| Historique : |
Cette mine faisait partie de l'ensemble d'industries extractives des Mines de Pallières.
La concession de pyrite de fer de Pallières est accordée à André Bardet en 1809, puis confirmée et rendue perpétuelle pour son gendre, Jules Mirial, en 1812. Agrandie en 1822 par l'apport de la concession de la Gravoulière, l'exploitation reste artisanale et alimente principalement l'usine de vitriol Mirial jusqu'à la constitution, vers 1856, de la Compagnie des mines de Pallières. En 1844 : découverte de la présence en profondeur de sphalérite et de galène (minerais de zinc et plomb). Après 1857, développement important, la pyrite est livrée à Salindres (usine Péchiney) et à Marseille, la sphalérite à l'usine de zinc de la Grand-Combe.
En 1865 : 1er four de grillage du minerai (J.B. Pastre directeur). Déclin progressif, puis passage au début du 20e siècle (1911) à la Société des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille Montagne qui exploite le site jusqu'à sa fermeture en 1971. Il n'y eut pas de production de 1914 à 1916, mais un rééquipement complet achevé en 1920. L'usine de traitement du minerai (broyage et concentration) fut construite en 1926 et un nouveau puits fut fonçé en 1947.
«…L’arrêté préfectoral du 16 juillet 1971 donne acte de la déclaration d’abandon de tous les travaux de la mine de la Croix de Pallières par la Société de la Vieille Montagne après épuisement des réserves exploitables connues à cette époque".
De 1975 à 1981, le BRGM, dans le cadre d’un partenariat pour la recherche d’extension du minerai de Pb-Zn avec la Société de la Vieille Montagne, a entrepris une campagne d’exploration générale (géochimie, géophysique, sondages, ...) sur le secteur s’étendant de la Croix de Pallières jusqu’à Durfort, au sud du horst de Pallières. L’ensemble des sondages réalisé par le BRGM sur la période n’a pas trouvé de minéralisations économiques suffisantes pour relancer l’exploitation, laquelle a cessé en juillet 1971 conformément aux écrits du dernier exploitant "Sté Vieille Montagne".
La société Vieille-Montagne fusionna en 1989 avec d'autres sociétés actives dans les non-ferreux pour donner l'Union Minière.
Union minière est devenue Umicore en 2001, entreprise belge de production de métaux, spécialisée dans la production de zinc et de produits avancés (pour les nouvelles technologies), métaux précieux, catalyseurs, etc.
Le terrain a été acquis pour partie par une association "Groupement Foncier Agricole". Le contrat renvoie aux arrêtés préfectoraux faisant état du passé minier du site. Les bâtiments du carreau furent détruits en 1991.
Description géologique : La mine est adossée à une structure en horst active durant la sédimentation liassique et qui fait apparaître le socle granitique. Ce horst met en évidence deux zones sédimentaires : à l'ouest, un bassin triassique et liasique (de Mialet-Thairas) et à l'est, le bassin languedocien avec des marches d'effondrements.
Minéralogie : Le minerai était constitué de sphalérite et galène dans des couches dolomitiques. La galène est peu argentifère, mais contient 14 % de fer, 6,5 kg par tonne de cadmium et 350 gr par tonne de germanium. |