| Historique : |
Mentionné pour la première fois en 1501, le site métallurgique est vraisemblablement établi au 15e siècle. L'inventaire Grimod d'Orsay de 1613 fait état d'un procès au sujet des "forges et fourneau" de Vy-le-Ferroux, mais on ne signale plus de forge par la suite. D'importantes réparations sont effectuées en 1728, sous le bail de Claude-François Arbilleur, par les maçons Nicolas Lapierre et Nicolas Guillon. Cependant, le haut fourneau chôme par la suite, et n'apparaît plus lors d'un dénombrement de la seigneurie de Rupt en 1758. Il est rétabli en 1770 par le maître de forges Georges Lambert, fermier de l'usine depuis 1768, avec logements ouvriers, halles à charbon, moulin et patouillet. L'établissement métallurgique produit 600 t de fonte en 1772. Il ne roule pas en 1787, l'architecte Claude-Charles Vernier mettant en cause, lors d'une visite, la construction défectueuse du haut fourneau. Les biens de la famille Grimod d'Orsay sont confisqués à la Révolution. En 1802, le préfet de Haute-Saône projette d'établir sur le site une école pratique destinée à instruire les maîtres de forges sur le traitement du minerai de fer à la houille, mais le projet n'aboutit pas. L'usine est acquise en 1826 par la famille de maître de forges de Buyer. L'ordonnance royale du 28 novembre 1831 autorise Rodolphe et Stanislas de Buyer à conserver leur usine à fer, qui se compose d'un haut fourneau, d'un moulin à blé et deux patouillets. Ces lavoirs à minerai sont placés sur deux autres biefs de l'étang. A cette époque, la fonte est convertie en fer à la forge voisine de Maizières (70). Le haut fourneau est reconstruit en 1843, ainsi que l'atteste une date gravée sur une façade. La halle à charbon située à l'ouest est également édifiée au milieu du 19e siècle. Une activité de fonderie est attestée en 1843 puisque deux cubilots sont mentionnés à cette date. Le haut fourneau est arrêté en 1859, puis détruit en 1864. Une fonderie de seconde fusion lui succède. En 1882 est créée la Société anonyme des Fonderies de Scey-sur-Saône et Vy-le-Ferroux, qui réunit les deux usines métallurgiques (IA70000345). Elle produit des appareils de chauffage, des articles de cuisine (marmites) , des balances Roberval, des poids de mesure, des éléments de construction (descentes et chéneaux) ainsi que des pièces d'artillerie pendant les deux guerres mondiales. Vers 1912, la production annuelle des deux fonderies s'élève à 1400 t. En 1927, la société déclare l'ouverture d'une "émaillerie d'objets en fer et fonte" et d'un atelier de décapage à Vy-le-Ferroux, nécessitant la construction d'une cheminée en béton armé. Le cubilot est arrêté à cette époque, l'usine se recentrant sur les activités d'émaillage, de polissage et de montage des pièces produites à Scey-sur-Saône. A partir de 1942, elle sert de lieu de stockage des modèles de la fonderie de Scey-sur-Saône pendant une vingtaine d'années. Le bâtiment longeant l'ancien bief de dérivation, qui abritait divers ateliers (montage, ébarbage, menuiserie et forge) au rez-de-chaussée et des logements ouvriers à l'étage, a été détruit vers 1987. Les ateliers de fabrication sont aujourd'hui sans affectation. |