| Identifiant de l'établissement |
SSP4114081 |
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| Nom usuel | SAUNIER DUVAL EAU CHAUDE CHAUFFAGE INDUSTRIE | ||||||||
| Commune(s) |
44109 NANTES |
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| Plan de situation |
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
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| Nombre d'information de l'administration | 1 | ||||||||
| Historique des informations de l'administration |
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| Identifiant de l'information de l'administration |
SSP411408101 |
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| Date de dernière mise à jour | 14/02/2025 | ||||||||||||
| Statut de l'instruction | En cours | ||||||||||||
| Nom Usuel | Pollution des sols | ||||||||||||
| Autre(s) identifiant(s) | Non renseignés | ||||||||||||
| Environnement | Implantée à l’Est de la commune, à proximité de la gare de tramway de la Haluchère et du stade de la Beaujoire, la société SAUNIER DUVAL était initialement spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements de production d’eau chaude sanitaire (chauffe-eaux muraux à gaz) qui équipent les appartements et les maisons individuelles. Les premières activités industrielles sur le site datent de 1921 avec l’implantation de la COMPAGNIE GÉNÉRALE ÉLECTRIQUE, spécialisée dans la construction de postes de radio. Ensuite, ont été exercées des activités de fabrication : - d’obus et de mortiers durant la seconde guerre mondiale (MÉCANIQUE GÉNÉRALE DE L’OUEST), - de pièces de moteurs de camions (HOTCHKISS – BRANDT), - de chaudières (BRANDT – SAUNIER DUVAL). La société SAUNIER DUVAL devient propriétaire des lieux en 1965. Depuis, plusieurs extensions de bâtiments ont été réalisées. Une parcelle de terrain a été cédée à la mairie de Nantes pour y implanter une école. À ce jour la société, SAUNIER DUVAL est une installation classée soumise à enregistrement. Elle dispose d’un arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter dont la dernière mise à jour date du 22 août 2023. Plusieurs activités réputées polluantes sont exercées sur le site dont des activités de traitements de surfaces utilisant des produits solvantés. Un inventaire des différents stockages de produits dangereux est présenté. L’étude mentionne qu’à l’exception d’une cuve de fuel aérienne, il n’existe pas, à l’heure actuelle, de stockage d’hydrocarbures. En revanche, l’étude met en évidence que durant son exploitation, le site a compté de nombreux réservoirs enterrés. À proximité du site sont recensés : - au Nord/Nord-Ouest : des bâtiments appartenant à la société Atelier Mécanique Moderne, et au-delà, le périphérique nantais et des habitations, - au Nord/Nord-Est : le périphérique nantais et des habitations, - au Nord-Est : l’école visée précédemment (École des Batignolles), - à l’Est : des bâtiments commerciaux et industriels, un poste EDF, - au Sud-Est : des habitations, un centre hospitalier à 400 m, - au Sud : la rue de la Petite Baratte et au-delà, des voies ferrées (TRAM et SNCF) et des bâtiments industriels, - à l’Ouest : l’avenue de la gare de Saint-Joseph, des habitations et des bâtiments industriels. Par rapport au milieu naturel, le site est implanté à 1 km à l’Est de l’Erdre et à 4 km à l’Ouest de la Loire. Ces 2 cours d’eau sont utilisés pour des activités nautiques et de pêche. Le site n’est pas compris dans un périmètre de protection d’un captage d’eau pour l’alimentation humaine. Plusieurs puits privés sont identifiés autour du site dans un périmètre de 200 m en aval hydraulique immédiat. |
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| Description | Le 20 janvier 2016, à l’occasion d’une visite, les représentants de la société SAUNIER DUVAL informent l’inspection des installations classées que le site est le siège d’une pollution de sols qui s’accompagne d’un fort impact sur les eaux souterraines. Cette information repose sur les conclusions de 2 études menées en fin 2009 et en 2013, la société SAUNIER DUVAL n’ayant communiqué sur le sujet qu’en janvier 2016. Les sols sont principalement impactés par des hydrocarbures et des métaux (cadmium, chrome, cuivre, nickel, zinc). La pollution est majoritairement concentrée au Nord du site au niveau des principales activités polluantes exercées (traitements de surfaces et dégraissage). Selon le diagnostic de pollution de mars 2010, la nappe superficielle présente sur le secteur est considérée comme très vulnérable au regard de sa présence à faible profondeur (2 à 3 m. sous la surface du sol) et très sensible en raison de la présence de captages domestiques en aval hydraulique. A l’appui de ce diagnostic, la société SAUNIER DUVAL a fait réaliser 28 prélèvements de sol dans les zones identifiées à risques ainsi qu’à l’aplomb d’une zone boisée. Cette première série d’analyses n’a visé que les zones actuellement en activité ou récemment démantelées. Elle met en évidence la présence de polluants dans les sols. En remarque, l’étude relève que les faibles teneurs en hydrocarbures et en solvants chlorés mesurées dans les sols ne corroborent pas les constats organoleptiques réalisés. Elle émet donc une forte suspicion de souillure dans l’air des sols sur les paramètres précédemment visés, ces derniers ayant pu migrer vers les eaux souterraines. Une seconde série d’investigations a été réalisée en juillet 2013 sur la base des résultats obtenus lors du diagnostic de 2010. Elle a consisté en la réalisation de : • 9 sondages de détection d’air dans les sols, aussi appelés « MIP » (Membrane Interface Probe) sur une profondeur de 6,70 m, • 52 sondages de sol sur une profondeur de 3 m, • des prélèvements d’échantillon d’air du sol au sein des 9 sondages équipés de piézairs. Il est à signaler la présence de trichloréthylène dans les sols au niveau d’une zone boisée non exploitée. L’hypothèse émise est que des déversements de bains de traitement usés aux réseaux d’eaux pluviales et/ou d’eaux usées ont pu être réalisés. Les résultats des contrôles d’air du sol mettent en évidence un impact significatif avec des teneurs extrêmement fortes en hydrocarbures aliphatiques et aromatiques, en trichloréthylène et ses composés de dégradation, dans le secteur de l’actuelle zone de traitement de surfaces. En réponse à l’une des recommandations du bureau d’études, la société SAUNIER DUVAL a implanté 5 piézomètres (PZ) en juin 2015 répartis sur l’ensemble de son site. Ils ont été équipés de préleveurs passifs multi-niveaux. L’esquisse piézométrique démontre que les eaux souterraines circulent de l’Ouest vers l’Est avant de s’infléchir vers le Sud au niveau de la partie centrale du site. Cette particularité s’expliquerait par la présence du talweg du ruisseau des Gohards qui circule au Sud. L’exutoire des eaux souterraines est localisé au Sud-Est de l’établissement. La carte d’écoulement des eaux avec l’implantation des piézomètres est présentée en ANNEXE 1. Quatre campagnes de mesures ont été réalisées entre avril 2014 et fin 2015 (2 campagnes semestrielles en basses-eaux et hautes eaux). Elles confirment que les eaux souterraines sont fortement polluées au trichloréthylène et ses produits de dégradation (cis 1,2-dichloroéthylène, chlorure de vinyle) ainsi que par du tétrachloroéthylène La contamination est très élevée, en particulier au niveau des piézomètres « aval » PZ4 et PZ5. En fonction de la hauteur des prélèvements et de la période de contrôle, les concentrations mesurées oscillent entre 2 200 µg/l et 12 000 µg/l (résultats 06/2015) ce qui, comparé à la valeur limite de l’annexe I de l’arrêté du 11 janvier 2007 (10 µg/l), est supérieur dans un rapport de 1 pour 220 à 1 pour 1 200. Sur la même période les concentrations relevées dans les piézomètres amont sont de 600 µg/l au maximum (PZ3). Les derniers résultats de début 2016 sont inférieurs (8 000 µg/l) pour PZ5 mais la comparaison est difficile à réaliser dans la mesure où les résultats peuvent être influencés en fonction de la période de prélèvement (hautes eaux et basses eaux). La présence de tétrachloroéthylène est aussi observée au niveau du PZ4. Pour le PZ2, une irisation à la surface des eaux accompagnée d’une forte odeur d’un composé organique a été détectée. L’étude indique qu’au regard du différentiel de pollution entre les piézomètres amont et aval, la responsabilité du site SAUNIER DUVAL sur l’état de pollution de la nappe ne fait aucun doute. Cependant, elle n’écarte pas l’hypothèse de la présence d’une ou plusieurs autres sources de pollution « entrantes » mesurées aux piézomètres PZ2 et PZ3 positionnés en amont hydraulique. Par ailleurs il est à souligner que cette pollution se retrouve aussi dans les eaux pluviales du site, elle a été détectée à l’occasion de la campagne de recherches de substances dangereuses dans l’eau (RSDE). Cela s’explique par le fait qu’au niveau du secteur les eaux souterraines sont très proches de la surface du sol ce qui, à certains endroits, peut générer des entrées parasites dans des réseaux existants non étanches. En effet, le mauvais état des réseaux d’eaux pluviales du site permet aux eaux souterraines, fortement impactées par cette substance, de s’infiltrer dans les canalisations pour être ensuite rejetées au milieu de surface. Le phénomène est notamment observé en période de hautes eaux. Face à ce constat la société SAUNIER DUVAL a engagé un plan d’actions visant à rénover et à rendre étanche les réseaux d’eaux pluviales de son site. Néanmoins, l’Interprétation de l’État des Milieux (IEM) réalisé en 2017 a démontré l’absence de risques sanitaires. Toutefois, des mesures conservatoires ont été mises en œuvre au niveau de l’École des Batignolles (ventilation mécanique, réfection des sols à l’aide d’une résine étanche). Lors d’une visite de l’IIC en novembre 2018, l’exploitant annonce avoir procédé au « rechemisage» (introduction de résine qui durcit) des 2 réseaux de collecte des eaux pluviales qui traversent, en partie centrale, les ateliers du Nord-Ouest vers le Sud-Est sur une longueur de 160 ml environ. Il s’agit de collecteurs de diamètre 600 mm et 400 mm positionnés l’un à côté de l’autre. La partie extérieure de ces réseaux, fortement endommagés, a été entièrement refaite par une technique plus traditionnelle de dépose-repose des tuyauteries. À l’été 2018, des investigations ont été réalisées sur les réseaux perpendiculaires aux 2 précédents évoqués. Pour la partie Ouest des ateliers elles ont mis en évidence des fissures. L’exploitant a donc prévu d’y remédier en procédant au « rechemisage » de 300 ml de réseaux. Les travaux devaient être réalisés fin novembre 2018. Pour la partie Est des ateliers une tranche de travaux portant sur 240 ml est programmée pour 2019. Suite au plan de gestion de janvier 2018, les calculs de risque sanitaire n’aboutissent à aucun dépassement des valeurs calculées liées à la voie d’exposition de composés volatils par le biais du dégazage de la nappe pour les usages recensés sur site (industriel) et hors site (école, habitat, commerces). La qualité des milieux (sur site et hors site) est compatible avec les usages recensés. Il ressort du plan de gestion que les typologies de traitement sur site sont restreintes et que seul le traitement par réduction chimique couplée au pompage/traitement pourrait s’avérer le plus approprié. Par ailleurs, la réduction du milieu et la diminution des concentrations en solvants chlorés devraient permettre de favoriser la biodégradation anaérobie défavorable à ce jour et contribuer à l’abaissement des teneurs en solvants chlorés sur site (dans la zone 2 dit panache et hors site). De novembre 2018 à mars 2020, l’exploitant a mandaté un bureau d’études pour le traitement des eaux souterraines, au droit de la pollution concentrée (COHV) située juste en-dessous de l’ancienne zone où étaient réalisées les activités de traitement de surfaces. Il avait été acté en lien avec les services de l’État de mettre en œuvre le scénario 3 du plan de gestion, à savoir traiter la zone d’environ 900 m². Des essais d’injection in situ ont été réalisés en avril 2021 afin de cartographier les zones « meubles » permettant ce type de traitement et déterminer la solution à injecter pour obtenir un rendement optimal sur le traitement. Il est ressorti de ses essais que la mise en œuvre de techniques d’injection, malgré l’utilisation de la technique la plus avancée technologiquement, n’a pas été possible. Par conséquent, il a été décidé, en fin d’année 2021, de basculer sur le scénario n° 4 du plan de gestion, à savoir maintenir le recouvrement de surface et poursuivre la surveillance des milieux eaux souterraines et air ambiant. La surveillance de la qualité des eaux souterraines est réalisée sur l’ensemble des piézomètres du site, complétés d’un puis situé en aval hydraulique immédiat, semestriellement. La surveillance de l’air ambiant porte sur l’ensemble des salles de l’École des Batignolles et est réalisée semestriellement. Depuis (jusqu’au premier trimestre 2024), les teneurs en trichloroéthylène (TCE) au niveau des piézomètres sur le site fluctuent au gré du remplissage de la nappe mais restent globalement dans les mêmes ordres de grandeur ( ANNEXE 2). Une alerte est survenue en mars 2023 sur le puits mesuré en aval hydraulique immédiat, avec une corrélation sur l’air ambiant constaté dans l’École des Batignolles en un point également à cette date. Alerte qui s’est vue infirmée lors de la campagne suivante (ANNEXE 3) Par conséquent, l’inspection des installations classées a demandé à l’exploitant, suite à la visite d’inspection réalisée en mars 2024, d’élargir la surveillance à l’ensemble des puits situés en aval hydraulique immédiat et de procéder à la mise à jour de l’IEM (étude d'interprétation de l'état des milieux), si les résultats mettent en évidence des concentrations en hausse. |
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| Polluant(s) identifié(s) | Non renseigné(s) | ||||||||||||
| Action(s) instruite(s) | Non renseignée(s) | ||||||||||||
| Carte(s) et plan(s) |
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| Carte(s) et plan(s) |
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
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| Parcelle(s) concernée(s) |
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