| Unité gestionnaire : | PIC | ||||
| Date de création de la fiche : (*) | 20/11/2002 | ||||
| Nom(s) usuel(s) : | Ancienne décharge de Villembray | ||||
| Etat de connaissance : | Pollué connu | ||||
| Sous surveillance : | Oui | ||||
| Visite du site : | Non | ||||
| Autre(s) identification(s) : |
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| Commentaire : | Description du site :
À la fin de l'année 1974, après plusieurs procès-verbaux dressés à l'encontre des exploitants successifs ayant tous des liens juridiques, financiers ou familiaux entre eux, de l'inspection des installations classées et de la gendarmerie, l'activité de la décharge de déchets industriels de VILLEMBRAY cessait. Dès cette époque, deux campagnes de mesures à cet effet, effectuées par les sapeurs pompiers de Beauvais d'une part, et par l'APAVE à AMIENS d'autre part, n'avaient pas mis en évidence de manifestation radioactive. Par la suite, diverses mesures furent prescrites, tant pour améliorer la connaissance des effets des dépôts sur l'environnement que pour renforcer la sécurité du site. En particulier, l'arrêté préfectoral du 28 avril 1984 a instauré à la charge de la société SEIC, propriétaire du site et détentrice des déchets enfouis, un suivi analytique de la qualité des eaux souterraines, et a instauré des servitudes destinées à prévenir toute intervention pouvant compromettre la situation des dépôts. Le Tribunal Administratif n'a pas accédé à la demande d'annulation présentée par la SEIC pour cet acte. Les carences répétées des détenteurs des déchets, en dernier lieu MME BEN CHETRIT, fille du dirigeant de la SEIC, ont donné lieu à plusieurs procès-verbaux et mises en demeure préfectorales. Finalement, l'exécution d'office des travaux nécessaires, aux frais de MME BEN CHETRIT, a été confiée à l'ADEME. Il s'agissait notamment d'analyser les eaux superficielles et souterraines, les émanations gazeuses, de mesurer la radioactivité et de réaliser une étude hydrogéologique complète du site. Le montant des travaux s'est élevé à environ 1 MF. |
| Consultation des services déconcentrés de l'Etat ou collectivités territoriales : |
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| Localisation : | "Les Sérieux" | |||||||||||||||
| Code INSEE : | 60677 | |||||||||||||||
| Commune principale : | VILLEMBRAY (60677) | |||||||||||||||
| Zone Lambert initiale : | Lambert I | |||||||||||||||
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| Cadastre : |
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| Nombre de propriétaires actuels : | ? |
| Etat d'occupation du site : | Activité terminée | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Date de première activité : (*) | 01/01/1111 | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Date de fin d'activité : (*) | 01/01/1974 | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Origine de la date : | DCD=Date connue d'après le dossier | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Historique des activités sur le site : | |||||||||||||||||||||||||||||||
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| Exploitant(s) du site : | |||||||||||||||||||||||||||||||
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| Nombre d'utilisateur(s) actuel(s) : | Néant |
| Site en friche : | Oui |
| Site réaménagé : | Non |
| Milieu d'implantation : | Rural |
| Captage AEP : | Non |
| Périmètre de protection : | Non |
| Formation superficielle : | Néant |
| Substratum : | Argile/Marne/Molasse terrigène |
| Type de nappe : | Libre |
| Nom de la nappe : | Nappe des calcaires et grès du Jurassique supérieu |
| Type d'aquifère : | Fissuré |
| Code du système aquifère : | 530 |
| Nom du système aquifère : | PAYS-DE-BRAY |
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| Etude(s) connue(s) ? : | Oui | ||||
| Requalification paysagère connue ? : | Non | ||||
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| Source d'information : | BASOL Picardie 60 : site n°17 |
| Historique : | Description qualitative à la date du 03/05/2002 (cf. BASOL Picardie 60 : site n°17) :
"Les investigations menées n'ont pas permis de mettre en évidence une quelconque manifestation radioactive. Elles ont montré que les terrains, généralement argileux dans les environs, emprisonnent la nappe contaminée par les lixiviats. Les caractéristiques de cette nappe, du fait notamment du caractère peu perméable du sous-sol, font qu'elle n'est pas exploitée, ni réputée exploitable. Les éléments polluants détectés sont essentiellement des solvants organiques, des sels de sodium et des chlorures. Les composés très toxiques comme le cyanure et l'arsenic ne figurent qu'à très faible concentration. Le 29 novembre 1993, un nouvel arrêté préfectoral a confié à l'ADEME le suivi analytique du site et l'étude des possibilités opérationnelles de la résorption des dépôts. Les résultats obtenus à cette occasion sont globalement inférieurs à ceux enregistrés auparavant. L'absence de radioactivité diffuse et de P.C.B a été confirmée. L'étude technico-économique de réhabilitation de la décharge estime le volume du massif des déchets à 250 000 m3. Elle examine cinq scénarios, du confinement des déchets à leur évacuation. Les dépenses correspondantes ont été évaluées d'une quarantaine millions à plus d'un milliard de francs, la durée des travaux de 2 à 10 ans. La solution de confinement a semblé possible aux acteurs locaux, en particulier au comité scientifique de suivi. Les mesures de surveillance confirment que la pollution des sols et des eaux souterraines, en particulier par des composés organiques et des minéraux, s'atténue rapidement lorsque l'on s'éloigne du site. Les derniers résultats du programme de surveillance confié à l'ADEME jusqu'à l'année 1999 confirme que la contamination liée à la présence des déchets s'écoule principalement vers le Sud-Est, coté Hodenc-en-Bray, où des traces de composés organo-volatils, très faibles au regard des limites fixées pour les eaux potables par l'OMS, ont été relevées dans un puits privé. Dès qu'il a eu connaissance de ces résultats, l'inspecteur des installations classées a proposé au Préfet de l'OISE d'arrêter des prescriptions complémentaires visant à optimiser le programme des opérations nécessaires à suivre le fonctionnement global de la décharge et visant à faire réaliser une étude sur la gestion des eaux polluées provenant de la décharge. Dans sa séance du 05/04/01, le Comité Départemental d'Hygiène de l'OISE a émis un avis favorable quant à cette proposition qui a fait l'objet de l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2001. Mme BEN CHETRIT ayant ignoré les dispositions de l'arrêté précitée, par injonction préfectorale du 12 mars 2002, elle a été mise en demeure d'y satisfaire. Cette dernière étant aussi restée sans effet , le 03 mai 2002, l'inspecteur des installations classées a proposé l'exécution d'office, aux frais de Mme BEN CHETRIT, des travaux édictés à l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2001." |