SSP669155

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Fiche Détaillée

Identification de l'établissement

Identifiant de l'établissement

SSP669155

Nom usuel ETABLISSEMENTS GUY DEMARLE
Commune(s) 59653 WAVRIN
Plan de situation
Emplacement de l'établissement
Fond de carte PLAN IGN ©
Plan de situation de l'établissement
Nombre d'information de l'administration 1
Historique des informations de l'administration
Identifiant Date de début Date de fin Date de dernière mise à jour
SSP66915501 02/01/2006 04/11/2025

Information de l'administration concernant une pollution suspectée ou avérée (ex-BASOL) (1/1)

Identifiant de l'information de l'administration

SSP66915501

Date de dernière mise à jour 04/11/2025
Statut de l'instruction En cours
Nom Usuel Suivi de la pollution du sols et du sous-sols
Autre(s) identifiant(s) Non renseignés
Environnement L’usine Demarle de Wavrin est, avec l’usine SASA implantée au Cateau-Cambrésis (59), l’un des deux centres de production en France du groupe Sasa Demarle, spécialisé dans la conception et la fabrication de supports de cuisson destinés aux professionnels de la boulangerie, de la viennoiserie et de la pâtisserie. L'effectif de l'usine de Wavrin est de 80 salariés. Les activités de la société sont autorisées par arrêté préfectoral du 21/12/2004 et relèvent du régime de l'autorisation au titre de la rubrique 3670 de la nomenclature des installations classées. Le site est donc soumis à la directive dite « IED » sur les émissions industrielles.

Le site de Wavrin est situé à 350m en amont hydraulique direct du champ captant des Ansereuilles Nord (piézomètre Pz50) exploité par la MEL pour l’alimentation en eau potable de la métropole. Ces forages connaissent des problématiques récurrentes de qualité en raison de la présence de traces de solvants chlorés dans la nappe de la Craie. La présence de composés chlorés dosables dans les captages d’alimentation en eau potable a été établie dès novembre 1988, sans toutefois en connaître l’origine.
Description NB : Les résumés ci-dessous sont issus des différents rapports mentionnés. Il ne présente pas d'éléments d'analyse de l'Inspection des installation classées.

* Septembre 2025
Kalies - KANO.25.0476 - Dossier loi sur l’eau pour la mise en place d’un pompage de fixation à un débit de 5 m³/h sur le PZ4bis, soit 43800 m³/an. Les eaux d’exhaure seront traitées par charbon actif avant rejet dans le milieu naturel proche qui est la Deûle canalisée. Un suivi piézométrique sera également réalisé sur les PZ35 et PZ50 pour suivre l’évolution de la nappe en aval du PZ4bis.
Deux rubriques IOTA visées : 1.1.2.0 (déclaration) et 2.2.3.0 (déclaration)


* Mai 2023
Rapport EACM – désactivation des moyens de transfert des solvants chlorés vers les eaux souterraines – Réf n°Ea4642b
L’ensemble des investigations réalisées au droit du site ont notamment permis de mettre en évidence :
- Une source de pollution aux COHV au Nord du site, au droit de l’atelier de mélange, nommée source 1. Les matériaux pollués ont été excavés et éliminés en filière agrée ;
- Deux sources de pollution aux COHV, la première à proximité de l’atelier de mélange, nommée source 2, et la seconde au sein du bâtiment de production, nommée source 3, au droit de l’ancien atelier de maintenance de la centrale EDF. Un venting a été mis en place courant 2018 pour traiter ces polluants volatils ;
- Une source de pollution aux COHV au droit de l’incinérateur. Les matériaux pollués ont été excavés et éliminés en filière agrée ;
- Une pollution des eaux souterraines par les COHV, en particulier sur un axe Pz5 / Pz4bis /Pz2, dont l’origine n’a pas pu être déterminée.

Après un bilan coûts/avantages, il apparaît que le traitement le plus adéquat soit un pompage de fixation de la pollution. La société EACM a réalisé un essai de pompage en novembre 2022 afin de vérifier la possibilité de mettre en place un pompage de fixation au droit du Pz4bis.
Ainsi, en parallèle du traitement mis en place, la société EACM recommande :
- La poursuite des investigations pour déterminer l’origine de la pollution aux COHV dans la
nappe par :
• La mise en œuvre de deux piézomètres en amont hydraulique du site ;
• Une campagne de reconnaissance géophysique sur le site afin d’identifier d’éventuels ouvrages enterrés liés à l’ancienne centrale thermique des Ansereuilles ;
• La réalisation d’investigations complémentaires sur les sols au droit des sources EDF : point SB4 et au sein du bâtiment de production, au droit de la source 3.

Un contrôle de la cimentation des piézomètres en place sur le site pourra être engagé afin de vérifier si ces derniers ne sont pas eux-mêmes vecteurs de pollution vers la nappe de la Craie.


* Juin 2021
Rapport EACM - Traitement de la pollution par venting des sources 2 et 3. Contrôle de la qualité des gaz des sols – T2 – réf n°Ea3682

Les résultats obtenus à l’issue de la campagne T2, après 13 mois d’arrêt de l’installation, ont mis en évidence un effet rebond significatif sur certains composés volatils au droit d’un tiers des puits investigués. Cet effet rebond met en avant la nécessité d’une reprise du traitement par venting au droit de ces puits.
Il convient de noter que les concentrations résiduelles en COHV les plus importantes sont mesurées dans les puits A15, B1, B6, B8, B9, B10, C3, C4, C5, C6, C7, C8, P1, P2 et P3, dont la concentration la plus élevée est mesurée au droit du point B8 et est égale à 167,72 mg/m3.
Ainsi, de manière à réduire les concentrations résiduelles les plus élevées et à surveiller les puits présentant un effet rebond significatif de composés, la société EACM recommande :
- L’arrêt de la mise en dépression et de la surveillance des puits A2, A3, A5, A6, A7, A8, A9, A10, A11, A12, A16, B2, B3, C1 et C10 ;
- La reprise de la mise en dépression sur les puits A14, A15, B1, B4, B6, B7, B8, B9, B10, C2, C3, C4, C5, C6, C7,C8, P1, P2 et P3, pour une durée de 6 mois ;
- La réalisation d’une campagne de prélèvements et d’analyse des gaz de sol au droit des puits A1, A4, A13, A14, A15, B1, B4, B5, B6, B7, B8, B9, B10, C2, C3, C4, C5, C6, C7, C8, C9, P1, P2 et P3, à l’issue de la nouvelle phase de traitement ;
- La réalisation de prélèvements et d’analyses des gaz de sol au droit des piézairs de contrôle PZAC1 à PZAC5 afin de confirmer l’efficacité du traitement au-delà des puits de pompage.
Un bilan analytique des gaz de sols de ces puits au terme de la nouvelle période de traitement devra permettre de vérifier l’efficacité de cette mise en dépression ciblée.


* Septembre 2019
Gramont – Note intermédiaire - Mise en œuvre d’un traitement par venting – Réf : Gr18.179
L’installation de traitement par venting a été réalisée et démarrée en juillet 2018 pour les sources 2 et 3. Les mesures au PID indiquent que l’air extrait des sols au droit des deux installations est encore chargé en COHV à ce jour.
L’installation de traitement de la source 2 a été modifiée pour intégrer :
• des purges automatiques des eaux de condensation afin de limiter l’obstruction des canalisations ;
• des vacuomètres pour vérifier l’efficience de l’aspiration au droit de chaque puits.
L’installation de traitement de la source 3 a été modifiée par l’ajout de vacuomètres ainsi que le déplacement de la turbine d’aspiration pour augmenter l’aspiration des gaz de sols.
Les eaux de condensation issues des purges automatiques présentent des résultats conformes à l’article 32 de l’arrêté ministériel du 2 février 1998, sauf pour le trichloroéthylène et le tétrachloroéthylène au niveau du collecteur principal.


* Juin 2019
Rapport EACM - Traitement de la pollution par venting des sources 2 et 3. Contrôle de la qualité des gaz des sols – Réf projet n°Ea3682

Le système de traitement par venting pour les sources 2 et 3 a été installé en septembre 2018.
Les résultats de la campagne, réalisée en Mai 2019 après 9 mois de traitement, ont mis en évidence une diminution de 95 à 99% des concentrations en COHV au droit de la majorité des ouvrages, permettant de démontrer l’efficacité du traitement des gaz de sol par la technique de venting. En outre, les teneurs en tétrachloroéthylène et trichloroéthylène ont diminué de 99% pour les puits ayant les meilleurs rendements.
Les concentrations résiduelles en COHV les plus importantes ont été observées sur les puits B2, B9, P2, P3 et dans le piézair de contrôle PZAC4. Ces puits, qui étaient déjà les plus concentrés à l’état initial, feront l’objet d’une attention particulière lors de la prochaine campagne ; ainsi que le puits A14 qui sera soumis à une vérification à l’aide d’un PID.
Une nouvelle campagne de prélèvement des gaz du sol sera réalisée dans 6 mois afin d’établir un
nouvel état de la qualité des gaz de sol au droit des deux installations de venting.


* Septembre 2018
Rapport EACM – Traitement de la pollution par venting – Etat initial – Réf n°Ea3682
Les précédentes campagnes de caractérisation des milieux ont principalement mis en évidence trois sources de pollution concentrée des sols par les solvants chlorés.
La mesure de gestion retenue pour gérer les sources de pollution 2 et 3 est la mise en œuvre d’un venting afin de diminuer les concentrations en composés volatils présents dans les sols. Le système de traitement par venting a été installé par la société Gramont en juillet 2018.
Une campagne de prélèvement des gaz du sol a été réalisée dans tous les puits et piézairs de contrôle avant le démarrage du traitement par venting afin de disposer d’un état initial.
Les résultats d’analyses ont mis en évidence les concentrations en COHV les plus importantes :
• au droit de la source 2, à proximité du piézomètre PZ4 (puits B2 et B3) et le long de l’atelier mélange (puits B8 et B9) ;
• au droit de la source 3, à proximité de la presse (puits P2).
Une aspiration plus importante pourra donc être mise en œuvre au droit de ces puits.
Une nouvelle campagne de prélèvement des gaz du sol sera réalisée 6 mois après le démarrage du traitement afin d’évaluer son efficacité.


* Juin 2018
EACM – Dossier des ouvrages exécutés – Travaux de gestion des matériaux pollués de la source 1 – Réf n°Ea3683
La société Demarle a souhaité procéder au retrait d’une source concentrée en solvants chlorés dans les sols, localisée au droit de l’atelier liquide inflammable.
Les travaux ont consisté en :
• la démolition de la dalle en béton et de l’enrobé bitumineux au droit de la zone de pollution ;
• l’excavation sélective des matériaux pollués jusqu’à 1,5 m de profondeur ;
• l’évacuation de 179,02 tonnes de terres et remblais pollués ;
• le remblaiement de la fouille à l’aide de matériaux présentant des caractéristiques environnementales et géotechniques compatibles avec l’usage industriel du site ;
• la remise en état du site et notamment la réfection de l’enrobé bitumineux au droit de la zone excavée.
Les travaux de dépollution ont permis d’évacuer 179,02 tonnes de terres impactées en COHV.
En tenant compte des teneurs en COHV du sondage W24 (point de sondage de la mission de juin 2017) et des analyses effectuées sur les 3 andains, la masse de COHV retirée est estimée à 6,2 kg dont 5 kilogrammes de Tétrachloroéthylène et près d’un kilogramme de Trichloroéthylène.
Les travaux de gestion de la pollution concentrée en COHV réalisés par la société EACM au droit du site de la société Demarle localisé à Wavrin ont permis de retirer une source concentrée de pollution en solvants chlorés. La mise en place d’un traitement par venting permettra de poursuivre le traitement de la pollution en COHV localisée sous l’atelier de stockage de liquides inflammables.


* Février/mars 2018
Société Pontignac - Compte rendu de travaux d’implantation du PZ4bis - Réf :CR18-0302


* Janvier 2018
Mémoire technique EACM – Dépollution des sols par venting – réf n°Ea3682
Les précédentes campagnes de caractérisation des milieux ont principalement mis en évidence trois sources de pollution concentrée des sols par les solvants chlorés. Les mesures de gestion retenues pour gérer ces sources de pollution sont :
• L’excavation et l’évacuation hors site des matériaux de la source 1 ;
• La mise en œuvre d’un venting pour les sources 2 et 3.
Le dossier traite du traitement des sols par venting au droit des sources de pollution 2 et 3.

Source 2 : superficie estimée à 740 m² sur 4 m d’épaisseur environ, localisée sous et à proximité de l’atelier mélange. Cette source a été mise en évidence par les sondages W3, W5, W6, W7, W24, W25, W26, W28, W29 et W30, les piézairs Pza1 à Pza4 et le prélèvement d’air sous dalle ASD5.
La société Gramont réalise un essai pilote de traitement par venting au droit de cette source.
D’après les informations fournies, les premiers résultats des essais montrent que :
• La technique permet effectivement de mettre les gaz de sols en dépression. La dépression mesurée régulièrement dans les puits, varie entre 70 et 80 mbars pour un débit de 17,2 m3/h ;
• L’air pompé dans les puits du pilote est chargé en composés volatils et les concentrations mesurées au PID restent stables dans le temps (entre 50 et 430 ppm en fonction des puits), ce qui prouve que le traitement doit être envisagé sur une période de temps plus importante.
D’après Gramont, la technique envisagée est efficace dans le cadre de la dépollution : le venting permet bien la mise en dépression des terrains en place permettant l’extraction des COHV détectés dans les sols.

Source 3 : superficie d’environ 50 m² , localisée sous le bâtiment production, caractérisée par une pollution des gaz du sol, principalement par les solvants chlorés, sans que la source n’ait été identifiée à ce stade des investigations. Elle a été mise en évidence par les prélèvements d’air sous dalle ASD11 et ASD11a.

Le traitement des sols envisagé dans le cadre de la présente mission, est un traitement par aspiration des polluants en phase gazeuse. Il consiste à extraire les polluants des sols, par dégazage naturel, par la création d’une dépression dans les sols à l’aide d’une turbine d’aspiration.

Trente-cinq puits seront implantés au droit du bâtiment de stockage de liquide inflammable jusqu’à 6 m de profondeur pour le traitement de la source 2 et 3 puits seront implantés jusqu’à 4 m de profondeur dans le bâtiment production pour le traitement de la source 3.

Le rapport présente :
• un bilan massique des COHV présents dans les sols au droit de l’atelier mélange, après retrait des terres polluées constituant la source 1 ;
• le dimensionnement du réseau de puits
• une estimation du volume de charbon actif.


* Janvier 2018
Mémoire technique EACM – Excavation et évaluation d’une source de pollution concentrée – Ref n°Ea3683
La société Demarle souhaite procéder au retrait d’une source concentrée en solvants chlorés dans les sols, localisée au droit de l’atelier liquide inflammable. Le mémoire technique définit les opérations à mener, et les acteurs des opérations.
L’opération d’excavation et d’évacuation de la source concentrée est localisée au droit de l’atelier mélange de l’usine, sur la parcelle AP20.
Les terrassements seront réalisés jusqu’à une profondeur de 1,5 mètres.
Le planning prévoit des travaux de terrassement et d’excavation, l’évacuation des matériaux, le remblaiement et la préparation des couches de forme, la mise en place de l’enrobé, et la rédaction du mémoire de fin de travaux. Les travaux sont prévus de janvier à juin.


* Décembre 2017
Rapport EACM – investigations complémentaires et plan de gestion – Projet n°Ea3463
Les études précédentes présentent des lacunes en termes d’évaluation de la vulnérabilité de l’environnement et d’historique, y compris le plan de gestion.
Le but de l’étude est de réaliser une étude de vulnérabilité de l’environnement et une étude historique détaillée, puis de procéder à de nouvelles investigations des milieux au droit du site, pour réaliser un nouveau plan de gestion.

Vulnérabilité : liée à la présence d’un captage AEP. La présence de composés chlorés dosables dans les captages AEP a été établie dès novembre 1988. Les analyses de juin 2015 à avril 2017 sur le PZ50 (localisé entre la société Demarle et le captage) ne présente pas de traces de composés chlorés, ce qui tend à prouver que composés chlorés présents au niveau du captage ne proviennent pas des sites situés en amont du PZ50, tel que Demarle.

Historique : Le site Demarle est localisé au droit de l’emplacement des unités « lourdes » de production d’électricité de l’ancienne centrale thermique (charbon et fuel) EDF. L’utilisation de solvants chlorés durant l’exploitation de la centrale n’a pu être mise en évidence que par le bilan des produits éliminés lors du démantèlement. Il est à noter que les solvants chlorés ne sont pas analysés dans le suivi de la qualité des eaux souterraines réalisé par la société EDF

Qualité des milieux : les investigations ont notamment mis en évidence :
• une source concentrée de pollution des sols par les solvants chlorés localisée sous l’auvent de l’atelier mélange (source 1 – superficie estimée à 200 m² sur 1,5m d’épaisseur) ;
• une source concentrée de pollution des sols par les solvants chlorés localisée à proximité et sous l’atelier mélange (source 2 – superficie estimée à 740 m² sur 4m d’épaisseur) ;
• une pollution des gaz du sol par les solvants chlorés au droit du point ASD11 localisé dans le bâtiment production (source 3) ;
• la faible volatilisation dans l’air ambiant des solvants chlorés détectés sous l’atelier mélange et le bâtiment production ;
• une pollution des remblais du site par les hydrocarbures totaux ety les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), probablement liée à l’ancienne activité d’EDF ;
• une pollution des eaux souterraines par les solvants chlorés, principalement dans le piézomètre PZ4. EACM n’a pas pu définir un lien entre la pollution des sols et l’impact mis en évidence au droit de cet ouvrage ;
• des concentrations inférieures aux seuils de potabilité dans l’eau du robinet. Des traces de zinc, solvants chlorés et hydrocarbures ont toutefois été mises en évidence.

Les mesures de gestion envisagées sont l’excavation et l’évacuation en biocentre ou en installation de stockage de déchets non dangereux des 300 m³ de matériaux les plus pollués par les solvants chlorés (source 1) ainsi que la réalisation d’un venting sur les matériaux des sources concentrées 2 et 3 afin de diminuer les concentrations en composés volatils.
EACM préconise également des investigations complémentaires sur les eaux souterraines avec l’implantation d’un piézomètre en aval hydraulique du site captant l’intégralité de la nappe de la craie afin de déterminer si la pollution des eaux souterraines peut avoir une origine extérieure au site.
L’analyse des risques sanitaires résiduels a mis en évidence des risques sanitaires acceptables pour les employés travaillant sur le site, sous réserve de la mise en place des mesures précitées.


* Mars 2017
Rapport Colas – Gestion de matériaux non inertes – Réf : n°14029 D 2606
Colas Environnement est intervenu dans la zone « derrière le bâtiment de production ». le mode opératoire retenu et défini par arrêté préfectoral est l’excavation des terres impactées avec une gestion hors-site.
Les travaux de terrassement et de gestion de matériaux non inertes sur le site Demarle à Wavrin se sont déroulés sur 2 périodes : la première du 2 au 6 novembre 2015 et la seconde du 30 mai au 7 juin 2016.
Les travaux de terrassement, d’évacuation et de remblaiement ont entraîné la gestion des matériaux suivants :
• 331,42 tonnes de matériaux non inertes ont été envoyés en biocentre le 2 juin 2016 ;
• 159,9 tonnes de matériaux de carrière 0/120 ont été livrées sur site pour remblaiement de la fouille ;
• 160,22 tonnes de matériaux de carrières 0/31,5 ont été livrées sur site pour remblaiement de la fouille ;
• 30 tonnes de terre végétale ont été livrées sur site pour remblaiement de la fouille.


* Mars 2017
Rapport AXE Environnement – Plan de gestion – réf : AXEK/DEMARLESASA/2014.350
Suite au diagnostic de l’état des sols de Kalies en 2012 ayant établi la présence de pollution aux solvants chlorés en deux endroits du site, un diagnostic complémentaire a été réalisé par AXE en juin 2014 afin de couvrir tout le site et délimiter plus précisément les zones touchées.
Les résultats d’analyses montrent que la zone des anciens garages, au niveau de l’actuel atelier de mélanges pourrait être à l’origine des traces en COV de la nappe souterraine au droit du site Demarle. Il existe une zone de pollution assez marquée autour de la cour et du bâtiment de production, mais également dans les remblais de production.
L’infiltration des substances chlorées provenant du site Demarle pourraient impacter la nappe de la craie de la vallée de la Deûle captée 500m plus loin pour l’alimentation en eau potable de la région lilloise. Ces impacts seront certes dans des proportions à priori faibles, à quelques trentaines de mètres en aval des limites de propriété du site pour le TCE+PCE et le CV mais pourraient renforcer les pollutions exogènes à Demarle dans le bruit de fond local.
Le rapport mentionne des solutions de traitement par venting et préconise des règles d’implantation pour un PZ6 demandé par l’administration. En cas d’impact hors site confirmé, un dispositif de barrière hydraulique serait à envisager.


* Mars 2013
Kalies – Évaluation quantitative du risque sanitaire – Réf KA13.01.008
Au regard de la pollution détectée sur le site, 6 agents ont été retenus pour l’évaluation du risque sanitaire dans les sols : il s’agit de COHV.
Au vu de l’usage du site (industriel) et des zones d’activités de la société Demarle, 2 scénarii d’exposition ont été envisagés pour évaluer l’impact sanitaire de la contamination dans les sols.
Scénario 1 : exposition d’un travailleur dans le local « mélanges » par inhalation de composés volatils issus du sol.
Scénario 2 : personne en charge de la réalisation du bassin de tamponnement à l’arrière de l’ancien garage (actuel local mélanges), par l’inhalation de poussières issues du sol en phase terrassement, par contact cutané ou par ingestion directe de sol.
L’étude conclut à un risque non significatif en termes de santé publique pour le risque systémique et cancérigène. Aucune action complémentaire n’est donc à mettre en œuvre.


* Octobre 2012
Kalies – Investigations de terrain – Réf KA12.01.001
KALIES a procédé à la réalisation de 20 sondages de sol autour de zones préalablement définies comme étant une source potentielle de pollution. Au terme des investigations réalisées, les résultats obtenus mettent en évidence :
• au droit du bâtiment de production, aucune source en COHV n’a été localisée ;
• à l’arrière du bâtiment, il a été identifié la présence de tétrachloroéthylène et de trichloroéthylène dans les sols en concentration significative ;
• au niveau de l’ancien garage, il a été identifié la présence de tétrachloroéthylène, trichloroéthylène, cis-dichloroéthylène, chlorure de vinyle, 1,1,1-trichloroéthane, 1,1-dichloroéthane.

Ces observations permettent donc de proposer les nouvelles hypothèses de travail suivantes :
• la présence de cis-dichloroéthylène dans la nappe souterraine au niveau du PZ4 pourrait s’expliquer par la dégradation en amont hydraulique du tétrachloroéthylène et trichloroéthylène. Si les sols au droit du site présentent en effet des conditions physico-chimiques suffisantes, cette dégradation peut se faire avec une cinétique très rapide d’où une faible concentration en trichloroéthylène et en tétrachloroéthylène dans la nappe ;
• la présence de 1,1-dichloroéthane et de cis-dichloroéthylène dans la nappe (en plus de l’hypothèse ci-dessus) pourrait être liée à la présence d’une source de contamination présente au droit de l’ancien garage, au niveau de l’actuel atelier de mélanges. Il n’est toutefois pas expliqué la présence du dichloroéthane et du trichloroéthane dans les sols au vu de l’historique. L’une des hypothèses pourrait être l’utilisation de trichloroéthylène présentant des impuretés.


* Février 2012
Kalies – Étude historique et documentaire, étude des COHV – réf KA12.01.001
L’arrêté préfectoral du 21 décembre 2004 impose la surveillance des eaux souterraines au droit du site Demarle. Le réseau de surveillance a été mis en place en 2010. Suite à la découverte de COHV dans la nappe au niveau de captages d’eau potable, ce paramètre a été ajouté au suivi.
Une première campagne piézométrique a été réalisée par la société Kalies en septembre 2011, mettant en évidence des concentrations élevées en 1,1-dichloroéthane et cis-1,2-dichloroéthylène. Les campagnes de décembre 2011 et janvier 2012 ont confirmé ces résultats.

L’étude historique et documentaire du site et alentours proches n’a pas mis en évidence de sources de contamination. La contamination de la nappe souterraine par du thichloroéthylène ou du perchloroéthylène peut être écartée du fait de l’absence de ces composés dans les analyses sur les piézomètres. Il subsiste toutefois des doutes sur une contamination historique, le 1,1-dichloroéthane et le cis-1,2-dichloroéthylène étant des produits utilisés pour le décapage et le dégraissage. L’ancien garage du site EDF, toujours existant sur le site Demarle, pourrait avoir servi d’atelier de décapage et/ou de dégraissage à une époque indéterminée.

Afin de confirmer cette hypothèse, il convient d’approfondir les investigations, avec l’implantation d’un quatrième piézomètre et de rechercher des informations liées à la cessation d’activité de la centrale thermique EDF. Il serait également pertinent d’étendre la surveillance de ces composés sur deux captages d’eau potable.
Polluant(s) identifié(s) Non renseigné(s)
Action(s) instruite(s) Non renseignée(s)
Carte(s) et plan(s) Non renseigné(s)
Carte(s) et plan(s)
Emprise Instruction
Fond de carte Parcellaire Express (PCI) IGN ©
Périmètre de l'instruction
Parcelle(s) concernée(s)
Commune Feuille Section Numéro Code dép.
WAVRIN AP 118