SSP0012236

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0012236

Nom usuel SERIPHARM
Commune(s) 72181 LE MANS
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001223601 01/10/2018

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001223601

Date de dernière mise à jour 01/10/2018
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
72.0037 (BASOL)
Environnement L’usine est localisée au Nord-Ouest de la commune du MANS dans une zone à vocation scolaire (Université du MANS) appelée "Technopole Université". La construction de l’usine date de 1992-1993 (bâtiments A, B et C - partie Nord-Est actuelle), sur des terrains qui avaient jusque-là une vocation agricole. En 1996, RHONE POULENC fait l’acquisition du site et de parcelles agricoles voisines (662, 658 et 659) et construit alors au Sud et surtout à l’Ouest les bâtiments E, F, G et H. En 2003, le site est racheté par SERIPHARM, l’exploitant actuel, qui fait ensuite l’acquisition des parcelles 663, 902 et 883 au Sud de l’usine en 2005.
En 2015, la société souhaite construire 1 nouveau bâtiment au niveau de la zone Sud du site. Cette zone a fait l’objet par le passé de pratiques et d’activités ayant pu engendrer une pollution des sols.

Le sous-sol au droit du site est constitué d’une succession de couches de sables et de limons reposant sur des formations marno-sableuses. La première nappe rencontrée est drainée via le réservoir alluvial vers LA SARTHE. C’est une nappe perchée et discontinue (sauf en période de hautes eaux) à 7 m de profondeur, dont le sens d’écoulement se fait vers l’Est/Sud-Est. Elle est utilisée en aval hydraulique de l’usine pour des usages industriels et domestique. Cette nappe est suivie par un réseau de piézomètres sur le site SERIPHARM. Sa vitesse d’écoulement est lente de l'ordre de quelques millimètres à centimètres par jour.
Description Les premières investigations environnementales sont liées à la vente du site par RHONE POULENC en 1998 et sont complétées par l’acheteur en 2002, puis ont été compléter à partir de 2015.

INVESTIGATIONS SUR LES SOLS
Au niveau de la partie Nord du site, 9 sondages en 1998 et 1 sondage en 2002 ont mis en évidence l’absence d’impact des activités humaines sur le milieu.
Pour la partie Sud, des témoignages mentionnent que des déversements successifs de déchets (solvants chlorés) ont eu lieu à proximité d'un bâtiment construit en 1969 par un institut de recherche appliqué (parcelle 883). Des investigations sur les sols ont été réalisées en 2015. Elles mettent en évidence une zone polluée localisée au niveau de l’ancien abri de stockage de matériel située à proximité du bâtiment (secteurs des sondages S11c ; S11 ; S18 visible sur le plan cartographique joint à cette fiche). Cet impact concerne le cyclohexane, les hydrocarbures (HCT C5-C40), les solvants aromatiques dont le m,p xylène, l’éthylbenzène, le benzène et le toluène (BTEX), le trichloroéthylène (COHV).
La surface estimée s’étend à 180 m² (1300t de terres). L’exploitant a détruit ce bâtiment et souhaite en construire un nouveau. Les solvants chlorés et les BTEX n’ont été détectés à des teneurs significatives ni au niveau des dalles des bâtiments ni sur les sols présents plus en profondeur. De plus, l’absence de canalisation d’alimentation en eau potable dans la zone polluée a été vérifiée.
Ces investigations ont permis de localiser un « point chaud » : la zone polluée en S11c ; S11 et S18, définir le plan de gestion en conséquence et établir un bilan coûts/avantages des solutions envisagées. L’impact de cette pollution semble limité puisque les substances précitées ne sont retrouvées à des valeurs significatives ni au droit des sondages périphériques (S10, S12, S13 et S17) ni des autres sondages effectués sur le site. L’exploitant mène actuellement la dépollution de cette zone. Un rapport de fin de travaux attestant de l’absence de pollution résiduelle sera remis à l’inspection.


INVESTIGATIONS SUR LES EAUX SOUTERRAINES
L’exploitant a connaissance que le site est à l’origine d’une pollution de sols et des eaux souterraines au nord du site puisque des investigations ont été menées depuis 1998 (sondages de sols et analyses annuelles des eaux souterraines). Les résultats n’ont été communiqués qu’en 2015 par l’exploitant.
Le suivi de la qualité des eaux souterraines, réalisé au droit des 4 piézomètres de la partie nord du site (PZ10-PZ11-PZ12 datant de 1998 et PZ13 de 2002) a mis en évidence la présence depuis 2002 et surtout 2003 d’un impact sur les eaux souterraines en aval hydraulique du site (PZ10-PZ13) pour les solvants chlorés suivants : 1,1-dichloroéthylène, dichlorométhane et 1,1,1-trichloroéthane.
Dans le cadre d’un projet d’extension de 2015, des investigations ont été menées sur l’état des sols et des eaux souterraines au sud du site (mise en place de 3 nouveaux piézomètres Pz14 à Pz16), puis sur l’ensemble du site pendant la période de basses eaux.

1-
Concernant le dichlorométhane, un pic de concentration a été observé au PZ13 entre décembre 2002 (210 μg/l) et mars 2005 (253 000 μg/l). L’exploitant n’a pas eu d’explication pour justifier cette augmentation (pas d’accidents, inspection des réseaux et puisards, …). En janvier 2005, des travaux d’étanchéification ont été réalisés au niveau d'une cuve enterrée qui récoltait les eaux de lavage d'une unité de production et l’ouvrage PZ13 a été nettoyé. A partir de mai 2005, les teneurs chutent : 253 000 μg/l en mars 2005 et 85 100 μg/l en mai 2005. À noter que le dichlorométane était le solvant le plus utilisé à l’époque sur le site, mais la production a laquelle il était lié à été arrêtée depuis 2009. Ce composé n’est plus détecté dans les eaux souterraines transitant au droit du site depuis mars 2009, excepté au Pz10 lors de la campagne d’octobre 2015 : la valeur mesurée (21 µg/L) reste assez faible au regard des valeurs passées.
2-
Les composés 1,1,1-trichloroéthane, 1,1-dichloréthylène et 1.1 dichloroéthane, sont détectés depuis 2002 au droit des ouvrages PZ10, PZ13 et plus récemment Pz15 correspondant à la partie nord du site. Les valeurs mesurées correspondent à des teneurs supérieures aux valeurs indicatives de l’OMS et de l'US-EPA (plus de 35 fois en 2003-2004), fixées respectivement à 30 μg/l pour le trichloroéthane et 200 μg/l pour le dichloréthylène. En 2015, les eaux sont toujours impactées de façon significative par les solvants chlorés, bien que les teneurs soient en forte baisse : 3200 µg/L en Pz13 pour le 1,1,1-trichloroéthane, 1600 µg/L en Pz10 pour le 1,1-dichloréthylène, 1300 µg/L en Pz10 pour le 1.1 dichloroéthane.
Durant l’été 2015, 7 sondages de sols complémentaires, au plus près de la cuve enterrée et dans les zones accessibles (cuves, galerie, ...), ont été réalisés dans la zone nord pour identifier la source de pollution, mais ces sondages n’ont pas permis d'identifier la source de cette pollution. L’origine de la contamination des eaux souterraines par ces composés reste inconnue à ce jour, cependant l'exploitant indique qu'il s'agit très probablement d'une pollution historique ; en effet, si une corrélation est présumée entre certains polluants par des mécanismes de dégradation naturelle, il n'est pas établi de lien entre ces polluants et les différents produits utilisés sur le site. Toutefois on note des similitudes entre les courbes d’évolution de ces deux substances, avec la présence de trois périodes d’augmentation des teneurs (2003, 2008 pour trichloroéthane à partir de mars 2009 pour dichloréthylène, et 2014). Ceci laisse supposer que ces composés ont la même origine.
Le bureau d’étude, missionné par l'exploitant, mentionne que la source de pollution se situe au niveau d’une zone actuellement non accessible, vraisemblablement sous des cuves ou des zones de rétention. Une réflexion est actuellement menée par l'exploitant afin de poursuivre ces recherches sur son site toujours en activité.

3-
Les eaux transitant en Pz15 et en moindre mesure en Pz16 sont impactées de façon significative par les solvants chlorés : du trichloroéthylène (680 µg/L en Pz15 et 220 µg/L en Pz16 / valeur CSP 10 µg/l) et son métabolite de dégradation le cis-1,2dichloroéthylène (610 µg/L en Pz15 / valeur US/EPA 70 µg/L). Ces substances ne sont pas mises en évidence en amont hydraulique (Pz10 et Pz13). La zone de pollution du sol susceptible de migrer dans les eaux souterraines se situe très probablement entre le Pz10 et le Pz15.



Une simulation du flux des eaux souterraines de la première nappe rencontrée entrainant la pollution en solvants chlorés hors du site a été réalisée (modélisation hydrodynamique et hydrodispersive de transfert de la pollution). Seul un puits de particulier a été identifié à 1700 m en aval du site. La modélisation conclut à l’absence de contamination du puits et à un potentiel très faible impact après 80 ans. En revanche, au vu des teneurs en sortie de site, il semble important de vérifier l’absence d’impact au voisinage immédiat de SERIPHARM. Une analyse par calculs de risques sanitaires en aval hydraulique proche du site (excluant la zone Sud en cours de traitement) montre l’absence d’impact des substances volatiles issues du dégazage des eaux souterraines vers les travailleurs situés dans des bureaux de rez-de-chaussé.

Une action est actuellement menée par l'exploitant afin de poursuivre ces recherches sur son site toujours en activité afin d'identifier les deux sources de pollution.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
31/12/1997 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2016-06-27 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : Les investigations réalisées sur les eaux souterraines transitant au droit du site mettent en évidence une pollution par du 1,1,1-trichloroéthane, du 1,1-dichloroéthylène et par du trichloroéthylène et son métabolite de dégradation le cis-1,2-dichloroéthylène. On notera l’absence de teneurs significatives en trichloroéthylène et cis-1,2-dichloroéthylène en PZ17, piézomètre implanté en juin 2016 entre PZ10/PZ13 et PZ15.
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
LE MANS NO 931 72
LE MANS NO 665 72
LE MANS NO 902 72
LE MANS NO 663 72
LE MANS NO 883 72