SSP572488

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP572488

Nom usuel ERAM INDUSTRIE Chalonnes
Commune(s) 49063 CHALONNES SUR LOIRE
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP57248801 07/07/2026

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP57248801

Date de dernière mise à jour 07/07/2026
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel ERAM INDUSTRIE Chalonnes
Autre(s) identifiant(s)
SSP572488 (SIS)
Environnement L’ancien site ERAM s’est implanté dans les années 1960 sur un terrain nu (actuel 13 avenue du 8 mai 1945 à Chalonnes-sur-Loire (49)) et qui correspond à ces parcelles cadastrées AD (2, 3, 268 et 270). L’ancien site ERAM accueillait des activités industrielles liées à la fabrication et au conditionnement de semelles de chaussures en matières thermoplastiques. Une extension de l'activité a eu lieu en 1970 par la construction d'un second bâtiment de production, dans lequel étaient fabriquées des semelles en polyuréthane et en plastique thermoformé. L’activité était répartie dans 2 bâtiments représentant une surface couverte de 8 200 m2 sur 16,8 hectares de terrain. Le site a cessé son activité en 2008.

L’étude de vulnérabilité des milieux montre que l’environnement du site est potentiellement sensible, et est entouré par :
- un groupe scolaire, une zone de parking et une maison médicale à l'est ;
- une zone boisée, des vignes et des habitations résidentielles au sud ;
- une maison et une zone de parking à l’ouest.

Les études préliminaires (pré-diagnostics) qui ont été engagées en Août 2008, ont confirmé la présence de composés organo-halogénés volatils (COHV) dans des concentrations significatives. Cette présence est due aux activités exercées, du fait de l’emploi de solvants chlorés (trichloroéthylène, tétrachloroéthylène, etc.) et de stockage d'hydrocarbures, qui ont engendré une pollution des sols et de la nappe.
La société ERAM a réalisé d’autres études en 2009-2010 :
- Des investigations complémentaires ;
- Des travaux de dépollution :
- Une étude d’interprétation de l’état des milieux (IEM) et une évaluation quantitative des risques sanitaires.

Ces opérations ont permis d’identifier :
- 9 sources de pollutions potentielles des sols au droit du site, qui ont fait l’objet de travaux dépollutions des sols par traitement des sols (terres traitées par biodégradation sur ces 9 zones) ;
- 2 ouvrages susceptibles de pollutions au droit du site, qui ont aussi fait l’objet de travaux de dépollution par un traitement par pompage.
Ces travaux ont donné lieu à un mémoire de fin de travaux de dépollution des sols et des eaux souterraines du 20 décembre 2010.

En revanche, le traitement au niveau des ouvrages a été interrompu suite à l'effondrement d'un talus situé au-dessus du site. Les diagnostics géotechniques réalisés par Ginger mandaté par l’exploitant en 2011 concluent que le démantèlement de l'usine et les prélèvements dans la nappe ne sont pas à l'origine de cet affaissement. Mais la réinjection des eaux traitées dans la nappe est un facteur aggravant puisqu’il augmente l'humidité de la zone déjà importante. L’exploitant a ainsi choisi des alternatives en rejetant notamment les eaux traitées dans le réseau d'eaux pluviales de la commune.

Un programme de suivi des eaux souterraines a été mis en place en 2011. Le 2 décembre 2011, un arrêté préfectoral complémentaire a été pris afin de prescrire les mesures nécessaires à l’achèvement de la cessation d’activité du site.

Suite à la visite d’inspection sur site du 24 janvier 2024, l’exploitant a transmis une étude IEM mise à jour le 31 octobre 2024. Suite à une demande de compléments formulée par l’inspection des installations classées par courrier du 11 décembre 2024, l’exploitant a remis une version complétée de l’étude IEM le 30 janvier 2025.

Compte tenu des éléments transmis par l’exploitant, notamment dans la version finale de l’étude IEM mise à jour (version du 8 Avril 2025), il y a compatibilité sanitaire de la qualité des milieux avec les usages actuels recensés au droit de la zone d’étude, dans sa configuration actuelle.
Description Dans le cadre de la cessation d’activités de l’ancien site ERAM de Chalonnes-sur-Loire (49), une pollution des eaux souterraines par des COHV s’étendant hors site a été mise en évidence. Un système de traitement des eaux souterraines par pompage/traitement a ainsi été mis en place par SEREA au droit de la zone source en 2009 et a été étendu hors site en octobre 2010. A la demande du Groupe ERAM, il a été arrêté entre septembre 2012 et juillet 2018 puis redémarré jusqu’en juillet 2020. Il a été de nouveau démarré de manière ponctuelle, sur des périodes de trois mois, en 2022 et 2023, et est actuellement en fonctionnement continu depuis octobre 2023.

Une étude IEM a été réalisée par IDDEA en 2010 afin de vérifier la compatibilité sanitaire de la qualité des eaux souterraines avec les usages recensés à l’époque hors site. Elle a également permis de définir des objectifs de réhabilitation pour ce milieu.

Le suivi de la qualité des eaux souterraines réalisé en 2011 par SEREA met en évidence :
- Des teneurs en COHV toujours élevées pour certains COHV et dans certains ouvrages piézométriques, avec une tendance à la stabilisation voire à la diminution, après une phase d’augmentation liée à l’arrêt du traitement ;
- Des dépassements des objectifs de réhabilitation fixés pour certains COHV.
Dans ce contexte et suite à une demande de l’inspection des installations classées, le Groupe ERAM a mandaté SEREA pour mettre à jour l’IEM de 2010 en se basant sur :
- Une vérification des usages des terrains et de la nappe à proximité du site, en aval hydraulique ;
- Le cas échéant, des investigations sur les eaux souterraines consistant au prélèvement des éventuels puits recensés hors site ;
- Le cas échéant, des investigations sur les végétaux autoproduits arrosés par d’éventuels puits impactés ;
- Des investigations sur les gaz du sol pour caractériser le dégazage des eaux souterraines hors site ; - Des investigations sur l’eau du réseau AEP du fait du passage d’une canalisation au droit du panache de pollution dans les eaux souterraines.
Les objectifs de l’étude sont de :
- S’assurer du maintien de la compatibilité sanitaire de la qualité des milieux avec les usages actuels recensés hors site, dans un périmètre prédéfini ;
- Mettre à jour les objectifs de réhabilitation des eaux souterraines pour un usage conforme au PLU actuel.

La zone d’étude considérée correspond aux parcelles situées dans un rayon de 200 à 450 m en aval hydraulique du site.



Cette étude était basée sur :
- Le contexte géologique et hydrogéologique, permettant de déterminer le sens d’écoulement des eaux souterraines et le panache de pollution dans ce milieu ;
- La synthèse des données disponibles en 2010, notamment concernant les usages recensés ou supposés des eaux souterraines hors site en aval hydraulique ;
- Les résultats obtenus sur les eaux souterraines lors des suivis réalisés par SEREA, notamment ceux de janvier 2010 ;
- Les valeurs de gestion en vigueur en 2010 ;
- La grille de calcul de risques de l’IEM issue de la méthodologie nationale des sites et sols pollués de 2007, prenant en compte les VTR (valeurs toxicologiques de référence) disponibles en 2010. Les concentrations maximales mesurées dans les eaux souterraines en COHV avaient été retenues dans les calculs de risques sanitaires. Des modélisations avaient été effectuées afin de quantifier les risques pour la population hors site via :
- La consommation d’eaux souterraines (ingestion d’eau de puits) ;
- La consommation de végétaux arrosés par les eaux souterraines ou dont les racines atteignent la nappe ;
- L’inhalation de vapeurs issues de la nappe dans l’air ambiant, en intérieur et en extérieur.
Les conclusions de l’IEM étaient les suivantes :
- Qualité de la nappe compatible avec l’inhalation de vapeurs en intérieur et en extérieur ;
- Qualité de la nappe incompatible avec l’ingestion d’eau et l’ingestion de végétaux arrosés avec l’eau de la nappe ou dont les racines atteignent la nappe (notamment les vignes sur le terrain voisin du site).

Au regard de ces résultats, IDDEA préconisait, pour les usages de l’époque :
- Un traitement de la source nappe afin d’améliorer la qualité des eaux souterraines au droit du site et en aval hydraulique ;
- Un suivi de la qualité des eaux souterraines au niveau des ouvrages existants à l’extérieur du site afin de contrôler l’évolution des teneurs en COHV ;
- L’information auprès des personnes logeant dans l’habitation au Sud du site et celles possédant le Puits 2, déconseillant la consommation d’eau de la nappe comme eau de boisson ;
- Une campagne de prélèvements et d’analyses de végétaux de potagers arrosés avec l’eau de la nappe si des usages existent et des prélèvements et des analyses de raisins au niveau des vignes dont les racines pourraient puiser en nappe.

Sur cette base, des objectifs de qualité de la nappe ont été définis dans l’étude IEM d’IDDEA de 2010 pour permettre un usage d’habitation avec jardin (sans ingestion d’eau ou de végétaux). Ils sont présentés pour chaque COHV quantifié dans les eaux souterraines de la manière suivante : Chlorure de vinyle (40 µg/L), Dichlorométhane (320 µg/L), cis-1.2-Dichloroéthylène (150 µg/L), 1.1.1-Trichloroéthane (20 000 µg/L), Trichloroéthylène (15 µg/L), Tétrachloroéthylène (19 µg/L), 1.1-Dichloroéthane (1 000 µg/L), 1.1-Dichloroéthylène (790 µg/L).

A la suite de cette IEM réalisée en 2010, des prélèvements et analyses sur les raisins (vignes localisées au sud du site) ont été réalisés et ont mis en évidence l’absence de trace de COHV dans ces végétaux.

Vingt-cinq ouvrages piézométriques sont présents au droit et à proximité de l’ancien site ERAM. Ils ont été installés dans le cadre du traitement et du suivi des eaux souterraines en 2011. Ils sont listés ci-dessous avec la précision sur leur position hydraulique par rapport à l’ancienne source à l’origine de la pollution (stockage de solvants) :
- Sur site :
- Pz1, en aval-latéral éloigné ;
- Pz2 et Pz3, en aval hydraulique ;
- P4, en amont hydraulique proche ;
- P5 et P9bis, en aval hydraulique proche ;
- P6 et P7 en latéral hydraulique ;
- Hors site, au droit de la zone d’étude :
- P8, en aval hydraulique proche ;
- P10, P11, P13, P14, P15, P17 et P18, en aval hydraulique ;
- P12, P16, P19, P20bis, P21 et P22, en aval hydraulique éloigné ;
- P23, en aval-latéral hydraulique éloigné ;
- P24, en aval-latéral hydraulique ;
- P25, en amont-latéral hydraulique.
Les ouvrages P5, P8, P9bis, P13 et P17 sont raccordés au système de pompage et traitement et font l’objet d’un suivi mensuel. Les autres ouvrages sont prélevés semestriellement. Le sens d’écoulement des eaux souterraines a été déterminé par les esquisses piézométriques réalisées par SEREA depuis le début de la surveillance. Il est orienté globalement vers le Sud-Est voire l’Est/Sud-Est.

Les résultats d’analyses des campagnes de suivi entre 2009 et 2024, ainsi que les données correspondant pour P4 et les cinq ouvrages raccordés au système de pompage et traitement ont permis de connaître l’évolution de la situation du site avec :

- Des teneurs en COHV élevées pour les ouvrages P5 et P8 (aval proche de l’ancienne source de pollution), avec une tendance générale à la baisse depuis le début du suivi, notamment après les reprises du pompage/traitement ;
- Des teneurs élevées pour l’ouvrage P9bis (aval proche), avec une tendance à la stabilisation avec toutefois des pics de concentrations, même après reprise du pompage/traitement ;
- Des teneurs élevées pour les ouvrages P13 et P17 (aval), avec une tendance à la stabilisation depuis les reprises du pompage/traitement ;
- Des teneurs notables pour l’ouvrage P4 (amont proche) depuis février 2020, avec une tendance à la stabilisation après une augmentation suite à l’arrêt du pompage/traitement en octobre 2019 ;
- Des teneurs notables et globalement du même ordre de grandeur depuis 2020 pour les ouvrages P6, P7 (latéral), P10, P11 (aval), P12 (aval éloigné) et P18 (aval), et plus variables pour P14 (aval) ; - L’absence de trace ou des teneurs faibles, sans évolution notable depuis 2020, pour les ouvrages Pz1, Pz2, Pz3, P15, P16, P19, P20bis, P21, P22, P23, P24 et P25 ;
- Lors des dernières campagnes, des dépassements fréquents voire récurrents des objectifs de réhabilitation sont observés pour le trichloroéthylène en P4, le 1,1-dichloroéthane en P5, P9bis et P13. Le 1,1,1-trichloroéthane est le composé majoritaire, avec également le 1,1- dichloroéthane et/ou le 1,1-dichloroéthylène pour certains ouvrages.

Il existe cinq ouvrages recensés dans la BSS du BRGM dans un rayon de 600 m autour de l’ancien site ERAM. Aucun n’est localisé au droit de la zone d’étude.

Selon les informations de l’ARS, un captage d’eaux souterraines pour l’AEP est recensé sur la commune de Chalonnes-sur-Loire. Il s’agit du captage du Candais, non exploité actuellement, et qui est constitué de trois forages dont les profondeurs varient entre 16,2 et 20 m. Il est localisé à environ 1,4 km à l’Est de l’ancien site ERAM, sans relation hydraulique. De plus, l’ancien site ERAM et la zone d’étude ne sont pas localisés dans les périmètres de protection associés.

Selon les informations de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, six captages d’eaux souterraines sont recensés sur la commune de Chalonnes-sur-Loire :
- Usage AEP : captage du Candais à environ 1,4 km à l’Est de l’ancien site ERAM, sans relation hydraulique ;
- Usage agricole (irrigation) :
=> Captage de La Basse Ile (1 m de profondeur) à environ 3,8 km au Nord-Ouest, sans relation hydraulique ;
=> Captage de La Soulouze (13 m de profondeur) à environ 3,1 km au Nord-Ouest, sans relation hydraulique ;
=> Captage de La Loire (10 m de profondeur) à environ 1,9 km au Nord, sans relation hydraulique ;
=> Captage du Petit Port Girault (14 m de profondeur) à environ 2,1 km au Nord-Est, sans relation hydraulique ;
=> Captage de La Grêlerie (14 m de profondeur) à environ 1,7 km au Nord-Est, sans relation hydraulique ;
- Usage industriel : aucun.
Il y a trois puits apparaissent également sur le cadastre de la commune de Chalonnes-sur-Loire au droit de la zone d’étude :
- Sur le domaine public (rue du Général Blanche), à environ 400 m au Sud/Sud-Est de l’ancien site ERAM, en aval hydraulique selon l’axe n°1 du panache ;
- Sur la parcelle AD 56, à environ 450 m au Sud/Sud-Est, en aval hydraulique selon l’axe n°1 du panache ;
- Sur la parcelle AC 227, à environ 80 m à l’Est, en aval hydraulique selon l’axe n°2 du panache. Une enquête de terrain a été menée le 21 mars 2022 et les 10 et 11 janvier 2024 afin de recenser les puits privés présents au droit de la zone d’étude.

Il est noté dans le rapport (Rapport SER22136-2 Janvier 2025), que des questionnaires ont été validés par le Groupe ERAM et ont été complétés sur place avec les propriétaires ou les locataires ou déposés dans les boîtes aux lettres en cas d’absence. Les réponses collectées à l’occasion de cette enquête et les observations de terrain ont ainsi permis d’identifier plusieurs puits.

Plusieurs campagnes de prélèvements des eaux souterraines ont ensuite été effectuées (en fonction des accès, des réponses au questionnaire et des résultats d’analyses) :
- Le 7 avril 2022 au droit des ouvrages Puits 4 et Puits 5 ;
- Le 17 mai 2022 au droit de l’ouvrage Puits 6 ;
- Le 26 juillet 2022 au droit de l’ouvrage Puits 5 ;
- Le 22 septembre 2022 au droit de l’ouvrage Puits 1 ;
- Le 1er février 2024 au droit des ouvrages Puits 7, Puits 8 et Puits 9 ;
- Le 13 août 2024 au droit de l’ouvrage Puits 5.
Cette campagne a été menée en parallèle des prélèvements de végétaux autoproduits.
Les ouvrages suivants n’ont pas été prélevés :
- Puits 2, celui-ce étant inclus dans le suivi semestriel de la qualité des eaux souterraines. Celui-ci présente des traces de 1,1,1-trichloroéthane de manière récurrente (0,55 à 7,1 µg/l) et de 1,1-dichloroéthane de manière systématique (1,3 à 33 µg/l) ;
- Puits 3, car non retrouvé par le propriétaire de la parcelle ;
- Puits 10 en l’absence des coordonnées du propriétaire de la parcelle.
Suite à la mise en évidence de traces de COHV au droit du Puits 5 en avril 2022, celui-ci a fait l’objet d’un second prélèvement en juillet 2022.

Lors des prélèvements d’eaux souterraines, aucun constat organoleptique de pollution (odeur, surnageant, traces d’irisations, ...) n’a été observé. Une odeur de matière organique a été constatée au droit de l’ouvrage Puits 8 (Rapport SER22136-2 Janvier 2025).
Le programme analytique correspond à la pollution mise en évidence dans les eaux souterraines. Les paramètres recherchés sont les COHV (liste élargie). A noter que le trichlorofluorométhane (fréon 11) a été analysé au droit de l’ouvrage Puits 5 lors de la dernière campagne suite aux résultats obtenus sur les gaz du sol.
Les résultats d’analyses obtenus mettent en évidence :
- La présence de traces de 1,1,1-trichloroéthane et de certains de ses composés de dégradation (1,1-dichoroéthane et 1,1-dichloroéthylène) au droit de l’ouvrage Puits 5, en aval hydraulique selon l’axe du panache de pollution n°1. La somme est comprise entre 35 et 42 µg/l selon les campagnes, avec une majorité de 1,1,1-trichloroéthane (31 à 37 µg/l). Les valeurs sont similaires au niveau des deux robinets. Les teneurs sont inférieures aux objectifs de l’IEM de 2010 mais il n’existe pas de valeur guide pour les composés quantifiés ;
- L’absence de trace de COHV au droit des autres puits. Les teneurs sont inférieures à la limite de quantification du laboratoire.

Huit piézairs ont par ailleurs été réalisés le 21 mars 2022. Ils ont été positionnés selon le panache de pollution identifié dans les eaux souterraines, afin de caractériser le dégazage provenant de la nappe :
- Pa1, Pa2 et Pa3 sur le chemin piéton, le long de l’ancien site ERAM, Pa3 étant situé à proximité immédiate de l’ancienne source à l’origine de la pollution des eaux souterraines (stockage de solvants) ;
- Pa4, Pa5, Pa6 et Pa7 dans les vignes, Pa4 et Pa6 étant à proximité des piézomètres P13 et P17 les plus impactés ;
- Pa8 à proximité de la maison de la parcelle AD 6.
Deux campagnes de prélèvements des gaz du sol ont été effectuées le 24 mars et le 22 août 2022, soit, pour la première, trois jours après la mise en place des piézairs afin d’atteindre un équilibre gazeux dans les ouvrages. Une troisième campagne a été réalisée le 8 octobre 2024 au droit de Pa4, Pa6 et Pa8. La troisième campagne a été ajoutée par rapport au programme d’investigations présenté dans l’offre technique et financière afin d’actualiser les données de 2022.

Lors de la mise en place des piézairs, aucun constat organoleptique de pollution (odeur, couleur, …) et aucun indice au PID n’a été relevé. Les mesures PID réalisées dans les ouvrages avant et après leur purge et après leur prélèvement indiquent :
- Des teneurs notables en COV au droit du piézair Pa4 lors de la première campagne (valeur maximale de 56,7 ppmV). Elles sont faibles lors de la seconde et de la troisième campagne (entre 0,4 et 8,9 ppmV) ;
- La présence de traces de COV pour les autres piézairs (valeurs comprises entre 0,1 et 5,1 ppmV), excepté Pa8 lors de la troisième campagne.

Les résultats d’analyses mettent en évidence :

- Un impact élevé au droit des piézairs Pa1 et Pa2, sur le chemin piéton en bordure de l’ancien site ERAM, plus important lors de la seconde campagne :
=> Les sommes des COHV sont comprises entre 407,532 et 3 416,557 mg/m3 pour Pa1 et entre 771, 484 et 8 600,397 mg/m3 pour Pa2 ;
=> Le trichlorofluorométhane est le composé largement majoritaire ;
=> Le 1,1,1-trichloroéthane et ses composés de dégradation sont présents, notamment en Pa2 avec des teneurs élevées à notables : 132,037 à 269,421 mg/m3 en 1,1,1-trichloroéthane, 22,006 à 45,785 mg/m3 en 1,1-dichloroéthane, 1,797 à 2,727 mg/m3 en 1,1-dichloroéthylène et 8,926 mg/m3 en chloroéthane (quantifié lors de la seconde campagne uniquement) ;
=> Le tétrachloroéthylène et certains de ses composés de dégradation sont également quantifiés, notamment en Pa2 avec des teneurs notables à faibles : 1,155 à 1,818 mg/m3 en tétrachloroéthylène, 0,660 à 0,992 mg/m3 en trichloroéthylène, 0,348 à 0,554 mg/m3 en cis-1,2-dichloroéthylène et 0,022 à 0,046 mg/m3 en trans-1,2-dichloroéthylène ;
=> Certains autres COHV sont quantifiés à l’état de traces (dichlorométhane, trichlorométhane, 1,3-dichlorobenzène, 1,2-dichloroéthane, 1,1,2- trichloroéthane et bromochlorométhane) ;

- Un impact élevé au droit du piézair Pa3, sur le chemin piéton en bordure de l’ancien site ERAM, équivalent entre les deux campagnes :
=> La somme des COHV est comprise entre 396,534 et 435,150 mg/m3 ;
=> Le 1,1,1-trichloroéthane est le composé majoritaire avec entre 377,652 et 393,488 mg/m3 ; - Certains composés de dégradation du 1,1,1-trichloroéthane sont présents à des teneurs notables : 6,609 à 14,100 mg/m3 en 1,1-dichloroéthane et 3,399 et 4,482 mg/m3 en 1,1-dichloroéthylène, ainsi que des traces de chloroéthane (0,906 à 0,989 mg/m3 ) ;
=> Le tétrachloroéthylène et certains de ses composés de dégradation sont quantifiés avec des teneurs notables à faibles : 1,737 à 5,104 mg/m3 en tétrachloroéthylène, 1,020 à 3,031 mg/m3 en trichloroéthylène, 0,168 à 0,743 mg/m3 en cis-1,2-dichloroéthylène et 0,012 à 0,053 mg/m3 en trans1,2-dichloroéthylène ;
=> Le trichlorofluorométhane est également quantifié à des teneurs notables (10,952 à 13,488 mg/m3 ) ;
=> Certains autres COHV sont quantifiés à l’état de traces (dichlorométhane, trichlorométhane, 1,3-dichlorobenzène, 1,2-dichloroéthane, 1,1,2- trichloroéthane et 1,2-dichloropropane) ;

- Un impact au droit des piézairs Pa4 et Pa6, situés dans les vignes à proximité des piézomètres les plus impactés, équivalent entre les trois campagnes pour Pa4 et plus important et équivalent lors de la seconde et de la troisième campagne pour Pa6 :
=> Les sommes des COHV sont comprises entre 1,612 et 83,318 mg/m3 ;
=> Le 1,1,1-trichloroéthane est le composé majoritaire avec respectivement entre 57,196 et 69,984 mg/m3 et entre 1,180 et 27,715 mg/m3 ;
=> Certains composés de dégradation du 1,1,1-trichloroéthane sont présents à des teneurs faibles à notables : entre 0,126 et 3,665 mg/m3 en 1,1-dichloroéthane et entre 0,145 et 7,835 mg/m3 en 1,1-dichloroéthylène ;
=> Le trichlorofluorométhane est également quantifié à des teneurs faibles (respectivement entre 2,666 et 3,559 mg/m3 et entre 0,111 et 6,535 mg/m3 ) ;
=> Certains autres COHV sont quantifiés à l’état de traces (cis-1,2- dichloroéthylène, trichlorométhane, 1,3-dichlorobenzène, 1,1,2-trifluorotrichloroéthane, bromodichlorométhane et dibromochlorométhane) ;

- Un impact au droit du piézair Pa8, situé à proximité de la maison de la parcelle AD 6, plus important lors de la seconde campagne et non retrouvé lors de la troisième campagne (traces uniquement) :
=> La somme des COHV est comprise entre 0,018 et 40,170 mg/m3 ;
=> Le trichlorofluorométhane est le composé majoritaire avec entre 1,454 et 38,344 mg/m3 (non quantifié lors de la troisième campagne) ;
=> Le 1,1,1-trichloroéthane et certains de ses produits de dégradation sont présents à des teneurs faibles voire à l’état de traces : 0,013 à 1,679 mg/m3 en 1,1,1-trichloroéthane, 0,004 à 0,201 mg/m3 en 1,1-dichloroéthane et 0,015 à 0,094 mg/m3 en 1,1-dichloroéthylène (non quantifié lors de la troisième campagne) ;
=> Le 1,3-dichlorobenzène est quantifié à l’état de traces ;

- Un impact plus faible au droit du piézair Pa5, situé dans les vignes, équivalent entre les deux campagnes :
=> La somme des COHV est comprise entre 3,457 et 9,921 mg/m3 ;
=> Le 1,1,1-trichloroéthane est le composé majoritaire avec entre 2,300 et 7,885 mg/m3 ;
=> Certains composés de dégradation du 1,1,1-trichloroéthane sont présents à des teneurs faibles : 0,290 à 0,544 mg/m3 en 1,1-dichloroéthane et 0,027 à 0,163 mg/m3 en 1,1-dichloroéthylène ;
=> Le trichlorofluorométhane est également quantifié à des teneurs faibles (0,335 et 1,460 mg/m3 ) ;
=> Certains autres COHV sont quantifiés à l’état de traces (trichlorométhane et 1,3-dichlorobenzène) ;

- La présence de traces au droit du piézair Pa7 (vignes) lors de la première campagne avec une somme des COHV de 0,048 mg/m3 (1,3-dichlorobenzène uniquement).

Une campagne de prélèvements de végétaux autoproduits a été effectuée le 13 août 2024 dans le jardin potager arrosé par l’eau de l’ouvrage Puits 5 présentant des traces de COHV. Les végétaux prélevés sont des tomates et des courgettes. Compte tenu des polluants recherchés (COHV), n’existant pas à l’état naturel dans les végétaux, aucun échantillon témoin n’a été prélevé.
Les résultats obtenus mettent en évidence l’absence de trace de COHV pour les deux espèces de végétaux. Les teneurs sont toutes inférieures à la limite de quantification du laboratoire.

Une canalisation AEP est présente au droit du chemin piéton, le long de l’ancien site ERAM, au-dessus du panache de pollution des eaux souterraines. Elle est utilisée ponctuellement, en cas de dysfonctionnement de l’un des châteaux d’eau localisés allée de Bon Champs et à l’angle de la rue des Sables et de l’avenue du 8 mai 1945. Une campagne de prélèvements d’eau du réseau AEP a été effectuée le 9 janvier 2025 au droit des deux points suivants :
- AEP1 : borne incendie à l’Ouest du chemin piéton ;
- AEP2 : réducteur de pression à l’Est du chemin piéton.

Les résultats d’analyses obtenus mettent en évidence :
- La présence de traces de 1,1,1-trichloroéthane pour le point AEP2, localisé au droit du chemin piéton, le long de l’ancien site ERAM. La teneur est de 1,4 µg/l. Il n’existe pas de valeur guide pour ce composé. Le 1,1,1-trichloroéthane correspond à l’un des COHV majoritaires quantifiés dans les eaux souterraines et les gaz du sol au droit du panache de pollution. Ces traces pourraient donc être liées à l’impact des eaux souterraines par dégazage puis perméation à travers la canalisation ou migration directe (défaut d’étanchéité, raccord, piquage, …). Pour rappel, celle-ci est utilisée ponctuellement, en cas de dysfonctionnement de château d’eau. L’eau est donc peu renouvelée, ce qui pourrait entraîner une accumulation de 1,1,1-trichloroéthane ;
- La présence de traces de trihalométhanes (chloroforme, bromoforme, dibromochlorométhane et/ou bromodichlorométhane) pour les deux points. Les sommes sont de 40,3 µg/l au droit du point AEP1 et 17 µg/l au droit du point AEP2. Elles sont inférieures à la valeur guide (100 µg/l), de même que les concentrations par composé. Les trihalométhanes ne correspondent pas aux COHV majoritaires quantifiés dans les eaux souterraines et les gaz du sol au droit du panache de pollution. Ils peuvent être formés par réaction du chlore utilisé pour la désinfection de l’eau avec la matière organique présente et ne seraient donc pas liés à l’impact des eaux souterraines.

D’après la démarche ministérielle en matière de sites et sols pollués, le schéma conceptuel est l’outil de réflexion primordial concernant les méthodes et les moyens à mettre en œuvre face à une problématique de pollution. Véritable état des lieux du site considéré, le schéma conceptuel doit permettre de préciser les relations entre :
- Les sources de pollution ;
- Les différents milieux et voies de transfert ;
- Les différents milieux et voies d’exposition ;
- Les enjeux à protéger et les cibles potentielles.

Les données du schéma conceptuel correspondent aux usages actuels de la zone d’étude, dans sa configuration actuelle.
Selon le décret du 19 décembre 2022 relatif à la définition des types d’usages dans la gestion des sites et sols pollués, les types d’usage suivants ont été identifiés :
- Résidentiel : maisons individuelles avec jardins (dont potagers), logements collectifs ;
- Agricole : vignes, potagers, verger ;
- Accueil de populations sensibles : maison médicale, centre hospitalier, école ;
- Tertiaire : SDIS.
Toute modification des usages tels qu’ils ont été considérés devra entraîner la mise à jour du schéma conceptuel.

Dans le cas présent, les usagers ciblés correspondent :
- Aux résidents de la parcelle d’habitation limitrophe de l’ancien site ERAM (parcelle cadastrale AD 6). Ils sont exposés via l’inhalation de substances volatiles dans l’air ambiant (intérieur et extérieur) au vu de l’impact des gaz du sol en COHV mis en évidence au droit des piézairs situés au droit ou à proximité de cette parcelle ;
- Aux résidents, aux travailleurs et/ou aux visiteurs des bâtiments susceptibles d’être alimentés par le réseau AEP longeant l’ancien site ERAM (lors de dysfonctionnement de château d’eau). Ils sont exposés via l’ingestion d’eau du réseau AEP au vu des traces en 1,1,1-trichloroéthane quantifiées.

Les voies d’exposition qui ont été écartées au stade du schéma conceptuel sont les suivantes :
- Ingestion/inhalation de poussières : problématique de pollution des eaux souterraines (et non de sols en surface) ;
- Consommation de végétaux : absence de trace de COHV dans les raisins des vignes situées au droit du panache de pollution et dans les légumes du potager arrosé par l’eau de l’ouvrage Puits 5 où des COHV ont été quantifiés ;
- Ingestion/inhalation d’eaux souterraines : absence d’usage de consommation au droit des deux ouvrages présentant des traces de COHV (Puits 2 et Puits 5) ;
- Ingestion/inhalation d’eaux superficielles : absence d’eaux superficielles au droit de la zone d’étude.

En effet, depuis 2020, les autres COHV faisant l’objet d’un suivi (trans-1,2- dichloroéthylène, trichlorométhane, tétrachlorométhane) ont été quantifiés de manière ponctuelle, sur certains ouvrages uniquement et à des teneurs faibles (hormis une concentration plus élevée en tétrachlorométhane de 95 µg/l au droit de P18 en novembre 2022). Il ne s’agit pas des traceurs de la pollution.
Les concentrations prises en compte sont les teneurs maximales obtenues depuis 2020 dans le cadre du suivi des eaux souterraines :
- Hors période de pompage, soit entre août 2020 et février 2022 ;
- En période de pompage, soit entre mars 2022 et octobre 2024.

Les résultats des calculs des risques pour les substances et les milieux considérés mettent en évidence, toutes substances confondues :

- Des sommes des QD (quotient de danger) de 2,70 hors période de pompage et de 1,22 en période de pompage, supérieures à la valeur de référence de la méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués. Ces dépassements sont liés aux effets à seuil du 1,1,1-trichloroéthane et du 1,1- dichloroéthylène. Hors période de pompage, ces substances portent à elles seules des dépassements. En période de pompage, les valeurs du QD (quotient de danger) substance par substance sont inférieures à 1. Toutefois, le 1,1,1-trichloroéthane et le 1,1- dichloroéthylène présentent un organe cible commun (foie) ;
- Des sommes des ERI (excès risque individuel) de 8,33.10-5 hors période de pompage et de 5,62.10-5 en période de pompage, supérieures à la valeur de référence de la méthodologie nationale (1,00.10-5 ). Ces dépassements sont liés aux effets sans seuil du 1,1- dichloroéthane.
Ainsi, d’après le rapport d’interprétation de l’état des milieux n° SER22136-2 d’avril 2025, les risques liés à la pollution identifiée dans les eaux souterraines, au droit du panache, sont inacceptables (supérieurs aux valeurs de référence de la méthodologie nationale) pour les futurs usagers, pour le scénario envisagé et avec les hypothèses et les dispositions énoncées.

Pour les substances ne présentant pas de risques sanitaires inacceptables, les teneurs maximales obtenues en période de pompage entre mars 2022 et octobre 2024 sont retenues comme objectifs de réhabilitation, conformément à la méthodologie utilisée par IDDEA en 2010.
Pour les substances à l’origine des risques sanitaires inacceptables, des CMA (concentrations maximales admissibles) ont été calculées permettant d’obtenir des indices de risques inférieurs aux valeurs de référence de la méthodologie nationale (sommes des QD et des ERI, toutes substances confondues, respectivement de 0,99 et 9,33.10-6 ).
Elles correspondent aux objectifs de réhabilitation et sont les suivantes :
- 1,1,1-trichloroéthane : 2 210 µg/l, soit une diminution de 83% par rapport à la concentration maximale obtenue entre mars 2022 et octobre 2024, en période de pompage. Cette valeur est quasi-systématiquement dépassée au droit de P8 et P13 et ponctuellement au droit de P17 (une seule fois depuis novembre 2023, en juin 2024, moyenne de 880 µg/l). Cette valeur n'est donc pas atteignable au droit de P8 et P13 mais elle peut être retenue pour les autres ouvrages ;
- 1,1-dichloroéthane : 240 µg/l, soit une diminution de 90% par rapport à la concentration maximale obtenue entre mars 2022 et octobre 2024. Cette valeur est systématiquement dépassée au droit de P8, P10 et P13 et ponctuellement au droit de P14 (en février 2023 et mars 2024 avec des teneurs de 380 et 290 µg/l, du même ordre de grandeur, moyenne de 226 µg/l), P17 (une seule fois depuis novembre 2023, en juin 2024, moyenne de 157 µg/l) et P18 (en octobre 2023 avec une teneur proche de 260 µg/l, moyenne de 200 µg/l). Cette valeur n'est donc pas atteignable au droit de P8, P10 et P13 mais elle peut être retenue pour les autres ouvrages ;
- 1,1-dichloroéthylène : 30 µg/l, soit une diminution de 95% par rapport à la concentration maximale obtenue entre mars 2022 et octobre 2024. Cette valeur est systématiquement dépassée au droit de P8, P13 et P17 et ponctuellement au droit de P14 (en février 2023 et mars 2024 avec des teneurs de 36 et 32 µg/l, du même ordre de grandeur, moyenne de 22 µg/l). Cette valeur n'est donc pas atteignable au droit de P8, P13 et P17 mais elle peut être retenue pour les autres ouvrages.



Une campagne de prélèvements d’eau a été effectuée le 9 janvier 2025 sur le réseau AEP présent au droit du chemin piéton, le long de l’ancien site ERAM, au-dessus du panache de pollution des eaux souterraines. Il s’agit d’une canalisation utilisée ponctuellement, en cas de dysfonctionnement de château d’eau. Les résultats d’analyses ont mis en évidence la présence de traces de 1,1,1-trichloroéthane pour le point AEP2, localisé à l’Est du chemin piéton, avec une teneur de 1,4 µg/l. Elles pourraient être liées à l’impact des eaux souterraines.
Un schéma conceptuel a été réalisé au droit de la zone d’étude, pour les usages actuels recensés et dans sa configuration actuelle, et sur la base des résultats d’analyses obtenus (mission A270). Il a mis en évidence des risques potentiels pour :
- Les résidents de la maison voisine de l’ancien site ERAM, par inhalation de substances volatiles dans l’air ambiant (intérieur et extérieur) ;
- Les résidents, travailleurs et/ou visiteurs des bâtiments susceptibles d’être alimentés par le réseau AEP longeant l’ancien site ERAM, par ingestion d’eau du réseau AEP (lors de dysfonctionnement de château d’eau).

Ainsi, une analyse des enjeux sanitaires selon une approche IEM a été menée afin de vérifier la compatibilité sanitaire de la qualité des milieux pour l’usage actuel de la zone d’étude.
Pour la voie d’exposition par inhalation de substances volatiles, les teneurs en COHV retenus ont été modélisées dans l’air ambiant à partir des données sur les gaz du sol. Elles sont inférieures à l’état des milieux naturels voisins et aux valeurs de gestion pour les composés disposant de valeurs de comparaison. Pour les autres COHV, les indices de risques calculés indiquent des milieux ne nécessitant aucune action particulière.
Pour la voie d’exposition par ingestion d’eau du réseau AEP, aucune valeur de comparaison n’existe pour le 1,1,1-trichloroéthane. Les indices de risques calculés sur la base de la teneur mesurée indiquent également un milieu ne nécessitant aucune action particulière. La compatibilité sanitaire est donc confirmée.

La poursuite du traitement des eaux souterraines par pompage et traitement s’avère nécessaire pour empêcher une diffusion plus large de la pollution. En 2022-2023, l’exploitant a mené des essais de traitement de la nappe par oxydation. Mais d’après le rapport de plan de conception des travaux de juillet 2024 fait par SEREA, ces essais n’ont pas été concluants à cause de l’hydrogéologie complexe au droit de la source de pollution concentrée. L’exploitant en a conclu que la seule solution de traitement de la pollution est celle déjà mise en place. Le système de traitement des eaux souterraines par pompage/traitement doit donc être pérennisé.

Le rapport de l’inspection des installations classées du 16 avril 2025 conclut que, considérant les éléments transmis par l’exploitant, notamment dans l’étude IEM mise à jour, il peut donc être considéré :

• qu’au regard des conclusions de l’étude IEM, il y a compatibilité sanitaire de la qualité des milieux avec les usages actuels recensés au droit de la zone d’étude, dans sa configuration actuelle. Un procès-verbal de récolement a donc été adressé à l’exploitant ainsi qu’au maire, au président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’urbanisme et au propriétaire des terrains. Le procès-verbal de récolement du 16/04/2025 conclut que les parcelles cadastrales section AD n° 0002, 0003, 0268 et 0270 du site ERAM au 13 avenue du 8 mai 1945 à Chalonnes-sur-Loire sont considérées comme réhabilitées pour un usage de type industriel.

• Concernant les objectifs de réhabilitation des eaux souterraines, leur atteinte nécessite un maintien du traitement par pompage avec conservation des ouvrages de dépollution existants. Il est aussi nécessaire de maintenir la surveillance des eaux souterraines sur l’ensemble des ouvrages de surveillance, selon une fréquence de deux fois par an correspondant aux hautes eaux et aux basses eaux. Un arrêté préfectoral complémentaire a donc été pris le 22/04/2025 pour encadrer ces mesures ;

• que des restrictions d’usages doivent être formalisées via des SUP pour permettre le maintien des ouvrages de dépollution existants ainsi que des canalisations de raccordement à l’unité de traitement des eaux à l’extérieur du périmètre ICPE. Ces restrictions feront l’objet d’une instruction ultérieure sur la base d’un dossier de demande spécifique qui a été déposé par l’exploitant fin 2025 ;

• qu’un classement en secteur d’information sur les sols (SIS) des parcelles du site ICPE et des
parcelles autour du site pour lesquelles des éléments de pollution ont été quantifiés permettra de garder la mémoire de l’état des sols. Conformément à l’article L.556-2 du code de l’environnement, tout projet futur au droit de ces parcelles classées en SIS devra donc faire l'objet d'une étude des sols par un bureau d’études certifié dans le domaine des sites et sols pollués afin d'établir les mesures de gestion de la pollution à mettre en œuvre pour assurer la compatibilité entre l'usage futur et l'état des sols. Pour les projets soumis à permis de construire ou d'aménager, le maître d'ouvrage devra fournir dans le dossier de demande de permis une attestation ATTES ALUR garantissant la réalisation de cette étude des sols et de sa prise en compte dans la conception du projet de construction ou de lotissement.

Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s) Non renseignée(s)
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
CHALONNES-SUR-LOIRE AD 2
CHALONNES-SUR-LOIRE AD 181
CHALONNES-SUR-LOIRE AD 268
CHALONNES-SUR-LOIRE AD 270
CHALONNES-SUR-LOIRE AD 3
CHALONNES-SUR-LOIRE AD 6