SSP0010809

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0010809

Nom usuel Station service TOTAL
Commune(s) 45194 MARDIE
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001080901 05/02/2019

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001080901

Date de dernière mise à jour 05/02/2019
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
45.0038 (BASOL)
Environnement La station service « Le relais de Mardié » située Route Nationale 60 (RN60) sur la commune de MARDIE est constituée d'une boutique, de parkings VL et PL, d'un auvent et de deux citernes enterrées destinées à la lutte incendie.
Cette station dispose également des stockages de carburant suivants :
- 1 cuve enterrée double paroi de capacité de 80 m3 multi-compartimentée,
- 1 cuve enterrée double paroi de capacité de 40 m3,
- 1 nouvelle cuve de 60 m3 double enveloppe mono compartimentée,
- 1 cuve AD Blue de 30 m3 enterrée
et de 5 îlots de distribution de carburant.

Le site est localisé sur la tangentielle Est de la ville d'Orléans dans le sens Montargis-Orléans dans un environnement essentiellement agricole et forestier.

Une nappe est présente au droit du site, celle des calcaires de Beauce, à une profondeur d'environ 15 m.
Une nappe perchée est présente au droit du site à une profondeur de 3 m. Elle est vulnérable mais non sensible en l'absence d'usage recensé.
Description Lors d’une visite des installations de la station service le lundi 21 juin 2010, le gérant de l’établissement a découvert 40 cm de flottant de type gazole (soit 1,8 m3) dans le répartiteur contenant les tuyaux d’aspiration des produits provenant des cuves de carburants.

Le mardi 22 juin 2010, des sociétés spécialisées ont procédé au pompage, nettoyage et dégazage à l’eau des installations et tests d’étanchéité des réseaux qui ont révélé la défectuosité de 2 tuyaux d’aspiration gasoil.

Dans son rapport du 25 août 2010, l'exploitant a déclaré avoir procédé dans les périodes du 23 au 29 juin 2010 et du 5 au 6 juillet 2010 à des investigations sur le site considéré en réalisant 12 sondages et 5 piézomètres qui ont montré pour certains une pollution en hydrocarbures :
- une zone source centrée au Sud du répartiteur (entre 2 et 3 mètres de profondeur),
- la présence, à partir de 3 mètres, de phase libre de type gasoil récent au droit des puits PC1 et PC2 dont l’épaisseur de produit a été mesurée à 59 cm en date du 6 juillet 2010,
- des concentrations significatives en hydrocarbures C5-C40 et BTEX.

Cette étude a également montré que le captage AEP de CHECY 2 (GRAINLOUP) possède une vulnérabilité considérée comme moyenne à forte de par son positionnement en aval ainsi que deux captages AEI (industriels) possédant une vulnérabilité considérée comme moyenne à forte.

Un rapport complémentaire réalisé le 22 mars 2011 confirme la présence d'hydrocarbures dans des piézomètres courts et recommande de diagnostiquer l'étendue de la pollution par les hydrocarbures, de purger manuellement les ouvrages de suivi de la qualité des eaux souterraines et de poursuivre la surveillance de ces eaux sur les nappes superficielle et profonde.

Le dossier relatif au suivi d'écrémage et au suivi de la qualité des eaux souterraines pour le second semestre de 2013, réalisé par la société ARCADIS, a permis de constater les éléments suivants :
- L'analyse des piézomètres montre la présence résiduelle d'hydrocarbures,
- La présence de phase libre est récurrente,
- L'écrémage, réalisé mensuellement, ainsi que la mise en place de traitement passif d'écrémage ont permis de réduire la hauteur résiduelle de flottant dans certains piézomètres,

Les recommandations émises par le bureau d'étude portent sur la poursuite de l'écrémage mensuel et de la surveillance de la nappe profonde ainsi que la nappe superficielle et profonde.

Suite à ces recommandations, des campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines ont été effectuées en mars et septembre 2016. Les résultats de ces campagnes montrent :
- la présence d'hydrocarbures totaux avec dépassements du seuil de potabilisation dans les eaux superficielles,
- la présence de benzène avec dépassement de la norme de potabilité dans les eaux superficielles,
- la présence d'une pellicule flottante dans les eaux superficielles,
- la présence de traces d'hydrocarbures dans la nappe profonde.

Au vu des constats précédents et conformément aux prescriptions de l'arrêté préfectoral de prescriptions spéciales du 21 juillet 2011, le bureau d'études préconise de poursuivre l'écrémage manuel et la surveillance des eaux souterraines, ainsi que d'effectuer une mesure de l'air ambiant dans la boutique et en extérieur afin de vérifier le dégazage des eaux souterraines dans le bâtiment.

Suite à ces recommandations, des campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines et superficielles ont été effectués en avril et mai 2017.

Les résultats de la campagne de suivi des eaux superficielles montrent :
- la présence d'une pellicule de flottant au droit de PC1, PC3bis, PC10 et PC12
- la présence d'hydrocarbures C10-C40 en teneurs représentatives ou proches de la saturation pour PC1, PC9 et PC10 ainsi qu'en teneurs significatives sans dépassement du critère de comparaison au droit de PC2bis, PC3bis, PC5 et PC12
- la présence de benzène en teneurs dépassant le seuil de potabilisation ( 1 microgrammes par litre ) au droit de 5 piézomètres.

En avril 2017, l'ensemble des composés analysés dans le captage AEP ( hydrocarbures et BTEX ) ne sont pas détectés, tout comme lors des prélèvements d'avril et septembre 2016.

Au vu des constats précédents et conformément aux prescriptions de l'arrêté préfectoral de prescriptions spéciales du 21 juillet, le bureau d'études préconise de poursuivre l’écrémage manuel et la surveillance des eaux souterraines et superficielles ainsi que d'arrêter la surveillance de l'air ambiant au vu de l' absence de BTEX et d'hydrocarbures. Par courrier préfectoral du 22 août 2017, il a été demandé à l'exploitant de poursuivre un écrémage mensuel et non bimestriel, de poursuivre la surveillance semestrielle des eaux souterraines et de ne pas poursuivre la surveillance de l'air ambiant.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Pompage de rabattement ou de récupération
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
20/08/2011 -
✓ Eaux souterraines
Description
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
MARDIE AD 159 45
MARDIE AD 165 45