SSP0012583

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP0012583

Nom usuel TOTAL ancienne station service Villeneuve sur Lot
Commune(s) 47323 VILLENEUVE SUR LOT
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP001258301 30/10/2019

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP001258301

Date de dernière mise à jour 30/10/2019
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Non renseigné
Autre(s) identifiant(s)
47.0067 (BASOL)
Environnement La station service exploitée par la société ELF FRANCE puis « TOTAL France » est située au 16, route d’Agen 47 300 Villeneuve-sur-Lot. Elle a débuté son activité en 1971.
La station-service d’une superficie d’environ 1400 m² était aménagée d’un bâtiment accueillant une partie logement, d’une boutique et d’une aire de lavage. En face de la boutique, deux îlots de distribution étaient alimentés par des réservoirs de stockage de carburants enterrés.
Les installations étaient classées sous le régime de la déclaration.
L’environnement immédiat de la station service est principalement composé d’un garage automobile au Nord-Est, d’une discothèque au Sud et par des résidences à l’Ouest, au Nord et à l’Est.
Une nappe superficielle alluviale est présente à 5 mètres de profondeur. Le niveau statique de la nappe est compris entre 4,5 et 5,6 mètres de profondeur.
Le sens d’écoulement des eaux souterraines est orienté vers le Nord-Est (vers le Lot).
Des puits privatifs sont présents sur plusieurs résidences à proximité du site. En aval, trois sont considérés comme vulnérables à une pollution : les puits n°12, 14 et 19.
La cessation d’activité est déclarée le 30 novembre 2005. Les travaux de démantèlement des installations interviennent en avril et mai 2006.
Description 1. Origine de la pollution
En janvier 2000 et juillet 2002, plusieurs riverains à proximité de la station service signalent à la Mairie de Villeneuve-sur-Lot une pollution et de fortes odeurs d’essence dans leur puits.

Des épreuves de cuves réalisées en juin 2003 ont mis en évidence une fuite de carburants au niveau de la tuyauterie de dépotage et des tuyauteries souterraines alimentant vers les volucompteurs.
L’incident est déclaré le 20 juin 2003 à la préfecture de Villeneuve-sur-Lot et l’exploitant a mandaté un bureau d’étude pour identifier l’impact de la fuite sur le sol et sous-sol.

2. Diagnostic des sols
Un diagnostic des sols, réalisé par le bureau d’études AMDE en juillet 2003, révèle un impact en hydrocarbures et en BTEX dans les eaux souterraines et dans le sol en aval et latéral hydraulique ainsi que des composés organiques volatils (COVs) dans les gaz des sols.

Le diagnostic des sols, réalisé en novembre 2012 par SITA REMEDIATION, a mis en évidence un impact des sols entre 3 et 5,5 mètres de profondeur entre la boutique et un ancien poste de distribution. Cette zone avait fait l’objet de travaux de dépollution par excavation en 2006 mais les excavations avaient été limitées à 4,5 mètres de profondeur en raison de limites techniques (limites de propriétés et présence du bâtiment). L’excavation jusqu’à 6 mètres aurait nécessité l’utilisation d’un blindage pour stabiliser les terrains. SITA REMEDIATION avait alors émis l’hypothèse que le battement de la nappe induisait un relargage en hydrocarbures des terres impactées. La migration des hydrocarbures dissous, sous forme de panache, expliquerait la présence de phase libre au droit des piézomètres en aval hydraulique.

3. Travaux de dépollution (2004 à 2016)
SITA REMEDIATION réalise des travaux de réhabilitation du site de février 2004 à novembre 2005. La technique utilisée lors de ces travaux de dépollution des eaux souterraines est l’« air-sparging ». Le traitement est arrêté suite à la découverte d’une phase libre d’hydrocarbures de l’ordre du centimètre au droit de plusieurs ouvrages de venting (au droit des postes de distribution et en limite Nord-Est du site).

En mai 2006, 335 tonnes de terres polluées ont été excavées et envoyées en centre de tri chez SITA à Bellegarde (30). L’objectif de tri a été fixé à 1000 mg / kg d’hydrocarbures.

En juin 2010, des investigations complémentaires concernant la nappe phréatique ont été réalisées dans le but d’élaborer le plan de gestion du site. Un traitement biologique aérobie par un dispositif passif d’oxygénation (DPO) est lancé en juillet 2010. En décembre 2011, les DPO sont enlevés au droit des ouvrages PzG, PzJ et PzK (hors site) suite à la mise en évidence d’une phase libre persistante.

Un plan de gestion a été mis en œuvre sur la base d’un bilan coût/avantage en août 2013.
Un traitement biologique aérobie par un dispositif passif d’oxygénation (DPO) avait été retenu comme la technique la plus adaptée pour maîtriser l’impact sur site et hors site.
L’arrêt du système de dépollution DPO est intervenu en avril 2015 à la demande de TOTAL en raison d’une baisse ponctuelle des teneurs en oxygène dissous au droit de certains ouvrages ou de la consommation complète des DPO.

En avril 2015, L’exploitant a entrepris de faire réaliser des travaux complémentaires de dépollution et a mandaté le bureau d’études SERPOL. Les travaux de dépollution ont consisté à traiter la pollution résiduelle par oxydation chimique in situ (ISCO) avec une solution de peroxyde d’hydrogène catalysée. Les injections d’oxydant ont eu lieu du 5 au 13 octobre et du 9 au 17 décembre 2015.

La réalisation d’un traitement d’appoint par injection d’oxydant sous pression sur site (zone des anciennes cuves de stockage de carburant) et gravitaire hors site (au droit des ouvrages PzF, PzJ’ et PzK) a eu lieu du 13 au 16 septembre 2016.

4. Surveillance des gaz du sol et de l’air ambiant
En juillet 2003, un impact en gaz du sol est mis en évidence sur l’ensemble des sondages avec des teneurs supérieures à 3000 ppm d’octane (COV).

En janvier 2006, les teneurs en gaz des sols sont inférieures à 200 ppmV (objectif pour les hydrocarbures volatils). La quantité estimée d’hydrocarbures volatils récupérés est d’environ 2333 kg équivalent n-octane et un volume total d’air traitée de 785 000 m³.

En mars 2008, 3 piezairs (PZG1, PZG2 et PZG3) sont mis en place hors site et des mesures des gaz du sol et d’air ambiant sur site et hors site.
Gaz du sol : Toluène 19,1 à 46,45 mg / m³ et hydrocarbures volatils : 16,704 à 28,105 mg / m³. Faibles teneurs en Toluène et en hydrocarbures C6-C12 (inférieures aux valeurs limites d’exposition VME/VLCT).
Air ambiant : Toluène : 0,00 146 à 0,00191 mg / m³. Traces de Toluène dans la boutique, dans l’ancienne habitation et en extérieur au droit des anciennes pistes de distribution. Absence de détection des autres composés recherchés.

En juin 2010, les résultats des campagnes dans l’air ambiant réalisées par SITA REMEDIATION montraient l’absence d’impact significatif avec des teneurs en hydrocarbures et BTEX inférieures aux valeurs limites.

En juillet 2014, de faibles teneurs en hydrocarbures C5-C8 sont mis en évidence dans les gaz du sol. En octobre 2014, les résultats d’analyse montrent des teneurs résiduelles sur site et l’absence d’impact des gaz du sol hors site au niveau des ouvrages sur la voierie. La qualité de l’air ambiant est compatible sur site avec un usage industriel et hors site avec les usages constatés.

En janvier 2015, des traces de Toluène sont détectés sur PZG1.

Les résultats de la campagne réalisée par SERPOL en janvier 2017 mettent en évidence des traces de Toluène, Éthylbenzène et Xylènes. Lors de la seconde campagne de la qualité de l’air ambiant en juillet 2017, aucune teneur en BTEX ou hydrocarbures volatils n’a été retrouvée à l’intérieur de la boutique ni dans l’air extérieur.

5. Surveillance des eaux souterraines
En 2003, suite à l’identification d’une fuite sur le réseau de tuyauterie de supercarburant, 3 piézomètres sont implantés : PZA, PZB et PZC.

En fin de travaux de dépollution des eaux souterraines par air-sparging, en janvier 2006, une phase libre d’hydrocarbure est mise en évidence sur les piézomètres E6 (10,5 cm), E2 (1 cm), PZG (22 cm), PZF (12 cm), PZD (film).

Un suivi semestriel des eaux souterraines est mis en place de janvier 2006 jusqu’en octobre 2007 sur les 7 piézomètres implantés.

En mars 2008, 3 autres piézomètres : PZI, PZJ et PZK sont implantés. Les résultats d’analyse montrent sur l’ensemble des ouvrages :
- Hydrocarbures totaux : 90 à 116 500 µg / L ;
- BTEX : 8,2 à 12 000 µg / L.

Un suivi semestriel de surveillance de la qualité des eaux souterraines commence en septembre 2008 jusqu’en avril 2010. Les niveaux étaient alors en diminution mais toujours à des niveaux significatifs.

Valeurs de référence en vigueur :
- l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007 (Benzène : 1 µg / L) ;
- les valeurs guides de l’OMS de 2008 (hydrocarbures totaux : 1000 µg / L ; Benzène : 10 µg / L ; Toluène : 700 µg / L ; Éthylbenzène : 300 µg / L ; Xylènes : 500 µg / L).

De septembre 2010 à janvier 2012, le suivi de la surveillance de la qualité des eaux souterraines est trimestriel. Entre novembre 2011 et décembre 2012, une phase libre persistante d’hydrocarbures apparaît sur certains ouvrages en période de basses eaux (en aval et aval hors site). Les eaux du puits n°12 présentent un impact récurrent en hydrocarbures totaux et BTEX. Les puits n°19 et 23 ne présentent aucun impact.

Les campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines se poursuivent semestriellement d’avril 2012 à juillet 2015. Aucune phase libre n’est découverte sur l’ensemble des ouvrages. Les niveaux d’hydrocarbures sont toujours significatifs et supérieures aux valeurs de référence sur et hors site ainsi que dans les eaux du puits n°12.

Suite aux campagnes d’injection d’oxydant d’octobre et de décembre 2015, la surveillance des eaux souterraines a lieu trimestriellement 1, 3 et 6 mois post injections (l’état initial a été caractérisé en juillet 2015). Une augmentation des concentrations en hydrocarbures et BTEX est observée à l’issue de la première campagne d’injection à cause de la remobilisation des hydrocarbures piégés dans certains horizons. A l’issue de la deuxième campagne d’injection, une baisse générale des concentrations en hydrocarbures et BTEX est observée sauf sur PzM, E’6 et PzK où les niveaux augmentent jusqu’en mai 2016.

Le rapport d’août 2016 met en évidence une lente amélioration des teneurs en hydrocarbures et BTEX mais toujours à des niveaux significatifs et supérieures aux valeurs de référence sur PzM, E’6 et PzK. Les autres piézomètres présentent des niveaux inférieurs aux valeurs de références.

Le bureau d’études SERPOL a comparé les résultats de juillet 2016 à ceux de SITA REMEDIATION en octobre 2014 : un abattement de 77 % a été constaté pour les hydrocarbures totaux (C5-C40) mais de seulement 23 % pour les BTEX.

Suite au traitement d’appoint de septembre 2016, un suivi de la qualité des eaux souterraines sur l’ensemble des ouvrages installés a été mis en place, mensuellement, à partir d’octobre 2016 jusqu’en mars 2017.
Les concentrations retrouvées dans les eaux souterraines au droit des piézomètres PzM’ (anciennement PZM), E’6 et PzK sont quasi identiques à celles du rapport d’août 2016 et restent supérieurs aux valeurs de référence en vigueur à ce jour (l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007 et les valeurs guides pour l’eau potable de l’OMS de 2008) et notamment pour les BTEX. Sur les autres ouvrages, les concentrations retrouvées sont inférieures aux seuils de quantification des laboratoires.
Dans les eaux du puits n°12, les concentrations en hydrocarbures totaux et BTEX sont supérieures aux valeurs de référence sur l’ensemble de cette période.
Aussi, un nouvel ouvrage (PzN) a été implanté à 80 mètres en aval hors site (rue Alphonse Daudet). Bien qu’éloigné, les concentrations retrouvées dans les eaux souterraines au droit de cet ouvrage sont significatives et supérieures aux valeurs de référence sauf pour le Toluène. Toutefois, le lien entre la pollution retrouvée sur PzN et l’ancienne station service TOTAL n’a pas été établi à ce jour.

Afin de contrôler quantitativement l’efficacité du traitement, SERPOL a réalisé un bilan massique en comparant les concentrations moyennes avant et après les campagnes d’injection :
- Pour les sols, dans la zone traitée, un abattement de 74 % a été observé pour les hydrocarbures totaux (soit près de 961 de kg de polluants détruits) et de 99,9 % pour les BTEX (soit près de 23 kg de polluants détruits). Rendements calculés à partir de la campagne de réception de mai 2016.
- Pour les eaux souterraines, les 5 campagnes de suivi ont montré un abattement de 92 % pour les hydrocarbures totaux (27 kg de polluants détruits) et de 57 % pour les BTEX (2,5 kg de polluants détruits).

6. Analyse des risques résiduels (2017)
Les sources de pollution résiduelles sont les sols et la nappe souterraine au droit des ouvrages présentant des teneurs résiduelles en hydrocarbures et BTEX après travaux de réhabilitation.
La voie de transfert est le dégazage et la migration des hydrocarbures résiduels vers l’intérieur des bâtiments du site
La voie d’exposition prise en compte est l’inhalation des vapeurs dans l’air intérieur des bâtiments.
L’analyse des risques résiduels a montré la compatibilité sanitaire de la pollution résiduelle sur site avec un usage industriel.
L’exposition des populations par inhalation au droit de zones extérieures n’a pas été étudiée car cette voie d’exposition reste minorante par rapport à une exposition à l’air intérieur des bâtiments, du fait des phénomènes de dilution dans l’air extérieur et d’accumulation dans l’air intérieur des bâtiments.

7. Situation en 2018
Au regard des concentrations retrouvées dans les eaux souterraines sur site et hors site, le suivi de la qualité de l’eau souterraine se poursuit en période de basses eaux et hautes eaux.
Des études complémentaires pour connaître précisément l’étendue de la pollution résiduelle hors site ainsi qu’une réactualisation de l’interprétation de l’état des milieux sont envisagées.
Un projet d’arrêté préfectoral complémentaire est en cours.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s)
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Mesure de sécurité du site
-
✓ Interdiction d'accès (clôture...)
✓ Evacuation de produits ou de déchets
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Eaux souterraines
✓ Ventilation de la zone non saturée (venting)
✓ Oxydation chimique
✓ Méthode biologique ou chimique
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Exécution des travaux de réhabilitation
Travaux de dépollution
-
✓ Sol - Sous-sol
✓ Excavation des sols
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Sol - Sous-sol
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Mesure de sécurité
Traitement in situ
Traitement sur etablissement / hors etablissement
Traitement rejets
Etude SSP et ingénierie des travaux de réhabilitation
Plan de gestion
-
✓ Eaux souterraines
Description
Type d'action
Type études / travaux
Date de début - Date de fin
Milieux
Surveillance
Surveillance environnementale
31/12/2005 -
✓ Eaux souterraines
Description
Résultat de la surveillance à la date du 2018-01-01 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : Le suivi de la qualité de l’eau souterraine se poursuit en période de basses eaux et hautes eaux sur site et hors site.
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
VILLENEUVE SUR LOT EH 188 47