| Identifiant de l'établissement |
SSP0010770 |
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| Nom usuel | Hopital du Chinonais | ||||||||
| Commune(s) |
37210 SAINT BENOIT LA FORET |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP001077001 |
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| Date de dernière mise à jour | 22/07/2013 | ||||||||||||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | ||||||||||||||||||||
| Nom Usuel | Non renseigné | ||||||||||||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) |
37.0023 (BASOL)
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| Environnement | L’hôpital « François Rabelais » de Saint Benoît la Forêt est déclaré au titre de la réglementation sur les installations classées pour les activités suivantes :
- Récépissé de déclaration n°227 de juin 1987 pour l’exploitation d’un transformateur au pyralène (rubrique n° 355A). - Récépissé de déclaration préfectorale n°13416 du 23 octobre 1991 pour l’exploitation de : - Une installation de combustion de 8,3MW (rubrique 153bis) - Un dépôt de liquide inflammable de capacité équivalente de 83 662 m3 (rubrique n° 253) - Distribution de carburant d’un débit équivalent de 9 m3 /h (rubrique n°361bis) - Une installation de production de froid de 68,1 kW (rubrique n° 361) - Un stockage d’oxygène liquide de 1,5t (rubrique n° 328bis) - Un deuxième transformateur au pyralène (rubrique n°355) - Récépissé de déclaration préfectorale n°17508 du 23 août 2004 pour l’exploitation de : - Une installation de réfrigération de 350 kW (rubrique 2920.2.b) - Un stockage d’oxygène liquide de 2,3t (rubrique n°1220.3) Un récépissé de déclaration préfectorale n°19067 daté du 9 août 2011 concernant les rubriques 1220-6, 1412-2b, 1432-2b, 2221-2, 2340-2 et 2910-A2. |
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| Description | 1. DESCRIPTION DE L’INCIDENT
Dans le cadre des travaux de réhabilitation de différentes installations de l’hôpital de Chinon, en février 2008, deux transformateurs contenant de l’Ugilec T141, composé de la famille des PCB (environ 300l de Mono-méthyl-tétrachlorodiphénylméthane pour chacun d’entre eux ) ont été mis hors service. Leur évacuation du local technique où ils se trouvaient a nécessité la démolition de son plancher haut afin de les extraire. Lors de cette opération une chute de hourdis a abîmé ces transformateurs sans occasionner de fuite de produit. Cependant, en les déposant dans la benne métallique destinée à les recevoir, l’enveloppe d’un des transformateurs s’est déchirée et de l’Ugilec T141 s’est épandu dans et sous le conteneur, ce dernier étant percé. L’entreprise assurant les travaux a aussitôt mis en place du sable afin d’absorber la fuite de liquide et a pompé l’Ugilec T141 restant dans le transformateur intact pour le stocker dans des fûts. Les deux transformateurs ont été évacués par une société spécialisée pour être détruits. 2. MESURES DE GESTION MISES EN ŒUVRE 1. Travaux de dépollution Des travaux de décapage de la zone polluée ont été exécutés en plusieurs phases d’excavation des terres souillées et d’analyses en fond de fouille. Globalement : - 76 tonnes de terres souillées ont été évacuées et éliminées dans un centre de destruction ; - La surface globale de la zone excavée est de 75 m² sur 1,1 m de profondeur environ ; - L’analyse de la concentration résiduelle en fond de fouille après travaux est comprise entre 0,5 et 25 mg/kg de matière sèche d’Ugilec T141. 2. Analyse de la situation par l’exploitant Suite aux travaux d’excavation, l’exploitant a sollicité un bureau d’études afin de définir la possibilité de transformer le site en espace vert en s’inspirant de la méthodologie proposée par la circulaire du 8 février 2007 du Ministère en charge de l’Environnement sur la gestion des sites et sols pollués. Le bureau d’études affirme que : * Au niveau hydrogéologique - La nappe du séno-turonien constituée de sables et de fines bandes d’argile (10 cm d’épaisseur) située à plus de 20 m de profondeur ne peut être impactée par l’Ugilec T141 qui est peu miscible à l’eau et peu mobile ; - La nappe du cénomanien plus profonde (plus de 20m) protégée par une couche d’argile ne peut pas être impactées par l’Ugilec T141. * Au niveau des travaux de décapage des terres polluées - L’excavation des terres a permis d’éliminer la majeure partie de la source de pollution ; - Les analyses réalisées en avril 2008 montrent des concentrations résiduelles en Ugilec T141 allant de 0,5 à 25 mg/kg de MS d’Ugilec T141 en fond de fouille et de 3,1 à 8,9 mg/kg de MS en bord de fouille. Sur ces bases et compte tenu de la situation existante, l’exploitant a réalisé une Evaluation Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS), en l’absence de valeur de gestion réglementaire du Mono-méthyl-tétrachlorodiphénylméthane et indiqué que les niveaux de risques restent inférieurs aux seuils des risques acceptables définis par la circulaire ministérielle du 8 février 2007. Il en a conclu que le projet de réaménagement en espace vert (comblement de l’excavation par des terres saines) est compatible avec les teneurs résiduelles en Ugilec T141 sans mesures complémentaires de surveillance. 3. Expertise du BRGM En application de la méthodologie de gestion des sites et sols pollués, l’inspection des installations classées a jugé : - les mesures engagées par l’exploitant insuffisamment poussées ; - l’EQRS incomplète puisque ne retenant pas la voie d’exposition « ingestion de l’eau », voie qui ne peut être exclue, la démonstration de l’invulnérabilité de la nappe du séno-turonien n’étant pas faite au travers de l’étude hydrogéologique (son positionnement à 20 m au droit du site, ne permet pas d’affirmer, sur ce seul critère, que cette nappe ne peut être impactée). A la demande de l’exploitant, il a été retenu de faire intervenir un hydrogéologue à des fins d’expertise. D’abord sollicité sur l’aspect hydrogéologie du dossier, le BRGM a fait part de ses conclusions et recommandations dans son rapport du 25 février 2009, à savoir : «Il existe un risque sanitaire pour les captages AEP de la ville de Chinon qui sont situés en aval hydraulique du centre hospitalier. Ce risque dépend de l’importance de la pollution résiduelle encore présente. […] On recommande plutôt, compte tenu des informations disponibles : - de revoir le bilan massique qui semble peu précis au vu des documents consultés ; - de mieux caractériser la source de contamination résiduelle par la réalisation de sondages sous le fond et autour de l’excavation et d’analyses sur des échantillons représentatifs. Les sondages devront descendre plusieurs mètres sous le fond de fouille. Ceci permettra de conforter ou de réviser le bilan massique actuel, de mieux évaluer l’importance de la source résiduelle, de voir s’il y a lieu de prendre des mesures de gestion complémentaires ou de voir dans quelle mesure les nouveaux outils de la politique nationale en matière de sites et sols pollués doivent être mobilisés, et de donner un avis circonstancié sur la question de la mise en œuvre d’un suivi de la qualité des eaux souterraines ». Par la suite, un second avis du BRGM a été sollicité, de façon à ce que l’expert affine son appréciation de la contamination résiduelle dans les sols, compte tenu des excavations réalisées. Dans son rapport du 10 juin 2009, il indique notamment que : «[…] Les données disponibles sont trop parcellaires et incomplètes pour qu’un avis précis et étayé puisse être formulé en ce qui concerne la quantité de produit non récupérée. Toutefois il est raisonnable de supposer que plusieurs dizaines de litres d’Ugilec T141 sont encore potentiellement présentes dans les terrains. […] Plusieurs points doivent être soulignés : - Au vu des concentrations résiduelles mesurées dans les sols restant en place, il serait théoriquement nécessaire de terrasser des quantités considérables de sols pour récupérer une quantité significative d’Ugilec T141. - Les sables de calage des tranchées semblent avoir constitué un lieu d’accumulation et un chemin préférentiel pour les produits qui se sont infiltrés dans les sols. » Afin de mieux apprécier les enjeux sanitaires et environnementaux potentiels, l’expert propose de : - « réaliser quelques prélèvements de sols et des sables de calage au droit et en aval de la zone excavée, - rechercher sur ces échantillons la présence d’Ugilec T141 et sur certains d’entre eux les HAP et les hydrocarbures aromatiques et aliphatiques, ces dernières familles de composés pouvant constituer des traceurs associés à l’Ugilec T141 , - procéder à des tests de percolation ou de lixiviation sur quelques échantillons représentatifs. » Cette démarche a pour objectif de : - déterminer la nécessité de procéder ou non à des excavations supplémentaires ; - déterminer le risque de contamination de la nappe d’eaux souterraines, à partir des résultats des tests de lixiviation ; - actualiser, en conséquence, l’EQRS ; - préciser le périmètre de la zone visée par d’éventuelles restrictions d’usage et la nature de celles-ci. 4. Analyses complémentaires effectuées en 2009 Compte tenu de ce qui précède, en octobre 2009, 6 carottages ont été réalisés en périphérie de la zone contaminée et 8 échantillons de sols ont été prélevés. Des analyses effectuées, il ressort qu'un seul sondage est impacté, avec une concentration de 1881 mg/ kg MS entre 1,1 et 1,3 m. En revanche, au droit de ce même sondage, entre 1,3 et 2,3 m, la concentration est de 1,8 mg/kg MS. Pour tous les autres points, la concentration est inférieure à 1 mg/kg MS. Un test de lixiviation a été effectué sur l’échantillon le plus impacté : la concentration résultante en Ugilec T141 est inférieure au seuil de quantification du laboratoire (soit < 0,05 µg/l). Par ailleurs, une recherche des HAP et une spéciation des hydrocarbures aromatiques et polycycliques ont été réalisées sur ce même échantillon. Les concentrations obtenues sont : - Somme des HAP : 2,38 mg/kg MS ; - Somme des indices aliphatiques : < 20 mg / kg MS ; - Somme des indices aromatiques : 2150 mg/kg MS (dont 1440 mg/kg MS pour la fraction C21-C35). Il s’agit donc d’hydrocarbures lourds, peu mobiles et non volatils. Par conséquent, la nappe d’eaux souterraines étant située à plus de 20 m de profondeur, il n’y a pas lieu de mettre en place un réseau de surveillance de sa qualité. De plus, l’exploitant a mis à jour l’EQRS réalisée en 2008, en utilisant les concentrations observées au point le plus impacté. Il en résulte que les niveaux de risques restent inférieurs aux seuils des risques acceptables définis par la circulaire ministérielle du 8 février 2007. De ce qui précède, afin de pérenniser le confinement des terres contaminées, il a été proposé la mise en place de servitudes d'utilité publique à l'initiative du Préfet. Un arrêté préfectoral a été pris dans ce sens le 26 novembre 2010. |
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| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||||||||||||
| Action(s) instruite(s) | Non renseignée(s) | ||||||||||||||||||||
| Carte(s) et plan(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||||||||||||
| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) |
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| Identifiant de l'obligation règlementaire liée à la parcelle |
SSP00107700101 |
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| Identifiant de l'information de l'administration liée à l'obligation réglementaire | SSP001077001 | ||||||||||
| Ancien identifiant SIS | Non renseigné/span> | ||||||||||
| Type d'obligation réglementaire |
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| Code INSEE | Non renseigné | ||||||||||
| Date de dernière mise à jour | 15/09/2025 | ||||||||||
| Date de l'Arrêté Préfectoral | 26/11/2010 | ||||||||||
| Nom(s) Usuel(s) | Non renseigné | ||||||||||
| Description | / | ||||||||||
| Carte(s) et plan(s) |
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| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Classification
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de la classification
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| Parcelle(s) concernée(s) |
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