Fiche | Base des anciens sites industriels et activités de service

FRC7000384

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Fiche Détaillée

Pour connaitre le cadre réglementaire et la méthodologie de l'inventaire historique régional, consultez le préambule départemental.

1 - Identification du site

Unité gestionnaire : FRC
Date de création de la fiche : (*) 07/07/1998
Raison(s) sociale(s) de l'entreprise :
Raison sociale Date connue (*)
POURTALES
Etat de connaissance : Inventorié
Autre(s) identification(s) :
Numéro Organisme ou BD associée
IA70000344 Base Mérimée
Commentaire : N° dossier région FRC : 700957;

2 - Consultation à propos du site

3 - Localisation du site

Localisation : Sur la rivière "La Baignotte"
Code INSEE : 70047
Commune principale : BAIGNES (70047)
Zone Lambert initiale : Lambert II étendu
 
Projection L.zone (centroïde) L2e (centroïde) L93 (centroïde) L2e (adresse)
X (m) 879,150 879,150 929,117
Y (m) 2,293,900 2,293,899 6,724,975
Altitude (m) : 222
Précision altitude (Z) en m : EPD
Carte géologique :
Carte Numéro carte Huitième
PORT-SUR-SAONE 441 8
Carte(s) et plan(s) consulté(s) :
Carte consultée Echelle Année édition Présence du site Référence dossier
Fresnes Saint Mamès 1/25000 1994 Ne sais pas

4 - Propriété du site

Cadastre :
Nom du cadastre Date du cadastre (*) Echelle Précision Section cadastre N° de parcelle
Baignes 01/01/1982 1/1250 B4 910
Nombre de propriétaires actuels : ?

5 - Activités du site

Etat d'occupation du site : Activité terminée
Date de première activité : (*) 01/01/1111
Historique des activités sur le site : 
N° activité Libellé activité Code activité Date début (*) Date fin (*) Importance groupe SEI Date du début Ref. dossier Autres infos
1 Fonderie C24.5 01/01/1111 1er groupe année d'ouverture 1903?
2 Sidérurgie C24.1 01/01/1111 1er groupe Cf Sources d'information; CODE ACTIVITE (selon classement FRC) : 1D; Année régularisation de l'Installation Classée (ICPE) : 1835;
 
Exploitant(s) du site :  
Nom de l'exploitant ou raison sociale Date de début d'exploitation (*) Date de fin d'exploitation (*)
POURTALES
TIQUET
 
Commentaire(s) : ACTIVITE DE L'ENTREPRISE : usine à fer (haut fourneau, feu d'affinerie et 2 patouillets); AUTRES COMMENTAIRES : 2000 m3 à l'année de minerai propre à la fusion. 600 t de fonte et fer à l'année. Eaux de lavage directement dans rivière;

6 - Utilisations et projets

Nombre d'utilisateur(s) actuel(s) : Néant
Site en friche : Oui
Site réaménagé : Non
Type de réaménagement : friche
Réaménagement sensible : Non

7 - Utilisateurs

8 - Environnement

Milieu d'implantation : Urbain
Captage AEP : non
Formation superficielle : Sables/Graviers/Galets
Substratum : Calcaire compact
Zones de contraintes et d'interêts particuliers :
Type de zone ou d'intérêts particuliers Distance (m) Commentaire(s)
Monument historique (dans périmètre de 500m) 0
Cours d'eau 0 La Saignotte
Type de nappe : Libre
Nom de la nappe : colluvions
Type d'aquifère : Poreux
Code du système aquifère : 097
Nom du système aquifère : HAUTE SAONE
Commentaire(s) : codes géologiques C, j2

9 - Etudes et actions

10 - Document(s) associé(s)

11 - Bibliographie

Source d'information : Cote d'archives = 301S3; SOURCE : Archives Départementales 70;
Autre(s) source(s) : rapport R38876 FRC

12 - Synthèse historique

Historique : L'existence des forges est attestée en 1549, date à laquelle elles sont exploitées par Jean et François Vatelin. A la fin du 17e siècle, l'établissement comprend un haut fourneau et un moulin, situés à la source de la Baignotte, et une forge située 500 m en aval au lieu-dit Petit Baignes. Gédéon Rochet acquiert le haut fourneau en 1700, et ses héritiers achètent la forge en 1733. En 1744, l'usine se compose d'un haut fourneau, d'une forge et d'une fenderie, laquelle disparaît avant 1772. En 1757, l'usine produit 150 milliers de fers, expédiés dans les salines (Salins, Montmorot) , et de la fonte convertie en bombes et boulets. Lorsque Jean-François Rochet en devient propriétaire en 1774, l'établissement métallurgique produit 500 milliers de fonte et 150 milliers de fer. Entre 1795 et 1807 environ, le site est complètement remanié par Claude-François Rochet, fils de Jean-François. L'auteur pourrait être l'architecte comtois Jean-Antoine Guyet. En 1814, l'usine passe aux mains du maître de forges Isaac Blum, qui entreprend en 1818 la reconstruction de la tour du haut fourneau. Le bâtiment sud en quart de cercle est détruit, vraisemblablement dans l'incendie de 1821, et laisse place peu après à une vaste halle. Suite à la demande d'établissement d'une machine à vapeur en 1825, une salle des machines indépendante, abritant également la roue hydraulique, est édifiée au sud du haut fourneau. Acquis en 1833 par l'homme d'affaires suisse Louis de Pourtalès, propriétaire des forges d'Athesans et de Magny-Vernois (70) , l'établissement est loué au maître de forges Joseph Gauthier, qui afferme déjà une vingtaine de sites métallurgiques dans la région. Vers 1834, le haut fourneau produit annuellement 800 t de fonte en gueuses (contre 450 t en 1788) , envoyées et affinées aux forges de Bonnal et Villersexel (70). L'ordonnance royale du 23 juin 1835 autorise Louis de Pourtalès à maintenir en activité son usine à fer. Même si le feu d'affinerie est encore mentionné dans cette ordonnance, il semble que la forge de Petit Baignes soit arrêtée au cours des années 1820, faute de bois et d'eau. Suite à la faillite de Gauthier en 1840, le haut fourneau est repris en 1841 par Pierre Tiquet et Gustave Robinet. Le régime des eaux est réglementé par un arrêté du 21 août 1848, tandis que des travaux menés en 1847 sur le haut fourneau attestent sa possible reconstruction. Acquis en 1857 par P. Tiquet et J.A. Pergaud, il est éteint en 1869, puis détruit. Resté seul propriétaire, Pierre Tiquet implante une fonderie de seconde fusion. Des ateliers en rez-de-chaussée sont édifiés contre les vestiges du haut fourneau, qui abrite les cubilots. Un dépôt de châssis et un magasin sont édifiés entre 1884 et 1888. La société Tiquet Fils (Gustave, puis Jean) fabrique des poêles et des cuisinières, des fers à repasser, des gaufriers, du matériel agricole, des poids pour balances, etc., commercialisés sous le sigle TF. De nouveaux bâtiments de production (magasin et atelier dit sablerie) sont bâtis entre 1907 et 1913. Vers 1914, la production atteint 1300 t. L'usine produit environ 140 000 obus en fonte aciérée pendant la Première Guerre. Elle se spécialise dans l'entre-deux-guerres dans la fabrication de poêles, cuisinières, fourneaux et lessiveuses (ECO, VOG, MOD, PAX, LUX, FOX) , dont certains modèles sont émaillées dans les fonderies de Pont-de-Planches et de Vy-le-Ferroux (70). Après la Seconde Guerre, la vente d'appareils de chauffage décline, et la société travaille en sous-traitance pour des sociétés de Lyon, Grenoble, Obernai, etc. En 1950, elle produit encore 250 t de pièces, mais ferme définitivement ses portes en 1963. Une partie des ateliers de fonderie du début du 20e siècle est rasée en 1997. Le site a été protégé au titre des Monuments historiques en 1978 et 2007. La plupart des bâtiments subsistants, ainsi qu'une collection de modèles et moules de fonderie, ont été acquis par le Conseil général de la Haute-Saône vers 2000 .

13 - Etudes et actions Basol

 
(*) La convention retenue pour l'enregistrement des dates dans la banque de données BASIAS est la suivante :
- si la date n'est pas connue, le champ est saisi ainsi : 01/01/1111, ou sans date indiquée.
- si les dates ne sont pas connues mais qu'une chronologie relative a pu être établie dans une succession d'activités, d'exploitants, de propriétaires, ...etc., les champs "date" sont successivement :
  • - 01/01/1111,
  • - 01/01/1112,
  • - 01/01/1113,
  • - ou sans date indiquée,
- si l'année seule est connue, le champ date est : 01/01/année précise,
- si la date est connue précisément, elle est notée : jour/mois/année.