SSP0012469

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0012469

Nom usuel BOREALIS
Commune(s) 76322 LE GRAND QUEVILLY
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001246901 04/05/2018

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001246901

Date de dernière mise à jour 04/05/2018
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
76.0353 (BASOL)
Environnement Le secteur sud de l'usine est situé dans un secteur industriel en bordure Nord-Ouest de la commune de Grand Quevilly, à environ 2,5 km au Nord-Ouest du centre ville. Ce secteur sud a une surface de 32 ha. La zone impactée est circonscrite dans un périmètre d'environ 30 x 35 m. De forme rectangulaire et situé à une altitude d'environ +5m NGF, celle-ci est limitée:
- à l'Ouest, par une voie de circulation interne séparée du boulevard Stalingrad par le mur d'enceinte du site de l'usine,
- au Nord, par un bâtiment abritant un compresseur de gaz carbonique,
- à l'Est, par une voie de circulation interne puis des installations de production de l'usine et un terrain découvert,
- au Sud, par des terrains découverts non-occupés et un bâtiment ayant accueilli par le passé un ancien réservoir aérien FOD.
Cette zone correspond à l'ancien atelier AGQ et est localisé à environ 300 m à l'Est de la Seine.
Description Dans le cadre de la cessation d'activité de l'ancien atelier AGQ (fabrication d'ammoniac) du secteur sud de l'usine, l'exploitant a sollicité un bureau d'étude pour la réalisation d'un diagnostic de l'état des sous-sol (investigations complémentaires) complétée par l'élaboration d'un schéma conceptuel et d'un plan de gestion (16 avril 2010).
Les résultats obtenus lors de cette étude ont permis de mettre en évidence et/ou confirmer les éléments suivants:
- concernant la qualité des sols/remblais, la présence:
~ généralisée et importante en certains éléments traces métalliques, principalement en arsenic et également en plomb, cadmium, cuivre, mercure et/ou zinc, au droit et en périphérie de l'ancien atelier AGQ jusqu'à au moins 4 mètres de profondeur;
~ d'hydrocarbures C10-C40, d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et de PCB en partie sud-est du site, au droit et en périphérie de l'ancien atelier AGQ, jusqu'à une profondeur maximale de 2 mètres;

- concernant la qualité de l'air du sol, la présence de teneurs faibles voire inférieures aux seuils de quantification analytiques pour l'ensemble des paramètres recherchés (hydrocarbures C5-C12, COV, naphtalène et ammoniac) au droit de l'ancien atelier AGQ;

- concernant la qualité des eaux souterraines et superficielles, la présence de teneurs significatives en certains éléments traces métalliques (arsenic et cadmium).

Le plan de gestion propose deux solutions de gestion:
- le pompage et le traitement des eaux superficielles et souterraines pour assèchement de la zone par traitement sur site : réduction chimique et filtration;
- l'excavation et le traitement des sols reconnus impactés par traitement sur site : confinement associé à une servitude de restriction d'usage du sous-sol.

Les études au laboratoire réalisées à partir d'échantillons de sols issus du site en juillet 2012, confirment la faisabilité d'un traitement par stabilisation-solidification des sols de la zone AGQ afin d'obtenir :
- une prise mécanique assurant une stabilité des sols traités,
- une lixiviation résiduelle de l'ordre de 2 mg/kg MS.

Compte-tenu de la complexité technique d'excaver les terres à proximité des installations industrielles en service, le traitement de la source est envisagé par inertage in situ au moyen d'une formulation adaptée et de techniques de soil mixing. Les conditions de mise en oeuvre en condition réelles amènent à confirmer la faisabilité d'une mise en oeuvre sous forme de soil mixing au moyen d'un outil de type multi tarières.
Le traitement tel qu'envisagé permet d'obtenir une qualité de nappe arrivant en Seine conforme au seuil de 50 µg/L. Le traitement envisagé n'a pas d'effet significatif sur les niveaux piézométriques du site.


L'inspection des installations classées a recommandé la réalisation d'un dossier technique détaillé, devant faire l'objet d'une tierce expertise et permettant de valider l'approche envisagée.
Une tierce expertise du plan de gestion est réalisée en mars 2013. Elle a abouti notamment à la recommandation d'investigations complémentaires des sols et des eaux souterraines afin de dimensionner l'étendue exacte de la source de pollution et de mieux appréhender le fonctionnement hydrogéologique des aquifères concernées. Des investigations complémentaires sont menées en novembre 2013. Au vu des résultats obtenus, il est recommandé la réalisation d'un plan de gestion ainsi qu'un suivi de la qualité des eaux souterraines.

En février 2014, une mise à jour du plan de gestion a été réalisée par un bureau d'étude. Au regard des résultats obtenus lors de cette étude (bilan coûts/avantages), l'option de gestion retenue consiste en une stabilisation in situ des terres impactées par de l'arsenic par "deep soil mixing", combinée à une couverture simple de la zone traitée ainsi qu'à la mise en place de restrictions d'usages (servitude d'utilité publique) et à un suivi environnemental des eaux souterraines (bilan quadriennal).
Une comparaison des teneurs résiduelles modélisées dans les eaux de la Seine après traitement avec les critères environnementaux de qualité des eaux de surface met en évidence qu'aucun impact mesurable dû à la pollution du site n'est attendu sur la qualité des eaux de la Seine.

Les travaux de traitement des sols pollués de la zone AGQ se sont déroulés de septembre 2013 à janvier 2014. la surface traitée est de 1 077 m². Le traitement a été réalisé sur une profondeur moyenne de 5,94 m. Durant les travaux, l'ensemble de l'arsenic traitable a été traité. (97% de l'arsenic lixiviable) Les analyses réalisées sur les échantillons prélevés durant les travaux montrent que:
- l'arsenic lixiviable après traitement (0,3 mg/kg) est largement en dessous de la limite fixée (2 mg/kg),
- la perméabilité du sol après traitement est inférieur à 10-9 m/s.
En complément de l'importante stabilisation de l'arsenic et de la très faible perméabilité du sol après traitement, la zone AGQ a totalement été recouverte par une géomembrane.
Quatre piézomètres ont été implantés pour assurer le suivi de la qualité des eaux souterraines en périphérie de la zone AGQ. Un suivi quadriennal a été réalisé avec fréquence semestrielle (à marée haute et marée basse), soit 8 campagnes comportant chacune deux prélèvements.
Les égouts pouvant contenir de l'arsenic ont été curés en septembre 2014.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Confinement par couverture et étanchéification
Description
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
LE GRAND QUEVILLY AC 27 76
LE GRAND QUEVILLY AC 35 76
LE GRAND QUEVILLY AC 34 76
LE GRAND QUEVILLY AC 16 76
LE GRAND QUEVILLY AC 28 76
LE GRAND QUEVILLY AC 36 76
LE GRAND QUEVILLY AC 37 76
LE GRAND QUEVILLY AC 14 76
LE GRAND QUEVILLY AC 13 76
LE GRAND QUEVILLY AC 12 76
LE GRAND QUEVILLY AC 38 76
LE GRAND QUEVILLY AC 11 76
LE GRAND QUEVILLY AC 10 76