SSP0011550

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0011550

Nom usuel SNCF Technicentre de Lyon - UP de Vaise
Commune(s) 69123 LYON
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001155001 27/11/2015

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001155001

Date de dernière mise à jour 27/11/2015
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
69.0321 (BASOL)
Environnement Le Technicentre de Lyon de la SNCF dispose d’une unité de production dénommée UP de Lyon Vaise.
Il est situé à la gare de Lyon-Vaise qui dessert l’Ouest Lyonnais et les lignes en direction de Roanne.

Les installations sont implantées au cœur de la ville sur un terrain d’environ 7 ha dont 1,6 ha de bâtiments.
Le site existe depuis 1854 et dès 1950 ce dépôt exerçait toute la maintenance des moteurs thermiques de la région de Lyon.

Les installations permettent :
- l’entretien et la maintenance de locomotives, d’autorails et de locotracteur à moteurs thermiques
- le ravitaillement et le nettoyage des trains

La maintenance porte sur la vérification technique des engins, le remplacement curatif de tous types d’éléments et préventif de type « révision ».
Pour la maintenance, en moyenne 70 engins sont immobilisés sur le site pour être entretenus dont 17 en moyenne pour de la maintenance lourde de « révision ».
Par ailleurs, ce site permet le ravitaillement, d’environ 12 000 passages de trains par an.

L’établissement abrite plusieurs activités visées dans la nomenclature des installations classées ; notamment, l’activité de l’atelier d’entretien et de réparation et l’activité de stockage et de distribution de liquides inflammables pour alimenter les moteurs sont soumises à autorisation (arrêté préfectoral d’autorisation du 17 juillet 2008).

Le contexte géologique du secteur se caractérise par la présence de deux nappes phréatiques superposées :
- une nappe profonde, localisée dans les alluvions modernes sablo-graveleuses de la Saône
- une nappe superficielle, essentiellement située dans les remblais (l’eau est rencontrée vers 8 m de profondeur).
Ces deux nappes sont séparées par des limons argilo-sableux qui maintiennent captive la nappe inférieure. La nappe s’écoule globalement vers le sud-ouest.

Aujourd'hui, le site est toujours en activité.
L’établissement abrite plusieurs activités visées dans la nomenclature des installations classées ; notamment, l’activité de l’atelier d’entretien et de réparation et l’activité de stockage et de distribution de liquides inflammables pour alimenter les moteurs sont soumises à autorisation (arrêté préfectoral d’autorisation du 17 juillet 2008).
Description Dans le cadre de la construction du métro en 1994 et d’incident ayant pollué les sols et la nappe superficielle par les hydrocarbures dont notamment celui d’un déversement lors d’un dépotage d’un wagon citerne en 2003 (fuite de 35 m3 de Combustible Sans Paraffine), l’exploitant a réalisé un diagnostic de pollution.

Le diagnostic de pollution (rapport ANTEA d’avril 2003) a mis en évidence une pollution localisée des sols par les hydrocarbures au niveau de l’ancienne station service et avec la présence de flottant sur la nappe de surface, notamment en aval du site.

Un traitement par écrémage a été mené en 1997 puis en 2004.

=> La SNCF – Région de Lyon a déposé un dossier de demande d'autorisation d'exploiter des installations classées pour régulariser la situation administrative de son établissement dans le cadre de l’extension de son atelier de maintenance, d’entretien et de réparation des engins ferroviaires de traction thermique. Cette demande entrait dans le cadre d’une extension et modernisation des activités de maintenances, associées au développement des TER, définies dans le cadre de la politique de la région Rhône-Alpes. En fonction des éléments transmis par l’exploitant, et après étude par les services d’inspection des installations classées (rapport d’inspection du 25 avril 2008), le Préfet a réglementé l’exploitation des installations de la SNCF par l’arrêté préfectoral du 17 juillet 2008.

L’arrêté du 17 juillet 2008 prévoit la surveillance et la dépollution de la nappe :
- la surveillance prescrite sur une fréquence trimestrielle et porte sur la recherche des paramètres HCT et BTEX.
- la dépollution de la nappe consiste en un pompage de rabattement, traitement et rejet des eaux pompées dans le réseau des eaux pluviales.
- un traitement par écrémage est prescrit dans les piézomètres présentant des hydrocarbures flottants récupérables (actuellement techniquement possible si l’épaisseur dépasse 2 cm).
- la réalisation d’études pour identifier l’impact et les mesures de gestion associées : état des lieux et diagnostique du site, IEM, plan de gestion, ARR, bilan quadriennal.

=> Un déversement accidentel d’hydrocarbures a eu lieu fin février 2009, lors du dépotage.
Le contrôle trimestriel de la nappe fait apparaître une épaisseur anormale de flottant (50 cm).
Les installations et canalisations sont inspectées.
Le détecteur du niveau haut est hors service.
Des investigations complémentaires montrent que la cuve de rétention n’est pas étanche.

Un arrêté préfectoral d’urgence a été pris le 5 mars 2009 pour :
- la sécurisation du dépotage,
- la résorption de la pollution,
- la surveillance des eaux (fréquence accrue par rapport au point 6.2.2 de l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2008).

La SNCF a fait le point sur les opérations d’écrémage :
- installation du système d’écrémage et de récupération de flottants par GRS VALTECH le 28 février 2009
- de mars 2009 à septembre 2012, la récupération d’hydrocarbures flottants par écrémage continue sur 5 puits (éjecteur pneumatique).
- 8 ouvrages piézométriques ont été suivi bi-hebdomadairement O (ex F), K, L, M, N, I, SC1 et F1B’ ; 11 ouvrages piézométriques supplémentaires ont été suivis mensuellement : D, G, Pz1, Pz2, C1, C2, C4, F5B’, F2B, F6B et P3 ;
- 7 échantillons d’eau sont réalisés mensuellement sur les piézomètres PzF2B, pzF1b’, PZD, PzG, Pz1, Pz2 et pzN pour analyse des hydrocarbures totaux (l’ouvrage C1 n’a pas été retrouvé) ;
- Arrêt de la récupération d’hydrocarbures flottants en septembre 2012 ;
- Reprise en cas de migration vers les piézomètres aval Pz1, PzG et de PzN
- fin 2011, rapport de synthèse et dépollution de la nappe à fin 2011 par EGIS
- réalisation de 3 campagnes de suivi de nappe post écrémage à une fréquence mensuelle (surveiller l’évolution des épaisseurs de flottants et des concentrations en hydrocarbures dissous suite à l’arrêt de l’écumage

En juillet 2009, la SNCF a transmis un plan de gestion avec les propositions suivantes :
- au droit des installations à démanteler (cuves, local pompe), il a été décidé d’assurer l’excavation des terres jusqu’à une profondeur de 2 m ajustée en fonction des contraintes de terrain. Cela correspondant à l’excavation d’environ 500 m3 de terres polluées. Les concentrations en hydrocarbures s’échelonnent entre 4600 et 17 000 mg/kg.
- au terme des travaux d’excavation des terres, des prélèvements de sols en fond et flancs de fouille seront effectués par un bureau d’études indépendant spécialisés dans le domaine des sites et sols pollués. Celui-ci procédera à des analyses en HCT, en BTEX + naphtalène et des TpH. Un rapport comprenant une cartographie de la pollution résiduelle après dépollution sera réalisé.
- un bilan quadriennal suite aux travaux de rénovation et de dépollution partielle. Il est proposé un suivi trimestriel des eaux souterraines durant 4 ans minimum sur les piézomètres Pz1, Pz2, PzF2b, PzG et pzK.

L’exploitant a transmis un rapport de synthèse « suivi de dépollution » sur la période de décembre 2011 à février 2012, décrivant le réseau d’écrémage et le parc piézométrique.

L’inspection du 9 octobre 2014 avait pour but de contrôler l’évolution de la pollution des sols et des eaux souterraines au droit du site.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Piège hydraulique ou Confinement hydraulique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
03/02/2003 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2014-09-30 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : La surveillance montre en 2003 la présence d’hydrocarbures flottants au droit de la station service et a déclenché la campagne d’écrémage d’août et septembre 2004. Le rapport de surveillance du 9 novembre 2007 (rapport d’ATSO de novembre 2007) montre de faibles valeurs de flottant dans 3 piézomètres (maxi de 2 cm) et des teneurs d’hydrocarbures dissous (maxi de 42 mg/L) en bordure de la barrière hydraulique du métro (mise hors eau du métro et support du pont). Résultat de la surveillance à la date du 08/08/2012 : Depuis le 04/02/2003, 59 campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines ont été réalisées. Le paramètre principalement analysé est la concentration en Hydrocarbures Totaux (HCT). Depuis le mois de novembre 2008, la hauteur de flottant dans les ouvrages est également mesurée. Les maximums observés ont été : - Pour l'épaisseur de flottant de 55 cm en février 2009 ; - Pour la concentration en HCT de 590 mg/l le 01/10/2009. La dernière campagne a été menée au mois d'août 2012. L'épaisseur de flottant atteignait alors 14 cm tandis que les concentrations en HCT n’excédaient pas les valeurs seuils définis par l'arrêté du 17/12/2008 depuis le mois de février (soit sur 7 campagnes). Le suivi des épaisseurs de flottants bilan à fin juin 2014 montre : - une forte diminution des épaisseurs de flottant depuis la mise en place de l’écrémage en février 2009 (environ une dizaine de cm) - suite à l’arrêt de l’écrémage en septembre 2012, pas de hausse significative ; - les épaisseurs mesurées en juin 2014 ne sont pas supérieures à celles mesurées lors des opérations d’écrémage La répartition spatiale des teneurs en hydrocarbures à fin juin 2014 montre : - sur les piézomètres aval : absence d’impact significatif en aval hydraulique du site au droit de PZ1, de PZN (limite sud-ouest du site) et de PZG (limite Sud du site), - sur les piézomètres D et F2B(quai voyageur) : les teneurs en hydrocarbures C10-C40 sont de 0,11 mg/l en Pz2b (pic de 2 mg/l en mars 2014), et de 2,6 mg/l en PZD (0,23 mg/l en mars 2014). L’exploitant a présenté un rapport de juin 2014 et précisé que les campagnes avaient été réalisées à un rythme trimestriel depuis 2012 sur 12 ouvrages avec analyse HCT sur 5 ouvrages PZ-F2b, PZf1b’, PZG, Pz1 et PZN. Une campagne a été réalisé en septembre 2014. Suite à la campagne de septembre 2014, l’inspection remarque : - une augmentation des teneurs en hydrocarbures sur pzF2B. Les teneurs étaient passées de novembre 2007 à juin 2008 de 42 à 1,5 mg/l. Entre février 2011 et 2012, les teneurs étaient comprises entre 0,1 et 1 mg/l ;Les concentrations en PZD sont plus fluctuantes avec des pics de 4 mg/l mais plus généralement compris entre le seuil de détection et 2 mg/l ; - une augmentation des épaisseurs de flottant depuis mai 2014 sur pzI (15 cm), PzO (14 cm), PzM (12 cm), pzL (14 cm) dont la tendance d’après l’exploitant se poursuit en septembre avec plus de 10 cm et sur Pz2 (1 cm), PZSC1 (4 cm).
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
LYON AY 75 69