| Identifiant de l'établissement |
SSP0011938 |
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| Nom usuel | VERMILION LEDEUIX | ||||||||
| Commune(s) |
64328 LEDEUIX |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP001193801 |
| Date de dernière mise à jour | 11/04/2025 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Nom Usuel | Non renseigné |
| Autre(s) identifiant(s) |
64.0129 (BASOL)
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| Environnement | Forage de gaz naturel exploité par la société VERMILION REP SA, lieu dit...........................64 Ledeuix.
La société VERMILION REP, spécialisée dans l'exploitation d'hydrocarbures, a repris la concession d'un ensemble d'installations anciennement exploitées conjointement par ESSO REP et ELF AQUITAINE, dans le Sud-Ouest de la France. Ces sites comprenaient notamment un puits de gaz situé sur la commune de LEDEUIX (64) dont l'exploitation avait été arrêtée en 1997, compte tenu de la baisse de production. Le puits avait alors été fermé et mis sous surveillance. Les conditions technico-économiques ont conduit à décider l'arrêt définitif de son exploitation. Il a alors été procédé au bouchage final du puits en 2006 et VERMILION s'est ensuite désengagée de la concession après qu'un démantèlement des dernières installations de production ait été effectué jusqu'en 2009. VERMILION souhaite aujourd'hui procéder à l'abandon définitif du site inexploité en s'assurant au préalable de l'absence de tout risque résiduel lié aux opérations antérieures. Les installations de forage et d'exploitation se sont limitées à un puits unique, ayant atteint une profondeur de 5699 mètres, et des équipements de surface (profondeur maximale d'1 m pour le maintien des tuyauteries hors gel). L'emplacement est situé dans un environnement rural et ne fait pas l'objet de contraintes environnementales particulières (monument historique, site archéologique ou remarquable, zone de protection spécifique, parc naturel...) ou de sécurité (industrie à risque, population sensible, voies de communication...). Les contraintes les plus proches sont de type ZNIEFF (types I et II) liées au gave d'Oloron, situé à plus d'un kilomètre au point le plus proche. Les autres zones particulières (Natura 2000) sont situées à plusieurs kilomètres du site. Les risques environnementaux évalués se limitent donc aux eaux de surfaces, au sol et aux eaux souterraines. |
| Description | 1 - MISE EN SECURITE
La période de surveillance ayant conclu à l'absence de pression et de risques particuliers, le puits a été définitivement bouché par injection d'un important bouchon de ciment entre 300m et 6,50m de profondeur, puis les dernières installations de surface démantelées et le site remis en état de surface initial (enlèvement des derniers résidus, dalles béton, tuyaux, câbles, déchets, etc.) afin d'être rendu à sa vocation agricole initia Le puits a été bouché en avril 2008.le. 2 - DIAGNOSTIC Soucieuse de ses responsabilités environnementales, VERMILION a fait procéder à des investigations pour s'assurer de l'absence de pollution avant son retrait définitif du site. Les analyses effectuées ont écarté tout impact sur les eaux de surface et souterraines mais ont mis en évidence une zone présentant des traces d'hydrocarbures résiduels dans les sols proches de la surface, essentiellement dues à la présence d'un bourbier lié au forage initial. En 2009, des campagnes d'analyse de sol et des eaux superficielles sont menées pour caractériser l'état du site. Des échantillons de sol sont prélevés avec un maillage serré conduisant à identifier des traces de pollutions sur le site liées à la présence d'un bourbier, reliquat historique de la période de forage initial (début des années 80). Sols : Traces ponctuelles d’hydrocarbures en surface de bordure de fouille (maximum 210 mg/kg MS). Présence d’impacts résiduels ponctuels faibles à modérés en hydrocarbures en fond de fouille (de l’ordre de 950 mg/kg MS à 7 mètres de profondeur à 2500 mg/kg MS à 7,5 mètres de profondeur). • Eaux souterraines : D’après les résultats des investigations sur les eaux souterraines, le site présente des nappes perchées hétérogènes, à des profondeurs différentes. D’après les deux campagnes de prélèvements des eaux souterraines, aucun impact n’est observé, ce qui est cohérent avec la nature du sol argileuse. Ces résultats sont confirmés par le test de lixiviation mené en laboratoire par SITA Remediation démontrant le caractère non lixiviable de la pollution. 2 - TRAVAUX VERMILION a alors engagé des travaux de réhabilitation pour permettre le retour du site à sa vocation agricole initiale. Des études technico-économiques de différentes techniques de réhabilitation ont conduit à opter pour un procédé de traitement sur site par landfarming. Ce procédé consiste à étaler les terres polluées et procéder à une aération par retournements réguliers des terres. L'ajout de compost assure un apport supplémentaire de bactéries spécialisées accélérant la dégradation biologique naturelle des polluants résiduels. Cette technique à l'avantage de ne pas mobiliser d'agents chimiques et d'avoir une cinétique de traitement qui permet une dégradation biologique naturelle et efficace des résidus d'hydrocarbures assez rapide. De plus, il n'est pas nécessaire de transporter les terres excavées, qui sont remises sur site après traitement, ce qui ne requiert pas d'apport extérieur de remblai supplémentaire. Avant et durant la phase des travaux de dépollution, le site a fait l'objet d'une surveillance régulière afin de s'assurer des bonnes performances du traitement mis en oeuvre, notamment par des analyses d'échantillons de sol. Un état initial des eaux de surface et des eaux souterraines (pose de piézomètres) a permis de confirmer l'absence de traces de polluants résiduels dans la nappe phréatique. Les résultats des travaux réalisés disponibles aujourd'hui démontrent l'efficacité du traitement et permettent d'envisager un retour du site à des conditions environnementales acceptables et sans risque particulier. Les derniers travaux de nettoyage et terrassement ont été réalisés afin de rendre le site parfaitement intégré dans son contexte : remise en place des terres traitées, ajout de terre végétale de surface (stockée sur place) et nivellement du relief aplani au niveau des parcelles adjacentes pour favoriser l'exploitation agricole. Seuls subsistent aujourd’hui la clôture périphérique et les panneaux de sécurité du chantier, qui seront maintenus jusqu’au retrait définitif faisant suite à la levée de la Police des Mines, après instruction de ce dossier de DADT. Des études comparatives sur les modes de traitement possibles pour traiter les terres souillées ont conduit à retenir une technique de biodégradation bactérienne par "landfarming", technique basée sur l'étalage des terres sur une sous couche de protection imperméable et une aération régulière pour favoriser la dégradation bactérienne aérobie. Cette technique de traitement naturelle sur site présente l'avantage de ne pas avoir à déplacer les terres à traiter et de disposer en fin de traitement de terre de remblai pour combler les excavations VERMILION REP – Site de LEDEUIX – Département des Pyrénées-Atlantiques (64) Déclaration d’Arrêt Définitif de Travaux DADT Ledeuix 9/47 juillet 2015 éventuelles, minimisant ainsi les modifications du milieu. Un apport éventuel de compost permet aussi de favoriser l'ensemencement bactérien en évitant l'ajout de produits chimiques. Le landfarming appliqué au site de Ledeuix a consisté à : excaver les terres identifiées ou soupçonnées d'être chargées en restes d'hydrocarbures, soit environ 5800 m3; étaler ces terres sur une couche de 80cm environ sur les surfaces directement adjacentes aux excavations, sur la protection d'une sous couche d'argile compactée mélangée avec de la chaux (environ 25 m3 au total) afin de prévenir toute infiltration dans le sol et stabiliser d'éventuelles modifications de pH; retourner périodiquement (environ une fois par mois) les terres pour les homogénéiser et faciliter l'aération avec ensemencement éventuel au compost afin d'améliorer la dégradation bactérienne. Au cours des travaux d’excavation des terres impactées, un deuxième étage de terres souillées a été découvert sous la terre saine sous-jacente au bourbier identifié par le diagnostic. En effet, lors des sondages, une fois le bourbier mis à jour, le creusement avait été arrêté dès la rencontre ce qui était considéré comme la terre saine sous-jacente. Or, lors des travaux du forage en 1981, une première phase de remblai de terres souillées avait eu lieu, séparée de la deuxième phase par une couche d’environ 1m de terre saine, ce qui avait un tant soit peu faussé le diagnostic des volumes à traiter. Ce deuxième étage, venant gonfler les volumes de terres à traiter de 1490 m3, n’a pas pu être traité sur place. En effet, sur les 7500 m² disponibles en surface de traitement, l’apport de 1490 m3 supplémentaires aurait porté l’épaisseur du landfarming à 1 m, ce qui aurait nui à son efficacité. Il a donc été décidé d’évacuer hors site ces volumes supplémentaires, ce qui a représenté 120 camions, envoyés vers le centre de traitement des terres OCCITANIS de GRAULHET dans le Tarn (81). Durant la phase de travaux, des mesures de surveillance des performances atteintes ont été effectuées régulièrement pour confirmer les niveaux de dégradation. Une surveillance des eaux souterraines a également été effectuée grâce à la pose de piézomètres pour confirmer qu'aucune atteinte à la nappe phréatique de surface liée au site n'était survenue. À l'issue du traitement, les analyses ont indiqué que les niveaux recherchés ont été atteints pour être compatibles avec le contexte environnemental du site, les terres traitées ont été remises en place dans les excavations d'origine. Le nivellement de l’ensemble a été réalisé avant la remise en place de la terre végétale stockée en merlon en périphérie du site. La remise en état complète du site en vue de son intégration dans l'environnement immédiat a été finalisée. Son retour définitif à sa vocation agricole initiale sera effectif après l’instruction du présent dossier de DADT, duquel découlera la levée de la Police des Mines. Une fois cette dernière étape franchie, les clôtures et le panneautage, laissés en place pour la protection du site, seront retirés. En décembre 2014, l'semble des mailles du land farming présentaioent une concentrtation residuelle moyenne de 1400 mg/kh dehydrocarbures C10-C40 Par conséquent, il a été décidé de remblayer la fouille en profondeur par les terres traitées dont la moyenne des teneurs est de 1500 mg/kg MS en hydrocarbures C10-C40. Le dernier mètre sera recouvert par les terres non impactées. Cette dernière phase de travaux a été menée au début du mois d’avril 2015. La surface générale du terrain a ainsi été nivelée de manière harmonieuse pour s'intégrer au mieux dans les lignes de niveau avoisinantes et permettre une bonne circulation des engins d'exploitation agricole. Les merlons et fossés autour de la plate-forme ont été supprimés, les fossés périphériques ont été comblées, à l’exception de ceux pré-existants (en accord avec les propriétaires, la mairie et la DREAL). L’ensemble de la terre végétale stockées sur le site a été régalée pour reconstituer la couche superficielle. 2 - RESTRICTIONS D'USAGE travaux finaux de remise en état du site avant son abandon définitif pour un retour à usage agricole. 1 VERMILION a fait réaliser une Analyses des Risques Résiduels, qui démontrent l’absence de risques pour un retour des parcelles à une vocation agricole Servitude privée avec rappel existence et localisation du puits. Des recommandations ont cependant été émises concernant la nécessité de maintenir 1 mètre minimum d’épaisseur de terres non impactées au droit du site, au-dessus des terres traitées disposées en profondeur, de réaliser des cultures dont les racines n’excèdent pas 1 mètre de profondeur et de conserver la mémoire de l’état des milieux sur le site. Afin de garantir la compatibilité du site avec son futur usage et la sécurité lors d’éventuels travaux au droit du site, nous préconisons les mesures suivantes : • Conserver à minima 1 mètre de terres non impactées au droit de la zone cultivée, • Culture avec des végétaux ayant un système racinaire ne dépassant pas 1 mètre de profondeur, • Contrôle de la qualité des eaux souterraines du site si utilisation de ces dernières, • Lors d’éventuels travaux : respecter la disposition des terres résiduelles actuelles et éviter tout brassage des terres traitées situées en fond de fouille, • En cas de découverte de terres polluées non identifiées, veiller à assurer la protection des travailleurs lors d’éventuels travaux de terrassement et garantir la gestion de ces terres lors des travaux d’aménagement et de tous travaux souterrains ultérieurs : o contrôle de la qualité des terres excavées par un bureau d'études spécialisé en environnement, o évacuation des terres vers une filière adaptée sous le contrôle d’un bureau d'études spécialisé en environnement. |
| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) |
| Action(s) instruite(s) | Non renseignée(s) |
| Carte(s) et plan(s) | Non renseigné(s) |
| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) | Non renseignée(s) |