SSP0010943

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0010943

Nom usuel Anciens bassins de la plate-forme chimique de Salindres
Commune(s) 30305 SALINDRES
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001094301 17/02/2022

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001094301

Date de dernière mise à jour 17/02/2022
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Anciens bassins de la plate-forme chimique de Salindres
Autre(s) identifiant(s)
30.0028 (BASOL)
Environnement La plate-forme de Salindres connait une activité industrielle depuis la fin du XIX siècle.
Elle a été le premier site mondial de production d'aluminium. D’une superficie totale de 110 ha, elle regroupe aujourd’hui deux principaux exploitants industriels : Rhodia Opérations (groupe Solvay) spécialisé dans la chimie organique du fluor et Axens spécialisé dans la fabrication de catalyseurs ainsi qu’un GIE Chimie (groupement d’intérêt économique des sociétés Solvay et Axens) en charge des utilités communes aux deux exploitants. Le foncier de la plateforme appartient à Rio Tinto (ex Péchiney) et à Rhodia/Solvay. Un peu plus de 600 personnes sont employées sur cette plateforme.
L’activité historique de la plateforme chimique de Salindres a conduit à la production de résidus de fabrication en quantités très significatives. Celles-ci ont été entreposées depuis l’origine dans plusieurs bassins aménagés sur la plateforme et qui représentent une emprise et un volume importants. Selon la topographie initiale des lieux, l’épaisseur des résidus peut atteindre 35 mètres.


Description L'ensemble des exploitants, auxquels s'est associé Rio Tinto, ancien exploitant et propriétaire actuel d'une partie du site, a lancé, de manière volontaire, une étude "d'interprétation de l'état des milieux" (IEM) afin d'évaluer l'impact hors site des différentes activités (passées et présentes) exercées sur la plateforme.

Conformément à la méthodologie nationale, cette étude s'appuie sur des analyses :
- de la qualité de l'air et des sols qui auraient pu être impactés par des rejets ou des envols de poussières ;
- de la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines qui auraient pu être impactées par des produits présents sur la plateforme;
- le cas échéant, de la qualité des légumes ou tout autre produit qui aurait pu être impacté indirectement par les eaux, l'air ou le sol.

Les objectifs et les résultats de cette étude ont été présentés lors de réunions locales de concertation conduites en 2012.

Cette étude conclut globalement que les activités passées ne sont pas à l'origine d'un risque pour les populations pour ce qui concerne l'ingestion de sols de surface, ou la présence de poussières dans l'air.
Elle identifie également que les activités passées sont à l'origine d'un marquage des milieux aquatiques, sans identifier de risque inacceptable pour les populations, compte tenu des usages actuels de l'eau dans le secteur.

Par ailleurs, une étude épidémiologique sur la santé et la qualité de vie, pilotée par Santé Publique France, a été conduite entre octobre et décembre 2012 auprès de 1495 habitants des 7 communes situées autour du site. Les résultats de cette étude montrent que les riverains de la plate-forme évaluent plus favorablement leur qualité de vie que le reste de la population française, même si les personnes qui sont exposées aux nuisances (odeurs et bruits) présentent plus d’anxiété et de troubles du sommeil que celles qui n’y sont pas exposées.

Une étude des pressions polluantes de l’Avène a été produite en janvier 2017 par le SMAGE (syndicat mixte pour l’Aménagement et la gestion équilibrée des Gardons). Cette étude et l’analyse des résultats de la surveillance des eaux souterraines et superficielles ont conduit les exploitants à engager un projet de couverture des anciens bassins afin de limiter l’impact lié aux infiltrations des eaux météorites qui migrent dans ces bassins.

Ce projet s'est concrétisé dans le cadre d'une notification, le 1er septembre 2020, d'une cessation définitive d'activité des anciens bassins, et la transmission de deux mémoires de réhabilitation, l'un porté par la société Pechiney Bâtiment, pour la partie sud, et l'autre porté par Rhodia Opérations pour la partie nord. Après instruction de ces mémoires et une tierce expertise par le BRGM, les travaux de réhabilitation ont été prescrits par arrêté préfectoral le 23 septembre 2020 pour la partie sud et le 16 août 2021 pour la partie nord.

Cette réhabilitation prévue sur environ 3 ans devrait permettre d’atteindre les objectifs de réduction des émissions polluantes vers le milieu naturel, notamment ceux fixés par la Directive Cadre sur l’Eau en ce qui concerne l’Avène à horizon 2027.


Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s) Non renseignée(s)
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
Salindres 1 AB 0659 30
Salindres 1 AB 0662 30
Salindres 1 AC 0640 30
Salindres 1 AC 0642 30
Salindres 1 AB 0325 30
Salindres 1 AB 0657 30
Salindres 1 AC 0641 30
Salindres 1 AC 0462 30
Salindres 1 AB 0655 30
Salindres 1 AB 0330 30
Salindres 1 AB 0654 30