SSP571224

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP571224

Nom usuel TIMAC AGRO SAS
Commune(s) 44109 NANTES
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP57122401 13/08/2024

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP57122401

Date de dernière mise à jour 13/08/2024
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel remise en état site TIMAC AGRO
Autre(s) identifiant(s) Non renseignés
Environnement Le site est localisé au 1 rue du Sénégal sur l’Ile de Nantes. Il correspond aux parcelles cadastrales n°45, 46, 49, 65 et 126 de la section DX. La superficie du site est d’environ 41 500 m². Actuellement, aucune infrastructure n’est présente sur le site, à l’exception des anciennes voies ferrées. Les traces des anciens bâtiments (démolis en 2019) sont encore visibles et le revêtement de surface a été conservé. Celui-ci est en mauvais état.

Le voisinage immédiat du site est essentiellement constitué par des terrains en friche, des voies de chemin de fer, l’ancien Marché d’Intérêt National (MIN) de Nantes, d’anciens sites industriels et La Loire. Ce secteur de l’Ile de Nantes accueillera, dans le cadre de sa reconversion urbaine, le futur Centre Hospitalier Universitaire (CHU), des logements et des activités.

Ce site a été exploité depuis le début du 20ème siècle. Des activités de fabrication d’acide sulfurique, de superphosphates, d’engrais, de scories potassiques, et de sulfates de fer et de cuivre y ont notamment été exercées.

L’étude du contexte environnemental a mis en évidence un environnement vulnérable et sensible à une éventuelle pollution présente dans le sous-sol du site, lié notamment à la présence :
• D’une nappe superficielle à faible profondeur et sans couche protectrice sus-jacente. Aucun usage sensible n’y est toutefois recensé à proximité ;
• D’usages sensibles sur La Loire (activités récréatives et halieutiques), référencée en tant que site Natura 2000 et Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Malgré sa proximité, l’étude indique que La Loire apparaît toutefois peu vulnérable en raison du phénomène de dilution ;
• Des futurs usages sensibles sur les terrains voisins du site dans le cadre de la reconversion urbaine de l’Ile de Nantes (habitations et CHU).
Description Impact sur les sols

Les investigations sur les sols se sont déroulées en deux phases, du 17 au 19 septembre et du 9 au 11 décembre 2019. Elles ont consisté en la réalisation de quatre-vingt-dix sondages :
• Au droit des sources potentielles de pollution identifiées, insuffisamment ou pas investiguées lors des précédentes études, afin d’y déterminer la qualité des sols ;
• Au droit des zones impactées mises en évidence lors des précédentes études, afin de préciser leur extension et d’en déterminer la source ;
• Selon un maillage du site afin de caractériser les remblais et déterminer, en première approche, les filières d’évacuation possibles des sols impactés dans le cadre du plan de gestion.

Les résultats d’analyses de l’ensemble des investigations, toutes études confondues, ont mis en évidence :
• La présence de remblais de couleur violette, essentiellement en parties Nord et Sud-Est du site. Cette coloration est vraisemblablement liée à l’ancienne activité de fabrication d’acide (résidus de combustion) ;
• Des constats de pollution par de l’ammoniac, essentiellement en parties Sud-Ouest et Nord-Ouest du site ;
• Douze zones d’impact par des produits hydrocarburés et des composés chlorés. Elles sont vraisemblablement liées à la qualité des remblais pour la plupart et/ou à d’anciennes activités ;
• La présence généralisée d’anomalies en métaux. Elles sont plus marquées pour le cuivre, le zinc, l’arsenic, le mercure, le plomb et le fer dans les remblais de couleur violette ;
• Une forte disparité des valeurs de pH ;
• Des teneurs variables en ammonium, nitrates, nitrites, azote, phosphates, phosphore, sulfates, soufre et chlorures, avec des concentrations notables reparties sur l’ensemble du site. Celles-ci peuvent être liées à la qualité des remblais et/ou à d’anciennes activités ;
• Des pH neutres ou basiques et des teneurs en ammonium variables pour les échantillons ayant fait l’objet de constats de pollution par de l’ammoniac. Les teneurs les plus faibles sont associées à des pH basiques uniquement et les concentrations élevées peuvent être associées à des pH plus neutres.

Impact sur les eaux souterraines

Sept piézomètres sont présents au droit du site. Ils sont utilisés pour le suivi semestriel de la qualité des eaux souterraines. Les résultats d’analyses mettent en évidence :
• Un impact en métaux dissous, sulfates, chlorures, nitrates, nitrites, ammonium, potassium, phosphates et phosphore pour les ouvrages PzCbis à PzG, et dans une moindre mesure PzBbis. Cet impact est lié aux anciennes activités du site (notamment stockages de matières premières) ;
• Une tendance à la stabilisation après une phase de nette augmentation pour l’ammonium et les nitrates (potentiellement liée à la démolition des bâtiments du site en 2015, favorisant le lessivage des sols) et une évolution plus variable pour les autres paramètres selon les ouvrages ;
• Un pH acide des eaux souterraines pour l’ensemble des ouvrages impactés limitant la transformation de l’ammonium en ammoniac, avec une variabilité des valeurs selon la campagne ;
• L’absence d’impact par des hydrocarbures C5-C10 et C10-C40, des CAV, des HAP et des COHV.

Une campagne de prélèvements d’eaux souterraines a été réalisée en janvier 2021 au droit de huit piézomètres hors site appartenant à la SAMOA. Les résultats d’analyses hors site ont mis en évidence :
• L’extension hors site, vers le Sud-Ouest, de l’impact en métaux dissous, sulfates, chlorures, nitrates, nitrites, ammonium, potassium, phosphates et phosphore identifié sur site. Il concerne le piézomètre Pz5, situé en aval hydraulique immédiat. Les teneurs s’atténuent nettement en Pz6, localisé à environ 90 m en aval de Pz5. A titre d’exemple, l’atténuation des concentrations est supérieure à 90% pour l’arsenic, les nitrates, l’ammonium et le phosphore ;
• La présence de traces COHV au droit des piézomètres Pz5 et Pz6, pouvant être liées en partie à l’impact identifié dans les sols du secteur Sud-Ouest du site. Elles sont toutefois plus probablement en relation avec les anciennes activités du site CHAILLOUS et/ou la qualité des remblais du secteur. En effet, les teneurs sont plus élevées en Pz6 qu’en Pz5 et que celles mesurées sur site.

Impact sur les gaz du sol

Les investigations sur les gaz du sol se sont déroulées à partir de l’analyse de seize piézairs selon 2 campagnes de prélèvements (du 3 au 5 février 2020 et du 11 au 14 août 2020). Les piézairs ont été positionnés afin de caractériser le dégazage provenant des sols (absence d’impact par des composés volatils identifié dans les eaux souterraines et pH acide de celles-ci limitant la transformation de l’ammonium en ammoniac).

Les résultats d’analyses de l’ensemble des investigations, toutes études confondues, ont mis en évidence :
• Un impact par des composés chlorés en partie Sud-Ouest du site et la présence de traces ponctuelles pour le reste du site ;
• Un impact ponctuel en benzène en partie Nord du site ;
• Plusieurs impacts en ammoniac identifiés lors de précédentes études au Sud-Ouest et à l’Ouest du site. Ils n’ont pas été retrouvés lors des campagnes de 2020 et les faibles teneurs obtenues ne sont pas non plus en adéquation avec les constats de pollution par de l’ammoniac relevés dans les sols ;
• La présence de traces généralisées d’hydrocarbures volatils et de naphtalène et plus ponctuelles de mercure.

Un schéma conceptuel a été établi dans l’état actuel de la qualité des milieux, pour l’usage envisagé du site dans le cadre de la reconversion urbaine de l’Ile de Nantes et conformément au Plan Local d’Urbanisme métropolitain (PLUm), soit de type résidentiel et/ou tertiaire selon le décret du 19 décembre 2022 relatif à la définition des types d’usages dans la gestion des sites et sols pollués. Les hypothèses suivantes ont été considérées dans le schéma conceptuel :
• Le recouvrement de l’ensemble du site par une couverture de surface (enrobé, béton, terre végétale, pavement, …) ;
• L’absence de potager et de verger ou, le cas échéant, la mise en place d’infrastructures hors sol ou :
- D’une couverture d’au moins 1 m de terre saine pour les potagers ;
- De fosses suffisantes de terre saine pour les arbres fruitiers (fortement déconseillés) ;
• L’interdiction de tout usage des eaux souterraines sans une vérification préalable de leur compatibilité avec l’usage envisagé ;
• L’absence d’eaux superficielles accessibles aux futurs usagers (plan d’eau, noue, …) ;
• En cas de pose d’une canalisation d’Alimentation en Eau Potable (AEP) au droit d’une zone polluée, la mise en place de toutes les mesures nécessaires afin d’éviter la diffusion de substances volatiles dans l’eau du réseau.

Le schéma conceptuel a mis en évidence des risques potentiels pour les futurs usagers du site via l’inhalation de polluants volatils dans l’air ambiant, à l’intérieur des futurs bâtiments et en extérieur.

Une analyse des enjeux sanitaires de type Evaluation Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS) a été réalisée au droit du site, en tenant compte de l’ensemble des résultats d’analyses et des conclusions du schéma conceptuel. Elle a confirmé des risques inacceptables (supérieurs aux seuils réglementaires) pour les scénarios :
• « Employés » avec des bâtiments sans sous-sol et des locaux d’activités en rez-de-chaussée ;
• « Résidents » avec des bâtiments sans sous-sol.
Ces risques inacceptables sont liés aux impacts des gaz du sol en benzène en partie Nord du site et en composés chlorés et ammoniac en partie Sud-Ouest. L’étude indique que, dans le cadre du réaménagement du site, des travaux de réhabilitation sont recommandés sur le plan sanitaire pour ces secteurs et que le cas échéant, des servitudes d’usage et/ou des constructions spécifiques devront être appliquées aux deux zones.

Pour la remise en état du site, les scénarios de gestion suivants ont été étudiés pour le traitement des impacts dans les sols et les gaz du sol :
• Scénario 1 : venting au droit des zones à l’origine de risques sanitaires (zone A, impact des gaz du sol en benzène et zones ammoniaquées) et lavage à l’eau pour les zones B, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N1;
• Scénario 2 : venting au droit des zones à l’origine de risques sanitaires (zone A, impact des gaz du sol en benzène et zones ammoniaquées) et élimination hors site en centre agréé pour les zones B, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N ;
• Scénario 3 : venting pour les zones ammoniaquées et lavage à l’eau pour l’ensemble des autres zones ;
• Scénario 4 : venting pour les zones ammoniaquées et élimination hors site en centre agréé pour l’ensemble des autres zones.

Selon les conclusions du bilan coûts/avantages, les scénarios 3 (venting pour les zones ammoniaquées et lavage à l’eau pour l’ensemble des autres zones) et 4 (venting pour les zones ammoniaquées et élimination hors site pour l’ensemble des autres zones) présentent des notations similaires malgré la différence importante de budget. En effet, la faisabilité de la technique de lavage à l’eau doit être confirmée par des essais (y compris la gestion des eaux de lavage).
Le scénario 3 serait donc à favoriser si les essais de faisabilité sont concluants et sous réserve de l’obtention d’une convention de rejet pour les eaux de lavage.

Pour l’impact dans les eaux souterraines, un maintien en place avec une surveillance adaptée est préconisé. Le schéma conceptuel mis à jour en tenant compte de l’un de ces deux scénarios de gestion met en évidence l’absence de risque potentiel pour les futurs usagers du site et la population hors site.

L’inspection des installations classées a proposé début 2024 un arrêté préfectoral qui a pour objet de fixer les seuils de dépollution à atteindre pour rendre le site compatible son usage futur défini par le Plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm) et l’Orientation d’Aménagement du Sud-Ouest de l’île de Nantes.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s) Non renseignée(s)
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
Nantes 1 DX 0126 44
Nantes 1 DX 0065 44
Nantes 1 DX 0046 44