SSP4087742

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP4087742

Nom usuel PARKER HANNIFIN MANUFACTURING FRANCE
Commune(s) 56228 SAINT MARCEL
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001107401 08/12/2025

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001107401

Date de dernière mise à jour 08/12/2025
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel PARKER HANNIFIN MANUFACTURING FRANCE SAS
Autre(s) identifiant(s)
56.0018 (BASOL)
Environnement La société Parker-Legris a été autorisée à exploiter une installation de de fabrication de raccords hydrauliques et pneumatiques par arrêté préfectoral du 23 mai 2007.
Cependant, une activité existait déjà et réglementée par un récépissé de déclaration du 11 octobre 1990.

Une machine de dégraissage des pièces métalliques est présente sur le site depuis 2000. Préalablement à cette date, les pièces étaient dégraissées dans une machine utilisant du trichloroéthylène (TCE).
Des fûts contenant du TCE étaient historiquement stockés en intérieur et en extérieur.

Le TCE a été remplacé par des alcools modifiés fin 2010.
Description Plusieurs diagnostics environnementaux ont été réalisés entre 2008 et 2010 à l'initiative de l'exploitant.

4 zones potentielles de sources de pollution ont été identifiées :
- localisation de l'ancienne machine de dégraissage utilisant du TCE (1978 à 1991) ;
- localisation de l'ancienne zone de stockage des fûts de TCE ;
- localisation de la machine de dégraissage utilisant du TCE (de 1991 à 2010) ;
- localisation d'une ancienne cuve enterrée simple paroi de fioul (avant 1985).

Les diagnostics concluent en la présence de substances dans les sols, les gaz du sol et les eaux souterraines :
- sol : COHV (tétrachloroéthylène (PCE), TCE, cis-1,2-dichloroéthylène (cis-1,2-DCE) ), hydrocarbures totaux (HCT) ponctuellement ;

- gaz de sol : COHV (dont PCE, TCE, cis-1,2-DCE, trichlorométhane (TCM) ), les 4 chlorobenzènes en faibles concentrations, HCT volatils ;
En raison de l'utilisation du TCE sur le site, un suivi annuel de la qualité de l'air ambiant au poste de travail est mis en place depuis 2000. Les résultats des suivis de 2006, 2007 et 2009 mettent en évidence la présence de TCE dans l'air ambiant, mais à des concentrations inférieurs aux valeurs limites d'exposition des professionnels.

- eaux souterraines : COHV (dont TCE, PCE, trans-1,2-DCE, PCM), HCT (fractions lourdes) ponctuellement.

Il existe un panache de TCE dans les eaux souterraines, suivant le sens d'écoulement des eaux.

Une surveillance des eaux souterraines est active depuis le 23 novembre 2011à fréquence semestrielle.

Au vu de ces résultats, l'arrêté préfectoral du 23 novembre 2011 prescrit l'élaboration d'une démarche de gestion des sols pollués.
A l'issue des diagnostics réalisés :
- une migration hors site des polluants a été mise en évidence sur une centaine de mètres ;
- aucun usage sensible n'a été identifié en aval ;
- aucune pollution des eaux superficielles n'est mise en évidence.

Le plan de gestion réalisé en 2013 prévoit le début des travaux de réhabilitation de dépollution après la réalisation de tests préliminaires d'essais afin de préciser les faisabilités techniques des traitements prévus.

L'APC du 6 mars 2014 prescrit la mise en œuvre des travaux de réhabilitation.
Les tests ont débuté fin 2014 : venting et oxydation chimique in-situ. Les résultats des essais n'ayant pas été concluants, l'exploitant a proposé de retenir deux techniques de traitement complémentaires qui ont été validées par des tests pilotes en 2017 : le sparging couplé au venting.
Sparging = injection d’air au sein de la zone saturée pour volatiliser les COHV ;
Venting = extraction des gaz du sol par l’application d’une dépression dans la zone non saturée pour induire une circulation d’air dans les sols et volatiliser les COHV
Les composés extraits sous forme de vapeurs sont traités sur charbon actif.

Les travaux de réhabilitation ont été menés entre novembre 2018 et mars 2021 et ont permis d’atteindre les objectifs de l’APC du 6 novembre 2014 à savoir :
- La réduction de la masse de contaminants identifiée au sein de la zone non saturée et de la nappe peu profonde au niveau des zones sources en COHV au droit du site (des concentrations en TCE inférieures à 10µg/l dans la plupart des puits) ;
- La réduction du potentiel de migration hors site des COHV via les eaux souterraines ;
- La réduction du potentiel d’intrusion des vapeurs de COHV provenant du sous-sol dans les zones à l’intérieur des bâtiments du site.
- l’analyse des risques résiduels indique la compatibilité des usages avec l’état des milieux sur site et hors site selon les usages constatés au moment de l’étude.

Le système d’extraction par venting aura permis la collecte de 111kg de COHV au cours des 28 mois de traitement.

Suite à l’arrêt du traitement, en octobre 2021, a débuté la phase de surveillance des eaux souterraines afin de vérifier l’absence d’effet rebond et ce pour une période minimale de 4 ans à l’issue de laquelle un bilan sera effectué (en 2025).

Le programme de surveillance post-traitement comprends :
- une surveillance semestrielle des eaux souterraines, au droit et en aval hydraulique immédiat du site (16 piézomètres sur site et 3 piézomètres hors site), pour une durée de 4 ans à partir d’octobre 2021 ; l’objectif étant de vérifier l’absence d’effet rebond et ce pour une période minimale de 4 ans à l’issue de laquelle un bilan quadriennal sera effectué en 2025,
- et une surveillance complémentaire de l’air ambiant en octobre 2021, janvier 2022, avril 2022 et octobre 2022.

Le suivi des eaux souterraines réalisé entre octobre 2021 et avril 2025 a été réalisé, pour le paramètre Composés Organo Halogénés Volatils (COHV) incluant 16 composés, à fréquence semestrielle et a compris l’échantillonnage des eaux souterraines :
- au droit de piézomètres implantés au droit du site (19 ouvrages en 2022, puis 16 par la suite),
- et en aval hydraulique (3 ouvrages).

Les résultats des campagnes de surveillance de la qualité des eaux souterraines menés depuis 2021 mettent en évidence :

- au droit du site : les résultats du suivi quadriennal montrent une poursuite de la diminution des concentrations due au traitement réalisé de 2018 à 2021. Ainsi, les teneurs mesurées entre octobre 2021 et avril 2025 sont nettement inférieures à celles mesurées lors de la campagne d’état initial et l’ensemble des concentrations au droit du bâtiment demeurent inférieures à l’objectif de réhabilitation fixé par l’arrêté préfectoral complémentaire du 6 mars 2014 (23 mg/m³ pour les gaz de sol sous le bâtiment). Lors des campagnes d’octobre 2024 et avril 2025, seuls les ouvrages MW108 (jusqu’à 220 μg/l en octobre 2021 et des teneurs de respectivement 8 et 3,1 μg/l en avril 2025), MW110 (TCE de 900 μg/l en octobre 2021 à 9,2 μg/l en avril 2025) et MW111 (teneurs TCE idem que MW108) ont montré des concentrations en TCE supérieures à la limite de qualité pour l’eau potable (10 µg/L), tout en restant du même ordre de grandeur (teneurs maximales par ouvrage comprises entre 12 et 21 μg/l).
En limite aval hydraulique du site (piézomètres MW9, MW10 et MW11), toutes les concentrations mesurées depuis avril 2023 sont inférieures aux limites de qualité pour l’eau potable (10 µg/L).

- en aval hydraulique du site : seul le piézomètre MWE03 présente des concentrations traces en COHV (entre 0,5 et 1,6 μg/l), inférieures aux limites de potabilité et comparables à celles mesurées précédemment. Ces résultats confirment l’absence d’impact hors site notable.

- aucun rebond de concentration observé suite à l’arrêt des travaux de réhabilitation.

Suite à l’instruction du bilan quadriennal 2021-2025, l’inspection propose de mettre un terme au suivi de la qualité des eaux souterraines au droit et au voisinage du site Parker, et de combler tous les piézomètres existants au droit et au voisinage du site, afin d’éviter toute voie de migration préférentielle vers les eaux souterraines.

Suite à la réalisation des campagnes complémentaires de l’air ambiant d’octobre 2021, janvier 2022, avril 2022 et octobre 2022, l’inspection des installations classées a confirmé, notamment, l’arrêt du suivi de l’air ambiant, étant donné la stabilisation des concentrations en TCE dans l’air ambiant des niveaux inférieurs aux valeurs guides depuis mai 2021.

Au regard des résultats de la surveillance des eaux souterraines hors site (valeurs inférieures aux limites de qualité), il n’est pas nécessaire de mettre en place les restrictions d’usage des eaux souterraines.

La société PARKER HANNIFIN Manufacturing France a satisfait à ses obligations en matière de gestion d’un site et sol pollué conformément à la méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués définie par la note du Ministère en charge de l’environnement en date du 19 avril 2017 pour son établissement exploité sur la commune de SAINT-MARCEL, pour un usage de type industriel sous réserve d’anomalies non visibles actuellement ou de désordres, non prévisibles aujourd’hui, inhérents à l’ancienne activité et qui se manifesteraient dans le futur.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s) Non renseignée(s)
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
Saint-Marcel 1 ZE 0143 56
Saint-Marcel 1 ZE 0145 56
Saint-Marcel 1 ZE 0146 56
Saint-Marcel 1 ZE 0147 56