008.

1.2 - Mesures prises
Dans l’attente des moyens de pompage, des bâtards de sables on été mis en place afin de contenir les eaux d’extinction. Six camions citernes ont ensuite procédé par roulement au pompage et à l’évacuation d’une grande partie des eaux d’extinction. Lors de l'inspection du 01/12/2009, il a été noté que seules les eaux d’extinction contenues dans les cuvettes de rétention n’avaient pas été traitées.

2 - DIAGNOSTIC
2.1 - Nappe
En Octobre 2011, après des investigations complémentaires, l'exploitant produit un nouveau diagnostic. Il confirme les premières campagnes d'analyses. Les analyses suivantes révèlent ou confirment un :
- impact en toluène en aval du bassin de rétention,
- impacts en xylène, chlorure de vinyle, c-DCE, HCT, PCE et TCE au niveau de la rétention du stockage aérien.

Les données suivantes ont été estimées, notamment par un test de réalimentation de la phase libre :
- Le panache de la pollution s'étendrait au maximum sur 900 m² (contre 2.800 m² avant écrémage),
- la vitesse d'écoulement serait de 20 m/an,
- le volume de la phase libre serait au maximum de 1,5 m3, contre 11 m3 avant écrémage, pour une épaisseur de 0,5 cm.

La phase dissoute pourrait migrer hors site vers le lac de Pasdouens à l'Est.

2.2 - SOLS
Dix sondages ont été réalisés en Mai 2010. Trois d'entre eux, réalisés aux abords de la cuvette de rétention des cuves aériennes, ont montré des dépassements de concentrations en xylènes et HCT (S3), en TEX (S6) et HCT (S8).

3 - TRAVAUX
Afin de traiter les phases libres sur la nappe, il a été mis en place un système d'écrémage en PZ15 et Pz18 entre Février 2011 et Avril 2011 permettant de récupérer 200 litres d'hydrocarbures. L'arrêt du système d'écrémage en Avril 2011 est motivé par le fait que le ce système de dépannage passif n'était pas adapté. De ce fait, peu de phase libre était collectée. A la suite du diagnostic d'Octobre 2011, l'exploitant propose :
- de déterminer plus précisément le panache de la pollution au niveau Sud et Ouest du parc à cuves,
- la mise en place d'un nouveau système d'écrémage pour récupérer les phases libre et dissoute et créer un confinement hydraulique pour arrêter la migration de la pollution,
- de réaliser huit nouveaux piézomètres/ouvrages d'extraction,
- de réaliser une campagne d'échantillonnage des eaux souterraines sur ces ouvrages et de contrôle la présence éventuelle de phase libre.

Sur proposition de la DREAL du 13/04/2012, l'arrêté préfectoral du 14/06/2012 prescrit :
- la suppression du transfert du panache de pollution vers le lac de Pasdouens,
- le traitement de la nappe au droit du site par un système de pompage et de traitement des eaux sur charbons actifs,
- le traitement des sols par venting,
- le rejet des eaux traitées directement dans la Jalle.

Le 18/06/2012, l'exploitant informe la DREAL que l'appel d'offre pour la prestation globale de dépollution du site est lancée. L'unité de dépollution est mise en œuvre à partir du 22/10/2012.

Le rapport d'avancement des traitements, remis le 27/05/2013 appelle les remarques suivantes (courrier à l'exploitant du 09/07/2013) :
- efficacité de la barrière hydraulique ? (le piézomètre sentinelle aval est impacté),
- références des concentrations sont celles de l'arrêté,
La DREAL note la mise en place de pompes écrémeuses supplémentaires en 3 points.
Les conditions de rejet dans la Jalle et les analyses sont à fournir.

L'état d'avancement à 6 mois du début du traitement en juillet 2013 qui laisse les questions en suspend :
- plan de surveillance de l'air ambiant à fournir,
- efficacité de la solution technique permettent de respecter les valeurs limites des eaux dans la Jalle, analyses,
- modalités de rejet dans la Jalle (canalisation) ou ans le réseau collectif (convention),
- résultats des tests d'efficacité de la barrière hydraulique.
On note une augmentation des concentrations dans le piézomètre aval de la barrière hydraulique.

L'état d'avancement au 30/09/2013 laisse les mêmes questions en suspend.

La visite d'inspection du 05/02/2014 permet de clarifier la situation par les demandes suivantes :
- réalisation d'une étude permettant de vérifier le bien-fondé du PZ24 ainsi qu’une étude de faisabilité de mise en place d’un nouveau piézomètre représentatif de l’aval en fonction des conclusions de la première étude,
- réalisation d'une étude afin de vérifier la corrélation entre les courbes des paramètres de venting et les remontées de nappe et utilisation logarithmique afin de clarifier la lecture des graphiques,
- vérification de l’exutoire de la Jalle du Fleurrenne pour s'assurer que les eaux en sortie de traitement ne se rejettent pas dans le lac de Pasdouens.

4 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
Le 08/12/2009, l’exploitant propose de mettre en place un suivi de la qualité de la nappe. Trois piézomètres sont installées : Pz13 à l'amont et PZ15 et PZ16. Il fait procéder dans ce but au contrôle des ions chlorures, Fe2+ et Fe3+ (métaux), ions chlorure et sodium (inorganiques), BTEX, HCT, Cholrobenzène et chlorotoluènes, HAP et COHV.

L'arrêté du 14/06/2012 prescrit la surveillance de la nappe via neuf piézomètres. Les campagnes trimestrielles portent sur les COHV, HCTX et BTEX. Les eaux rejetées dans la Jalle seront surveillées ainsi que la qualité des eaux du lac de Pasdouens.

Six campagnes de suivi ont lieu de Décembre 2009 à Juin 2011. Elles portent sur cinq piézomètres : PZ13 (amont) et PZ15, 16, 17, 18 (aval). Voir les résultats en page 6.

En juillet 2013, on note une augmentation des concentrations dans le piézomètre aval de la barrière hydraulique.

En septembre 2014 :
- le traitement par venting est arrêté
- la phase flottante diminue et n'est plus présente que dans PZ18
- les concentrations en polluant des eaux souterraines diminuent sauf à proximité de la barrière hydraulique

Campagne de surveillance de mars 2015 :
- une diminution du cône de rabattement de la nappe dans sa partie sud ;
- une hausse des valeurs en HCT, BTEX et COHV sur le piézomètre 20  et sur l’aiguille V2 ;
- la réapparition de flottants sur certains piézomètres ;
- le dépassement de la valeur de gestion pour le chlorure de vinyle sur le piézomètre 27 situé à l’extérieur du site et à proximité du lac de Pasdouens.
Le confinement de la pollution s’est dégradé depuis l’arrêt le 5 janvier 2015 de l’un des deux pompages constituant la barrière hydraulique. Compte tenu du risque de transfert de la pollution hors site, il convient de remettre en service sans délai le pompage du piézomètre 20 en application de l’article 3.6 de l’arrêté préfectoral du 14 juin 2012.

Remise en service du traitement par « venting » à compter de mai 2015.
Campagne de surveillance de juillet 2015 :
- la présence de flottant sur PZ23 (2cm) ;
- une hausse des valeurs en HCT et BTEX sur les aiguilles hormis V2 et 6 piézomètres et ouvrage 2 et un hausse des valeurs en COHV sur l’aiguille V3, 4 piézomètres et ouvrage 2.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Pompage de rabattement ou de récupération
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
✓ Piège hydraulique ou Confinement hydraulique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
-
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2014-09-03 : LA SITUATION S'AMELIORE Informations complémentaires : Six campagnes de suivi ont lieu de décembre 2009 à juin 2011. Elles portent sur 5 piézomètres : PZ13 (amont) et PZ15, 16, 17, 18 (aval). Les résultats montrent : - des teneurs très importantes en métaux en PZ15 et Pz16 (aval), - des teneurs très importantes en xylène,chlorure de vinyle et cis-1,2 dichloroéthène (bien que cette dernière ait considérablement diminué en PZ15), - une stabilité des teneurs en chlorure de vinyle et cis-1,2 dichloroéthène en PZ 13 - des teneurs élevées en fer dans les eaux souterraines sur l'ensemble du site, - l'absence d'impact sur PZ16 et Pz17 (aval plus éloigné). La campagne d'août 2012 montre : - une phase flottante d'hydrocarbures de 7 cm dans PZ18 (parc à cuves), - des dépassements pour le chlorure de vinyle en pz13 (amont)- la source serait située en amont et hors du site),trans 1,2 DCE (1,5 mg/l), cis-1,2-DCE (21 mg/l), toluène (2x la norme) et chlorure de vinyle (330 µg/l)en pz18 et en chloroforme (1 mg/l) en pz15 (aval). La campagne de septembre 2014 montre : - que l'épaisseur de flottant n'est plus présente que sur PZ18 - la présence de BTEX, COHV et d'hydrocarbures dans les eaux souterraines
Carte(s) et plan(s)
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Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
BLANQUEFORT AV 11 33
BLANQUEFORT AV 39 33
BLANQUEFORT AV 56 33
BLANQUEFORT AV 43 33