Fiche | Base des anciens sites industriels et activités de service

NPC5951370

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Fiche Détaillée

Pour connaitre le cadre réglementaire et la méthodologie de l'inventaire historique régional, consultez le préambule départemental.

1 - Identification du site

Unité gestionnaire : NPC
Date de création de la fiche : (*) 28/06/2006
Nom(s) usuel(s) : Usine de chimie
Raison(s) sociale(s) de l'entreprise :
Raison sociale Date connue (*)
SA RHODIA INTERMEDIAIRES anc Sté Rhone Poulenc Chimie
Siège(s) social(aux) de l'entreprise :
Siège social Date connue
190 av Thiers Part Dieu LYON anc 25, Quai de Paul Doumer à Courbevoie 01/01/1111
Etat de connaissance : Pollué connu
Sous surveillance : ?
Visite du site : Oui, site localisé
Date de la visite : (*) 05/06/2007
Autre(s) identification(s) :
Numéro Organisme ou BD associée
59.0004 BASOL

2 - Consultation à propos du site

Consultation des services déconcentrés de l'Etat ou collectivités territoriales :
Nom du service Consultation du service Date de consultation du service (*) Réponse du service Date de réponse du service (*)
MAIRIE Oui 15/02/2007 Non

3 - Localisation du site

Adresses :
Numéro Bis Ter Type voie Nom voie
299 rue Pompidou (Président)
Code INSEE : 59368
Commune principale : LA MADELEINE (59368)
Zone Lambert initiale : Lambert I
Précision centroïde Décamètre
 
Projection L.zone (centroïde) L2e (centroïde) L93 (centroïde) L2e (adresse)
X (m) 651,312 651,420 704,400 651,470
Y (m) 329,455 2,629,951 7,062,748 2,629,907
Préc.XY Décamètre     numéro
Carte(s) et plan(s) consulté(s) :
Carte consultée Echelle Année édition Présence du site Référence dossier
Plan de situation 1/2000 1985 Oui AD 59 2157 W 117
Plan de masse 2 1/200 1989 Oui 1428W514
plan d'ensemble 1/2000 1975 Oui 1428W71
Plan d'ensemble 3 - 1991 Oui AD59 1663W19
Plan de situation 3 - 1981 Oui AD59 1663W19
plan de situation ? Oui 1428W71
Plan de situation 2 1/10 000 1989 Oui 1428W514
Plan de masse 4 1/500 1992 Oui AD 59 1664W55
Plan d'ensemble 2 1/2000 1989 Oui 1428W514
plan de masse 1/200 1976 Ne sais pas 1428W71
plan de masse 2 1/100 1986 Oui AD 59 2157 W 117
Plan d'ensemble 4 1/1000 Oui AD 59 1664W54
Autre(s) commune(s) concernée(s) :
Code INSEE Nom Arrondissement
59527 SAINT-ANDRE
59386 MARQUETTE-LEZ-LILLE
Commentaire(s) : adresse postale : rue Félix Faure SAINT ANDRE

4 - Propriété du site

Cadastre :
Nom du cadastre Date du cadastre (*) Echelle Précision Section cadastre N° de parcelle
A 3018
Nombre de propriétaires actuels : ?

5 - Activités du site

Etat d'occupation du site : Activité terminée
Date de première activité : (*) 01/01/1843
Date de fin d'activité : (*) 01/12/2005
Origine de la date : AP=Arrêté préfectoral
Historique des activités sur le site : 
N° activité Libellé activité Code activité Date début (*) Date fin (*) Importance groupe SEI Date du début Ref. dossier Autres infos
1 Fabrication de produits chimiques de base, de produits azotés et d'engrais, de matières plastiques de base et de caoutchouc synthétique C20.1 01/01/1111 ? 1er groupe ?=Origine de la date non connue 1428W71
2 Stockage de produits chimiques (minéraux, organiques, notamment ceux qui ne sont pas associés à leur fabrication, ...) V89.01Z 01/01/1843 ? 1er groupe DCD=Date connue d'après le dossier AP 59 71
3 Stockage de produits chimiques (minéraux, organiques, notamment ceux qui ne sont pas associés à leur fabrication, ...) V89.01Z 01/06/1987 Déclaration 1er groupe RD=Récépissé de déclaration 1306 W 233-1428W514-AD 59 1664W55
 
Exploitant(s) du site :  
Nom de l'exploitant ou raison sociale Date de début d'exploitation (*) Date de fin d'exploitation (*)
Rhone Poulenc 25/07/1962 01/12/2005

6 - Utilisations et projets

Nombre d'utilisateur(s) actuel(s) : Néant
Site en friche : Oui
Site réaménagé : Non
Commentaire : Le site est clôturé avec des bâtiments en ruine

7 - Utilisateurs

8 - Environnement

Milieu d'implantation : Urbain industriel
Captage AEP : Oui
Référence BSS : 00147A0350
Distance captage AEP : 910
Position AEP : En aval
Périmètre de protection : Non
Formation superficielle : Sables/Graviers/Galets
Substratum : Sable/grès
Zones de contraintes et d'interêts particuliers :
Type de zone ou d'intérêts particuliers Distance (m) Commentaire(s)
Autre(s) forage(s) AEP 980 00147A0351 en aval
Cours d'eau 100 La Deûle
Type de nappe : Captive
Nom de la nappe : nappe libre du quaternaire
Type d'aquifère : Poreux
Code du système aquifère : 501
Nom du système aquifère : FLANDRES

9 - Etudes et actions

Type Date (*) Nature Décision
Evaluation détaillée des risques (avant 2008) 02/05/2003 1 Site mis à l'étude
Diagnostic initial A (avant 2008) 21/03/2000 1 Site mis à l'étude
Diagnostic approfondi (avant 2008) 02/05/2003 1 Site mis à l'étude
Evaluation simplifiée des risques (avant 2008) 21/03/2000 1 Site mis à l'étude
Traitement (avant 2008) 1 Site mis à l'étude
Etude(s) connue(s) ? : Oui
Requalification paysagère connue ? : Non
Sélection des sites Test de sélection des sites Date de première étude connue (*) Nature de la décision
Diagnostic initial A : Site mis à l'étude 21/03/2000 AP - Arrêté préfectoral
Evaluation simplifiée des risques (ESR) : Site mis à l'étude 21/03/2000 AP - Arrêté préfectoral
Evaluation détaillée des risques (EDR) : Site mis à l'étude 02/05/2003 AP - Arrêté préfectoral
Diagnostic approfondi des risques : Site mis à l'étude 02/05/2003 AP - Arrêté préfectoral
Traitement : Site mis à l'étude AP - Arrêté préfectoral

10 - Document(s) associé(s)

11 - Bibliographie

Source d'information : AD : 1306 W 233; AD 59 1428W200 et 206 ; 1428W392 ; 1428W71 ; 1428W73-1428W514-AD59 1663W19-AD 59 1664W54-AD 59 1664W55- AD59 1833W77-AD59 1822W38-AD59 1894W94

12 - Synthèse historique

Historique : Dossier 1306 W 233 : AP du 01/06/1987 pour l'extension d'un stockage de HCL par l'adjonction d'un réservoir supplémentaire de 1600m3.

Dossier 1428W73 : RD du 20/08/1987 pour l'utilisation, le dépôt et le stockage de substances radioactives.

Dossier 1428W71 : AP du 13/04/1988 pour l'exploitation d'un dépôt A de chlorhydrique sulfurique comprenant un bac de 141 m3 (250 t), un bac de 110 m3 (193 t) et un R de 16 m3 (28 t), un dépôt A de lessive de soude caustique comprenant un R de 800 m3 (1200 t) et un atelier de fabrication de chlorure d'hydrogène et de trioxyde de soufre.

Dossiers AD 59 1428W200 et 206 : AP du 02/12/1987 pour l'installation de production, stockage , transport et utilisation de trioxyde de souffre.
AP du 12/09/1989 pour l'utilisation du phosphogène

Dossier 1428W392 : DCD du 14/04/1990 pour un fuite d'ammoniac au niveau d'un joint sur un réservoir avec une quantité libérée fut de 900 kg. La majeure partie a été dissoute dans l'eau de la tour de lavage et dans l'eau d'arrosage. Les conséquences se limitent à une pollution de la Deûle par les eaux de dilution. Le R a été remplacé.

Dossier 1428W514:AP du 17/05/1991 pour l'exploitation d'un dépôt d'acide nitrique et la modification d'un atelier de fabrication d'acide nitrique (2350m3 et 630m3)
EI

Dossier AD59 1663W19: RD du 06/08/1992 pour la détention et l'utilisation de radioélément du groupe II en sources scellés.

Dossier AD 59 1664W54: AP du 05/03/1993 concernant l'étude des déchets.

Dossier AD 59 1664W55: AP du 16/06/1993 pour l'exploitation d'un stockage de solution aqueuse à 33% d'HCl et pour la modification de l'atelier T.D.I. Comprenant les activités suivantes:
-Stockage d'HCL de 1000m3
-Emploi de Phosphogène

Dossier AD59 1833W77: AP du 31/01/1997 pour l'exploitation d'un nouveau forage industrielle

Etude d'impact

Dossier AD59 1822W38: Rapport de 1995 sur la remise en état du site de l'ancien embranchement ferroviaire.

Dossier AD59 1894W94: AP du 26/02/1998 pour prescription complémentaire relative à l'utilisation d'un incinérateur de résidus de fabrication de diisocyanates.

Dossier AD 59 2157 W 117 et AD 59 2157 W 118 : AP du 03/07/2001 sur l'étude des dangers.
Rapport DRIRE sur un atelier de destruction d'eau de javel.
AP du 05/02/1996 prescrivant l'enlèvement de terres souillées sur le site.
Dossier de 1987-1989 pour l'extension des dépôts chlorhydrique sulfurique, de fabrication de chlorhydrique sulfurique et de stockage de soude caustique.

DESCRIPTION DU SITE DANS BASOL

Frédéric Kuhlmann acheta en 1847 une petite usine chimique qui couvrait 2ha. L'histoire de l'usine se décompose ensuite en quatre grandes périodes :
- 1849 à 1914 : industrialisation de l'acide sulfurique et de ses dérivés (sulfates notamment) ainsi que de la fabrication entre autres de l'acide nitrique, des silicates et des superphosphates, du chlorure de chaux, de la soude, du chlorure de baryum, des sels de baryte ;
- 1914 à 1918 : l'usine est vidée de son contenu par réquisitions successives ;
- 1920 à 1963 : fabrication des engrais et développement de l'ammoniac et de l'acide nitrique ; reprise de la fabrication de l'acide sulfurique ; début de la production des produits sulfités et de l'anhydride sulfurique ;
- 1963 à 2001 : développement du T.D.I. (toluylène diisocyanate) et poursuite du déclin des activités minérales.

Le site de production a occupé jusqu'à 33 ha sur les communes de LA MADELEINE, SAINT-ANDRE-LEZ-LILLE et MARQUETTE-LEZ-LILLE. Il peut ainsi être découpé en cinq secteurs d'activités : PAI (Produits Azotés Industriels), ANS (Acide Nitrique de Synthèse), AS/PS (Acide Sulfurique / Produits Sulfités), GMG (Gaz Moyens Généraux) et Organique (Production du TDI).

Secteur PAI :
Le secteur de 6,5 ha environ se situe sur les communes de LA MADELEINE et de MARQUETTE.
La zone a été exploitée pour la production d'engrais :
- nitrate d'ammoniaque (Nitram) à partir de 1939 (capacité maximale : 700 t/j) par pulvérisation d'une solution d'acide nitrique à 60% neutralisée par de l'ammoniac gazeux ; il était ensuite mélangé avec du carbonate de calcium ou de l'urée ;
- nitrate de chaux à partir de 1929 (capacité maximale : 200 t/j) soit par la récupération directe de nitrate en tant que sous-produit de la fabrication des engrais ternaires, soit par attaque de carbonate de chaux par de l'acide nitrique ;
- nitrate de soude, nitrite de soude et nitrate de potasse produit par campagnes successives (1800 t/mois) à partir de carbonate de soude, soude en solution, acide nitrique et gaz de queue de la fabrication de l'acide nitrique ;
- engrais ternaires à partir de 1939 (capacité maximale : 600 t/j) obtenus par attaque nitrique (ammoniac et acide nitrique) de phosphates (acide phosphorique ou phosphates de chaux) puis ajout de chlorure de potassium ;
- silicates alcalins (de 1852 à 1972) par voie sèche (mélange de terre d'infusoire (SiO2) à une solution de soude ou de potasse) ou humide (fusion dans un four au fuel d'un mélange de carbonate de sodium ou de potassium et de sable spécial).
Depuis 1991, la plupart des bâtiments a été démolie suivant les prescriptions de l'arrêté préfectoral du 31 mars 1993. Ne persistent que trois cuves de gasoil qui auraient été nettoyées et remplies de béton.

Secteur ANS :
Le secteur d'environ 3 ha se situe sur la commune de LA MADELEINE.
La zone a été exploitée pour la production :
- d'acide nitrique de synthèse à partir de 1845 (capacité jusqu'à 750 t/j en trois unités) par combustion d'ammoniac en présence d'air et absorption de l'oxyde d'azote formé dans l'eau ;
- du sulfonitrique (mélange d'oléum et d'acide nitrique) à partir de 1925 (capacité : 100 t par semaine) par mélange gravitaire ;
- de solutions de nitrite et nitrate de sodium à partir de carbonate de soude, de soude en solution, d'acide nitrique et du gaz de queue de la production d'acide nitrique.
L'ensemble des installations de la zone a été détruit (notamment 12 postes de transformation au pyralène en 1992).

Secteur AS/PS :
Le secteur de 3,5 ha environ se trouve sur la commune de SAINT-ANDRE.
La zone a été utilisée pour la production :
- d'acide sulfurique par grillage de pyrite arsenical (FeS2) dans des fours à tours au plomb (1891 à 1958), de blende (ZnS) contenant du plomb, du zinc, du cadmium et du mercure (1958 à 1969), de pyrite sans arsenic (1969 à 1974) et enfin à partir de soufre liquide ;
- de produits sulfités (bisulfite de soude, sulfite de soude, métasulfite de soude, hyposulfite cristallisé et anhydride) ;
- d'uranium raffiné dans un atelier pilote (à partir de 1955) par extraction du minerai sous forme d'uranates alcalins ou alcalino-terreux ;
- de chlorhydrine sulfurique ou acide chlorosulfurique par condensation de trioxyde de soufre gazeux et de chlorure d'hydrogène gazeux ;
et l'exploitation d'ateliers ou magasins généraux (réparation de wagons, plomberie, fabrication de bonbonnes, magasins général, électrique et génie civil).
La plupart des bâtiments a été démolie en 1993/1994. Ne restent qu'un magasin, un atelier vide de réparation de wagons et un stockage de secours pour l'oléum (vide en temps normal). Il existe de plus une zone où sont stockées les terres (environ 3000 m3) provenant de l'ancien embranchement ferroviaire dont une partie des terrains a été revendue à la société FICHAUX (torréfacteur de café). L'atelier de traitement d'uranium aurait été démantelé en 1970.

Secteur GMG :
Le secteur de 5,2 ha environ se situe sur la commune de SAINT-ANDRE.
La zone a été exploitée pour :
- la fabrication d'ammoniac à partir de 1928 par les gaz à l'eau produits par le coke (70 t/j de 1928 à 1963), par cracking thermique des essences légères dans un réacteur TEXACO (à partir de 1963 - 120 t/j) et par reforming à la vapeur du gaz naturel (à partir de 1974 - 240 t/j) ;
- la production d'hydrogène et de monoxyde de carbone nécessaires à la production du T.D.I. depuis le réacteur TEXACO ;
- la production d'énergie à partir du charbon puis du fuel lourd (1971) ;
- le traitement de l'eau en provenance de la Deûle ou d'un forage ;
- des ateliers de mécanique générale et de tuyauteries ;
- des magasins de matières premières (fer, cuivre, huiles, solvants¿).

Le bâtiment " bicarbonate " et les structures de la synthèse d'ammoniac la plus récente ont été démolis en 1993. Les bâtiments de l'ancienne synthèse avaient été démantelés entre 1963 et 1965. A ce jour, la zone n'est plus utilisée que pour la production d'énergie et des matières premières utiles à la fabrication du T.D.I.

Secteur Organique :
Ce secteur de 12 ha environ, encore en activité, est situé sur la commune de SAINT-ANDRE.
Cette zone n'est utilisée par l'usine que depuis 1961 pour la production du T.D.I. dans un premier temps par une société (DEKACHIMIE) détenue à parts égales par Kuhlmann et Du Pont de Nemours. Les Ets Kuhlmann fournissaient à l'époque les matières premières nécessaires (hydrogène, monoxyde de carbone, acide nitrique, oléum). Le T.D.I. est obtenu par les réactions successives suivantes :
- nitration du toluène pour obtenir du dinitrotoluène (DNT) ;
- hydrogénation du DNT pour obtenir la toluylène diamine (TDA) ;
- phosgénation de la TDA (le phosgène est quant à lui obtenu par réaction entre du monoxyde de carbone et du chlore).

La production est passée par étapes de 6800 tonnes à près de 50 000 tonnes par an. De l'acide chlorhydrique est produit simultanément. Un incinérateur permet l'élimination des goudrons issus de la production du T.D.I. La conversion de la production de TDI vers la simple production de TDA (produit intermédiaire précédent dans la chaîne de fabrication est prévue en 2001).

A ce jour, seules subsistent donc des activités sur deux secteurs de l'usine (Gaz Moyens Généraux et organique (production du TDI)). Sur les autres secteurs, les bâtiments ont été détruits.

La société possède par ailleurs des terrains dans la périphérie de l'usine, terrains qui n'ont pas fait l'objet d'une exploitation réelle par la société RHODIA ou ses prédécesseurs.

L'usine est implantée dans un secteur actuellement voué à l'industrie et au logement.

Le site repose sur des remblais (0,2 à 2 m) couvrant les alluvions de la Deûle (20 m) qui masquent un substratum sablo-argileux (10,5 m : " Sables d'Ostricourt " et " Argiles de Louvil "). Ces formations recouvrent la craie (32 m), les marnes du secondaire (35 m) puis le calcaire carbonifère (à partir de 100 m de profondeur). Les deux horizons calcaires renferment chacun une nappe captive utilisée pour l'approvisionnement en eaux potable et industrielle (à proximité du site, forages des Grandes Malteries Modernes (nappe du calcaire Carbonifère) et de SONOCO PAPER GROUP (nappe de la craie) à MARQUETTE notamment) alors qu'une nappe alluviale accompagne la Deûle.
La production de la nappe alluviale très faible et sa vulnérabilité ont condamné son exploitation.
L'écoulement général de la nappe de la craie est orienté Sud / Nord mais la piézométrie réalisée ne permet pas de déterminer précisément le sens d'écoulement local. Elle est localement protégée contre une pollution venant de la surface. Cependant, on ne peut exclure une migration de la pollution depuis la nappe alluviale par l'intermédiaire d'anciens forages.
L'écoulement de la nappe du calcaire carbonifère enfin est orienté SE/NO. Elle est présente à partir d'une profondeur de 75 m. Elle est protégée par les horizons surplombant le calcaire.



Description qualitative à la date du 29/08/2001 :
Une partie de l'ancien embranchement ferroviaire a été réalisée dans le cadre de la revente de la parcelle à la société FICHAUX.
Une surveillance des eaux souterraines a également été mise en place dans le cadre de l'application de l'arrêté ministériel du 2 février 1998.

L'intégralité du site décrit précédemment a par ailleurs fait l'objet d'un diagnostic initial des sols dans le cadre de l'application de la circulaire du 3 avril 1996.

Secteur PAI :
Les sources de pollution peuvent être considérées comme étant les sols et les remblais présents. Les substances à prendre en compte sont :
- zinc, cuivre et plomb sur le presque totalité du secteur ;
- nitrates, sulfates et ammonium dans la moitié sud ;
- sulfates, plomb zinc et cuivre du côté de la rue de Lille ;
- arsenic côté canal de la Deûle.
La nappe alluviale est contaminée par le potassium, les sulfates, nitrates, nitrites, chlorures, l'ammonium et le sodium. L'apport de sulfates à la nappe de la craie est constaté par les analyses sur le forage 4 de l'usine.

Secteur ANS :
Les sources de pollution peuvent être considérées comme étant les sols et les remblais présents sur la zone. Les substances à prendre en compte sont :
- zinc, cuivre, plomb et arsenic sur la presque totalité de la zone ;
- mercure sur la moitié sud-est de la zone ;
- cadmium sur les deux tiers nord-ouest de la zone ;
- sulfates sur la totalité de la zone.
On note en particulier la présence importante de métaux dans la tranche de sols entre 1 et 2 m de profondeur. Cette concentration diminue ensuite avec la profondeur.
La nappe alluviale est contaminée par des sulfates, du zinc et du cadmium.

Secteur AS/PS :
Des pollutions de sols par le mercure, le plomb, le cuivre, le zinc et l'arsenic. La pollution par l'arsenic est très élevée (campagne supplémentaire pour l'arsenic et le mercure en 1999 par maillage - pointe à 29 g/kg) sur l'ensemble de la zone et jusqu'à 5 mètres de profondeur. Les analyses réalisées ont montré la possibilité d'un relargage de l'arsenic. La pollution par le mercure est par contre localisée sur la moitié nord-est du site.
Une étude spécifique réalisée par l'AINF en 1999 n'a pas révélé de rayonnements résiduels supérieurs aux normes sanitaires.
La nappe alluviale est contaminée en sulfates, en ammonium et en arsenic.

Secteur GMG :
Des teneurs supérieures aux VDSS (Valeurs de Définition de Sources Sol) ont été observées pour le mercure (partie centrale), le cuivre, l'arsenic (ensemble de la zone), le zinc, le plomb et les HAP (6).
Les analyses de l'eau de la nappe alluviale montrent une pollution généralisée par le manganèse (5 piézomètres sur 8), les sulfates (4 sur 8) et l'ammonium (5 sur 8), une pollution plus ponctuelle par les chlorures, le fer, le sodium, les nitrates et le plomb (pour cette substance, un piézomètre situé en aval hydraulique de la zone - Pz 26).

Secteur Organique :
L'étude permet de relever une pollution liée principalement aux remblais par le mercure, l'arsenic, le cuivre, le zinc et le plomb. Cette pollution est centrée autour d'un piézomètre.
La nappe alluviale apparaît polluée notamment par le toluène et le chrome. Les autres polluants apparaissent plutôt liés aux pollutions en amont hydraulique (autres secteurs du site).

Terrains extérieurs à l'usine proprement dite:
- Zone de l'embranchement ferroviaire et du site DESMARAIS (dépôt d'essence de 1000 m3) :
Une étude réalisée par ATE en 1996 montre une pollution des sols par l'arsenic, le plomb, le zinc et les hydrocarbures sur la zone DESMARAIS ; les piézomètres montrent une légère présence de métaux dans la nappe alluviale et la faible mobilisation de ceux-ci.

- Zone dite du parking du secteur Organique (rue Félix Faure à SAINT-ANDRE) :
Une pollution par le cuivre, le zinc, le plomb et le cadmium est observée sur le merlon ceinturant le parking (remblais). La nappe alluviale apparaît essentiellement touchée par l'ammonium.

- Zone dite du stade (MARQUETTE) :
L'ancien stade de l'usine apparaît fortement contaminé par le plomb, le zinc et l'arsenic (valeurs supérieures aux VCI) et en moindre mesure par le mercure, le cuivre et le cadmium. Les sulfates et le sodium ont touché la nappe alluviale (pollution visiblement liée aux remblais).
Ce terrain devrait prochainement faire l'objet de l'implantation d'une station d'épuration industrielle par le groupe LESAFFRE dont les usines sont implantées à MARCQ-EN-BAROEUL et à MARQUETTE.

13 - Etudes et actions Basol

 
(*) La convention retenue pour l'enregistrement des dates dans la banque de données BASIAS est la suivante :
- si la date n'est pas connue, le champ est saisi ainsi : 01/01/1111, ou sans date indiquée.
- si les dates ne sont pas connues mais qu'une chronologie relative a pu être établie dans une succession d'activités, d'exploitants, de propriétaires, ...etc., les champs "date" sont successivement :
  • - 01/01/1111,
  • - 01/01/1112,
  • - 01/01/1113,
  • - ou sans date indiquée,
- si l'année seule est connue, le champ date est : 01/01/année précise,
- si la date est connue précisément, elle est notée : jour/mois/année.